Gordon & MacPhail Glenrothes 1997

56.8% alc./vol.
Fût #8720 pour les Companions of the Quaich. Embouteillé en 2015.

André 88.5%
Nez généreux et expressif. Fruits tropicaux, miel et toffee, bananes et noix. Avec le temps, beaucoup de fruits rouges, sherry un peu timide. Je suis étonné de sentir que le nez a beaucoup changé depuis le début de la dégustation, les premières saveurs me rappelaient le fût de bourbon et maintenant ce sont plus les saveurs du sherry cask. Céréales Honey Comb caramel et miel, marmelade de fruits. L’arrivée en bouche est trompeuse, l’alcool frappe un peu en arrivée mais c’est seulement le temps de la première gorgée le temps que la bouche se fasse à la force de l’alcool. Raisins verts, sherry, pâte de fruits, bonbons en forme de nounours en gélatine. Belle structure au niveau aromatique, texture un peu sèche et épicée, astringent. Finale longue, aiguisée par l’alcool et une pincée d’épices, beaucoup de fruits, de sherry et de raisins verts, de toffee, céréales au miel.

Patrick 87%
Très complexe et savoureux, avec une intensité débridée. Du bon scotch ça, monsieur! Nez : Xérès subtil, vanille, chêne et ananas. Bouche : Caramel épicé et fruité, poivre, pommes vertes, lime et chêne brûlé. Finale : Longue, crémeuse et savoureuse.

Martin 89%
Nez: Fruits mûrs, raisins et bois du xérès. Toffee et noisettes. Le taux d’alcool élevé transparaît un peu plus qu’on le voudrait ici. Bouche: Belle texture, arrivée en bouche chaude et épicée. Bois astringent, raisins, orange, caramel et sucre brun. Caramel salé et Fruit-O-long en puissance. L’alcool a tôt fait de laisser la scène aux belles saveurs. Finale: Bois et épices, comme la plupart des bons sherry casks, mais ici on garde en prime le meilleur de toutes les saveurs expérimentées en bouche, plus une noix de beurre. Équilibre: Un beau cask strength qui sait tirer parti de tous les bons côtés de ce Glenrothes. Gordon & MacPhail ont su scorer cette fois-ci. Encore malheureusement une édition qui ne refera jamais surface.

Gordon & MacPhail Glentauchers 1996-2016

43% alc./vol.

Patrick 80%
Ouin. Plutôt ordinaire comme whisky. Perdez pas votre temps avec ça. 20 années de vieillissement pour un tel résultat? Il y a des coups de pied au cul qui se perdent. Nez : Parfum très léger, avec des agrumes et des notes de biscuits sucrés. Bouche : Boisé, avec des touches d’agrumes, un peu de sucre et un peu d’épices. Pas très complexe. Finale : Courte, légèrement épicée.

Martin 81%
Nez: Agrumes, fruits tropicaux et malt. Biscuits thé social avec une touche de vanille boisée. Pas méchant, mais pas incroyable non plus. Bouche: Miel et melon, sucre en poudre, bois frais et crème fouettée. Petite astringence en fin de parcours. Finale: Épicée, boisée, d’une longueur moyenne. Le bois frais et le poivre sont les seules notes qui prennent la peine de perdurer un peu. Équilibre: Je ne sais pas trop ce qui arrive avec cet embouteilleur, mais plus souvent qu’autrement, G&M déçoit.

Gordon & MacPhail Glenturret 2004-2016

43% alc./vol.
Maturation en Sherry Cask.

André 83%
Noix grillées, cassonnade, sherry, pelure de pomme rouge, gingembre, chocolat au lait. Le nez est correct mais sans beaucoup de passion. Bouche; oranges, sherry un peu éventé, caramel et cassonnade, réglisse rouge, le tout recouvert de poivre et de gingembre. La finale est courte et diluée, n’offrant rien de plus que la bouche n’ait livré… sauf peut-être une légèere et discrète pointe de fumée en finale de bouche. Sans être un mauvais whisky ce whisky est juste anodin et sans trop d’attrait aussi. Pas de fautes majeures mais également sans aucun hook et de singularité. Un bon sherry cask, that’s it.

Patrick 82%
Un bon whisky, sans plus. Il semble en fait plus jeune que son âge et pas mal plus fort en alcool. Nez : Léger xérès, pommes rouges, crème brûlée et une touche de cuir. Bouche : Xérès, bois brûlé, de beaux fruits brûlés, oranges, chocolat noir et café noir. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Martin 83%
Nez: Noix, caramel, sherry, pommes et bois. Épices assez marquées. Bouche: Raisins et oranges. Un peu fade comparé au nez. Xérès et chêne. Finale: Bois brûlé, cuir, tourbe et xérès. Équilibre: Un bon sherry cask, mais sans plus. On aimerait bien se faire raconter une histoire.

Gordon & MacPhail Highland Park 2006 Cask Strength

58% alc./vol.
Distillé le 22/06/2006, embouteillé le 19/02/2015 depuis les fûts #4284-4285-4286-4287.

André 86.5%
Qu’on se le tienne pour dit, il ne faut pas évaluer ce whisky en ayant en tête les saveurs traditionnelles de la distillerie. On est complètement dans un autre monde avec cette présentation. Un peu herbeux, un peu tourbé, mais agréablement vanillé et mielleux. Le nez est fin et raffiné, bien doux malgré le fort taux d’alcool. Les poires, le miel, la vanille. En bouche, décevant. En ressent bien la douceur des 1st fill bourbon cask mais cela aplanit l’ensemble un peu trop à mon goût et ligote les arômes les plus fines. Saveurs de vanille et de miel, les poires nappées de chocolat au poivre, bananes. L’effet de l’alcool s’exprime à travers la finale qui est soutenue, poivrée et épicée, ce qui relève l’ensemble du whisky et de ses saveurs. Un whisky bien construit mais beaucoup trop rectiligne et réservé dans sa palette aromatique. Les amateurs de whisky apprécieront mais les fans de Highland Park seront un peu perdus.

Patrick 86%
Un très bon dram, offrant la complexité et la balance typique d’Highland Park. Toutefois, un parfum un peu drabe lui fait perdre quelques points. Nez : Nez rappelant un whisky de grain, avec quelques notes de vanille et de fruits exotiques. Bouche : La fumée subtile d’Highland Park s’affirme dès l’arrivée en bouche, avec des notes savoureuses de miel. De belles notes florales et herbeuses complètent agréablement le tout. Finale : Longue et savoureuse.

Martin 86%
Pâle et croquant comme un vin blanc d’été. Nez: Une fois les épices à l’avant-scène passées, on y découvre miel et crèeme, herbe et vanille. Très peu de bruyère habituelle de HP. Bouche: Texture d’une bonne lourdeur. Miel et épices nous servent de guide pour une tournée explorant bois de chêne et orge sucrée, en passant cette fois-ci par l’incontournable fumée de bruyère. Finale: Assez longue avec une intensité décroissante. Poivre, poivre et poivre. Équilibre: Un très bon whisky, mais peut-être un peu éloigné de la nature de Highland Park. Taux d’alcool modeste, mais effet brutal.

Gordon & MacPhail Ledaig 12 ans 2008 Hermitage Finish

45% alc./vol.
Batch 20/074, Distilled 2008, Bottled 08/10/2020. Maturation initiale en Refill Sherry Hogshead, affinage de 3 ans en Hemitage Cask.

André 85%
Couleur hallucinante orange cuivrée. Nez; citron, bananes, fruits secs, tourbe weirdo et fumée grasse de charbon, oranges trempées dans le chocolat noir. La bouche est remplie de fumée de tourbe terreuse et de notes de gras de viande cuite sur la broche, pointe de soufre, sel de mer, pelures de pommes, chocolat noir, prunes. Texture liquide mais qui garde une belle douceur. Finale sur la fumée de tourbe puissante, odeur de charbon qui brûle sur le charcoal et le poivre moulu.

Patrick 95%
Au prix que la bouteille était, j’ai tout d’abord suspecté une arnaque, une bouteille tirée d’un mauvais fût… Quelle ne fut pas ma déception de constater que j’aurais dû acheter toutes les bouteilles disponibles!! Tout y est balancé avec brio, l’ensemble présentant un superbe mélange d’intensité et de douceur, comme Arnold Schwarzenegger dans Commando lorsqu’il prend sa petite fille dans ses bras (ceux qui ont vu le film comprendront). Nez: Un parfum sublime présentant un mélange de fumée de tourbe sucrée, avec des framboises, des pommes sucrées, quelques grains de poivre noir et un zeste de citron. Bouche: De la cendre, rapidement éclipsée par la fumée de tourbe, qui de retrouve mêlée avec des fruits de champs et un quartier de pomme mûre. La deuxième gorgée apporte aussi du poivre noir. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, fumée, fruitée et poivrée.

Martin 88.5%
Nez: Douce tourbe maritime pas trop intense, fruits rouges, céréales, sucre blanc. Bois et herbe. Vanille et retour de la tourbe. Bouche: La tourbe ici commence à se diriger vers la plage, le feu de camp sur la plage en fait. Une poignée de fruits tropicaux se joint à l’amalgame. Bois et épices, cassonade et vanille se cachent derrière tout ça. Finale: On reste longuement sur la cendre, les fruits et le bois. Superbe. Équilibre: Un incroyable embouteillage, pratiquement toujours gagnant de marier xérès et tourbe, quand c’est fait avec doigté, ceci dit.

Gordon & MacPhail Millburn 1978-1997

65.6% alc./vol.
Cask # 3166

André 80%
Un gros bol de banana split, crème Chantilly, raisins secs, quelques notes herbeuses et vertes, cosses de pommes avec la pelure. Les saveurs douces du nez cachent bien la force de l’alcool qui vous agrippe la mâchoire dès la première gorgée, notes herbeuses qui me rappellent certains Dallas Dhu, foin séché, herbe verte, vanille nappant des morceaux de bananes et de pommes rouges, poignée de petits fruits sauvages, puis quelque chose qui fait penser des bonbons casse-grippe à l’eucalyptus ou mentholés, gruau aux céréales, raisins verts. Finale très alcoolisée, herbeuse, presque camphrée. Alcool trop puissant (oui ça existe dans mon cas), équilibre malhabile. Après plus de 2000 whiskys évalués, de tomber sur une nouvelle distillerie est toujours intéressant, mais on comprend aussi parfois pourquoi certaines n’ont pas traversé les décennies et ont été fermées…

Patrick 90%
Un autre whisky provenant d’une distillerie fermée qui vous fera verser des larmes : Il est si triste de savoir qu’une distillerie capable de produire un si bon whisky n’est plus qu’un steakhouse aujourd’hui! Peu d’entre vous auront la chance d’y goûter, alors disons qu’il me fait penser à un excellent Glenmorangie cask strenght qui aurait une pointe fumée. Nez: Orge savoureuse, avec des notes de miel, de vanille, une touche légèrement fruitée et une pointe des plus subtiles de fumée. Un parfum délicat, tout en subtilité. Bouche : Toujours l’orge savoureuse, mais la fumée est un moins subtile ici. Les fruits se révèlent être en fait des agrumes, la vanille est toujours présente, et le miel tient le tout ensemble. Finale : D’une belle longueur, s’étire longuement sur le miel, quelques épices de bois brûlé et surtout les agrumes.

Gordon & MacPhail Mortlach 15 ans

43% alc./vol.

André 89%
Superbe équilibre des éléments. Beaucoup de céréales d’orge bien maltées, mélangées de caramel brûlé et de miel. Le caramel est chaud et vraiment agréable, c’est un vrai délice en bouche… Bonbon carré au caramel, fruits secs, sherry, pommes rouges passées date avec un peu de brunâtre dessus, gâteau aux fruits et quelques épices dispersées. La texture en bouche est un peu poreuse et sèche, bien épicée quoique douce et sucrée, à la limite feutrée, mais on fait ici dans les saveurs usuelles et qui s’accordent naturellement ensemble et non dans l’audace. À la longue, vanille du fût de chêne et jus de salade de fruits. Finale longue, principalement axée sur les fruits, le xérès et les épices.

Patrick 91%
Un dram tout à fait unique, dont j’ai atteint trop rapidement le fond de la bouteille. Cette distillerie utilise la méthode de distillation la plus tordue de l’industrie, et nous sommes bien heureux : le scotch est complexe, bien balancé et surtout unique. Nez : Viande rouge à la sauce aux petits fruits des champs. Chêne épicé et crémeux. Bouche : Texture suave. Viande vineuse avec une pointe de caramel. A la seconde gorgée, on détecte le chêne et ses épices. L’ensemble est sucré, chaleureux, fruité et épicé. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et sucrée.

Martin 89.5%
Ambre classique avec des jambes grasses et rapides. Nez: Xérès et orange sanguine nous sautent au nez, suivi d’épices, de pruneaux et de beau malt grillé. On ne peut plus alléchant. Bouche: Plutôt léger à l’atterissage, on s’attendrait à un poids et à une richesse supérieures pour un whisky vieilli 15 ans en fût de sherry. On apprécie tout de même sans grogner la vanille et les épices du chêne, des fruits séchés et une touche de gingembre. Finale: Épices astringentes du sherry nous accompagnent pour une douce déscente sur une planche de chêne vers une couverture réconfortante, douce et sucrée. Équilibre: Un très respectable sherry cask, provenant d’une distillerie qu’on ne voit, grâce à Diageo, malheureusement pas assez.

Gordon & MacPhail Reserve Blair Atholl 15 ans

46% alc./vol.
Distillé en 1995 et embouteillé en 2010, fût # 4837, édition limitée à 342 bouteilles.

André 79%
Purée de bananes, essence de vanille, copeaux de bois et graines de lin. Un nez singulier et prometteur qui se gâche malheureusement en bouche. L’effet du fût est très présent, écorce de grains de céréales et relents de cendres froides en background. La finale est une vague indéfinie et mal structurée. Comme l’autoroute 30, un grosse job qui n’est pas finalisée.

Patrick 83%
Nez de malt, goût de malt, finale maltée. Bon, on peut aussi voir un soupçon de sucre fruité et une touche épicée en finale… Aucune faute, mais rien pour me renverser. Une bonne « réserve spéciale » qui a l’avantage d’être rare!

Martin 82%
Nez: Malt, vanille et bananes. Très très doux à l’approche. Melon, sucre en poudre, herbe séchée et fleurs blanches. Léger raisin vert. Bouche: Frais et légèrement boisé. Touche de poivre, raisins et pommes vertes. Vent mentholé. La texture et relativement fade et n’aide pas les saveurs à exploser pleinement. Finale: Douce, moyennement longue, elle s’écrase un peu suite au manque de texture. Équilibre: Pas mauvais pour explorer les Highlands, mais ça reste un embouteillage qui a de la difficulté à se démarquer.

RV 83.5%
Se démarquer dans une bande de perdants: on peut se contenter de cesser de perdre ou comme dans le cas suivant, gagner un peu. Beau petit grain sympathique et tout naturel, avec une suite du grain et de malt avec une petite finale d’herbes séchées intéressante et de vanille. Un Speyside anonyme… mais supérieur.

Gordon Graham’s Black Bottle Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.

Patrick 90%
LE whisky le plus populaire chez les Ileachs. Ça devrait vous suffire comme raison. Sinon, c’est complexe, bien équilibré, savoureux et tourbé. Nez : Fumée de tourbe, sel et notes terreuse. Bouche : Du sel, de la fumée de tourbe, du chêne et un peu de sucre et une belle dose d’épices. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 87%
Nez: Miel, céréales et crème fraîche. Sel, légère tourbe, poignée de terre, herbe et bois épicé. Bouche: Miel et sucre en poudre, épices, herbe, meringue et chène. Belle tourbe grasse qui ne prend pas toute la place. Crème fouettée. Finale: Longue, chaude et étrangement fraîche à la fois. Tourbe discrète, bois et épices. Équilibre: Une superbe balance des saveurs, un embouteillage chic. Honnêtement un autre coup sûr en SAQ au niveau qualité-prix.

Gordon Graham’s Black Bottle 10 ans

40% alc./vol.

André 82%
Tarte aux pommes et coulis de caramel parfumé au feu de tourbe, miel, on perçoit l’Influence de l’Ile assez rapidement mais sans haute voltige. Background de fruits rouges, cerises et cœur de pommes, une touche de cannelle. La bouche manque de texture et la dilution se fait sentir. Belles notes de tourbe poivrée, miel et vanille et une sensation de cendre refroidie qui colle sur les dents, ça ressemble aussi à de la poussière de calcaire, quelque chose de rocheux. Épices bien présentes mais on a délesté une bonne partie des fruits rouges au passage. La finale est très poivrée et tourbée, d’une longueur étonnante.

Patrick 89%
Un superbe scotch. Quelques degrés d’alcool de plus, et ça serait une bête de compétition. Nez : De la délicieuse fumée de tourbe, avec du chêne, de la cassonade, des pommes, du miel et une touche de fleurs. Bouche : De la fumée de tourbe, du bois, des pommes, de la banane et des poires et un peu de sucre brun. La texture est un peu aqueuse, mais c’est autrement délicieux. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la belle fumée de tourbe aromatique.

Martin 85.5%
Nez: Miel et malt, quelques belles notes de fumée. Pommes, fleurs et caramel. Léger cuir. Fond de chêne, très bel assemblage. Bouche: Céréales tourbées et salées. Épices et grain. Belle chaleur, texture quand même solide pour un blend de classe moyenne. Quelques fruits lointains. Finale: Assez courte, mais les saveurs sont bien au rendez-vous, sans toutefois parler plus fort que les autres. Poivre rose, bois de chêne, grain et miel dilué. Équilibre: Quand même un très beau caractère, des beaux piliers d’Islay pour supporter une expérience qui vaut amplement son 50$ la bouteille.