Mount Gay XO

43% alc./vol.
Barbades. Reserve Cask Rum

Patrick 90%
Un superbe mélange de sucre et d’épices, d’une complexité un d’une balance incomparable. Mount Gay semble bien mériter sa réputation d’excellence. Nez : Parfum suave de caramel, touche de vanille, panier de fruits des champs et fond végétal subtil. Bouche : Chêne brûlé, caramel, poivre et quelques épices. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse.

Muirhead Silver Seal 21 ans

40% alc./vol.
Claret Wood Finish, 5036 bouteilles

André 84%
Nez définitivement vineux, d’abondants fruits rouges, cerises, fruits séchés, raisins secs. Sans être vibrant, ce whisky inspire quelque chose de paisible et de soyeux, quoi que rectiligne au niveau des arômes présentées. En bouche, le whisky demeure relativement fermé et n’exprime pratiquement pas d’autres saveurs que celles attendues et introduites au nez. La texture est vraiment agréable et on constate rapidement le cask finish avec cette sensation inusuelle un peu polie et raffinée. Cette douceur générale permet l’éclosion de certaines saveurs d’épices et de poivre. Cela me rappelle aussi les jujubes Jelly Bear, ce côté jus de fruits artificiel. La finale est douce mais avec une p’tit kick épicé et poivré. La sensation vineuse est toujours là, les fruits aussi. Pour une bouteille de 21 ans, à environ 70$, je crois que le placement est bon et que le rendu qualité-prix est irréprochable.

Patrick 93%
Un superbe scotch qui porte bien son âge! Impossible de ne pas s’en servir un autre verre, prenez garde car en bonne compagnie, il sera facile de passer au travers de la bouteille en moins d’une soirée. Je peux témoigner qu’en accompagnement d’une fondue chinoise, la bouteille survivra pas au souper! Nez : intenses arômes de vin réchauffé, avec une bonne dose d’épices chaleureuses et une touche de vanille, le tout enveloppé dans un délicat écrin de bois. Bouche : Superbe texture en bouche. En terme de saveurs, on retrouve des raisins bien mûrs, des groseilles, des bleuets, de la vanille, du poivre subtil, du chocolat et des planches de chêne bien brûlées. Finale : Longue et chaleureuse, marquée par les épices et le chêne brûlé.

Martin 87%
Roux-brun alléchant avec de belles jambes grasses. Nez: Orge sucrée, fruits rouges, raisins et vin chaud de Noël. Un petit vent de chêne et de cuir se pointe mais reste chétif. Bouche: Exquise texture, caramel salé, cuir, raisins, vin rouge, bleuets, chêne et épices. Finale: Chaude, mais je m’attendais à un peu plus long. Bien marqué par le xérès, les fruits, le bois et les épices. Équilibre: Bel embouteillage, par contre son âge et l’influence du fût de vin sont difficiles à percevoir. Le reste se jouera en fonction du prix.

RV 83.5%
Au milieu de l’Atlantique entre le Canada et l’écosse et au milieu du champs entre orge et sègle. En bouche c’est un peu désorgainsé, indéterminé mais bien présent: un épais brouillard de brouhaha. Finale plus convaincante, remplie de miel et de feuilles de rhubarbe. À l’image du Compass Box Magic Cask, c’est bien, l’âge se fait bien sentir, mais c’est trop mélangé à mon goût. Et dans l’ensemble, au milieu entre grain et caramel.

Murray McDavid Arran 12 ans 1996 Château Margaux Finish

46% alc./vol.
Limited edition of 1500 bottles.

André 88%
Nez d’abricot, poire et de miel avec une touche de vin rouge en background. Hyper doux et relaxant au nez. La bouche est douce tout autant, abricots et poires dans leur jus, fruits séchés, légère sensation vineuse accompagnée d’une pincée de cannelle, confiture de framboises et de cerises. La palette de saveurs exprime bien l’utilisation distincte des deux types de fûts. Finale de longueur moyenne, mélangée d’éléments rougeâtres et de fruits à chair, le tout assorti de cannelle. Impressionnant comme étant issu de l’un des premiers distillats produits après son ouverture.

Patrick 84%
Un bon whisky savoureux et assez bien balancé. Nez : Un beau parfum fruité, avec des poires, des abricots, du miel et du chocolat au lait. Bouche : Très savoureuse, avec du vin rouge boisé aromatisé aux fruits tropicaux et à la cannelle. Finale : D’une longueur moyenne, chaleureuse et fruitée.

Murray McDavid Benchmark Caol Ila 8 ans Pauillac Wine Cask Finish

50% alc./vol.
Distilled 2014, Bottled 2022, 1399 bottles. Murray McDavid fût fondée en 1994 par Mark Reynier (actuel PDG de Waterford et Renegade), Simon Coughlin et Gordon Wright (Springbank Distillery), Murray McDavid s’est rapidement fait un nom grâce à sa maturation en fûts exquis. L’équipe est également connue pour avoir repris et « sauvé » la distillerie Bruichladdich. Ce Caol Ila, distillé en 2014 et fini en barriques de chêne français qui ont précédemment détenu du vin rouge français de Pomerol pendant deux ans et demi.

André 85%
Nez au départ bizarre avec une odeur de fromage vieilli qui se dissipe après uelques minutes. Tourbe crasseuse, mélange de citron et de fruits secs, oranges, prunes et sel de mer. Le cask finish est passablement ressenti en bouche, c’est à la fois funky et bien rendu comme agencement. Fruits sauvages séchés, mélange de citron et d’iode, fumée de tourbe crasseuse et cendreuse, une touche minérale accompagne les effets du wine cask. La texture est moelleuse et sucrée, très agréable. La finale est un peu courte pour un whisky si tourbé, les notes de fruits rouges demeurent pratiquement plus longtemps que celles de tourbe.

Patrick 85%
Un beau whisky savoureux, mais qui manque un peu de profondeur et dont la finale est trop courte. Nez : De la belle fumée de tourbe, avec des notes sucrées et fruitées. Bouche : Fumée de tourbe poivrée, un peu de petits fruits rouge et du chêne épicé. Finale : Plutôt courte, fumée et épicée.

Martin 85%
Nez: Tourbe herbeuse et lointaine, cendre, céréales et pointe huileuse et vineuse. Bouche: Miel, bois et fruits rouges. On tombe dans le poivre noir et la cannelle. Finale: Longue et chaude, bien dosée avec une texture agréable. Équilibre: Un dram fort étonnant et plaisant à déguster, fumée et degré d’alcool rehaussent l’expérience.

Kim 90%
Nez : tourbe, fumée froide, zeste de lime, j’aurais envie de faire un accord avec une key lime pie, une pointe d’asperge bien fraîche.
Bouche : la tourbe s’impose, mais aussi un beau fumé de bacon. Le fut de Pauillac, un vin de Bordeaux, amène un côté tannique, qui assèche la bouche, ainsi que des notes de torréfaction (chocolat noir, café moka). Vraiment agréable!

Murray McDavid Bladnoch 16 ans

46% alc./vol.
Distillé en 1992 et embouteillé en 2008, édition limitée à 2500 bouteilles. Maturation initiale en bourbon cask et affinage en fût de vin rouge Italien Amarone, réduit à 46% abv avec de l’eau de source d’islay. Embouteillé à la distillerie Bruichladich.

André 87%
Belle livraison de fruits tropicaux, de sucre des emballages des bonbons Cigarettes Popaye et de fruits sauvages, les pommes vertes et la papaye, notes de jus de citron aussi, d’oranges et de sherry. La bouche est plus costaude, bien poivrée et épicée, un peu sèche aussi. Melon au miel, poires, pommes, cerises et framboises, bon taux de sucre qui tient la route depuis le nez. L’amalgame de saveurs est très intéressant, entre les fruits tropicaux et ls fruits rouges, l’un ne monopolisant toute la place en bouche et juste assez bien soutenu pour servir de tremplin au poivre broyé et aux épices de la finale. Bel équilibre, saveurs challengeantes mais une texture un peu trop liquide.

Patrick 83%
Un bon whisky, mais sans plus. L’ensemble manque de balance et s’avère une déception pour un scotch de cet âge. Nez : Fruits tropicaux, pommes vertes, une touche d’agrumes et un zeste de xérès, le tout sur un fond subtilement boisé. Globalement, je ne peux pas dire que le parfum est réellement suave. Bouche : On y retrouve les mêmes saveurs que celles décrites au nez, mais avec une dose d’épices provenant du bois brûlé qui procurent une certaine balance à l’ensemble. Finale : D’une longueur moyenne, fruitée et légèrement boisée.

RV 75.5%
Whisky endormant, dont la seule qualité est la franchise de son nez. Assez vineux et herbeux, goûté à l’aveugle le nez me garde dans l’expectative d’une finition en baril que je n’aimerais pas. Je ne pourrais donc qu’être surpris de la suite. Celle-ci est malheureusement assez inoffensive et presqu’offensante, avec une belle texture mais un goût plus qu’ordinaire de grain d’orge légèrement vinaigré. Ce n’est qu’en début de finale qu’un bruyère à la HP (mais en moins bien fignolé) vient un peu corriger le tout, trop peu trop tard. L’aftertaste est heureusement assez court. L’amarone, après le superbe Arran d’il y a quelques années, n’est pas un choix de finition très approprié ou judicieux pour tous les whiskies.

Murray McDavid Dufftown 10 ans 1997

46% alc./vol.
Fûts de Bourbon Ridge Zinfandel, limité à 3000 bouteilles.

André 76%
Nez très fruité – framboises, raisins secs, accompagnés d’une larme d’épice. L’arrivée en bouche est très sucrée, rafraichissante et puis… plus rien ! Coït interrompu. Une timide rétro-olfaction d’agrumes and that’s it… Comment peut-on décider de commercialiser un embouteillage tel que celui-ci ? Est-ce parce que c’est le mieux qu’on avait à tirer d’une distillerie si ordinaire?

RV 76%
Vineux du Bowmore Claret mais avec un fond de tourbe qui essaie (mais ne réussit) à sauver la mise. L’alcool est plus animé au nez mais tombe de haut sur la finale. Plutôt agrume avec une bouche qui n’est pas mon genre; chaque chaudron a sa guenille, mais c’est loin d’être la mienne.

Patrick 72%
Est-ce du vin fini dans un fut de whisky? La touche épicée me rappel plutôt un Syrah. Au goût, ouch… Soufre, savon et métal en fusion. Vraiment décevant après un tel nez. Un mauvais fût qu’on aurait du débiter et passer au foyer. Jim devait être en vacances cette journée là!

Murray McDavid Glen Scotia 16 ans 1992

46% alc./vol.
Distilled 1992, Bottled 2008, Château Climens Cask Finish, Limited Edition of 2500 bottles.

André 82%
Nez onctueux rempli de fruits tropicaux et de petits fruits sauvages. Melon au miel, melon d’eau, cerises, oranges et raisins verts. Belle texture en bouche, la salade de fruits tropicaux en conserve, ensemble est bien sucré et attirant, puis verse dans les épices plus prononcées et le sherry tannique avec une pointe de souffre et de sel de mer. Après plus de 30 minutes dans le verre, ça sent le vin rouge, ça surprend un peu compte tenu que le Château Climens est un vin blanc licoreux. La ligne directrice de la finale de bouche est légèrement débalancée, les épices jumelées au sel de mer pis le vin tannique est difficile à suivre. Mauvais choix de cask finish?

Patrick 88%
Au nez, salade de fruits Del Monte (les petites cannes vertes) avec une touche épicée rappelant le bourbon. Au goût, un vrai party dans ma bouche! Un mélange de fruits, sucre, sel et épices vraiment bien équilibré.

Martin 82%
Nez: Miel et céréales, foin et fruits séchés. Melon, fruits des champs et raisins verts croquants. Bouche: Texture agréable, notes de raisins secs, d’orange et de caramel. Cuir, fumée et casonade. Un peu de sel marin et de xérès viennent cerner le tout. Finale: Longue, épicée et assez tannique. On garde certaines notes mais on tombe un peu dans le dallot de l’amertume. Dommage. Équilibre: Un bel exemple d’un vieux dram qui peut mal tourner si on dépasse le temps de vieillissement idéal ou si on choisit un fût de finition qui ne sied pas au malt qu’on a sous la main. C’est quand même pas horrible!

RV 82.5%
Framboises et agrumes trempées dans la fondue a l’érable; odorat très invitant et très sucré avec du sirop de pêche. En bouche, le grain sort beaucoup plus et fait produire de la salive, avec une faible attaque, à peine cendreuse. Malheureusement, le tout commençait trop bien, et plus on monte rapidement au début plus on semble tomber de haut si le reste n’atteint pas les mêmes sommets.

Murray McDavid Highland Park 14 ans 1995 Château Lafite

46% alc./vol.
Édition limitée à 1900 bouteilles.

André 82%
Un nez de wood finish livré dans une couleur plus que douteuse de vin rosé. Belles notes maritimes et fruitées. Avec une goutte d’eau, un léger fumé fait son apparition accompagné de chocolat généreusement sucré, de cassonade et de zeste d’oranges. En bouche, ces mêmes arômes s’accompagnent d’un cendreux du style « feu de lendemain de veille sur la plage ». La finale est moyenne, boisée et épicée. Un autre Murray McDavid qui n’aura pas su me charmer.

RV 83%
Un win-win situation: Highland Park se débarrasse d’un baril vraiment pas représentatif, Murray McDavid vend un whisky qui n’est pas mauvais. Orange et cassonade et aussi un petit côté de raisin rouge. L’arrivée est mi-aigre mi-sucrée, assez chaude, il évolue peu mais de manière correcte, et le raisin se transforme en pêche pas encore mûre. Finale couci-couça, tout comme l’ensemble du whisky.

Patrick 82%
Nez un peu tourbé et fumé avec une touche florale bizarre. Goût un peu bizarre aussi… Le mélange de tourbe, de fumée et de vin de dépanneur manque définitivement d’équilibre. La finale est malgré tout agréable. Je n’étais pas capable d’imaginer que de faire vieillir un Highland Park dans un château Lafitte pouvait donner un bon résultat, j’en ai maintenant la preuve.

Murray McDavid Highland Park 20 ans 1988

46% alc./vol.
Limited edition of 495 bottles

André 90%
Pas facile de discerner la touche HP derrière ce rideau de saveurs tirées du fût de bourbon. La petite touche de miel est bien là, la fine touche salée aussi rappelant ses origines, mais les notes d’oranges et de poires… à peine perceptible en arrière-plan, un filin de tourbe très discret. Les céréales sont aussi bien présentes mais baignant dans les agrumes et la vanille fouettée. Avec le temps, la fumée devient plus présente sans masquer les autres saveurs. Après quelques gorgées, beaucoup de poires et notes d’amandes un peu salées, céréales au miel. La texture est moelleuse avec un retour un peu plus punché sur l’alcool, à la limite une touche camphrée et fumée. Finale calme et longue, mielleuse et sur les poires fumées.

Patrick 95%
Extraordinaire, extrêmement complexe et tout aussi bien balancé. Un chef d’œuvre! Nez : Parfum floral de bruyère avec une touche de miel, d’orge, de chêne ainsi qu’une touche subtile de caramel. Bouche : Fumée de tourbe marquée par le bruyère, épices du chêne et pointe poivrée. Finale : D’une belle longueur et savoureuse.

Martin 90.5%
Jaune doré un peu pâle et désaturé. Nez: Miel, orge et bruyère, la sainte trinité d’HP. Cassonade et caramel viennent parsemer le tout d’épices et de chêne. Bouche: Miel et sucre d’orge précèdent une procession d’épices, de chêne et de fumée de bruyère. Son 46% d’alcool rehausse la couleur de chacun de ces éléments. Finale: Longue et épicée, elle est plus portée sur la tourbe singulière de la distillerie que sur autre chose. Équilibre: Un bon exemple d’expérimentation avec les degrés d’alcool. Dans son état actuel, cet embouteillage a de quoi rendre jaloux la plupart des distillery bottlings officiels.

Murray McDavid Laphroaig 10 ans 1999

46% alc./vol.
Finition en fûts de bourbon/Château Margaux. Édition limitée à 3400 bouteilles.

RV 91%
On dirait du Bowmore autant au nez qu’en bouche, mais avec une touche supplémentaire de fumée qui rend le tout plus agressif. Fruité en finale mais une grosse vague de fumée fruitée et de cendres en aftertaste. Manque un peu de longueur, mais chose sûre, ca score très fort.

Patrick 93%
Salin avec un peu de fumée et de tourbe, le tout marié par un riche fruité. Goût marqué par le fruit enrobé par une riche fumée! Ok, une autre facette de Laphroaig qui nous démontre la supériorité de cette distillerie. La seule question: Pourquoi ne s’Agit-il pas d’une édition officielle? Simplement exquis.