Ledaig 10 ans

46.3% alc./vol.
Édition 2011. En 1798, un négociant de l’île demanda aux autorités la permission de construire une distillerie ; celle-ci lui fut refusée (pour quelles raisons ?) cette année-là…mais accordée la suivante ! Ce fut donc en 1798 que John Sinclair put construire la distillerie qui ne fut complètement opérationnelle qu’à partir de 1823. Rachetée en 1890 par John Hopkins & Co., puis par Distillers Company Ltd. en 1916, la distillerie fut fermée en 1930. La réouverture n’intervint qu’en 1972 sous le nom de Ledaig. Acquise en 1978 par Kirkleavington Property Co., la distillerie appartient désormais à Burn Stewart qui y a opéré de gros investissements. Le whisky élaboré ici ne vieillit d’ailleurs pas sur l’île, mais dans une autre distillerie du groupe, Deanston dans les Highlands.

André 78%
Nez désagréable de pourri, herbe baignant dans de l’eau de pluie, un peu marin au nez également. Light en bouche, progressant sur la tourbe assez prononcée. Finale s’accrochant sur la vanille où l’herbe pourrie est disparue mais remplacée par le terreau d’empotage pour le bénéfice de l’ensemble.

Patrick 90%
Nez de tourbe jaune, avec une pointe de sel, un peu de caoutchouc brûlé et une pincée de foin. En bouche, la tourbe montre sa pleine richesse. La pointe de sel est toujours présente, ainsi que le foin et un côté malpropre. La finale est marquée par le sel, avec un peu de céréales. Bien équilibré, une belle richesse de saveur, juste assez unique pour donner le goût d’en prendre un autre verre.

Martin 86%
Couleur d’un jaune pâlotte qui crie la tourbe. Nez: Une traînée de fumée de tourbe et de phénol surplombe une trop petite communauté de citron, de cuir, de pin, de noix et d’huile d’olive de façon savoureusement sinistre. Bouche: Surprenant, huileux et épicé en bouche. Des notes de miel et de citron, agrémentées d’herbe et de noix salées, sont au rendez-vous. Finale: On laisse de côté les fruits et le sucre pour tomber ici dans la boucane de tourbe, le cuir et les feuilles de tabac à pipe. Poivre et médicaments s’étirent un peu et finissent par se chicaner à mon grand dam. Équilibre: On reste tout de même loin des monstres tourbés de l’Islay, mais cette expression de Mull digne de mention reste toutefois solide. Je pourrais recommander sans honte cette expression, accompagnée du Tobermory 10 ans, pour quelqu’un qui souhaite avoir une idée de ce qui se fait dans les îles moins connues de l’Écosse.

RV 77.5%
Sans même prendre de chances, ce whiskey réussit à décevoir en chutant en milieu de parcours . L’expérience débute par une déconcertante odeur de préparation chimique, à la limite un mauvais gâteau dans lequel on aurait inversé les proportions de poudre à pâte et de farine. Avec le temps, on migre vers la tourbe et le foin pourri, qui se poursuit en finale. Heureusement, en bouche le nez se corrige – un peu – mais pas la bouche. Quand c’est le dégoût plutôt que l’anticipation qui me fait avaler un whiskey…

Ledaig 18 ans

46.3% alc./vol.
À noter que le Ledaig 18 ans est devenu un produit régulier sans numéro de batch depuis 2020.

André 93%
Nez un peu bizarre au départ avec sa livraison de tourbe terreuse courannant une poignée de fruits sauvages et de prunes. À l’aération, réglisse rouge, de vin rouge tannique, coulis de caramel sur un gâteau aux fruits. Les accents maritimes apparaissent après la première gorgées, enbruns maritimes, iode, terre mouillée, raisins secs et prunes, pâte de fruits. Aux gorgées subséquentes, gâteau aux fruits dans son emballage de cellophane. La tourbe a presque des notes médicinales également. Texture moelleuse et gourmande. Longue finale de réglisse, cerises, de caramel salé et poivré et de terre mouillée. Certes, cette tourbe unique et singulière n’est pas pour tout le monde, mais l’équilibre et l’agencement des saveurs de cette édition est simplement exceptionnel.

Patrick 95%
Le seul problème avec ce whisky, c’est la difficulté à en trouver une bouteille!! Un scotch simplement extraordinaire qui me comble de bonheur à chaque gorgée! Nez: De la riche fumée de tourbe, du xérès, du sel et de l’huile d’arachide un peu brûlée. Bouche: Du goudron, de la fumée de tourbe poivrée, une touche de vanille et du xérès chaleureux et légèrement sucré. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée et fruitée.

Martin 92%
Nez: Une pâte de fruits ultra-riche, sirop, caramel, vanille, ail grillé. Un vent de tourbe herbeuse transcende le tout. Bouche: Texture plaisante qui soutient la tourbe rendue un peu crasseuse, les fruits, le chêne, une touche de cuivre, la vanille et bien sûr les épices. Finale: On navigue ici un courant de chêne, de fruits, de poivre, de cassonade, d’opulente fumée et de colle à bois. Équilibre: Un délice à chaque gorgée, attention au portefeuille!

Kim 80%
Nez : M’évoque un meuble en bois propre et fraîchement ciré. Croute de crème brûlée, brioché, pâte d’amande, raisins secs et le petit côté poivron vert que j’ai souvent dans certains tourbés. Ça promet!
Bouche : Je reviens au meuble en bois, que j’ai cette fois l’impression de lécher. C’est râpeux, un peu âpre, et je m’ennuie de la gourmandise que ça évoquait au nez. À voir les notes élogieuses de Pat, André et Martin, aurais-je eu affaire à une mauvaise « batch »?

Ledaig 18 ans Sherry Cask Finish – Batch 3

46.3% alc./vol.

André 91%
Oh que c’est bizarre ça… Genre de tourbe terreuse à la cannelle et aux cerises. La tourbe est à la fois terreuse, un peu crasseuse et poissonnée, arômes de pommes rouges fraiches et de cannelle, un peu mentholé aussi, dattes et raisins de Corinthe, poivre noir, oranges. La texture de bouche est légèrement diluée mais les saveurs sont très intenses; tourbe terreuse, cendre refoidie, suie, compote de pommes, cannelle, oranges, raisins secs, cerises, de caramel salé et poivré aussi. En aftertaste, sensation camphée de bonbons casse-grippe et de prunes séchées. Finale un peu courte et bizarrement sucrée, fumée aussi, douce et lente, assaisonnée de fruits rouges et de fumée de tourbe camphrée, réglisse noire. J’adore pour sa singularité et l’audace de sa présentation.

Patrick 92%
Ledaig, une marque qui gagne à être connue et ce whisky en est une belle preuve! Un mélange de saveurs vraiment trippant – attention, la bouteille, trop rare, va se vider vite! Nez : Superbe parfum de fumée de tourbe, avec des notes fruitées et chocolatées. Alléchant! Bouche : Toujours la fumée de tourbe, mais accompagnée main dans la main par un délicieux chocolat au lait, quelques fruits et de discrètes épices. Finale : D’une superbe longueur, marquée par la fumée, le sucre et les fruits.

Martin 90.5%
Nez: Tourbe particulière. Hors des sentiers battus au niveau aromatique. Cerises, terre humide, chocolat, vin et pommes, touche d’eucalyptus. Bouche: Raisins juteux et tourbés à la fois. Orange, bois, vin rouge et retour du cacao. Belles épices pour compléter. Finale: Longue et relativement timide, notes de poivre, de bois, de raisins secs et de chocolat noir bien amer. Équilibre: Bien singulier comme construction, un autre exemple de peated sherry cask qui atteint ses objectifs. Valeur sûre pour épater la galerie.

Ledaig 18 ans Sherry Cask Finish – Batch 4

46.3% alc./vol.
Tobermory a été fondée à l’origine en 1798 par John Sinclair, sous le nom de Ledaig (prononcé «led-chigg»), d’où la gamme récemment libellée « Ledaig ». Tobermory est la seule distillerie sur l’île de Mull, elle a une capacité d’un million de litres annuels. Ledaig, contrairement à Tobermory, est distillé à partir d’orge maltée fortement ornée, durant le processus de maltage, la tourbe brûlante est utilisée pour sécher l’orge. La distillerie est actuellement la propriété du groupe sud-africain Distell, qui possède entre autres les blends Black Bottle, Three Ships, Scottish Leader.

André 91%
Un whisky d’une richesse et d’une complexité exceptionnelle. Au nez, cette tourbe organique, phénolique et très terreuse si singulière mais qui ne plait pas à tous. Celle-ci s’amalgame de compote de fruits rouges saupoudrés de poivre, caramel et de xérès. Les notes maritimes ne sont pas trop loin et s’exclaffent en des notes de sel de mer, un aspect minéral et d’enbrums maritimes. La bouche est beaucoup plus douce que l’annonçait le nez. À la fois minérale et cendreuse, elle revêt une couverture généreusement de sherry fruité, de prunes, d’oranges et une écharpe réconfortante de tourbe phénolique crasseuse et terreuse ainsi que des notes de jambon fumé Fôret Noire. Les notes de caramel crâmé, de cannelle et de réglisse noire s’ajoutent à l’ensemble. Finale cendreuse, organique et maritime à la fois, sur la réglisse noire et les prunes séchées.

Patrick 94%
Un chef d’œuvre que ce scotch, j’en ai presque les larmes aux yeux. J’aime, j’adore et je chéris ! Nez : Un parfum paradisiaque de fumée de tourbe crasseuse, huileuse, salée et légèrement fruitée. Ca donne l’impression d’être sur le bord de la plage à Islay, entre un feu de camp et un feu de pneus ! Bouche : Oh que oui, wow, wow, wow. Un superbe mélange de fumée de tourbe, de sel et de fruits comme je les adore ! Aussi une touche de vanille, du beau sucre… Miam miam ! Finale : D’une belle longueur, subtilement épicée, fumée et fruitée.

Martin 93%
Nez: Tourbe fruitée et sucrée, raisins secs, pelure d’orange, planche de chêne. Fort savoureux! Terreux et huileux, belle subtilité, ce n’est pas une brique de peat en pleine face. Bouche: Tourbe huileuse, sel marin, citron et orange. Raisins secs, poivre et bois de chêne. Les épices soutenues sont un point fort de la colonne de saveurs. On complète avec fruits, xérès et bois. Finale: Chaude et épicée au début, puis l’intensité baisse et on se prépare pour un marathon de saveurs plus subtiles les unes que les autres. Équilibre: Solide, solide, solide. On a droit ici à un scotch exceptionnel, bien complexe, ne laissant aucune saveur voler la vedette à un autre. J’en veux une bouteille!

Ledaig 19 ans PX Sherry Cask

55.7% alc./vol.
Limited Edition of 360 bottles. Maturation initiale de 18 ans en oak barrels et affinage de près de 2 années supplémentaires en PX Sherry Cask.

André 93.5%
Zéro à 100 en une gorgée. Killing me softly des Fugees aura trouvé son alter ego en version whisky. Jamais été un fan de Ledaig comme Mike Brisebois me l’a dit avec un sourire en coin en me présentant la bouteille, il savait que ça allait changer avec cette petite perle, pas donnée il faut le dire mais qui les vaut amplement. On débute avec une bonne tranche de gâteau aux fruits, des cerises noires hyper mures, des figues, raisins secs, tranches d’oranges séchées au four, chocolat noir fourré d’oranges, tourbe puissante terreuse du genre terre noire mouillée, le tout lové dans un édredon de texture hyper sensuelle à la limite licoreuse. La bouche a une poigne de fer mais avec une délicatesse un peu traitre, je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’image d’une femme en vêtement de cuir comme image (sorry). Dès la première gorgée la table est mise, une baffe de tourbe terreuse mélangée de fruits séchés (raisins, figues, cerises, oranges, dattes), un gâteau aux fruits ou Forêt Noire peut-être aussi, du chocolat noir amer et une fumée de tourbe enrobée d’une texture envoûtante divine. Aux gorgées subséquentes, de grosses notes de poivre concassé tapissent la langue avec ferveur, café torréfié et chocolat noir amer, fruits secs. La finale s’étermise longtemps en bouche et les vapeurs de tourbe terreuse fruitée sont délicieuses. Savoureux!!!

Patrick 93%
Intense et savoureux, complexe et bien balancé, définitivement un whisky de première classe! Nez : Oh wow, un extraordinaire mélange de fumée de tourbe (modérée), de chocolat au lait, de fruits sucrés et de belles épices. Bouche : De la fumée de tourbe, des épices, un peu de fruits mûrs… Intense et savoureux. L’ensemble est relativement doux, beaucoup plus que ce qu’on pourrait imaginer à un tel taux d’alcool. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe et d’une touche de fruits mûrs.

Martin 94%
Nez: Le mariage parfait du xérès et de la tourbe. Un nuage de confort. Cacao, caramel, raisins, cuir et tourbe, le tout enveloppé d’une douceur exceptionnelle. Bouche: Texture exquise. Caramel, douces épices, raisins secs, vin fortifié bien fruité, cuir, orange et chocolat. Bien sensuel et relevé. Le taux d’alcool se fait difficilement sentir, du moins on le tolère amplement. Finale: Bien campée sur sa puissance, et toute douce à la fois. Poivre, chêne, sherry, caramel, fumée. J’adore. Équilibre: Incroyablement savoureux, d’une intensité remarquable. Une belle ligne directrice de laquelle on ne déroge pas, tout en livrant une expérience unique. Bravo Ledaig. Sans réinventer la roue, on a droit ici à un whisky extraordinaire.

Ledaig 21 ans 1997 Manzanilla Cask

52.9% alc./vol.
Limited Edition of 1602 bottles. Maturation de près de 19 ans en Ex-Bourbon Cask et affinage de plus de 2 ans en Ex-Manzanilla Sherry Hogsheads.

André 94%
Oh Boy, que c’est weido ça… Un mélange de fruits baignant dans la térébentine et de la fumée de tourbe aux accents de terre mouillée très organique. Côté fruits, on a un amalgame d’oranges, de raisins secs, de dattes, prunes, puis de barres de chocolat noir full cacao parsemée de noix grillées. En bouche, c’est divin… Quelle texture amoureuse à souhait. La tourbe est plus ronde, maritime et encore terreuse mais de façon beaucoup moins prononcée. Tonalités de fruits de mer et savoureuses notes de cassonnade et de raisins secs, cosses d’oranges fraiches, chocolat au poivre, notes de cacao séché, confiture de fruits. Malgré toutes ces saveurs, on a le souvenir persistant de fruits de mer qui flotte au nez, rappelant les origines du whisky. Finale aux saveurs de bols de fruits trônant sur la table de dissection de l’hôpital. De la singularité au pied carré… Solide!

Patrick 94%
Mon mélange de saveurs favori, avec de la fumée poivrée et des fruits pas trop sucrés. Et de plus, c’est meilleur de gorgée en gorgées. Nez : Fumée de tourbe fruitée et chocolatée. Un dessert pour adulte. Bouche : De la tourbe, du sel, du poivre, des fruits sucrés, du bois brûlé, du chocolat. Oh. Que. C’est. Excellent. Finale : D’une superbe longueur, fumée, fruitée et sucrée.

Martin 95%
Nez: Tourbe médicinale, salée et crottée en même temps! Jerky de bacon qui trempe dans l’huile à moteur, Raisins juteux, terre humide, pruneaux et dattes, oranges, bois et quelques grains de poivre. Épique. Bouche: Tourbe salée, grain fumé, vanille, fruits, crème, xérès affirmé. Poivre des dunes. Le taux d’alcool est extrêmement contrôlé. Épique. Finale: Poivrée, fière et chaude. Bois de chêne, sel marin et xérès juteux. La fumée de tourbe pénètre toute l’expérience. Épique. Équilibre: Vraiment particulier, unique. Une bête rare, une licorne même comme dirait l’ambassadeur Mike Brisebois. Épique.

Ledaig Sinclair Rioja Cask Finish

46.3% alc./vol.
Première version de la série Sinclair de la distillerie Tobermory, ce single malt Ledaig fumé a été fabriqué avec de l’orge fortement peated et affiné en fûts Rioja sélectionnés à la main. La série porte le nom du fondateur de la distillerie, John Sinclair.

André 85%
Couleur complètement hors-norme, genre cuivrée ou de vin rosé. Tourbe terreuse weirdo distinctive de la distillerie, médicinale aussi, mutée en background, oranges confites, terre noire mouillée, embruns maritimes et chocolat noir amer. Tout le contraire en bouche où la tourbe est hyper puissante. La première gorgée est violente sur la terre mouillée assaisonnée de cannelle et le poivre, le sel de mer. Assemblage de fruits rouges, pommes et framboises et encore le chocolat noir amer, cannelle incendiaire. Personnellement, je trouve la tourbe trop intense et masque quelques subtilités du whisky. Si les saveurs sont intenses, la texture elle est décevante, diluée et sans support. Longue finale sur la tourbe poivrée à saveur de cannelle, des notes de terre noire mouillée et un résidu cendreux, notes de fruits rouges sauvages. Singulier au carré, dans une niche bien spéciale qui ne rejoindra probablement pas le grand public.

Patrick 93%
Un superbe whisky, en fait l’un de mes préférés de la dernière année. Gros, intense, savoureux et vraiment bien bâti. C’est quoi mon genre de whisky? C’est exactement ça! Nez: Un parfum prometteur, de fumée de tourbe, de sel de mer, de raisins et de petits fruits sucrés. Bouche : Oh que c’est bon! Un whisky qui déborde de saveurs, avec de la fumée de tourbe, des épices, une bonne dose de sel de mer, du bois brûlé, des fruits des champs sucrés et une touche de raisins. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Exquis! Finale: D’une belle longueur, du sel intense et un peu de fumée qui s’étire agréablement. Finale: D’une superbe longueur, un peu fumée et très salée.

Martin 89%
Son teint est immédiatement lié aux pot casks de ce monte, particulièrement le Quinta Ruban. Nez: Porto, évidemment. Chocolat, raisins, miel, vanille, fruits rouges, framboises et caramel. Oranges sanguines, miam. Une vague de cuir tourbé enveloppe le tout, avec des vents salins et maritimes. Bouche: Texture qui pourrait avoir plus de corps. Par contre les saveurs ont une belle intensité. Tourbe médicinale, citron, pierre lavée, oranges, raisins secs, bois vineux, miel et poivre rose. C’est vraiment bon. Finale: La tourbe iodée accompagne le reste des saveurs. Accents de terre humide, de fruits des champs, de cuir mouillé, de miel épais, de cassonade dorée, de vin rouge et de chêne. Équilibre: Un superbe port cask maritime. Il faudra peut-être à certains un peu de temps pour s’y acclimater, mais c’est un hybride que je n’ai pas vu souvent, et cette itération me semble un beau succès.

Ledaig Triple Wood

53.8% alc./vol.
Comme vous l’avez probablement deviné d’après le nom, pour créer cette édition limitée, la maître assembleuse de Ledaig, Julieann Fernandez, a sélectionné trois types de casks pour la maturation : le bourbon rioja et le porto tawny. Elle a marié ces trois composants et a mis le tout en bouteille à 53,8 % ABV. Ce whisky marque une nouvelle étape dans la collaboration avec le caméraman, cinéaste et présentateur écossais Gordon Buchanan – originaire de Mull – et le Mull and Iona Community Trust. Ses photographies ont servi de base à l’étiquette du whisky. Un don provenant de la production de Ledaig Triple Wood sera versé au Mull and Iona Community Trust pour soutenir la biodiversité de l’île et améliorer la communauté locale.

André 88%
Poires dans leur sirop parfumé de cannelle et de gingembre relativement puissante, abricots, esprit maritime et iodé, vanille et caramel doux, tourbe funky. En bouche c’est plus rouge, autant sur les épices que les fruits; cannelle, cerises et fruits secs, touche herbacée et verte, tourbe herbacée et terreuse, poivre moulu, vanille. Les poires, l’abricot, le zeste de citron et le melon au miel au second plan. J’aime beaucoup de changement de cap entre le nez et la bouche. L’alcool est relativement bien incorporé, la texture moelleuse avec un p’tit twist liquide. Plus le whisky s’aère, plus j’aime les gorgées suivantes. Finale tourbée, mélange de fruits rouges et à chair, terre mouillée et de bonnes épices. Très intéressant, mais qui demande passablement de temps afin de s’ouvrir et de s’exprimer.

Patrick 90%
Un whisky meilleur de gorgée en gorgée… D’ailleurs, au fil de mon expérimentation, j’ai augmenté la note de quelques points! Nez : Un délicieux parfum fruité et sucré à prime abord, qui devient de plus en plus fumé à mesure qu’il respire. Alléchant! Bouche : Porté par une belle texture, j’y retrouve un équilibre surprenant entre la fumée de tourbe, le sel et les petits fruits des champs bien mûrs. J’y ai trouvé aussi une touche de caramel, de la vanille, du bois brûlé et une touche terreuse. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée et fruitée.

Martin 90%
Nez: Tourbe je dirais animale, fruits des champs, cuir humide avec un trait de goudron. Bacon et jerky en puissance. Bouche: Forte et très tannique, sur le cassis, la cendre froide, la réglisse noire et le bois mouillé. Vin rouge, fruits et vanille. Finale: Persistante, fumée, marquée par les épices douces et cette fois-ci un écho vineux. Équilibre: Un Ledaig plus opulent qu’à l’habitude, où la tourbe salée s’enrobe d’une richesse boisée presque carnivore. Un dram de brontosaure quoi…

Legacy Small Batch Canadian Whisky

40% alc./vol.

André 88%
Nez de pommes et de rye mélangés, épices, cerises et chocolat noir. Le nez a quelque chose de singulier et d’agréable, les pommes peut-être qui sont vraiment insolites. En bouche, cannelle, cerises rouges, épices, sirop d’érable, sucre et vanille. La texture est huileuse et fluide, bien épicée, les saveurs bien équilibrées et variées. Quelques notes d’orange s’ajoutent à l’ensemble après quelque temps. Finale moyenne en longueur, épicée, beaucoup de cannelle et de poivre, de cerises marasquin, de chocolat.

Patrick 92%
Si Taylor Swift était un whisky, ca serait ce Legacy : Complexe, raffiné, savoureux, alléchant voire même excitant! Il ne lui manque qu’une paire de jambes élancées, des yeux de biche et une voix d’ange (rien que ça!). Mais tout le sex-appeal y est! Nez : Intriguant mélange de sucre et d’épices, avec des notes végétales et de café. Bouche : Surprenante. A l’arrivée, j’avais presque l’impression d’avoir affaire à un vieux rhum. Sucre profond, herbes, épices, chêne brûlé, tout se bouscule pour faire la fête à nos papilles gustatives. Finale : Dune belle longueur, savoureuse et complexe. Tout comme les jambes de Taylor Swift, il vous laissera dans un état contemplatif.

Martin 89%
Nez: Cassonade, poivre noir et touche de café. Un peu de fruits des champs, un peu de rye, un peu de bois. Raffiné, élégant et intrigant à la fois. Bouche: Sirop d’érable, pommes, caramel et un peu d’épinette. Tout en douceur, un peu de planche de chêne, à peine poivré. Finale: Belle complexité, belle longueur, les notes de caramel et de poivre nous offrent une belle danse avec celles de baies et de chocolat. Équilibre: Une bien belle surprise pour un dram envers lequel je n’avais aucune attente. Encore une petite licorne canadienne, j’en recommande chaudement l’achat.

Legent Kentucky Straight Bourbon Whiskey

47.5% alc./vol.
Bourbon partiellement fini en fûts de vin et de xérès, produit d’une collaboration entre Fred Noe et Shinji Fukuyo.

André 79%
Nez composé de fruits rouges et de réglisse, pommes caramel, de fruits secs, de raisins mauves. La bouche est très influencée par les des notes de charcoal et de bois de chêne brûlé et de solides épices bien soutenues. La texture en est affectée sur deux points; une sensation edgy pointue d’épices et une texture hyper molle et diluée. Côté saveurs, on retrouve ces mêmes fruits rouges séchés et la réglisse, humée précédemment, cerises et raisins mauves, caramel, grosses notes de poivre noir concassées et de cannelle ainsi que de bois brûlé. La sensation finale en bouche apporte une ambivalence difficile à suivre même si la base du whisky est intéressante. La finale est épicée et poivrée et est monopolisée par les notes de bois de chêne brûlé et de charcoal. Dommage, le scénario était intéressant mais même les acteurs de renom n’ont pas pu donner vie à l’idée originale.

Patrick 81%
Un bon whisky, mais quand on a annoncé que Shinji Fukuyo y avait collaboré, je m’attendais à quelque chose de plus riche et de mieux équilibré. Bref, dans le style « bourbon vieilli en fûts de xérès », il est aisé de trouver mieux. Étant fan en général des bourbons de Jim Beam, je ne trouve pas qu’on lui a rendu service ici. Nez : Pas de surprise, on détecte les arômes typiques du bourbon de Jim Beam, incluant épices, bois brûlé et cerises, ainsi qu’une bonne dose de fruits mûrs provenant du vieillissement en fûts de xérès. Bouche : Très vineux, avec des fruits mûrs intenses, une tonne d’épices et du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et une touche de cerise.

Martin 78%
Nez: Très rond et fruité, compote de fruits des champs, vanille, bois et crème. Un peu de charbon et de maïs complètent l’aventure. Bouche: Retour des fruits, épices et maïs. Un peu de vanille. Le mix est plutôt louche. Réglisse. Les éléments sont tous potables, mais on dirait qu’il manque un petit quelque chose de rassembleur. Finale: Notes de bois, de maïs et de vanille, nappées de fruits rouges. J’ai l’impression de me répéter, ce qui justement illustre bien la faiblesse de ce whisky. Équilibre: Le bourbon est un style bien particulier, auquel ne sied pas toujours bien les finitions spéciales. On a tenté ici de sortir d’une zone de confort, sans réel succès.