Old Malt Cask Tamdhu 20 ans 20th Anniversary Edition

50% alc./vol.
Distilled March 1998, Bottled August 2018, 231 bottles.

André 84%
Pommes vertes, tarte lime et citron, agrumes, vanille, miel. Assez straightforward comme approche. La bouche est douce et on ressent bien la vieillesse du whisky au travers sa texture souple et agréable. Niveau saveur, on redécouvre la même palette de saveurs humées, tarte au citron et meringue, poires. Légère astringence en finale, difficile à décrire mais qui déséquilibre un peu l’ensemble.

Patrick 87%
Un très bon whisky, consistant avec les anciens embouteillages de cette distillerie (avant 2013), avant qu’ils ne misent sur le xérès. Bref, pas un feu d’artifice, mais tout de même très plaisant. Nez : Parfum de sucre d’orge avec quelques fruits exotiques. Bouche : Une bonne dose de bois et d’épices. Le tout est complété par quelques notes herbeuses. Finale : D’une belle longueur, en continuité avec les saveurs précédemment mentionnées.

Martin 84%
Nez: Agrumes et Jell-O à la lime, pommes croquantes, raisins blancs et touche de miel. Fruits tropicaux et vanille. Bouche: Miel et bois, vanille et sucre d’orge. On reste dans des notes fruitées et sucrées, mais on observe un contraste intéressant avec le nez. Poivre et cannelle. Finale: La vaque de cannelle et de bois nous dépose sur un souvenir lointain de xérès. Équilibre: Super bon malt. On salue la série Old Malt Cask qui garde tous ses embouteillages à 50% d’alcool. Pas tout à fait cask strength, mais parfois un petit coup de pouce ça ne fait pas de tort.

Old Malt Cask Teaninich 19 ans 20th Anniversary Edition

50% alc./vol.
Distilled July 1999, Bottled August 2018, 284 bottles

André 88%
Poignée de fruits sauvages assortis une coulée de caramel chaud, céréales maltées, sucre à glacer, gâteau éponge, fond d’herbe mouillée. Bouche : Superbe texture, légère effervescence, gingembre, tarte lime et citron, sirop de poires. L’accent verdâtre est encore perceptible en bouche, cela rappelle presque l’eucalyptus. L’ensemble est tout de même relativement sucré et très agréable. La finale est bizarre. Sensation cendreuse balayée par les bonnes épices. Je ne peux m’expliquer le fait que j’aime beaucoup ce whisky car l’agencement de saveur est singulier et pas nécessairement dans ma palette de goût personnel. Mais il y a définitivement une justesse dans l’équilibre général des éléments qui mérite une note en conséquence.

Patrick 89%
Un mélange de saveurs originales et complexes, et surtout merveilleusement équilibré. Nez : Touche de caramel et de vanille, accompagnée de notes herbeuses et de petits fruits des champs très subtils. Bouche : Oh! Intriguant et original! Un mélange subtil de sucre, de fruits et d’herbes avec une touche de bois et de cuir. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par un mélange complexe et savoureux de saveurs.

Martin 90.5%
Nez: Herbe coupée, agrumes confits, fruits des champs et poivre blanc. Miel floral et sucre en poudre pour compléter. Bouche: Texturée et nette, sur l’orge maltée, le gingembre, les pommes jaunes, le bois sec, le vieux cuir et une touche florale. Au loin une pointe de Key lime pie. Finale: Longue et sèche, avec des notes herbacées, d’amande et de zeste de citron. Équilibre: Wow, raffiné, lumineux et expressif, un dram de caractère bien structuré.

Old Malt Cask Tobermory 15 ans

50% alc./vol.
Distillé en 1996 et embouteillé en 2011.

André 76%
Odeurs verdâtres et herbeuses sur fond de tourbe pas clean. En s’ouvrant, le nez devient un peu plus agréable…un peu. En bouche, l’alcool semble entrouvrir la langue afin de faire pénétrer encore plus l’herbe dans les papilles et je déteste ça encore plus. La texture est par contre agréable et soyeuse. La finale tombe à plat rapidement, pour notre plus grand plaisir d’ailleurs. Seule l’herbe grasse et un brin de citron persistent inlassablement. Fail…

RV 88.5%
N’est pas insulaire que ce qui vient d’Islay. Après avoir bien respiré, tourbe d’un étincelant vert aux allures du Isle of Jura en version légèrement imprégnée du Speyside. Alors que même au nez on sentait le huileux, en bouche c’est cette limpidité lourde qui se mêle à la tourbe très puissante mais aussi tout à fait particulière. Le tout se repose en finale, beaucoup plus doucement même si le graphite et le plomb sont présents au travers des épices agressives avant que la gorge se repose dans un champs de tourbe. Une très belle curiosité mais pour un verre de tous les jours? La seconde gorgée me confirme que oui.

Patrick 83%
Drôle de nez présentant un mélange de gruau sucré, d’étable et de tas de gazon coupé qui a commencé à se décomposer. En bouche, la situation s’améliore légèrement et offre du phénol, de l’orge et quelques épices typique de l’orge et du chêne. La finale, d’une longueur moyenne, est relativement sèche. Pas mauvais, mais pas non plus un dram que je prendrais simplement pour le plaisir de la chose.

Old Malt Cask Tormore 27 ans

50% alc./vol.
Novembre 1988 – Avril 2016; 268 bouteilles

Patrick 91%
Oh wow. C’est une belle surprise ça, surtout venant d’une distillerie qui n’avait jamais réussi à m’impressionner avant aujourd’hui. Un excellent whisky, riche, intense et complexe! J’adore! Une autre démonstration qu’en général, les Old Malt Cask sont des valeurs sures! Nez : Ooooooh que ça sent bon! Du beau xérès, du chocolat au lait, de la vanille et même du caramel. Je pourrais passer une heure à sentir cet arôme. Bouche : De beaux fruits mûrs, du chêne brûlé, du caramel… En fait, du gâteau aux fruits. Finale : D’une superbe longueur et extrêmement savoureuse et chaleureuse.

Old Master’s Dalmore 12 ans

59.8% alc./vol.
Distilled 1997, Bottled 2009 from Bourbon Cask #5604.

André 83%
Un Dalmore sans son drapé de sherry c’est un peu comme Marie-Pier Morin qui se met à poil dans l’épisode de son émission sur la nudité. Back to basics. Au départ, faut se faire à l’idée que c’est du Dalmore, car le cerveau inévitablement envoies des signaux au certu genre ‘’sherry, fruits secs, etc’’. Une fois le nez plongé dans le verre, on est un peu déboussolé et on a affaire à une toute autre bête; herbe verte mouillée après la pluie, poires, pommes vertes, oranges, ananas et un soupçon de zeste de citron. Hyper frais et invitant à boire. Premières impressions en bouche, la texture huileuse et fluide, le taux d’alcool discret, les notes fruitées de type fruits tropicaux. La bouche confirme les images du nez; oranges, poires, pommes, citron. Les notes d’herbe vertes ont disparu et je trouve maintenant qu’on est plus sur l’herbe séchée et des notes qui rappellent le virgin oak. La finale est bien épicée et poivrée, notes de coconut et de vanille.

Patrick 86%
Un beau gros whisky intense et chaleureux. Sans avoir la complexité d’un Dalmore embouteillé par la distillerie, ça demeure très bon et surtout intéressant de goûter une version cask strength de ce whisky. Nez : Parfum intense sur le xérès, avec du délicieux caramel écossais, de la vanille et un peu de chocolat. Bouche : Du xérès, du bois brûlé, du chocolat, du caramel, de la vanille et de belles épices. Finale : D’une belle longueur, épicée, fruitée et boisée.

Old Overholt 4 ans Straight Rye Whiskey

40% alc./vol.
Rye whiskey produit à Jim Beam Distillery, Clermont, Kentucky

André 82%
Gingembre, cannelle et clou de girofle au nez, fruits rouges et odeurs typiques du rye. Belle douceur apportée par le taux d’alcool à 40% et probablement une bonne part de maïs. Le nez demande un peu de temps pour s’ouvrir et celui-ci est plutôt neutre en approche. La bouche est un peu diffuse (je suis un peu déçu) mais les saveurs sont au rendez-vous ; ça goûte les petits bonbons rouges en forme de cœur, poivré savamment, épices diverses, pommes rouges, un brin de vanille et brûlé. La texture est vraiment pauvre et laisse pratiquement aucune longueur en bouche. C’est dommage car les belles saveurs auraient mérité un canevas de meilleure qualité. C’est comme si on avait peint un tableau de Salvador Dali sur une boite en carton. En respirant, le whisky offre par contre de superbes saveurs de chocolat poivré. Finale courte et astringente, un peu sèche, poivrée et épicée. Pour 13$us, ça meuble bien une soirée.

Patrick 78%
Décevant, un whiskey beaucoup trop dilué qui semblait toutefois bien prometteur au nez. A boire uniquement s’il n’y a pas d’autre choix. Nez : Panier de fruits (avec vraiment plein de fruits différents), épices et vanille. Bouche : Autant le nez me semblait riche, qu’en bouche on retrouve en fait un whiskey malheureusement beaucoup trop dilué. Dommage. Bref, eau, épices, eau, chêne, eau, un peu de fruits et eau. Finale : Courte, eau, épices et eau.

Martin 82.5%
Nez: Beau vent reconnaissable de rye whisky. Vanille, fruits rouges, avec une touche d’aneth ou de fenouil. Bouche: Texture lourde et aqueuse à la fois. Légères épices du seigle, sucre et cannelle. Vanille et réglisse noire. Finale: Rye et réglisse, épices et vanille. Pas extraordinaire, un peu maladroit sans être trop déplaisant. Équilibre: Rudimentaire, mais si j’habitais aux States, pour le prix, je tomberais en bas de ma chaise.

Old Parr Superior 18 ans

43% alc./vol.

André 82%
Un whisky au nez « girl next door » mais à la texture incroyable. Mélange d’oranges et d’herbe verte coupée rejeté par la tondeuse, menthe chlorophylle, fruits frais. La bouche est chocolatée, beaucoup d’oranges confites, saveur de cuir et de fumée de tabac à pipe, avec une finale poivrée et épicée, de belle longueur. Sans être le top blend, l’ensemble est bien présenté, la texture superbe. Rien pour me convertir au blends, encore une fois le style est embrouillé et indéfini.

Patrick 83%
Un bon dram offrant une belle complexité et une belle balance.  Mais définitivement sans aucun facteur « wow! ».  Nez : Sucre à la crème dans lequel on aurait ajouté des herbes, des copeaux de chêne et un trait de vanille.  Bouche : A l’arrivée, semblable au nez, mais avec une prédominance marquée des herbes.  Le tout évolue ensuite pour laisser la place à un chêne épicé.  Finale : Assez courte, marquée par le chêne épicé, avec un soupçon de menthe et une goutte de caramel.

RV 87%
En effet, supérieur à la moyenne des blends. À la fois distingué et distinctif, un peu de peinture fraiche se mélange à de la vanille. En bouche, sucre à la crème et une vanille un peu plus fraîche, avec de la cassonade. Seul mauvais point, c’est qu’il n’y a aucune finale notable, mais se conclut rudement bien avec un aftertaste de menthe élégant.

Old Particular Aberlour 21 ans

51.5% alc./vol.
Distillé en septembre 1992, embouteillé en août 2014 depuis le fût DL10436, 331 bouteilles.

André 89.5%
Super frais au nez et très différent des Aberlour habituels tant à l’œil qu’au nez. La couleur se rapproche beaucoup plus du bourbon cask que du sherry cask. Au nez, le whisky est savoureusement épicé, offrant gingembre et cannelle, les poires poêlées, le toffee caramélisé mélangé de notes de vanille et de miel. En bouche, le whisky est plus vert, à la limite herbeux, la pomme verte et les agrumes, les poires, le chocolat et les épices qui se dissolvent lentement, les fruits secs et la pâte de fruits. Finale moyenne-longue, mélangée de fruits secs et d’agrumes, de toffee et de chocolat, d’épices. Un bel équilibre entre certaines saveurs opposées, maitrise du taux d’alcool, agréable texture en bouche et éventail de saveurs un peu hors-norme pour un Aberlour.

Patrick 79%
Presque bon… Presque! Tant pis… Nez : Beaux fruits rouges frais et sucrés, ainsi que des notes de céréales passées date. Bouche : Délicieuse et chaleureuse arrivée en bouche, présentant des poires, du miel mais aussi malheureusement la sensation de céréales passées date. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur un mélange de bois, de poivre et de céréales passées date.

Martin 86.5%
Une autre teinte chardonnay. Nez: Sucré et fruité, fleurs et vanille, explosion de couleurs, retour des fruits. Intrigant. Bouche: Arrivée en bouche mielleuse. Un peu de cannelle et de bois, belles épices, le cask strength n’est pas trop imposant. Raisins et vanille avec une touche de cacao. Finale: Longue et épicée sur de belles notes de poivre, de chocolat et de cannelle. Équilibre: Excellent, mais comme bien des cask strengths agés d’embouteilleurs indépendants, là où le bat blesse, c’est le prix demandé.

Old Particular Allt-A-Bhainne 21 ans

51.5% alc./vol.
Distillé en septembre 1992 et embouteillé en septembre 2013, single cask #DL10035, 332 bouteilles.

André 83%
Nez vanillé, orge maltée, citrussy, sucre à glacer, quelques épices. Frais et estival. La bouche est beaucoup plus épicée et poivrée, sans délaisser les saveurs sucrées du nez, la vanille et le sucre encore. Avec le temps, quelques fruits rouges et de la cannelle. C’est un whisky qui demeure personnellement difficile à évaluer, je suis d’avis que la trame des saveurs est déséquilibrée et le fil et l’agencement des saveurs difficile à suivre. Oranges et agrumes maintenant après 15 minutes dans le verre. Manque d’harmonie peut-être… La finale est bien épicée, pointue et poivrée. Un malt d’ambivalence et de contrastes prononcés.

Patrick 91%
Nez : Extrêmement sucré (sucre blanc) et fruité, avec une pointe d’orge. Bouche : Enveloppe très bien la bouche, comme un sirop. Très fruité, avec des notes épicées et poivrées. Finale : D’une longueur moyenne et toujours très sucrée. Balance : Agréable et facile à boire, mais tout de même d’une complexité exemplaire.

Old Particular Ardbeg 21 ans

48.6% alc./vol.
Distillé en octobre 1992, embouteillé en octobre 2013, 232 bouteilles, fût #10065.

André 94%
Typiquement tourbé, huileux et crasseux, ça sent les copeaux de charcoal qui brûlent dans un feu de plage mal éteint. Huileux et crasseux mais avec de la classe… La tourbe est puissante malgré son âge, la fumée de feu de tourbe, le poisson séché, le sel de mer porté par des embruns maritimes. En bouche, la tourbe est encore plus forte qu’au nez, ne niant pas ses origines, la texture hallucinante, huileuse avant le déferlement de chocolat noir et de mouture de café expresso saupoudré de poivre noir. Finale looooongue et tourbée, très fumée, texture encore huileuse, huile de poisson peut-être, agrumes citronnés, l’alcool est exact et approprié. Je suis conquis!

Patrick 94.5%
Un dram exceptionnel provenant d’une époque révolue. Intense, complexe, émouvant. Nez : La tourbe poisseuse des anciens Ardbeg avec de puissantes notes d’huile à moteur. Bouche : Texture très huileuse, tourbe crasseuse, suie, copeaux de bois, poivre, épices. Finale : Longue et crasseuse, comme on l’aime. Rock and roll!!