Hunter Laing Scarabus Islay Single Malt

46% alc./vol.
Provenant d’une distillerie Islay non divulguée vient Scarabus, un single malt de Hunter Laing lancé pour Fèis Ìle 2019. Scarabus signifie « lieu rocheux » en vieux norrois, nommé d’après une zone mystique d’Islay. Toute l’expression est assez mystérieuse, de la distillerie secrète aux symboles dorés qui ornent la bouteille. Hunter Laing est dirigé par Stewart Laing et ses deux fils Andrew et Scott.

André 86%
Fumée de tourbe fraiche et sel de mer vivifiant, bois de chêne brûlé, touche citronnée, ananas, purée de bananes, vanille, fumée un peu crasseuse, une touche herbacée aussi. Sensation de poussière de craie au nez. Ça ressemble à du Caol Ila. Intéressante vague sucrée en bouche cachées par les nuages de fumée de tourbe crasseuse. Oranges, citron, sel de mer, vanille, goudron, suie, poussière de pierre et sel de mer. Touche mentholée en rétro-olfaction. Finale médicinale et phénolique, poivrée et salée, bien fumée aussi.

Patrick 88%
Hunter Laing ont mis la main sur de délicieux fûts! Ce qui fait la particularité des whiskys d’Islay s’y retrouve bien dosé. Nez: De la belle fumée de tourbe douce et enveloppante, avec une bonne dose de sel. Bouche: La première impression est dominée par le sel, puis la fumée de tourbe prend de plus en plus de place, mais se marie finalement avec plaisir avec une belle note et de chêne sec et épicé. Finale: D’une belle longueur, salée, fumée et boisée.

Martin 86.5%
Nez: Tourbe herbeuse, pneu et goudron, vanille et raisin blanc. Sel marin, herbe et touche de terre poivrée. Bouche: Fumée de tourbe, poignée de sel, épices et chêne, fruits à chair blanche. Assez sobre dans le style, mais ça ne m’empêche pas de trouver cela délicieux. Finale: Fraîche et fumée à la fois, avec une longueur et une intensité appréciable. Tourbe verte et terreuse, retour du sel, retour du poivre, on termine en beauté sur le chêne sec. Équilibre: Un bel Islay assez classique, mais assez sobre aussi. Les saveurs sont agréables, mais un peu muettes à mon goût. Points bonus pour la belle bouteille.

Hunter Laing’s Old & Rare Ben Nevis 15 ans

58.6% alc./vol.
Distillé en juin 1998 et embouteillé en avril 2014. Bottle 286 of 360.

André 87%
Prunes et cerises noires intenses, grains de café trempés dans le chocolat noir, un brin de cassonade. Le whisky gagne grandement à respirer afin de calmer les ardeurs du xérès hyper compact, presque pâteux. Superbe texture en bouche, très ronde et pulpeuse. Le xérès est intense mais bien contrôlé, les épices filtrent doucement au travers cet édredon de fruits tissé très serré. Les mêmes notes de chocolat noir et de café expresso reviennent également en bouche, xérès pâteux, fruits secs et une touche de soufre qui ouvre la finale soutenue par des notes de poivre et d’épices bien relevées.

Patrick 89%
Un gros scotch d’une rare intensité. Le xérès y est tellement puissant, que je suspecte que le fût n’était pas tout à fait vide lorsqu’on y a versé le whisky ! Nez : Un envoûtant parfum de xérès bien fruité et sucré, avec du chocolat au lait et de la vanille. Très alléchant ! Bouche : Du xérès très intense et très chaleureux, avec des fruits très mûrs et un peu sucrés, de la viande grillée, du bois brûlé et un peu de chocolat noir. L’ensemble est presque astringent. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 86%
Nez: Un caractère plus qu’affirmé. Gros xérès poussiéreux, presque rance. Raisins secs, bois et ballot de foin. Vanille, poivre et chocolat. Attirant certes, mais avec une mise en garde dictée par la puissance de son fût et de son degré d’alcool. Bouche: Un peu cireux. Caramel et cerise, poivre rose et chêne sec. Avalanche de fruits rouges et de tannins secs. Le xérès est un peu surpuissant à mon goût ici. Finale: Les mêmes saveurs qu’en bouche nous présentent un ballet semblable ici, malgré que je me retrouve agréablement surpris devant la subtilité de son taux d’alcool. Équilibre: Un cask strength qui pique la curiosité, mais qui tombe un peu à plat pour moi devant l’exubérance de son côté sherry.

Hyde 1916 Grain Whiskey 6 ans

46% alc./vol.
Un whiskey Irlandais soulignant le soulèvement (rébellion) Irlandaise de 1916, vieilli exclusivement en ex-bourbon cask.

André 76%
Dans l’ensemble, assez linéaire et présentant des flaveurs hyper communes de vanille, de céréales et d’une touche de miel soulevé par de bonnes épices (clou de girofle et cannelle). L’apport des céréales est aussi bien senti en bouche qu’au nez, la sensation générale est acérée, les épices bien gonflées, notes de poivre aussi, qu’accompagne une sensation astringente et sèche de bois de chêne. On se lasse rapidement des saveurs prévisibles et de la présentation malhabile. La finale est franche, axée sur le bois brûlé et les céréales épicées et poivrées. Un whisky qui laissera un mauvais souvenir, peut-être plus aussi que le résultat du soulèvement de 1916.

Patrick 86%
Un très bon whiskey de grain, frais comme il se doit, et présentant une belle richesse de saveurs. Bref, un superbe whiskey d’été. Nez : Parfum frais et sucré, avec des fruits des champs, du miel et une bonne dose de vanille. Bouche : Miel, vanille, fruits des champs discrets, et une note épicée subtile. Finale : D’une belle longueur, fraîche et épicée.

Martin 83%
Nez: Touche de jeunesse au devant, mais les arômes présents demeurent plaisants. Vanille, céréales, fruits des champs, beurre d’érable, cannelle et poivre, sans oublier une pointe de bois. Bouche: Approche de caramel grillé, d’eau d’érable. Fruits, chêne et poivre qui prend tranquillement le dessus. Propre et bien plaisant. Finale: De longueur moyenne, elle compense par son intensité. Poivre et cannelle, bois brûlé, miel, fruits et vanille. Équilibre: Assez classique dans sa conception, essaie parfois de tirer un peu partout, mais je ne déteste pas du tout ce dram. Alors de là à en acheter une bouteille… peut-être comme pièce de conversation.

Hyde No.6 President’s Reserve 1938 Black Label – Sherry Cask Finish

46% alc./vol.
Mélange de grain whisky de 6 ans d’âge et de single malt de 18 ans d’âge affinés en Sherry Casks. Édition limitée de 5000 bouteilles.

André 82%
Melon au miel, poires et miel, café au lait et vanille. Les fruits rouges apparaissent en bouche mais demeurent timides. Cerises et pommes, miel et touche boisée bizarre qui rappelle la planchette de cèdre qu’on utilise pour le bbq, céréales séchées, oranges et le citron. La bouche est soutenue, ponctuée d’épices et de bois. Beau sucré naturel nappant le tout. Finale soft et dans la ligne du nez et de la bouche, courte et sans grande prestance.

Patrick 84%
Un bon whisky facile à boire, frais et sucré. Bref, typiquement Irlandais! Nez : Parfum frais et léger, avec des arômes d’agrumes, de vanille, de céréales sucrées et de fruits subtils. Bouche : Un whiskey frais, assez léger, mais avec aussi un petite note d’épices de bois sec. Sans oublier ce qui avait été détecté au nez, soit les agrumes, la vanille, les céréales sucrées et des fruits subtils. Finale : Un peu courte, fraîche et sucrée.

Martin 84%
Nez: Caramel grillé, vanille, noix et chêne brûlé. Agrumes, touche florale. Sucre en poudre et quelques baies plus le nez s’ouvre. Bouche: Caramel salé, un peu d’agrumes, bois, léger poivre, un peu plus de céréales, pour ensuite retomber dans le caramel. Une texture plutôt fade et aqueuse transpire dans toute l’expérience. Finale: Caramel brûlé, épices et bois. Équilibre: Pas mauvais dans ses saveurs, mais sa construction, sa colonne, est défaillante. Avec une belle texture pour envelopper le tout on aurait probablement eu droit à quelque chose de « next level ».

Ichiro Malt Wine Wood Reserve

46% alc./vol.
Ichiro’s Malt Wine Wood Reserve est un vatted malt inhabituel puisqu’il est composé de Chichibu, de Hanyu mais aussi de single malt écossais. Cette rare expression a vieillie en fûts ayant contenu du vin rouge avant d’être affinée en barriques Ovum, qui sont des futs chêne français façonnés en Charentes par les Meilleurs Ouvriers de France de l’équipe Taransaud.

André 86.5%
Quand t’as quatre pouces de maquillage dans l’visage, c’est probablement le signe que ça cache un visage de cul. C’est un peu l’impression que donne le nez de ce whisky, noyé dans le wine cask costaud et pas subtil et le sucre. Au nez, avalanche de fruits rouges, d’épices mélangées de sucre, chocolat noir fourré à l’orange, un peu licoreux et pas subtil sur l’influence des fûts utilisés. Ce qui surprend en bouche c’est la force des notes de poivre noir broyé, de gingembre et d’épices, cintrées de notes de fruits rouges et de fruits sauvages, les cosses d’oranges, les gros raisins mauves. Il y a un off-key quelque part en bouche, un petit quelque chose dans le wine cask. La finale est hyper épicée et poivre, relativement longue, fruitée sans subtilité, avec un retour sur un mélange épicé-sucré un peu désorientant. Un whisky faisant preuve de beaucoup d’ambiguïté, parfois difficile à suivre mais aussi avec de belles saveurs et arômes.

Patrick 82%
Bon, mes attentes étaient élevées, alors oui, je suis déçu. Un whisky plutôt mono-dimensionnel, qui sera idéal pour ceux qui aiment plus le vin que le whisky! Mais pour les amateurs de whisky, on repassera… J’ai d’ailleurs tenté l’expérience avec des amis qui justement préfèrent le vin au whisky, et ils ont adorés leur dram! Nez : Parfum très marqué par un beau vin rouge sucré et fruité, avec une touche de caramel et de vanille. Bouche : Vin chaleureux très intense, chêne brûlé, caramel cramé et vanille épicée. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Martin 86%
Nez: Vin rouge et malt, petits fruits et chêne, fleurs et raisins. Très sucré, peut-être un peu trop même. Cacao et poivre noir. Bouche: Sucre d’orge, vin rouge, raisins, chêne et épices. Orange, cassonade, retour du sucre. Le fût de vin cache beaucoup trop la ligne directrice de cet embouteillage. Finale: Chaude, porte bien les saveurs susmentionnées sur une longueur agréable. Mais tel que discuté, nous sommes ici un peu trop sur le cask finish versus le caractère propre du malt. Équilibre: La finale résume bien ce qui arrive quand on se la joue un peu trop avec des fûts spéciaux. Un whisky aux saveurs intéressantes individuellement, mais qui se perd un peu dans ce qu’il aspire à être.

Ichiro’s Malt Mizunara Wood Reserve

46% alc./vol.

André 89%
Beau nez parfumé, à la fois floral, fruité et sucré. Mélange de fruits rouges, fruits tropicaux, de sucre à glacer, vanille onctueuse, pomme poire, miel, un peu citronné aussi. Belle entrée en bouche; la pomme nappée de caramel, fruits rouges, pomme poire nappée de miel, une touche de poivre et de gingembre, saveurs boisées aussi. Aspect un peu tannique après quelques gorgées, sensation de sherry cask ou de cerises, de raisins secs jumelé d’un kick épicé agréable, notes de coconut, feuilles séchées en automne, feuilles de tabac. Finale un peu courte mais super bien équilibrée, poivrée et épicée, caramel et miel. Intéressant, un whisky calme et serein.

Patrick 93%
Un whisky incroyablement subtil et délicat, mais en même temps, si savoureux. Avertissement, c’est un whisky que vous devriez essayer la première fois à l’heure du petit déjeuner!! Nez : Un parfum des plus subtils et incroyablement délicat. Du beau sucre blanc envoûtant, un peu de chêne et de beaux fruits exotiques. Bouche : Du beau sucre subtil, des fruits exotiques, de la vanille et du chêne épicé. Le tout présenté sur une belle texture huileuse. Encore. Finale : D’une superbe longueur, surtout si on considère à quel point ce dram est délicat. S’étire sur un savoureux mélange d’épices et de sucre.

Martin 92%
Nez: Oh que c’est doux et subtil, plein de promesses! Mélange de fruits des champs et de fruits tropicaux, sucre en poudre, chêne sec et poussière. Superbe! Bouche: Sucre blanc, poivre rose, vanille et agrumes. La texture est assez huileuse, et nous laisse sur des notes additionnelles de pommes, de fruits rouges et de caramel mielleux. Sirop simple. Finale: Longue et chaude, pleine de beaux tannins du chêne, les fruits en pâte, le poivre, le tabac et les noix. Équilibre: Un beau whisky relax, approche à la fois japonaise et à la fois bon vieux sherry cask. J’adore.

Ileach Islay Single Malt Cask Strength

58% alc./vol.
Selon des sources généralement bien informées, il s’agirait d’un Lagavulin… De plus, il s’agit de la distillerie représentée sur l’image de la boîte.

André 89%
Fort probablement du Lagavulin, jeune et en version Cask Strength. Tourbe féline et musquée, oranges sanguines, chocolat noir amer, cannelle ou brown sugar, sel de mer, noix concassées, pitch à toiture et asphalte chaude. En bouche, le whisky est musclé, beaucoup de poivre noir broyé, de tourbe animale, chocolat noir amer, réglisse noire, asphalte. Belle texture huileuse qui enrobe bien la bouche. Après avoir animé une dégustation Laphroaig cette fin de semaine, la finale de bouche rappelle aussi le bois vert et légèrement agressif du Quarter Cask, cette présence finement austère accentuée (peut-être) par la jeunesse de ce whisky (6-8 ans?). Au fil des gorgées, de jolies notes de fruits apparaissent; raisins mauves, prunes et un gros feu de plage avec du bois gorgé de sel de mer, notes d’agrumes et d’oranges aussi. Belle et longue finale, salée et poivrée, accents de tourbe félines très prononces, chocolat noir et asphalte, effluves médicinales et maritimes. Un whisky riche et généreux, peut-être un peu trop jeune par contre, mais les amateurs de whisky tourbé d’Islay seront comblés. Mais question de comparer des pommes avec des pommes, mon cœur va directement au Lagavulin 12 ans Cask Strength, surtout de par sa complexité irréprochable et sa structure sans reproche, même si au double du prix de ce Ileach.

Patrick 94%
Incroyablement savoureux et délicieux. Les rumeurs disent qu’il s’agit d’un Lagavulin, et au goût, c’est très vraisemblable. Ce qui explique aussi qu’il soit si exceptionnel. Ce dram m’a fait penser au Lagavulin 12 ans cask strength, mais où on aurait utilisé une petite dose de fûts de xérès. Bref, c’est excellent. Et au prix demandé, c’est l’un des meilleurs deal sur le marché. Nez : Incomparable parfum de tourbe sucrée et fruitée. Si c’est pas du Lagavulin, ça sent comme du Lagavulin en tout cas! Bref, une délicieuse fumée de tourbe enrobée d’embruns maritime et présenté sur du beau chêne sec. On se croirait définitivement sur Islay! Bouche : De la fumée de tourbe presque agressive, mais adoucie par l’eau de mer et le chêne. J’y retrouve aussi une discrète note fruitée et sucrée me faisant penser qu’on a probablement utilisé une petite quantité de fûts de xérès dans le vatting. Tonne de tourbe poivrée, quelques fruits mûrs et sucrés. Finale : Longue et savoureuse, avec de la fumée et du poivre.

Martin 92%
Nez: Tourbe sèche et minérale, sel marin, goudron de corde et une touche d’agrumes confits. Bouche: Dense et vigoureuse, sur la fumée d’embruns, le cuir souple, le poivre noir et une nuance de chocolat amer. Finale: Longue et épaisse, saline et légèrement cendrée, avec un retour de malt grillé. Équilibre: Un dram brut et percutant, réservé aux amateurs de tourbe marquée, capable de livrer des sensations fortes mais peut sembler un peu ostentatoire pour ceux qui privilégient la subtilité. Bien aimable comme on dit par chez nous.

Inchdairnie Cask Sample #15994

59.7% alc./vol.
Spring Distillation, Distilled 23-05-2016, Drawn 03-09-2025, Cask Sample #600122 1st after wine 1yo AYS 23-05-2016 Rotation 6090.

André 86%
Beau nez gourmand aux accents pâteux, tonne de petits fruits séchés et une influence du wine cask en coup de poing. Réglisse mauve, framboises, oranges sanguines. Dès l’entrée en bouche, sensation poussiéreuse et de figues roulées dans la poussière de pierre, le sac de bonbon FunDip au raisin et minéralité bizarre qui s’efface rapidement. L’attaque est franche et l’alcool un peu trop agressif, bien épicée aussi. Grosses notes de raisins secs, de prunes sur fond terreux et tannique, très épicé (poivre et une pincée de cannelle). Pourrait ressembler à du Kirsch bien alcoolisé mettons. Laisser le whisky se stabiliser un quart d’heure aidera grandement. La finale est tannique et épicée, un peu monochrome sur les saveurs et arômes et de longueur exceptionnelle.

Patrick 88%
Un beau gros whisky frais et intense, avec un mélange intéressant des fruits du rioja et des épices du chêne. Nez: Céréales sucrées et petits fruits rouges, avec du beau bois frais. Bouche : Les fruits explosent à l’arrivée en bouche! J’y retrouve ensuite du chêne généreux, de la vanille et quelques épices. Superbe texture. Finale : D’une belle longueur, fruitée et boisée.

Martin 85%
Nez: Fruits rouges frais, vanille légère, notes de levure et une pointe vineuse. Bouche: Vive et immature, sur le raisin, le malt grillé, un peu de caramel foncé et une touche boisée. Finale: Courte et effacée, avec une acidité résiduelle. Équilibre: Un échantillon prometteur mais encore brouillon, qui montre surtout la fougue du distillat et l’influence immédiate du vin, sans la complexité d’un vieillissement prolongé.

Kim 84%
Nez : Me rappelle les premières fois que j’ai senti du sake, vinaigre de riz mais pas tellement vinaigré, l’alcool prend pas mal de place. Bouche : C’est jeune, mais le vin est bien présent. Raisin vert, zeste de lime, poivre blanc. Prometteur.

Inchdairnie Distillery RyeLaw Char Hungarian Oak

60.6% alc./vol.

André 81%
À la différence de mon comparse j’ai bien aimé cette édition qui demande, oui, du temps afin de s’équilibrer dans le verre mais qui récompense aussi grandement en retour. Oui le whisky est jeune, oui c’est plutôt expérimental comme approche mais finalement cela demeure intéressant. Nez plutôt neutre de céréales, de bois brûlé et caramélisé, de vanille. La céréale de seigle est absente de la livraison aromatique initiale. La bouche est beaucoup plus douce que l’édition No5 Char, le whisky plus équilibré et l’ensemble relativement doux vu le taux d’alcool. Céréales au miel et caramel, bois brûlé et toasté, un trait de cannelle, chocolat au lait. Finale relativement courte et sèche, gingembre, bois brûlé, vanille et bonbons au miel.

Patrick 75%
Malgré ma note un peu sévère, je suis surpris que ce scotch ait atteint le minimum légal de 3 ans pour en porter le nom. Le new make est à peine adouci, l’ensemble est encore « rough » et difficile à boire. Cet échantillon provenant d’un événement en ligne pancanadien pour promouvoir le nouveau RyeLaw, j’aurais plutôt pensé que la distillerie aurait utilisée son stock le plus mature à cette fin. Bref, un fail en termes de whisky et de stratégie marketing (heureusement que le produit régulier, disponible en SAQ, est au contraire très bon). Nez: Le new make spirit prends presque toute la place. J’ai besoin d’imagination pour y retrouver les seigle et l’orge habituels d’Inchdairnie, et je doute d’ailleurs que j’y arriverais à l’aveugle. Bouche : Quoique le new make soit toujours bien présent en bouche, j’y retrouve aussi des notes typiques du seigle, du bois brûlé et de sucre brun chauffé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé et le new make.

Martin 83%
Nez: Un jeune new make, mais un peu plus contrôlé et moins désagréable que l’édition Char No.5. Épices du rye, caramel et bois bien grillé. Vanille et quelques feuilles de menthe. Bouche: Sucre à glacer, seigle, épices, pomme de tire, cannelle, caramel et vanille. Le tout bardé de poivre et de chêne. Finale: Un texture cireuse agréable nous assure la longueur et la chaleur désirées pour la fin du parcours. Pommes, caramel, vanille, bois et menthe. Équilibre: Un renouveau d’espoir pour ces expérimentations de la distillerie. On risque d’avoir de belles surprises dans le futur!

Inchdairnie Distillery RyeLaw Char No.5

58.9% alc./vol.

André 77%
Très bizarre d’expérience de dégustation que cette édition après la découverte du Ryelaw Release 01 qui fût une belle surprise. Nez aux notes primaires de bois brûlé et de charcoal. L’aération découvre des notes de céréales de seigle verdâtres, de réglisse et de cannelle, de fruits rouges et cerises. La bouche est franche et dévoile la jeunesse du whisky. Le temps de maturation n’a pas encore permis au whisky de s’adoucir au fil du jeu avec le bois hautement bousiné. Bois de chêne brûlé, poivre, cassonade, charcoal, cannelle, fruits rouges, cerises. Finale pointue et jeune, plutôt rectiligne et ennuyeuse, sur le bois brûlé principalement.

Patrick 79%
Un whisky plutôt paradoxal où, malgré l’intensité des saveurs, j’y retrouve des notes de new make trop intenses. Le bois brûlé prend aussi trop de place… Mais malgré tout, le reste demeure au-dessus de la moyenne. Bref, un scotch plein de paradoxes, que j’ai pris plaisir à boire, mais qui va gagner à demeurer dans un fût plusieurs années de plus. Nez: Le nez est dominé par un mélange de chêne et de céréales brûlées, ainsi qu’un parfum typique de new make spirit désagréablement intense. Bouche : Du new make spirit boisé? En d’autres mots, du new make, du chêne brûlé et épicé, du sucre brun et de la vanille. L’ensemble est chaleureux et porté par une texture est bouche tout de même agréable. Finale : D’une belle longueur, boisée, épicée et chaleureuse.

Martin 79%
Nez: Assez jeune, un vent de mélasse de new make timide nous accueille. Chêne et cannelle, touche de céréales, quelques fruits, les saveurs percent doucement le voile. Bouche: Bois verdâtre et épices, l’alcool est plutôt tranchant. Bois, vanille et cannelle. Le seigle transperce le reste des saveurs. La jeunesse est à l’honneur, malheureusement. Finale: Agressive et maladroite, on aime tout de même garder en bouche le rye, la cannelle, la vanille, les fruits et le chêne. Équilibre: Une expérience qui tristement ne rivalise pas avec leur Release No.1. Sometimes you win, sometimes you lose.