Black Velvet

40% alc./vol.

Patrick 85%
Ce qui est bien de déguster à l’aveugle un tel whisky, c’est qu’on laisse nos préjugés au vestiaire! J’ai été agréablement surpris d’apprendre qu’il s’agissait d’un Black Velvet, un whisky que je snobais sans bonnes raisons! Nez : Fudge au caramel, avec de subtiles épices. Bouche : Agréable, le fudge au caramel se marie ici avec des pommes rouges juteuses et des épices chaleureuses. Le tout est porté par une assez belle texture pour un tel whisky. Finale : D’une belle longueur, épicée et subtilement fruitée.

Black Velvet Deluxe

40% alc./vol.

André 65%
C’est sérieux ? Y’a des gens qui boivent de ça régulièrement ???

RV 63%
C’est nul. Semelle de bottine de travail et vieux baloney. Par contre en bouche ce n’est que Rye éventé sans aucune finale. Deluxe? Est-ce que Deluxe c’est le terme passe-partout quand ce serait beaucoup trop grotesque d’écrire Premium.

Patrick 71%
« Distillé, vieilli et mélangé sous la supervision du gouvernement canadien »… Ok, je veux devenir fonctionnaire!!! Toutefois, peut être pas pour superviser la production du Black Velvet… Le nez dénote un mélange défraîchi de caramel et épices. Au goût, une description de cassonade épicée peu sembler appétissante, mais ne l’est pas tant que ca une fois en bouche. La finale est courte et épicée, mais pas assez.

Black Whiskey

45% alc./vol.
Produit à Lima au Pérou à base de maïs noir

Patrick 87%
Un très bon whisky original, intense, débordant de saveurs. Je suis content d’avoir essayé ça, je crois bien que j’en voudrais une bouteille! Nez : Un parfum plein de sirop hyper sucré, avec du sucre brun et des fruits très mûrs. Ai-je mentionné le sucre? OMG, c’est loin de parfums les plus sucrés que j’aie jamais senti. Bouche : Intense, avec un superbe mélange de sucre de maïs, de fruits des champs sucrés et très mûrs et de bois charpenté et épicé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois épicé.

Blackadder Auchroisk 18 ans 1988-2007

46% alc./vol.
Distillé en décembre 1988 et embouteillé en août 2007, fût #8954, bouteille #49 de 180.

Patrick 85%
Nez : Nez frais marqué par les agrumes, le malt et les céréales mouillées.  Bouche : Fait presque penser à un blend d’orge et de seigle.  Beaucoup d’épices et de chêne.  Les agrumes sont toujours présents.  Finale : Chêne et épices.  Plutôt longue.  Balance : Une belle surprise, les épices venant relever le niveau de saveurs de ce dram. 

Blackadder Auchroisk 18 ans 1989-2008

59.4% alc./vol.
La distillerie a été construite en 1973 pour répondre à la demande de l’industrie du blended whisky et les alambics ont produit leurs premiers litres d’alcool en 1974. Environ 10% de la production est embouteillée en tant que single malt, le reste étant destiné au marché des assemblages, en particulier le célèbre J&B. Auchroisk vient du Gaelic qui signifie «passage peu profond de la fleuve rouge ».

André 82%
Nez vivifiant livrant poire et citron vert sans l’acidité. L’arrivée en bouche à saveur de céréales de seigle et de divers grains secs transigeant sur la finale de citron, d’agrumes et de fruits de la passion. Un orchestre de beaux arômes jouant ensemble sans passion.

Patrick 83%
Nez discret qui donne l’mpression d’être beaucoup plus fort en alcool. Doux malt et céréales mouillées. Au goût, jujubes fruités et céréales. La finale laisse entrevoir une touche d’épices et toujours l’alcool brut. Agréable, mais semble avoir 10 ans de moins que l’étiquette indique à cause de la puissance ressentie de l’alcool.

RV 82%
À la limite, tant que ce n’est pas ma bouteille, j’aime mieux un mauvais whisky qui me choque qu’un whisky ordinaire qui m’endors. Vieux foin mouillé et miel passé date, et un peu de groseilles mi-sucré. Arrivée de thym et de cèdre, suivi d’un peu de sève de cèdre. L’aftertaste est beaucoup plus agraire avec des germe de blé. Really not that bad, but will I remember you tomorrow? No.

Blackadder Bunnahabhain Peat Reek

60.6% alc./vol.

André 87%
Cendreux et jus de citron, purée de banane. Plus maritime que « Islayesque ». Belle fraicheur, aéré et oxygéné. Malheureusement, trop diffus en bouche, principalement axé sur les fruits, ensuite balayés par un nuage de tourbe, de sel et de fumée. Ce n’est pas explosif comme mélange mais l’ensemble est bien présenté tout en manquant de punch. La finale est la suite logique de la bouche, sans surprises.

RV 87%
Droit au but. D’accord, de la tourbe. Sans aucune trace de fumée, et à la limite sucrée. L’arrivée est très très tourbée, exactement ce qu’on pouvait retrouver en bouche mais de manière beaucoup plus concentrée. L’aftertaste se dissipe assez rapidement, avec une belle finale de muscade et de citron, en de très belles proportions.

Patrick 90%
Un Bunnahabhain ca? On est loin du « gentle side of Islay »! Une tourbe très puissante portée par une fumée non moins intense occupe pratiquement toute la place au niveau olfactif. Avec un peu d’effort, on reconnait de l’orge un peu brûlé… Pour voir autre chose, il me faudrait plus d’imagination! En bouche, nous ne sommes pas dans la subtilité non plus : tourbe, fumée et un peu d’orge. La sensation est crémeuse, un peu à notre surprise. La finale est marquée par la fumée. Bref, simple et efficace. On aime.

Blackadder Clynelish 16 ans 1990

46% alc./vol.
432 bouteilles, fût #3954, distillé en mai 1990 et embouteillé en septembre 2006.

Patrick 89%
Nez: Orge fumé et floral, avec un soupçon de bois. Bouche : Explose en bouche, avec de la fumée, du sel et une touche de cuir. Les fleurs enrobent tout. Un peu de fruits du xérès. Finale : Longue et savoureuse, avec des épices. Balance : Très complexe et bien balancée. Vraiment bien.

Martin 90%
Le verre levé nous laisse voir une robe d’un jaune foncé évoquant un vin blanc cheap du genre Wallaroo Trail… Nez: Une faible fumée de tourbe précède un ouragan de fleurs en folie, pour se calmer ensuite sur un petit côté terreux tel du bois mouillé. Bouche: Explose en bouche, juteux, fruité, sucré, sherry, vineux, pour conclure sur une traînée d’épices en feu tel le bon vieux générique d’ouverture de Mission: Impossible. Finale: Fruitée, longue et à peine épicée. Un brin de tourbe de mêle à un doux miel coulant de sa cuillère en forme de cul d’abeille. Équilibre: Très gagnant. Dommage qu’il ne soit pas façile à retrouver. On jurerait une finition en fût spécial, mais non, sherry du début à la fin.

Blackadder Glenturret 15 ans 1990 Raw Cask

51.7% alc./vol.

André 86%
Pelures de bananes vertes, herbeux, feuilles de bananier brûlées. L’arrivée en bouche est pauvre mais les arômes camouflés de purée de pruneaux et de raisins secs se livrent par la suite – de manière tout de même bien humble et discrète. La finale, légèrement salée s’appuie aussi sur une petite vague camphrée, qui n’arrive toutefois pas à masquer complètement l’amertume et le côté astringent de celui-ci. Effectivement meilleur que la version officielle de 10 ans, mais pouvait-on faire pire?

RV 82.5%
À quelque part entre la bière et le beurre avec fond d’herbe et un contrecoup d’épices. Au goût, plus épicé et un peu boisé, rond et chaud mais sans brûlure de l’alcool au nez. Finale endormante, mais l’aftertaste est mieux. Mieux que la version ordinaire (ce qui n’est pas vraiment difficile), mais le genre de whisky pour lequel il n’est pas opportun (et pas souhaitable) de s’éterniser.

Patrick 85%
Beurre et bière au nez. Au goût, toujours le beurre et la bière, accompagné de gazon, une touche marquée de menthe et un léger brûlé. Léger et orignal. Me rappelle une Bleue ou une Budweiser!

Blackadder Isle of Jura 14 ans Raw Cask 1992

55.6% alc./vol.
Distillé en octobre 1992 et embouteillé en août 2007, fût #5499, bouteille 27 de 285.

André 81%
Les notes soutirées au fût donnent le ton rapidement au nez; vanille, orange, raisins secs passé date, un peu austère et brut comme matériel. J’adore la texture huileuse et soyeuse qui dissimule à merveille le taux d’alcool, les saveurs de la bouche (bien que limitées) sont bien agencées et agréables; melon au miel, fruits tropicaux, vanille et miel. Finale forte et soutenue sans bien d’autres nuances que les précédentes, l’alcool est bien discret et la texture encore une fois bien huileuse. Un Jura bien différent, loin des sherry cask habituellement présentés. Les amateurs de la distillerie seront probablement déroutés!

Patrick 86%
Nez: Fruits de la passion, vanille et chêne.  Semble délicat, ce qui me semble improbable pour un « raw cask ».  Bouche : La bête s’exprime enfin : Une déferlante de chêne, de vanille et de fruits de la passion vient subjugueur nos sens, à notre plus grand plaisir.  La texture en bouche est huileuse et l’ensemble est très chaleureux.  Finale : Longue, très longue.  Non.  Encore plus longue que ça.  La texture en bouche est incroyable, j’adore les « raw casks » de Blackadder, les seuls embouteillages qui offrent la même sensation que lorsqu’on boit un whisky directement tiré du fût.  Pour les saveurs, cette bouteille se mérite un 86%, mais pour les sentiments qu’elle procure, elle mériterait 100%!  Ces bouteilles ne seront probablement jamais disponibles à la SAQ car elles sont trop savoureuses, mais elles valent la peine d’être recherchées!   Un indice : Federal Wine and Spirit à Boston, et demandez à parler à Joe.  Et si vous n’avez pas une demi-journée à lui consacrer (et énormément de patience), oubliez ça!

Martin 80%
Coloration étrange qui passe du jaune-doré au vert-Prestone. Quelques matières en suspension demeurent visibles, dues au raw cask. Nez: On entame le nez avec des notes prévalentes de pruneau et de nectarine avec une pointe frileuse de fenouil. Un second passage nous offre un peu de Key Lime et sa meringue. Décisivement plus herbeux et floral que sucré. Bouche: Le côté le plus haut en couleurs de ce whisky arrive à ce stade. On y décèle le malt grillé et les fruits, avec épices et baie de genévrier. Retour des fleurs à la fin, avec une touche de racine de gingembre. Finale: S’étire sur fumée et cuir parsemés de petits fruits des champs. On reste tout de même sur une impression désagréable. Équilibre: Plus ou moins impressionnant. L’expérience reste amusante certes, mais le cask strength est plus nécessaire au concept qu’au goût.

Blackadder Old Man of Hoy Single Orcadian Malt 14 ans

64% alc./vol.

André 87%
On ne peut rester stoïque devant l’orgie alcoolisée qui vous déferlera dans la bouche jusqu’au plus profond de vos trippes lorsque vous dégusterez cette petite bombe. Le tout ira se déposer au fond de votre estomac et vous aurez l’impression d’avoir un volcan en éruption dans le ventre. En fait vous ne pourrez rester de pierre sans sourciller un peu c’est garanti. Faut-il être fort, tel le OLD MAN OF HOY bravant le vent et affronter la tourmente d’alcool pour l’apprécier à sa juste valeur. Non ! En bouche, léger sucré et citronné, sel se pointant le nez discrètement et puissant alcool. Difficilement classable et vraiment pas à l’image du HP à laquelle nous sommes habitués, mais un saut dans le vide et une expérience pour le moins surprenante dans le monde des découvertes des single malts.
2eme tasting: 82% Nez puissant de raisins mauves et de céréales Raisin Brand. Gruau à la vanille avec du miel. En bouche, il est pétillant à saveur de Sprite avec un zeste de menthe et se transmue ensuite sur les céréales et l’odeur de reste de canette de bière renversée sous l’évier de la cuisine. Vraiment bizarre et très indéfini comme produit.

RV 87%
Couleur de paille pâle, presqu’à la Ardbeg 10YO. Malt très puissant en olfaction, fumée, cendre et fleur de violettes. Intriguant au départ. En bouche: arrivée douce en violette, bruyère et cendrée doux avec fruits confits, suivi d’une très longue finale. Bien sûr que l’alcool se fait sentir en faisant picoter le nez et le bout de la langue, mais pas au point où l’on peut s’attendre d’un 64% d’alcool, tellement qu’il est possible de le boire comme remontant le matin d’une longue journée (le test ayant été effectué). Un Highland Park particulier, rare à trouver, mais seulement pour l’expérience du taux d’alcool, il vaut la peine. Par contre, après plusieurs essais, il s’agit d’un scotch qui doit être pris seulement lorsqu’on en a vraiment envie. « J’ai envie d’un scotch à soir mais je sais pas lequel »? Passez à un autre.

Patrick 90%
Woooooo… 64% d’alcool… Assurez-vous de coucher les enfants avant de vous en verser un verre. Au nez, la tourbe à base de bruyère typique des Orcades avec un peu de réglisse. Au goût, on retrouve un concentré de tourbe de bruyère qui prend toute la place. Malheureusement la finale est un peu trop courte, probablement à cause du fort taux d’alcool. Moi qui attendait depuis longtemps un Highland Park cask strength, je suis comblé! Merci Blackadder!