Lagg Inaugural 2022 Batch 2

50% alc./vol.
Deuxième opus de la série Inaugural de la distillerie Lagg sur l’île d’Arran. Ce whisky fortement tourbé a été distillé deux fois, avant de mûrir pendant deux ans et demi dans des fûts de bourbon et de subir un affinage de six mois dans des fûts de sherry oloroso Firkin de 55 litres fabriqués sur mesure. 10 000 bouteilles.

André 86%
J’ai souvent mentionné qu’un sherry trop intense cache parfois certains défauts. Cette édition est un exemple réussi de comment d’intenses saveurs masquent un spirit beaucoup trop jeune, marqué de bois vert et agressif. Nez plutôt rond, rempli de fruits rouges dont la cerise et les raisins secs, le chocolat au lait et le coconut, le citron, le caramel. Le tout a pour toile de fond une fumée de tourbe terreuse et maritime. La bouche est bien fruitée, les oranges en saveurs de tête, puis les cerises, prunes et le raisin parfumées de cannelle, caramel, chocolat au lait et tourbe mesurée mais bien affirmée. À l’ingestion, notes poivrées et camphrées ainsi que de bonbon casse-grippe. Texture huileuse fort agréable. Longue finale fumée et poivrée, notes maritimes en bonus mais où la jeunesse du whisky est un peu plus apparente. Le whisky de la série à acheter, celui qui surpasse les autres de très loin.

Patrick 83%
De la grosse fumée de tourbe et un gros fût de xérès, la recette parfaite pour un superbe whisky, même s’il est très jeune. Nez : Le parfum est dominé par un xérès sucré, fruité et capiteux qui dissimule presque entièrement la fumée de tourbe et le chêne brûlé. Bouche : Du beau xérès chaleureux et intense, du chocolat noir, du chêne brûlé et de belles épices. Finale : D’une belle longueur, pleine de fruits mûrs, de fumée de tourbe et de sel intense.

Martin 84%
Nez: Le xérès perce facilement le voile du jeune whisky. Malt grillé, fruits, chêne et oranges. Touche de raisin. Bouche: Caramel et zeste d’orange. Sucre brun, sherry, bois, muscade et cannelle. Vanille. Finale: Longue et chaude, texture moyenne. On y retrouve quelques notes de raisins secs, d’agrumes et de xérès. Par contre, la tourbe se perd un peu dans tout ça. Équilibre: Un dram bien agréable pour une distillerie qui débute, mais qui a du beat 😉

Kim 76%
Nez : Me rappelle un peu l’armagnac, ce qui est surprenant pour un whisky vieilli en ex-oloroso sherry. Noix grillées, le bois est encore très présent, écorces d’oranges confites. Bouche : Tourbe fraiche sur le poivron vert grillé, bacon à l’érable, le bois prend beaucoup de place et l’alcool pourrait être mieux intégré. On voit que le whisky est jeune.

Lagg Inaugural 2022 Batch 3

50% alc./vol.
Troisième et dernier opus de la série Inaugural. Comme pour les éditions 1 et 2, le Batch 3 est distillé deux fois à partir d’orge maltée Concerto tourbée à 50 ppm, puis élevée dans des fûts de bourbon de premier remplissage pendant deux ans et demi, avant d’être affiné dans des fûts de vin rouge Firkin de 55 litres de Rioja fabriqués sur mesure pendant six mois. Édition de 10,000 bouteilles.

André 84%
Nez de fumée de tourbe terreuse intense sur fond de vin rosé, de petits fruits sauvages et de framboises. À l’aération, cendre froide et bleuets. Belle bouche huileuse et ronde. La fumée de tourbe terreuse est plus précise et définie. J’ai des notes tirées du bourbon cask telles la vanille et l’abricot, le melon au miel qui j’ajoute aux petits fruits rouges couronnés de poivre. Le tout s’accompagne d’une touche herbacée & mentholée. Finale de bleuets et de petits fruits sauvages, fumée de tourbe terreuse, poivre et iode. Ressemble peut-être à certains Ledaig.

Patrick 84%
Un beau gros whisky jeune et intense, auquel on a accordé un vieillissement dans un fût intense. Nez : Les arômes d’un vin rouge charnu et débordant de fruits mûrs, du caramel, du chocolat noir et une discrète fumée de tourbe. Bouche : Un beau mélange de sel, de vin rouge épicé et de fumée de tourbe. Le tout est porté par une belle texture et est chaleureux. Finale : D’une belle longueur, fumée, fruitée et salée.

Martin 81%
Nez: Fruits des champs, malt, menthe et cuir réservé. La tourbe est lointaine. Chêne et poivre blanc. Bouche: Bois, poussière et touche de cassonade. Poivre blanc, herbe, menthe. Le degré d’alcool est un peu maladroitement intégré. Finale: L’agressivité de la jeunesse est mise en évidence ici. Les saveurs y sont, mais leur intensité frise la perte de contrôle. Équilibre: Un dram correct, un peu perdu entre le vin et la tourbe, toujours en quête d’identité…

Kim 76%
Nez : Ça sent jeune! Odeur chimique un peu déplaisante de vernis à ongles, mures et framboises, savon à main de station service. Bouche : Très astringent sur l’attaque, et le bois prend ensuite pas mal de place, cédant en finale à l’alcool pas super bien intégré. J’essaie d’identifier l’apport du fût de rioja dans le produit… peut-être dans le côté tannique.

Lagg Kilmory Edition

50% alc./vol.
Maturation exclusive en First Fill Ex-Bourbon barrels.

André 79%
Nez un peu plat, orienté sur l’alcool encore jeune, accents verdâtres et bonne présence d’eucalyptus, menthe et de citron sur fond de tourbe végétale. À 50% d’alcool, la bouche est presque diluée, texture relativement souple. Menthe poivrée, tourbe végétale, citron, vanille, sensation minérale et iodée bizarre, sucre à glacer. Saveurs provenant du même coin de la palette aromatique et où l’alcool pas encore assez vieilli est hautement perceptible. Finale oraganique et végétale, verte et mentholée.

Patrick 80%
Un assez bon whisky, mais encore trop jeune, le new make étant encore bien trop présent en bouche. Nez : Fumée de tourbe florale et herbeuse, avec des agrumes carbonisés. Bouche : Toujours la fumée de tourbe florale et herbeuse, de juteux agrumes et… le new make qui est pas mal intense. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, pleine d’agrumes et qui s’étire sur la saveur du new make.

Martin 82%
Nez: Tourbe crasseuse, charbon de bois, céréales et caramel. Air maritime, touche d’épices. Bouche: Cannelle, pastilles, menthe poivrée, fruits à chair blanche. Un peu de bois, de charbon et de tourbe, mais qui prend malheureusement un siège arrière. Finale: Bien poivrée, chêne et menthe, tourbe et sucre blanc. Équilibre: Intéressant pour ce nouvel essai de cette nouvelle distillerie. Patience, on pourrait avoir droit à de belles choses dans l’avenir.

Kim 80%
Nez : M’évoque étrangement la fumée de tourbe que l’on sent en se promenant sur Islay par une froide soirée, une fumée froide J’arrive même à m’imaginer sur le quai du petit village de Port Charlotte, avec les embruns salins. Bouche : L’image idyllique de cette balade sur Islay se brouille un peu lorsque le whisky entre en contact avec mes papilles. Apparaissent d’intéressantes notes sucrées et épicées rappelant les petits poissons à la cannelle. Prometteur pour un si jeune whisky

Laphroaig 10 ans

43% alc./vol.

André 91%
Pas à la portée de tous… et c’est très bien ainsi. Tourbe hôpitalesque pas subtile, pas mal de salé aussi, pastilles Fisherman’s Friend, antiseptique et odeur huileuse. On ne pourrait pas imaginer qu’un whisky à l’approche si antipathique peut être aussi doux une fois en bouche, peut-être dû à son arrivée huileuse portée et musclée à la fois, ses saveurs de sel de mer et d’algues séchées, de poisson baignant dans l’huile. Même la vanille du fut trouve le moyen de se pointer le nez au travers de ses saveurs à si forte personnalité. La finale est longue et presque analgésique, portée par la tourbe et le sel. Un whisky qu’il faut domestiquer ou qui attends le moment propice pour vous charmer. Savoureux !

RV 87.5%
Sans compromis, à prendre ou à laisser. À travers la fumée, la tourbe est tranquille même si l’hôpital ne semble pas si loin que ça. En bouche l’attaque est en crescendo, mais l’intensité y est aussi, remplie de baies sauvages et de vieilles fraises. Jolie finale bien balancée. Un grand classique où violence et douceur se côtoient étrangement, il faut alors connaître la méthode de l’assaillante, sinon l’apprivoiser tendrement.

Patrick 95%
Nez: on s’y croirait! En fermant les yeux, on se croirait dans le port de Port Ellen. Goût: Peat, sel, la mer quoi! Un peu d’algues aussi. Mon préféré! Tout en puissance, mais tellement distingué.

Martin 92.5%
Cuivre profond, or presque étincelant. Nez: Quand on parle de fumée de tourbe… Médicamenteux, iodé. Air salin, algues, faible côté sucré qui évoque le melon. Des gouttes de vanille et de chêne parviennent tout juste à percer. Bouche: C’est le cas de le dire, la fumée de tourbe nous en met plein la gueule, et on en redemande, mais elle n’oublie pas de faire une petite niche confortable dans la salle d’attente de l’urgence pour de la vanille et du caramel salé. Finale: Inoubliable. Le malt et la tourbe s’attardent sur la langue et y laissent une ambiance de camaraderie autour d’un feu de camp. Équilibre: Définitivement pas pour tout le monde. Un whisky qui s’assume pleinement. Puissant et sans compromis, l’image qui encapsule le mieux le Laphroaig 10 ans serait celle d’un hôpital de campagne.

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #13

57.9% alc./vol.

André 89%
Culture de framboises dans un champs de tourbe. Pansements et antiseptique, asphalte chaude après la pluie, phénolique et médicinal, sel de mer, oranges et framboises. La bouche est riche et généreuse, la texture souple mais sans support gras ou huileux. Le tout demeure tout de même très agréable. Les notes de phénol et d’antiseptique explosent en bouche et s’allie à la vague d’alcool. Ananas flambé, oranges, framboises, vanille, citron, poires. Savoureux. J’ai une teinte herbeuse au fil des gorgées subséquentes, le sel de mer aussi colle en bouche. La finale est tourbée et phénolique, assaisonnée d’anis et de poivre, eucalyptus, médicinale comme on l’aime.

Patrick 90%
Un beau Laphroaig intense et crasseux comme j’aime. Encore une valeur sûre! Nez : De la fumée de tourbe, du goudron, des agrumes, du sel et une touche sucrée très discrète. Bouche : Intense, avec de la fumée de tourbe enveloppante, du sel omniprésent, de la cendre et une note de sucre d’orge. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe et le sel.

Martin 91%
Nez: Les fruits des champs semblent vouloir damer le pion à la tourbe classique de la distillerie. Mais tel une éclaircie après la pluie, on retrouve rapidement la belle tourbe phénolique et les embruns marins propres à nos attentes envers un Laphroaig. Oranges et sucre blanc viennent compléter l’équipe. Bouche: Vanille, cassonade et sucre granulé. Quelques fruits rouges avec une touche de bois viennent attendre la tourbe crasseuse, et personne ne sera déçu sur ce plan-là. Finale: Pas de pointe d’anxiété à l’horizon, toutes les saveurs nous tiennent ici par la main pour terminer l’expérience en beauté et en douceur. Équilibre: Un embouteillage d’exception, un dram fumé, fruité, fort et doux à la fois, un bel exemple comme quoi une distillerie peut jouer sur de multiples tableaux à la fois avec un rendu exceptionnel. Bravo.

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #15

56.5% alc./vol.

André 90%
Comme toujours, une édition au dessus des flagship habitules de la distillerie. Il y a des variantes de qualité sur ces batch CS mais sérieusement, on est dans les meilleurs op slow cost de la distillerie. Encore une fois, la borubon cask à son meilleur dans un climat qui inspire la mer et la fraicheur des vents du large. Iode, crème glacée à la vanille, pommes vertes, ananas, terreux et médicinal à souhait. Pas mal dans ma palette aromatique. Bouche minérale et médicinale, incroyablement douce, presque veloutée. Réglisse, terre humide, antiseptique, melon, bananes et ananas, vanille et sel de mer. C’est dangereusement bon et ultimement doux ce whisky (note à moi-même, ne pas laisser trainer cette bouteille…) La finale est un peu courte. La ligne directrice maritime et fumée persiste et signe, beaucoup de fruits frais; oranges, pommes vertes, ananas. J’adore. De la simplicité bien ficelée!

Patrick 93%
Un classique que j’adore, avec tout ce qu’on aime de Laphroaig. Bref, Laphroaig à son meilleur ! Nez : La fumée de tourbe pleine de goudron typique de Laphroaig, avec du sel, de l’huile, de la vanille et une note sucrée. Bouche : Porté par une délicieuse texture huileuse, j’y retrouve une tonne de fumée de tourbe, avec du goudron, du sel, du bois brûlé, et une touche de vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et boisée.

Martin 92%
Nez: Tourbe iodée et fumée marine, algues, sel marin, vanille crémeuse, crème glacée même, avec des accents de vieux cuir et de bois carbonisé. Bouche: Riche et médicamenteuse, sur la cendre chaude, le goudron maritime, la réglisse noire, le café torréfié et une pointe de poivre blanc, accompagnés d’une douceur maltée persistante. Sucré et crémeux à travers tout ça. Finale: Longue, saline et épicée, avec un retour de fumée, de chêne toasté et une légère note iodée absolument sublime. Équilibre: Une expression percutante et maritime, très typée, où puissance et caractère brut se combinent, idéale pour les amateurs de whiskys intenses et salins. Un des embouteillages les plus constants de tout Islay.

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #16

58.5% alc./vol.
Bottled 12/2022.

André 88%
Beau nez de tourbe végétale et verdâtre, cendre froide de feu de foyer, fruits de mer, oranges, citron, bananes et poires. Notes d’antiseptique et de désinfectants que l’on retrouve dans les hôpitaux. La texture en bouche est hyper crémeuse, vu le taux d’alcool. Crème à la vanille nappée de confiture de citron, cendre froide, iode, tourbe végétale, eucalyptus, terre noire et poivre moulu. Finale de pommes vertes, de bonbons casse-grippe à l’eucalyptus, de cosses d’oranges, zeste de citron, poivre accompagné d’une rétro-olfaction salée maritime.

Patrick 92%
Ceux qui se plaignent « que les whiskys étaient bien meilleurs il y a 25 ans » oublient qu’un tel scotch n’existait que dans nos rêves les plus fous à l’époque (oui, je fais des rêves bizarres!). Nez: Un mélange de fumée de tourbe et de feu de camp, le tout en bord de mer, en dégustant des fruits tropicaux assis sur une planche de chêne séchée. Bouche : Ici, le sel est au premier plan, mais la fumée de tourbe n’est pas très loin derrière. J’y retrouve aussi une bonne dose de chêne séché et épicé, ainsi qu’une discrète goutte de vanille. Le tout est porté par une délicieuse texture. Finale : D’une belle longueur, fumée et boisée.

Martin 89%
Nez: Iode, fumée médicinale, goudron frais et bacon fumé, adoucis par une touche de vanille et de zeste de citron. Bouche: Puissante et riche, avec une attaque tourbée intense, des notes de braise, de sel marin, de cuir, de clou de girofle et de malt toasté. L’alcool est bien intégré malgré la force, laissant passer des nuances de réglisse noire et d’herbes séchées. Finale: Longue, sèche et résineuse, sur le feu de camp, les épices brûlées et la tourbe huileuse. Équilibre: Un monstre parfaitement dompté. Brutal, franc, mais nuancé, ce Laphroaig exprime toute sa personnalité sans filtre. Un classique sauvage pour amateurs avertis.

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #4

58.3% alc./vol.
Embouteillé en janvier 2012.

André 91%
Surprenant de réussir à faire un whisky si puissant en alcool qui sait demeurer si doux en bouche, tout en étant puissamment tourbé de surcroit. La tourbe est puissante mais posée et le nez est floral, un peu salé aussi. On reconnait bien l’empreinte de la distillerie même si des nuances inusités sont au rendez-vous, spécialement la touche florale, qui contraste fortement dans ce whisky très masculin. Évidemment la tourbe et le sel de mer sont au rendez-vous aussi, un mélange de terre ou de chocolat noir amer qui sera aussi en bouche jumelé de fumée salée. La finale surprend par sa délicatesse et le taux d’alcool sait comment passer incognito, ce qui est un exploit à plus de 58% d’alcool et de tourbe. Encore une fois, un superbe embouteillage.

Patrick 95%
Laphroaig, typiquement Laphroaig. Excellent. Dans la catégorie « bouteille à apporter sur une ile déserte ». Nez : Intense goudron, fumée de tourbe, poivre et bon fond médicinal. Bouche : Arrivée en bouche avec de surprenantes notes de caramel sucré puis, de la fumée, du goudron, de la vanille, du chêne, un peu de poivre et une bonne dose d’orge. Finale : Très longue, fumée, épicée et poivrée.

Martin 90.5%
Doré presque bronze. Nez: Tourbe douce et posée. Doux et salé malgré ses notes iodées, évoque certains embouteillages de Talisker. Le taux d’alcool demeure très retenu, contre toutes attentes. Bouche: La tourbe se révèle un peu plus ici, avec de forts accents de vanille, de raisins et de miel. Fumée et chêne, iode. Texture très huileuse. À la fin pourtant le tout est un peu obscurci par la tourbe et les épices. Finale: Chêne et cannelle sur une bonne longueur goudronnée soutenue par cette tourbe plus grande que nature. Équilibre: Ça fesse, ça fesse, pas de doute. C’est le genre de whisky que je voudrais servir à des néophytes un 1er avril juste pour voir la face qu’ils feraient. Superbe.

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #7

56.3% alc./vol.

André 90%
Une savoureuse tourbe médicinale typiquement Laphroaig envoûte rapidement nos narines. Quelques enbruns salins maritimes ambrassent nos lèvres, on perçoit aussi les odeurs de la pluie et de la mer salée séchant sur les galets au soleil après un orage, quelque chose de minéral également. Par la suite, panier de fruits tropicaux, oranges et crème à la vanille accompagné d’un zeste de citron. La bouche est huileuse et roucoule sur la langue mais les saveurs sont tranchées et définies. Menthol, camphre et produit médicinal, hospitalesque, miel et vanille, citron, oranges et agrumes, fruits secs, cendre froide, poussière de pierres, tar, sel et poivre. Finale huileuse et sèche à la fois, épicée et tourbée, appétissante.

Patrick 93%
Un whisky gigantesque dont chaque goutte a su me combler. Que demander de plus? Nez : La belle grosse fumée de tourbe sale typique de Laphroaig, avec des notes médicinale, du sel et de discrètes agrumes. Bouche : Wow, la fumée de tourbe de Laphroaig à son meilleur, du sel, de l’huile, du chêne brûlé, de la cendre, des épices, une touche d’agrumes et du goudron, porté par une superbe texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, salée et fumée.

Martin 91%
Nez: Classique tourbe camphrée et goudronnée qui répond aux attentes que nous avons face à Laphroaig. Tourbe crottée et salée, médicinale, pierre lavée, craie, citron et une petite pointe de vin blanc. Bouche: La tourbe demeure forte, mais sait aussi laisser la place aux autres saveurs. Poivre endiablé, bois sec, sel de mer, huile à moteur, vanille et crème. Mentholé et camphré dans l’ensemble. Finale: Chaude, épicée et bien fumée. Le sel, le bois et le poivre dominent, ce qui peut à ce stade-ci peut-être étouffer légèrement certaines notes plus timides. Comme un peu de fruits secs et de sucre en poudre. Équilibre: Ça demeure quand même un Laphroaig à la hauteur des attentes. Ils ont bien beau être un peu inégaux autant dans l’assemblage que dans la distribution de leurs sacro-saints Cairdeas, mais le bon vieux cask strength 10 ans lui ne déçoit jamais.

Laphroaig 10 ans Cask Strength Batch #8

59.2% alc./vol.
Mars 2016

André 90%
Si ces versions de cask strength étaient largement disponibles sur le marché, les amateurs délaisseraient une banne partie du core range décevant des dernières années. Nez de bois verdâtre, lime, de tourbe phénolique herbeuse et de poivre broyé, fruits tropicaux, poires, herbes aromatiques vertes, pommes vertes, anis et algue enduite de sel de mer et séchées sur la plage. Nez incroyablement doux. La bouche est parfumée d’anis, de poivre, bitume chaud, phénolique et médicinal, saupoudré de sel de mer séché et de bois vert. On remarque aussi le mélange de fruits tropicaux et de fruits automnal, pommes vertes et rouges, poires, oranges, raisins verts. Fond de bouche de cendre froide un peu rêche, médicinal et de vanille. Côté texture, la première gorgée est diffuse mais une sensation huileuse s’installe au fil des gorgées subséquentes. Finale remplie de fumée de tourbe maritime et phénolique, de pommes vertes échappées dans la cendre du feu de plage refroidi au petit matin.

Patrick 94.5%
Faisant suite à une invitation de sa part, tu t’es essayé à attaquer par surprise ton sensei ceinture noire au karaté. Et tu manges une volée à la fois brutale et élégante à la fois. T’as mal partout, mais maudit que c’était beau à voir. Nez : Du gros Laphroaig « in your face » et intense comme j’aime. Du goudron, de la cendre, du bois brûlé – l’ensemble est très crasseux, très Laphroaig. Bouche : Bang! Un coup de poing dans la face. De la fumée de tourbe, du poivre, du goudron, du médicament, de la cendre, du bois brûlé et une goutte d’orge sucré. Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur et intense, s’étire sur les notes de fumée de tourbe et de feu de camp en train de s’éteindre.

Martin 94%
Nez: Le vent de tourbe maritime iodée se fait sentir à des lieues du verre. Cendres sur la plage, asphalte fraiche, poivre rose, fruits tropicaux, pommes et fleur de sel. De la bombe en perspective. Bouche: Texture enveloppante qui sait nous livrer les notes de tourbe cendreuse et épicée, de fruits tropicaux fumés, de vanille, de caramel dilué, de pommes, de poires dans leur sirop. Incroyable complexité, il faut être quick à capter toutes les saveurs avant que le volcan du taux d’alcool n’emporte le village des saveurs à son pied. Finale: Fumée de tourbe sur la plage, fruits rouges en feu, poivre bien gorgé de phénol. La planche de chêne accotée sur le sherry goulu. Le bonheur à l’état pur. Équilibre: Le Laphroaig Cask Strength a toujour été un grand malt avec une réputation qui n’est plus à faire. Mais avec cette batch on a droit à un dram qui transcende les attentes.