Powers Three Swallow

43.2% alc./vol.
Single Pot Still

Patrick 87%
Un très bon whiskey irlandais, avec une belle intensité et une touche d’originalité. J’ai dégusté ce délicieux « pot still » quelques jours avant la St-Patrick et ma première réflexion fut de me dire que j’en prendrais bien une bouteille pour célébrer! Nez : Des agrumes et des oranges sanguines d’une rare intensité, avec du chêne sec, des pommes fraîches, quelques gouttes de caramel et une goutte de miel. Bouche : Ici, le chêne est plus présent, mais les agrumes ne sont pas bien loin, ainsi que la pomme verte. Le tout est complété par des notes d’herbes et de cèdre. Finale : D’une longueur moyenne, avec du miel, des herbes, du chêne et des bananes vertes.

Premium Bottlers BLAT-1012

46% alc./vol.
Un vatted de 1% single malt canadien (donc Glenora en Nouvelle Écosse) et de 99% de scotch single malt de la distillerie Blair Athol fait par « Premium Bottlers », le seul embouteilleur indépendant au Canada, aujourd’hui mieux connu sous le nom de Still Waters Distillery.

André 83%
Oranges et agrumes, une larme de sherry. Passage effrayé de citron très crémeux. La bouche est soyeuse comme un écrin à bijoux, à la fois capiteuse et exotique, se poursuivant sur le duo orange-agrume auquel s’est greffé un brin d’épices (lequel – ?) La finale est par contre rectiligne et monotone et livre peu de surprises. La rétro-olfaction apporte des pointes de noix de cachou un brin salés et d’orange encore une fois. Un single malt correct mais aussi dépourvu de singularité propre.

RV 86%
Envers de pelure d’orange et avoine avec fond d’épices. Pas beaucoup de volume, foin sale et peu d’arrière-goût. Finale très équilibrée avec un beau retour sur le grain. Très suave, parfait à la fin d’une belle journée de printemps quand on recommence a sentir le froid et qu’on veut se coller. Un « il est bon » où l’expérience est plus que la description de ses goûts.

Patrick 88%
Nez de chêne épicé et très légèrement touché par les agrumes. Soupçon de vanille. Au goût, céréales et noix. Riche au goût avec une surprenante finale fumée et salée. Bref, un peu de tout pour plaire à tous avec équilibre.

Premium Bottlers BRIN-1010

46% alc./vol.
Un vatted de 1% single malt canadien (donc Glenora en Nouvelle Écosse) et de 99% de scotch single malt de la distillerie Benrinnes fait par « Premium Bottlers », le seul embouteilleur indépendant au Canada, aujourd’hui mieux connu sous le nom de Still Waters Distillery. Bouteille 38 de 388.

André 71%
Muscat de chêne, un timide épicé et vanillé au nez. Mis à part quelques odeurs désagréables indéfinies du style « Balblair », c’est la confusion totale. Très chaotique en bouche et surtout avec aucune structure. Finale souhaitée plus rapide afin de mettre fin au martyre. À être utilisé dans les blended…en très petite quantité afin de ne pas gâcher le produit final. Vive le recyclage!

RV 81%
Bleuets et mûres, le Balblair 75 sans le cendreux mais avec du malt. L’arrivée est plutôt malteuse, la finale plutôt fruitée, sans fautes mais un peu trop éventée. Une belle curiosité comme whisky sur une terrasse pas loin de Maguire, supérieur aux deux autres Benrinnes déjà goutés, mais on est loin du Linkwood du même blender.

Patrick 89%
Extraordinairement fruité, avec des bleuets en confiture accompagnés de légères mûres. Au goût, le malt nous rappelle agréablement qu’il ne s’agit pas d’une confiture et la finale, évoluant vers un goût d’agrumes épicés très agréable. Exactement ce que j’attends d’un whisky : des découvertes à chaque instants de la dégustation. Superbe.

Premium Bottlers LINK-1013

46% alc./vol.
Un mariage de 99% Single Malt Scotch de la distillerie Linkwood et de 1% Glenora Single Malt Canadien.

André 85%
Agréablement doux et « rural ». Effectivement frais et agréablement doux. Fruits et caramel le tout avec un présence en bouche légère et sucrée. Pas désagréable du tout. En fait, rien d’extraordinaire, mis à part la vitesse à laquelle vous pourrez vider la bouteille tellement ça passes bien comme boisson.

RV 86%
Au nez, paille jaune, feuilles sèches une journée chaude d’automne, et pointe de malt. En bouche, malt et foin sec avec une pointe de sucré (fleur de trèfle lointain) mais finale assez courte. Il y a par contre un retro taste bien équilibré entre grain et foin séché, encore avec légère pointe de sucre, qui est intéressant. De par son prix (environ 60$) un très bel essai, ce whisky aurait une note plus que menaçante n’eusse été la rapidité de sa finale, mais par son prix d’environ 60$ il n’en demeure pas moins que c’est un bel essai .

Patrick 85%
Feuillu. Beurré. Caramel et beurre au goût. Un peu d’épices.

Premium Bottlers Littlemill 16 ans

57.3% alc./vol.
Fût #1021, embouteillé en 2008, 280 bouteilles.

André 83%
Nez qui tend vers le virgin oak, le chêne est bien assis au nez et en bouche. Odeurs d’herbe et de feuilles vertes mouillées. Miel et vanille, pomme verte. Me rappelle au nez le Deanston Virgin oak mais avec plus d’éléments végétaux, de feuilles vertes et d’herbe. En bouche, l’arrivée est soutenue, poignée de foin et d’herbe, fortes saveurs similaires au virgin oak, puis poussée de miel vanillé par la suite noyé d’épices et d’alcool. Sensation un peu sèche en bouche, saveurs de chêne et de sève de bois. Finale longue et astringente, éléments verts et bois de chêne mouillé. Ne plaira pas à tous, mais la teneur historique de cet embouteillage aidera à garder la tête froide sur l’expérience. À 230$ la bouteille, embouteillé version single cask et provenant d’une distillerie fermée… pour collectionneur averti et dégustateur aventurier.

Patrick 86%
Délicieuse odeur de chêne adoucie par un léger côté floral. Au goût, les fleurs prennent un côté herbeux, vanillé et sucré. Le chêne demeure quand même agréablement puissant. Frais, bien équilibré, définitivement un très bon choix de fut. Le prix est toutefois définitivement justifiable, tout excellent soit-il.

Martin 84%
Nez: Ananas rôti, fines herbes, miel et zeste de citron. Bouche: Robuste et végétale, sur les fruits tropicaux, la crème anglaise, le bois finement toasté et une touche de foin sec. Finale: Longue et élégante, mêlant cinq poivres, fleurs séchées et agrumes confits. Équilibre: Un dram expressif, à la fois délicat et agressf, témoin d’un style disparu. Pour dégustateur averti.

RV 83%
Végétal, salé et légèrement trefflé (qui prend de plus en plus de place à force de respirer), avec une étrange pointe de cigare, moins subtile que le Dalmore Cigar sans être grossière comme les premières éditions de Wasmund. L’arrivée est plutôt épicée, probablement en partie grâce au taux d’alcool, assez suave dans un malt qui exprime un peu de tannins de bois, toutefois c’était comme si les barils de ce dernier n’avaient pas été brûlés et qu’ils étaient faits de bois très vert, pas même séché. En finale il semble plus équilibré, avec des touches d’épices plus douces (cannelle) et de blé, avec une belle longueur; c’est tout de même un 16 ans. Étant donné les commentaires généralement mauvais que s’attire les Littlemill, c’est beaucoup mieux que je craignais, le genre qui ferait une belle petite bouteille sympathique à amener chez des amis qui préfère le houblon, mais à 229$, vraiment trop cher. À déguster, sans acheter.

Premium Bottlers STRT 101

46% alc./vol.
Un vatted de 1% single malt canadien (donc Glenora en Nouvelle Écosse) et de 99% de scotch single malt de la distillerie Strathisla fait par « Premium Bottlers », le seul embouteilleur indépendant au Canada, aujourd’hui mieux connu sous le nom de Still Waters Distillery.

André 84%
Vieille souche d’arbre mouillée, épices. L’arrivée en bouche est claire et dépouillée; un peu de cuir et de tabac à pipe. La finale est très particulière à saveur de feuilles de tomate vertes et le feeling en bouche est comme si on lècherait une feuille de rhubarbe et le tout se termine sur un rappel de raisins mauves.

Patrick 83%
Nez sans grande personnalité, si ce n’est un soupçon de menthe que j’ai trouvé après que l’on me l’aie indiqué. Assez agréable au goût, menthe, orge et vanille pour adoucir la touche de personnalité qui semblait vouloir s’exprimer. La finale est moyenne mais laisse une douce chaleur satisfaisante en bouche.

Martin 85.5%
Aussi pâle qu’un sauvignon blanc. Nez: Belle petite céréale du Speyside à l’avant-plan, entourée de vanille, d’herbe, de foin et de fleurs. Rien à chier par terre, mais tout de même vachement bien pour son prix. Le degré d’alcool supporte admirablement bien le tout. Bouche: Texture assez intéressante. On y dénote un petit côté poivré, vanillé avec des pastilles et des grains d’orge bien gras, sans oublier la plus douce des pointes de cuir fumé. Finale: Une finale qui aurait gagné à être plus longue, bien qu’on aime le premier punch de menthe et de poivre pour finir en douceur sur une vague de vanille. Équilibre: Pas la fin du monde, mais belle réussite de Still Waters pour se faire un fond de roulement. Essentiellement un Strathisla 10 ans pour 50$, on serait fous de s’en passer! Je mets au défi quiconque de me trouver du Glen Breton à l’aveugle là-dedans!

RV 83%
Rien qui ne sorte de l’ordinaire mais bien agréable pour un whisky à 50$. Strathisla au nez mais un peu plus adoucit qu’à l’habitude. On dirait que la menthe a pris un petit côté de vanille, un changement qui promet pour la bouche. L’arrivée est plutôt sirupeuse mais le poivre s’exclame assez fort. La finale est trop courte mais agréable, et il faut attendre presque 30 secondes avant d’avoir un retour sur la vanille bien équilibré.

Premium Wall Street Blended Spirit De Luxe

39% alc./vol.
Mélange de scotch et de spiritueux vietnamien

Patrick 39%
Souvenir de voyage d’un chum à mettre dans la même catégorie du t-shirt « my friend went to Vietnam and all got was this lousy t-shirt ». Hahaha, non, sans joke, j’ai quand même eu du plaisir, mais pas à cause que c’était bon, shit non. Merci Benny! Et oui, je lui ai donné la même note que son taux d’alcool, car il fallait bien que j’arrête d’enlever des points à un moment donné. Nez : Parfum de vodka cheap dans laquelle on aurait versé quelques gouttes de scotch, avec une trace subtile de dissolvant de vernis à ongle. Bouche : Ça commence avec le dissolvant à vernis puis, oui oui oui, on détecte une trace de scotch anonyme du Speyside, et ça se termine sur la vodka cheap. Finale : Pénible, marquée par la vodka cheap.

Proof 2-Grain Whisky

42% alc./vol.
Blé et seigle.

André 72%
Insipide mélange de fruits fortement axé sur les cerises et de grains de seigle. La bouche n’est guère mieux du style punch aux fruits de la marque maison, très sucré et fruité. N’attends que d’être mélangé à autre chose pour servir de base de cocktails.

RV 62%
Malgré un départ qui laisse présager une meilleure expérience, une bouche qui à grand coups de langue trop sirupeux embrasse mal. Grosse cerises pas très intelligentes avec un arrière-nez de pain de seigle saupoudré à la cassonade. Le seigle est encore plus volubile d’épices sur la langue mais le sirop à la cerise aussi présent est vraiment trop goûteux.

Patrick 80%
Au nez, je croirais avoir affaire a un sirop à la cerise pour enfants. En bouche, le blé et le seigle nous signifient leur présence par leur sucre et leurs épices, mais le tout est rapidement balayé par le sirop à la cerise. Ce whisky a du être vieilli dans un fut ayant déjà contenu du bonbon. En finale, le sucre et la cerise demeurent. Un whisky bonbon, pour initier quelqu’un qui a la dent sucrée ou pour un cocktail…

Proper Twelve Irish Whiskey

40% alc./vol.
Le combattant et boxeur MMA Conor McGregor est entré dans le ring de la fabrication de whisky avec Proper No. Twelve, un whisky irlandais mélangé produit avec l’aide de l’ancien directeur de la distillerie Bushmills, David Elder. Mettant en vedette des whiskies de malt et de grain vieillis en fûts de bourbon, l’équipe a créé près de 100 mélanges avant de choisir celui de la bouteille. Proper No. Twelve tire son nom de Dublin 12, le quartier où McGregor a grandi.

André 81%
Étonnant de douceur comme nez. Mélange de fruits tropicaux à chair et de céréales séchées nappées de crème à la vanille. Fruits tropicaux, vanille, miel, oranges, poires, pommes vertes. Dommage que la bouche soit si ordinaire, la texture liquide et n’aide en rien au support des saveurs. Pommes vertes et poires, vanille, agrumes, oranges et une touche d’épices, beaucoup de céréales aussi. Finale sur les céréales pointues et les fruits tropicaux. Un Irish whisky typique et qui ne s’éloigne pas des sentiers battus.

Patrick 79%
Je n’ai pas trouvé de défaut à ce whisky si ce n’est que sa dégustation de m’a apporté aucun plaisir. Nez : Parfum très doux, typique d’un blend irlandais bon marché. J’y retrouve des fruits tropicaux, de la vanille, du miel et des pommes. Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par le chêne légèrement épicé, puis c’est le retour des fruits tropicaux, des pommes vertes et du miel. Finale : D’une longueur moyenne, avec des pommes et du chêne sec.

Martin 79%
Nez: Très doux d’entrée de jeu, avec pomme mûre, miel et vanille. Un peu de caramel apparaît ensuite, accompagné de céréales et d’une légère note de fruits rouges. Rien ne prend vraiment le dégustateur au dépourvu. Bouche: Le caramel et la pomme reviennent immédiatement. La texture est mince tout en étant légèrement crémeuse, laissant passer vanille, céréales sucrées et un peu de chêne toasté avant une discrète pointe d’épices. Finale: Courte et plutôt sucrée, elle s’attarde sur le toffee et la vanille, avec une sécheresse boisée en toute fin. Équilibre: Facile à boire et sans véritable défaut, mais également peu expressif. Le taux d’alcool et le profil très doux limitent la profondeur. Efficace comme dram d’entrée de gamme, beaucoup moins mémorable dégusté seul.

Kim 70%
Nez : Jujubes swedish berries, savon à lessive, jus de pamplemousse. Bouche : Encore beaucoup sur le savon, une astringence moyenne qui fait un détour vers un côté rhum avant de se terminer abruptement sur une finale un peu désagréable. Est-ce un whisky spécial édition Tidepods?

Provenance Allt-A-Bhainne 11 ans

46% alc./vol.
Distillé en 1996, embouteillé en 2008, fût #4186.

Patrick 89%
Une superbe surprise!  Je voyais cette dégustation plutôt comme une corvée(!), mais j’en ai tiré énormément de plaisir et de satisfaction.  Au point que j’en viens à me demander pourquoi cette distillerie est si peu connue.  Nez : Pommes au caramel, chêne, vanille et quelques épices.  Malgré un ensemble relativement léger, celui-ci semble être assez complexe.  Bouche : Arrivée très sucrée, mielleuse en fait.  Des agrumes, de l’orge et quelques petits fruits se partagent aussi la vedette.  Finale : Longue, sucrée et savoureuse.