Sons of Vancouver Distillery Release #7 – Raiding Nonna’s Liquor Cabinet

54.5% alc./vol.
Limited Edition of 240 bottles. Fruit du mélange de whiskies provenant de 86% rye, 9% malt et 5% wheat vieilli de 3 à 5 ans en Ex-Bourbon et Used American Oak Barrels puis affiné en Ex-Amaro Barrels.

André 89%
Nez de cosses d’oranges trempées dans le caramel, une touche citronnée et herbacée, raisins verts et chocolat au lait. Le seigle n’est pas vraiment en flaveurs de tête. Quant à elle, la bouche est plus herbacée et livre une superbe texture. Notes d’eucalyptus et de menthe lointaine, oranges, pommes et cerises, zeste de citron. Challengeant comme palette aromatique. J’ai l’image d’un Campari sur la terrasse l’été au gorgées suivantes. La finale expose beaucoup plus l’apport du rye avec des notes épicées et poivrées, de la cerise et du zeste d’oranges accompagné d’une petite morsure d’alcool. Rétro-olfaction de chocolat au lait fourré d’orange et de rye parfumé de cannelle.

Patrick 92%
Après avoir écrit cette évaluation, la première chose que j’ai fait a été d’essayer d’en trouver une bouteille pour malheureusement découvrir qu’elle était sold out… Si ce n’est pas un whisky pour tout le monde, ça tombe exactement dans ma palette! Nez : Parfum débordant de saveurs, avec des agrumes, des herbes aromatiques, des raisins verts, une touche de chocolat et de subtiles épices à steak. Bouche : L’arrivée en bouche déborde d’herbes aromatiques et d’agrumes, avec une touche de menthe (habituellement, j’haïs la menthe dans mon whisky mais ici, ça apporte une belle fraicheur agréable), chaleureuses épices à steak et caramel. Finale : D’une superbe longueur, s’étire sur les épices à steak et le chêne grillé.

South Island 18 ans Single Malt

42.2% alc./vol.
Distillé en 1993 et embouteillé en 2011. Distillé à la défunte distillerie Willowbank, ce single malt portait à l’origine le nom de Lammerlaw Single Malt. Cette distillerie, anciennement sous le giron de Seagrams fût mise en dormance en 2000 avant que les propriétaire du temps (Fosters) démantèlent le tout et envoient les alambics à Fiji afin de produire du rhum. À la fermeture, il restait 600 caisses du whisky Willowbank d’où provient la présente bouteille.

André 82%
Un beau nez d’une fraicheur agréable, agrémenté de notes de fruits séchés, de miel et de toffee. Floral intéressant style menthe verte défraichie, mélangé d’épices, d’abricots, d’oranges, beaucoup de sucre et de vanille. Étonnamment, c’est un mélange très agréable et le 40% d’alcool aide à rendre le tout très approchable. En bouche il révèlera des notes de miel et de toffee, agrémenté de sucre blanc. Finale relativement soutenue compte tenu du maigre taux d’alcool. Dans l’ensemble, un whisky bien construit mais qui mise aussi sur la sécurité des éléments bien connus.

Patrick 90%
Nez: Malt, bois mouillé et pointe de fumée. Particulier. Bouche: Fumée plus intense que le nez ne pouvait le laisser présager. L’arrivée est marquée par la fumée et la cendre, suivie par des notes d’orge, d’agrumes et de tourbe marécageuse. Finale: Trés longue, fumée et cendreuse, tel le feu de camp retrouvé fumant le lendemain matin. Balance: Une belle complexité, un assemblage unique. Avec quelques degrés d’alcools de plus, ce whisky aurait été extraordinaire. Il demeure tout de même largement au dessus de la moyenne. Quelle perte que cette distillerie.

Martin 78%
Couleur plutôt pâle de paille à peine dorée. Nez: Un vent de houblon tel qu’il s’en dégage quand on entre dans La Barberie un jeudi après-midi. Petits fruits, gomme balloune et barbe à papa. Touche de banane avec une légère fumée de cuir. Bouche: Sucre cuit avec un air de cuir qui s’estompe tranquillement. Très doux, conformément à un whisky de cet âge. Finale: Fumée de brin de scie ou de copeaux de bois. Comme dans une scierie ou bien chez le cordonnier. Longueur très intéressante. Équilibre: Bel effort de la Nouvelle-Zélande, mais un peu trop disparate pour être digne du Gondor.

Special Courier Whisky

42.8% alc./vol.
Bhoutan. Acheté pour 8$ dans une shop sur le bord d’une route.

André 87.5%
Cendré, caramel, salade de fruits à prédominance d’oranges. La bouche est aussi fruité que le nez le laissait présager mais est aussi épicé malgré un léger rêche sur une texture un peu platonique. La finale est fortement orangée et un peu fumée. Pourrait ressembler à un Balvenie fumé et cendré. Un rapport qualité-prix à faire rougir bien des whiskies écossais.

RV 84.5%
Truite pas fraichement pêchée et cendre de cigarette mélangées avec quelques branches de fenouil. L’arrivée est profondément épicée et piquante comme s’il s’agissait d’un cask strength, avec une base de terre et de baril de métal tout rouillé dans lequel on fait un feu de camp. À l’image des blends, la finale tombe un peu trop à pic mais malgré son nez un peu croche, dans le style paysanne sans prétention à la limite de la rudesse, j’aime bien, spécialement pour une bouteille qui pourrait passer comme négligeable.

Patrick 85%
Salin au nez et légères épices. En bouche les épices prennent toute la place, si ce n’est une petite touche de métal qui ne me dérange pas trop pour une fois. Finale plutôt courte, mais quand même agréable, qui permet au sel de revenir. Une belle surprise compte tenu que je n’avais aucune attente… Ou plutôt si, je m’attendais à être très déçu !

Spey Fumare

46% alc./vol.
Speyside Distillery – 18,000 bouteilles

André 83%
Surprenant comme nez, tarte aux pommes vertes, vanille, miel, ananas, grains de céréales huileux, poires et grosse tourbe verdâtre médicinale. La bouche manque de support huileux, à la différence du nez; sel de mer, tourbe camphrée et mentholée verdâtre, ananas et poires, pommes vertes, léger citronné, raisins verts, gingembre et poivre. Finale courte, vanillée, pour un whisky fumé, les fruits à chair, iode et camphre, épices et une touche terreuse. Un whisky surprenant de cette distillerie méconnue.

Patrick 89%
Un superbe whisky tourbé, délicieux et facile à boire. Ça semble un peu jeune, mais ça demeure rudement bon. Rudement bon au point que je m’en suis acheté une bouteille. Nez : Belle fumée de tourbe fraîche, avec des agrumes, de la vanille et une touche discrète de chêne. Bouche : De la fumée de tourbe fraîche et poivrée, avec des agrumes, du chêne et de la vanille subtilement sucrée. Finale : D’une longueur fumée, épicée et vanillée.

Martin 86%
Nez: Une tourbe subtile se dissimule ici derrière un bouquet de fruits tropicaux et de croustade aux pommes. Bois, vanille, sel et poivre complètent la famille. Bouche: Pommes et poires, chêne et vanille, encore les fruits tropicaux. Une belle vague de tourbe enrobe le tout et nous accompagne vers les prochaines étapes. Finale: Douce tourbe camphrée, bois sec, vanille et poivre blanc. La longueur laisse à désirer, mais l’intensité des saveurs aide à faire pardonner cette lacune, sans toutefois nous la faire oublier complètement. Équilibre: Une belle expérience, bien que difficile à obtenir ici. Une jolie surprise.

Speyburn 10 ans (2020)

40% alc./vol.
Embouteillage 2020

André 79%
Beaucoup plus agréable que mes souvenirs du dernier opus. Nez très sucré à la poudre des gommes Bazooka, oranges et pommes vertes, grains de céréales séchés couronnés de miel, zeste de citron, caramel doux. Belle fraicheur générale mais ensemble un peu anonyme. La bouche est diluée, assaisonnée de vanille et de caramel, pommes vertes, pommes poires, oranges, miel, citron et agrumes. Fond herbeux et verdâtre avec une touche d’épices. Finale de jus d’agrumes dilué avec une pincée de gingembre. Honnête pour le prix mais pas un whisky qui passera à l’histoire.

Patrick 84%
Pas un whisky qui soit dans ma palette de saveurs, mais il est définitivement mieux que dans mon souvenir étant plus savoureux et mieux balancé. Nez : Une tonne de sève, et une touche de menthol et un peu de bois. L’ensemble est très frais. Bouche : Du bois, un peu de menthe, beaucoup d’herbes et de la sève. Finale : D’une longueur moyenne, assez boisée avec une touche épicée.

Martin 82%
Nez: Miel, vanille, herbe et épinette. Quelques petits fruits et une touche de raisin blanc. Petit bois frais et sec. Bouche: Encore un vent de fraicheur, sur des notes de bois sec, de menthol et d’herbe vanillée. Céréales et petite pointe d’acétone. Beau petit poivre blanc vers la fin. Finale: Moyennement longue, un brin poivrée et agressive, avec des touches de miel, de vanille, de malt et de chêne. Équilibre: Ce ne sera pas mon whisky de l’année, mais il m’a surpris à plusieurs niveaux, surtout comparé à ses anciennes éditions.

Speyburn 10 ans (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.

André 79%
Nez à prédominance de cerises, puis d’oranges soutenu par un apport de sucre appréciable à peine atténué par un filet cendreux. Sucre à la crème. Assez simple en bouche où les notes fruitées se poursuivent sans trop de vigueur et d’expression et une finale qui s’estompe sur un effet de corde rêche, le gingembre et un toffee mal cuisiné. Il ne faut pas le laisser trop longtemps dans le verre pour on voir les arômes disparaitre incroyablement rapidement.

RV 77.5%
Surprenant qu’un whisky aussi ordinaire ait pu mérité un distillerie bottling. Ça sent le pas propre ça! La terre du jardin au début du printemps, avec du jus de compost. Plus tard vient le caramel, sur fond d’oignons. Le goût est malheureusement dans la même veine, avec de la vieille tourbe défraichie. Par contre en finale, c’est mieux balancé, alors qu’on retrouve des saveurs végétales et terreuses, un peu générale mais pas si mauvaise. Ou plutôt pas trop mauvaise. Mais globalement, c’est vraiment trop ordinaire.

Patrick 79%
Menthol au nez. Je n’aime pas la menthe dans mon whisky. Au goût, la menthe laisse place aux agrumes puis au caramel en finale. Un malt assez simple, plutôt frais, à servir en apéritif. Pas de fautes, mais rien pour écrire à sa mère. A moins de collectionner les distilleries, j’aimerais qu’on m’écrive pour m’expliquer pourquoi quelqu’un irait acheter ce whisky sans grande personnalité.

Speyburn 15 ans

46% alc./vol.

Patrick 88%
Un très bon whisky, facile à boire en tout temps. Genre, un chum d’enfance fiable. Nez : Chocolat au lait, fruits mûrs et sucrés, vanille et caramel. Appétissant. Bouche : Riche et enveloppante, avec des notes de caramel, de fruits mûrs, de vanille, d’agrumes subtiles et de quelques épices pour agréablement compléter le tout. Finale : D’une longueur moyenne et marquée par quelques épices du bois.

Speyburn 18 ans

46% alc./vol.

André 84%
Nez gourmand de fruits séchés, cerises, nectarines et chocolat noir. Tapis d’épices bien dosées, bois caramélisé et miel. Le sherry est vraiment superbe au nez, texturé et soyeux, équilibre exquis. Coït interrompu en bouche, le nez étant tellement superbe que l’attente était grande. Bouche poivré, bois bien ressenti, notes de cuir mouillé, de chocolat au lait fourré de caramel, de petits fruits rouges sauvages, gâteau aux fruits. Malheureusement la texture en bouche est flat et sans passion, la texture diluée. Finale de raisins secs et de prunes, de cerises noires, de bois de chêne épicé parfumé de poivre moulu.

Patrick 86%
Un très bon whisky, le genre que tu dis « wow » lorsque tu tombes dessus par hasard, sans t’y attendre. Nez : De subtils fruits mûrs, des oranges et des agrumes… Un mélange d’arômes plutôt agréable. Bouche : Des fruits mûrs chaleureux, des agrumes et un petite touche de chêne. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les fruits mûrs et les épices du bois.

Speyburn 25 ans

46% alc./vol.
Vieilli dans des barriques de Fino Sherry de chêne blanc américains ainsi que des barriques de bourbon.

André 83.5%
L’attaque feutrée du nez est trompeuse pour un whisky si baveux en bouche. Approche de miel et de vanille crémeuse, zeste de citron frais et jus de la salade de fruits. La bouche est plus puissante, la force du chêne ayant mis à sa main pendant quelques décennies le doux whisky, la sensation d’épices des caraïbes est manifeste et les saveurs de sucre, de miel et les fruits tropicaux divers n’arrivent pas à rivaliser avec les saveurs plus fortes tirées du fût. Les céréales au miel sont aussi très bold partout en bouche. Sous l’effet du 25 ans en fût, les sensations de l’alcool se concentrent en fond de bouche et laissent les épices s’incruster sur le milieu de langue avec une sensation astringente. Je trouve l’apport du fût de Fino Sherry bien faible dans cet amalgame de saveurs très axées sur le bourbon cask. La finale est persistante, l’alcool parait plus haut qu’Il ne l’est en réalité, les épices ont marquées le whisky sur presque toutes les étapes de la dégustation. Une belle pièce de dégustation à ajouter au répertoire mais pas certain qu’Il vaut le 550$ demandé…

Patrick 82%
Un bon dram, mais un mauvais investissement. Je ne comprends pas pourquoi il a fallut attendre 25 ans pour arriver à un tel résultat. Dans le même style, j’ai déjà goûté de meilleurs 10 ans d’âge dix fois moins chers! Nez : Orge, citron et quelques notes feuillues. Le tout est complété par une touche de chêne mielleux. Bouche : Nettement plus plaisant que le nez le laissait présager. Toujours l’orge et les agrumes, mais le côté feuillu est plus intéressant et le chêne plus puissant. L’ensemble me fait presque penser à un genièvre traditionnel des Pays-Bas. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne.