Ardbeg Wee Beastie 5 ans

47.4% alc./vol.
Maturation en Ex-Bourbon et Ex-Oloroso Sherry casks.

André 85%
Nez relativement puissant évoquant la viande fumée sur le feu de plage, la fumée de tourbe prononcée, caramel salé, vanille, tarte aux pommes sur feu de tourbe, les petits fruits sauvages, le poivre moulu, l’anis et le menthol. Arrière-plan de poires, de citron et de sac de tondeuse rempli d’herbe verte mouillée tout juste tondue. La bouche est soutenue, bien huileuse au départ, puis devenant plus effilée et bien poivrée et salée par la suite. Le mélange de fruits (poires, pommes rouges, fruits sauvages, ananas) est intéressant mais la texture s’essouffle très rapidement pour aussi devenir effilée et pas mal poivrée et axée sur le bois de chêne sec. J’ai aussi l’image de fruits tropicaux et de drink à saveur de citron ou de limoncello assaisonnée d’éléments verdâtres mentholés ou à l’eucalyptus, de cendre de feu de foyer refroidi et aspect légèrement minéral également. La finale, un peu courte, est sur les notes de bois de chêne carbonisé, tar, le poivre et les fruits rouges et quelques fruits tropicaux trempés dans le chocolat. Ce Ardbeg n’a pas la prestance et la profondeur incroyable du 10 ans mais demeure intéressant pour tout amateur de la cette distillerie. Reste à voir le prix en SAQ car cela demeure un pari risqué de présenter ce produit dans la même palette de prix que son frère ainé.

Patrick 90%
Un Ardbeg, un vrai. Je me serais attendu à quelque chose de plus intense, mais c’est tout de même excellent. En fait, il semble meilleur à chaque gorgée. Bref, le jour qu’il arrivera à la SAQ, si le prix est juste (je suis de nature optimiste), je vais en avoir une bouteille, c’est certain! Nez : Oui, la fumée de tourbe d’Ardbeg que j’aime tant y est! Et du poivre, un peu de sel, du goudron et une touche de chocolat. Bouche : La fumée de tourbe d’Ardbeg est présente, avec du goudron, un peu de chocolat, une touche de pin et du poivre. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée, avec du goudron et une touche de pin.

Martin 88%
Nez: Tourbe puissante et sucrée, directement dans la cour d’Ardbeg. Fumée, orge, xérès, orange et sel goudronné. Pommes et une touche d’anis. Bouche: Fumée de tourbe, chocolat, fruits, poivre et chêne. Salade de fruits tropicaux, cuir et grain. Jujubes à la framboise. Finale: Longue et tourbée, soutenue par le bois, la vanille, la cendre et le poivre. Équilibre: Un superbe Islay, bien qu’Ardbeg nous a déjà offert des embouteillages plus épiques. Si vous le trouvez, la curiosité peut valoir le détour.

Ardbeg Y2K 23 ans

46% alc./vol.
Distillé en 2000, Bottled 2023. Distillé dans l’alambic historique qui a servi Ardbeg pendant 51 ans, avant d’être retiré du service en 2001, le whisky a été élevé dans des fûts de bourbon et de sherry Oloroso. Ce Ardbeg Vintage_Y2K est le premier d’une série d’éditions limitées de whiskies distillés en 2000. Chacune représentera une facette différente de la distillerie et aucun whisky ne se ressemblera, selon les dires des représentants de la distillerie.

André 86%
Plus sur le bourbon cask que le sherry cask. Le nez s’ouvre sur un mélange de poires et de citron dans un nuage de fumée de tourbe terreuse et grasse diaphane, l’herbe verte humide, belle vanille presque florale. La première gorgée m’a laissé plutôt froid, les suivantes étaient de mieux en mieux. La bouche est douce mais manque d’un peu de texture. Citronnelle, sirop de poires, ananas flambés, herbe verte mouillée, fines herbes, menthol et cocottes de pin. Accents maritimes et sensation de minéralité accompagnant la fumée de tourbe cendreuse qui se gonfle au fil des gorgées. Finale forestière et maritime à la fois, très courte en longueur, oscillant entre les forêts de conifère du nord et les arbres fruitiers des tropiques. Cocottes de pin, citron, iode, herbe mentholée et fumée de tourbe. Très bon whisky, décevant vu le prix mais bon, dans le marché prohibitif actuel…

Patrick 88%
Un très bon dram, mais tellement trop cher. Pour reprendre les mots d’un ambassadeur d’une marque concurrente, c’est pour les gens qui ont plus d’argent que de bon sens. Nez : La superbe fumée de tourbe maritime et médicinale d’Ardbeg, avec de l’herbe, des fleurs, du miel et des agrumes. Bouche : Un beau mélange entre le sel, la fumée de tourbe et le chêne craquant. J’y retrouve aussi des herbes, des agrumes, des ananas caramélisés, des notes forestières et une touche de menthe. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une très belle longueur, forestière, avec des agrumes, du sel et de la fumée de tourbe.

Ardbog

52.1% alc./vol.
Édition (limitée… à 40 000 bouteilles) pour commémorer la journée Ardbeg du 1er juin 2013 célébré au Canada par le Club de Whisky de Québec. Vieilli en ex-fûts de sherry Manzanilla pour un minimum de 10 ans.

André 93%
Cette merveilleuse tourbe de Ardbeg est de retour… Le chocolat, les fruits salés, la douce tourbe tapie avant de s’élancer. Il y a aussi ce petit quelque chose d’animal, genre cuir mouillé et comme le mentionnait David, du caramel. Cela me rappelle les chocolats Lindt Fleur de sel et caramel, la terre mouillée. Le nez s’arrondit passablement rapidement et les fruits gagnent en importance, le sherry principalement. La texture en bouche est très soyeuse, pausée, dualité intéressante entre la tourbe et les fruits, une pointe de cendre au passage et une montée en flèche du sel sur une texture un peu huileuse très agréable. Finale poussée par l’alcool, grains de café moulus, chocolat noir amer et caramel salé. Après l’expérimentation douteuse du Galiléo, voilà l’embouteillage « coup de volant » qui ramène Ardbeg sur la bonne voie.

Patrick 94%
Une explosion de saveurs digne des plus beaux feux d’artifice.  A whisky worth living for.  Nez : Tourbe, fruits salés, chocolat caramel et cuir.  Bouche: Tourbe et cendre intense, avec un  beau fruité-floral juste pas trop subtil, comme j’aime!  La texture, très huileuse, supporte très bien l’ensemble.  Finale : Longue, savoureuse, épicée, fumée et avec une subtile pointe de café.

Martin 93.5%
En levant le verre devant la fenêtre, le peu de soleil nous dévoile un whisky ochre, doré tirant sur le cuivre. Nez: Douce fumée, caramel au beurre style Werther’s Original, noisette, cuir. Notes de lavande, de gazon et de tourbe. Bouche: Ample et huileux au niveau de la texture. Caramel salé et épices. Le sherry domine rapidement la fumée de tourbe pour un résultat puissant et doux à la fois. Finale: Les épices surfent doucement sur une vague de fumée iodée. Équilibre: Un grand cru Ardbeg, une belle édition spéciale. De quoi se rappeler 2013.

RV 92.5%
Sortez le champagne mais levez le verre de Ardbog: l’inversion des pôles n’aura peut-être pas lieu. Au nez, la tourbe reste très docile et le sherry est discret, même si la lavande, le lilas et le vanille s’exhibent après quelques minutes. En bouche la tourbe se réveille avec un majuscule A de Ardbeg et l’alcool est bien chaud sur les côtés de la langue, alors que la cendre et la tourbe s’incrustent sur le dessus. La finale est surprenante car de tous les Islay, c’est celui où un fin caramel s’exprime le plus, spécialement en finale. À ne pas se méprendre, ce Ardbog s’inscrit dans la nouvelle gamme des Ardbeg plus doux que le traditionnel 10 ans; toutefois, le taux d’alcool et la cendre garde le côté edgy de ce whisky et le caramel s’occupe du côté original. Malgré son prix et sa fausse rareté, ce retour aux Ardbegs à plus franche personnalité sera sûrement dans mes finalistes du scotch de l’année.

Ardmore 12 ans 100th Anniversary 1899-1999 Limited Edition

40% alc./vol.
Cette édition limitée commémore le 100eme anniversaire de la distillerie. Traditionnellement, cette distillerie du Speyside était la seule à produire un whisky tourbé de façon régulière. Une distillerie atypique qui gagne à être connue.

André 85%
Au début des années 2000, les whiskies du Speyside tourbés n’étaient pas communs et on a redécouvert le style avec un certain Benriach Curiositas. Pourtant, cette distillerie peu connue roulait déjà sa bosse dans l’ombre des autres géants de la région mais était fortement apprécié des whisky connoisseurs qui pouvaient mettre la main sur ses trop rares bouteilles. Cette édition n’est pas sans rappeler ce Benriach Curiositas remis à l’avant-plan par Billy Walker et sa troupe. Bonbons casse-grippe éventés, tourbe terreuse camphrée, oranges & abricots, quelques fruits secs, miel, noix, ananas et chocolat. La bouche est cendreuse et parsemée de tourbe terreuse, ensemble légèrement dilué. J’ai un doute sur le fait que le whisky ait peut-être changé en bouteille depuis son embouteillage voilà plus de 20 ans. J’ai des notes d’ananas et de bananes coiffées de noix séchées émiettées, cendre de feur de foyer éteint, les céréales séchées, de la réglisse noire aussi. Dommage pour l’intensité des saveurs effacées par le temps et la texture trop diluée mais une finale qui s’étire sur des notes de tourbe aux accents terreux et camphrés.

Patrick 82%
J’aurais aimé pouvoir goûter une version « cask strength » de ce whisky à l’époque, ça devait être incroyable. Malheureusement, ici encore, on a eu la main généreuse sur l’eau. Même le regretté Michael Jackson ne lui avait donné qu’une note de 73%… Note que je trouve très sévère, tout de même. [Ndt : La bouteille indique « 1899-1999 », alors que les bouteilles d’aujourd’hui indiquent une date de fondation de 1898] Nez : Un superbe mélange de tourbe et de miel onctueux, avec une bonne dose de bruyères. Oh que ça sent bon, l’un des meilleurs parfums de whisky que je n’aie jamais senti. Bouche : Une petite pointe subtile de fumée de tourbe, avec du miel, une bonne dose de fleurs et des biscuits. Par contre, la texture aqueuse du whisky, trop dilué, le fait passer de la catégorie « magistrale » à la catégorie « bon, sans plus ». Finale : Un peu courte, marquée par les fleurs et l’orge.

Ardmore 25 ans

51.4% alc./vol.

André 88%
Noix et céréales maltées, fruits secs sur fond de fumée terreuse et d’agrumes. En bouche, beaucoup de fruits séchés, d’orge maltée, de raisins mauves et de cerises noires, puis oranges huileuses. Rafraichissant et presque tropical. Chocolat au lait, café avec beaucoup de crème, camphre ou menthol. Finale douce et longue, se drapant de fruits tropicaux et de crème, de camphre, d’oranges et de fruits rouges. Un bel embouteillage, loin du Traditional Cask.

Patrick 91%
Un whisky d’une rare complexité et d’une très grande balance. Yep, ça valait le coup d’attendre 25 ans pour obtenir un tel chef d’œuvre. Nez : Raisins secs, noisettes, céréales et surtout, du moka. Bouche : Fumée de tourbe d’une belle intensité, poivre, café, chocolat au lait, fruits rouges et une touche d’orange pour couronner le tout. Très complexe. Finale : Longue et épicée.

Ardmore Legacy

40% alc./vol.
Lancé en 2014 afin de remplacer le Ardmore Traditional, cette édition est fabriquée avec 80 % de malt peated et 20 % de malt non peated. Ardmore demeure le principal composant de mélange de Teacher’s Highland Cream.

André 79%
Tourbe terreuse bien sage assortie de cannelle et de bois de chêne légèrement toasted, ananas et poires, vanille et caramel flambé, oranges et agrumes. La bouche est mielleuse et légèrement tourbée, finement terreuse, un peu cendreuse aussi, parfumée aux notes d’agrumes, sirop de fruits et caramel. Dommage que la texture soit si molle et diluée en bouche, pas vraiment de structure pour un whisky qui mérite tellement plus. Aftertaste plus corsé et épicé, la tourbe cendreuse prend de la force. Finale d’abricots et de poires nappées de miel de bruyère, fumée terreuse un peu brute épicée. Un bon whisky tourbé d’entrée de gamme.

Patrick 87%
Un beau whisky agréable, avec une belle fumée de tourbe bien dosée. Le genre de whisky qu’on peut boire en milieu de semaine, à un tailgate ou, bref, un peu n’importe quand. Nez : Un beau parfum de tourbe riche et fraîche, de la vanille et du chêne. Bouche : Du chêne, de l’orge un peu sucré, de la belle fumée de tourbe et du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe et le bois brûlé.

Martin 85%
Nez: Chêne, fruits, fleurs et sel. Cannelle, garam massala, légère tourbe. Pas trop méchant. Bouche: Bien plaisante texture, sans toutefois être très ample. Tourbe, boucane, épices vertes, fleurs et chêne. Touche de sherry? Finale: Courte, mais quand même bien savoureuse. Notes de beurre, de noix, de malt et de fumée. Un peu de miel épicé? Équilibre: Assez intéressant comme nouvelle édition d’entrée de gamme. Tout le monde en a une ces temps-ci, faut faire avec.

Ardmore Tradition Peated

46% alc./vol.

André 84%
Tourbe terreuse chocolatée et crémeuse vraiment unique, fine touche épicée très discrète, belle vanille langoureuse. En bouche, la tourbe est bien présente sans être omniprésente, sensation chocolatée et de café expresso, nuage de vanille, mais la texture générale du whisky déçoit beaucoup. Je m’attendais à quelque chose de plus huileux avec le unchillfiltered mais le whisky semble un peu dilué. Belle sécheresse épicée et boisée (bois sec) en finale de bouche. La finale est moyenne, bien fumée et adoucie par les notes de chocolat et de café. Un bon dram de fin de soirée d’automne… ou de printemps tardif.

Patrick 87%
Un très bon whisky, qui manque un peu d’intensité à mon goût, mais c’est justement ce qui saura plaire à plusieurs! Bref, facile à boire pour un whisky tourbé, alors ne peut qu’aimer! Nez : Fumée de tourbe vaporeuse avec des notes de tabac et de foin qui brûle, le tout à proximité d’un marécage desséché. Bouche : Fumée de tourbe, huile à chauffage, épices du chêne, touche de poivre, de terre séchée, le tout avec une pincée de sel et de sucre. Finale : D’une longueur moyenne.

Martin 87%
Coloris identique au Triple Wood Peated. Nez: Cacao, herbe et tourbe sale. Crème et vanille. Avec un peu de temps, le tout se mélange harmonieusement. Bouche: Cerise noire, miel et tourbe. Épices bien présentes. Chocolat au lait. Cherry Blossom. Texture agréablement épaisse. Finale: Chocolat, cerise et tourbe nous laissent sur une planche de chêne bien épicée. Équilibre: Un excellent whisky tourbé, qui perd malheureusement quelques points par son côté cerise un petit peu trop exhubérant.

Ardmore Traditional Cask

46% alc./vol.

La distillerie a été fondée par William Teacher en 1897 et n’a pas changé de propriétaire au cours de son histoire, mais la société William Teacher & sons a été reprise par Allied Distillers, filiale de Allied Domecq. La distillerie Ardmore chauffe encore ses alambics, en forme d’oignons, au charbon, ce qui est très rare de nos jours. Le single malt Ardmore entre dans la composition de nombreux blends, en particulier le Teacher’s Highland Cream. La distillerie Ardmore est une des plus grandes et des plus modernes distilleries d’Écosse, et produit annuellement plus de 3.000.000 de litres et possède sa propre tonnellerie.

Ce Speyside particulièrement tourbé a subi une double maturation : d’abord vieilli en fût de bourbon, il est ensuite vieilli pendant plusieurs mois dans des « quarter casks », des fûts beaucoup plus petits entraînant un rapport chêne / whisky supérieur et influençant grandement le profil aromatique du malt. Le single malt Ardmore entre dans la composition de nombreux blends, en particulier le Teacher’s Highland Cream.

André 88%
Wow ! Tourbe paisible, sel et effets omniprésents du bois. Citron, sel, un peu crasseux. Texture très huileuse en bouche, un peu terreuse, chocolat noir, léger brûlé-caramelisé. Finale où la tourbe et le sel gagnent en ampleur. Biscuits au citron en finale. Partage beaucoup de similitudes avec le Laphroaig Quarter Cask. Je ne savait pas que Laphraoig avait un frère illégitime dans le Speyside.

Patrick 84%
Parfum de tourbe typique des Highlands. En bouche, la tourbe, mais sans l’intensité qu’on aurait pu attendre d’un whisky à 46% d’alcool. On dirait que quelque chose vient l’adoucir inutilement (trop de caramel?). Toutefois, à ma surprise, la finale se révèle d’une surprenante intensité et s’étire longuement sur une belle pointe de fumée. Ce whisky aurait avantage à prendre exemple sur son cousin le Quarter Cask de Laphroaig, qui est embouteillé à un taux d’alcool supérieur. Un très bon whisky, mais décevant par rapport à mes attentes.

Martin 86.5%
Vraiment doré sous le soleil, entre jaune tournesol et confiture d’abricots. Nez: Beaucoup moins tourbé que ce à quoi je m’attendais vu la description sur la bouteille. Belle céréale du Speyside au coeur du nez. Chêne grillé et patate douce sucrée enrobent le noyau, mais obscurcissent un peu la tourbe. Bouche: Miel et céréales pavent le chemin, sans toutefois prendre toute la place. Huileux et métallique au niveau de la texture, alors que le goût nous fait voyager un peu plus parmi des saveurs de maïs et de fudge au chocolat avec une pointe de boucane de tourbe. Finale: Très douce malgré son taux d’alcool, s’étirant sur une mystérieuse et curieusement amusante fumée métallique. Bonne dose de caramel au rendez-vous. Équilibre: Pas désagréable, mais la tourbe n’est vraiment pas suffisamment affirmée pour un embouteillage qui se dit peated. Un malt difficile à qualifier de stellaire, mais qui se boit très bien. On peut passer une très belle soirée à ses côtés si on parvient à mettre de côté notre façade de péteux ne serait-ce qu’un instant.

RV 87%
Tourbe, mais définitivement pas celle de Islay. En bouche, une moitié de citron trempée dans de la cendre hachée très très finement. Le citron meure et est finalement incinéré dans un lit de cendre sous un feu doux.

Ardmore Triple Wood Peated

46% alc./vol.

André 81%
Ananas tourbé au nez, nappé de miel et de vanille sur un canevas de fruits rouges. La bouche est très fruitée et portée sur les céréales maltées et au miel, une touche d’agrumes citronné, d’oranges et de confiture de fruits sauvages. Agréable texture crémeuse tirée du fût ainsi que de la tourbe épicée en fond de bouche. Les épices sont peut-être un peu trop musclées pour un whisky si doux, ce qui, jumelé à une astringence de bonne amplitude, déséquilibre un peu le whisky en bouche. La finale est poivrée, sèche et épicée et les fruits tropicaux laissent aussi une petite trace avant de s’estomper dans les draps de tourbe terreuse.

Patrick 89%
Un whisky qui répond aux attentes. Bref, très bon, plaisant à boire au point qu’on a envie de s’en verser un autre verre dès que le dernier est fini et offrant un maximum de complexité et de balance pour plaire à tout amateur de scotch. Nez : Beau parfum de fumée de tourbe huileuse, épices, orge et vanille subtile. Bouche : Belle fumée de tourbe épicée et poivrée, avec une touche de caramel et de la vanille subtile. Le tout est enveloppé dans un bel étui de chêne brûlant. Finale : L’intensité des épices diminue rapidement, mais la fumée s’étire très longuement.

Martin 84%
Jaune doré, tournesol désaturé et trouble. Nez: Timide tourbe citronnée, avec des accents d’orge et d’orange. Céréales et eau de mer. Bouche: Texture plaisante. Tourbe, miel, agrumes, chêne et épices. Ces deux dernières notes sont plus marquées, signe de ses trois fûts. Finale: Tourbe et bois, sel marin et céréale mielleuse. Équilibre: Bien intéressant pour un peated, malgré que ça reste un embouteillage aisément battu à ce niveau par les grands noms d’Islay.

Ardnahoe 5 ans Inaugural Release

50% alc./vol.
Maturation en Ex-Bourbon casks et Ex-Oloroso Sherry casks.

André 85%
Nez en deux temps, sur les fruits tropicaux et les fruits rouges. Raisins secs, prunes et cerises noires, puis ananas flambés, abricots et compote de bananes. Fumée de tourbe relativement discrète, bien terreuse, minérale et saline sur fond de chocolat noir amer. La bouche offre des notes tourbées plus affirmées ; oranges, prunes et cerises, ananas, abricots, zeste de citron. Mélange de terre grasse et de chocolat noir accompagné de nonnes notes de poivre. Bonne texture en support au taux d’alcool. Finale citronnée, fumée et fruitée, minérale, de longueur respectable. À défaut d’être original, c’est bien construit. Pourrait ressembler à un Kilchoman.

Patrick 83%
C’est toujours excitant de goûter au premier whisky d’une nouvelle distillerie, surtout si celle-ci est située sur Islay. Bref, est-ce que justement, ça goûte le scotch d’Islay? Oui! Toutefois, je crois que qu’il me faudra encore patienter quelques années avant de devenir aussi fanatique que je le suis pour certaines de ses voisines. D’ici là, je vous recommanderais tout de même d’en acheter deux bouteilles, une pour boire, l’autre pour garder! Nez : Fumée de tourbe typique d’Islay, avec des notes de pommes cuites, de biscuits et d’agrumes. Bouche : J’ai le sentiment d’un jeune whisky, avec une belle fumée de tourbe aromatique, une touche de sel, de la crème pâtissière, du zeste de citron et un soupçon de gingembre. La texture en bouche, malgré le 50% d’alcool, trahit la jeunesse du whisky. Finale : D’une belle longueur, fumée et subtilement salée.

Martin 85%
Nez: Embruns salins, fumée douce, vanille et une pointe d’agrumes confits. Fruits rouges et un peu d’ananas épicé. Bouche: Structurée, sur le caramel, la poire juteuse, une fumée cendrée et une nuance herbacée légère. Finale: Moyennement longue, saline et légèrement épicée, avec un retour de tourbe fine et de malt grillé. Équilibre: Un whisky prometteur qui capture bien l’identité côtière d’Islay, offrant une fumée élégante et un profil harmonieux malgré sa jeunesse.

Kim 81%
Nez : Tourbe maritime évoquant un feu au bord de la mer, à marée basse, avec les algues qui sèchent sur les rochers. Léger sucre d’orge, ananas pas tout à fait mur, jambon fumé. Bouche : C’est un whisky écossais de 5 ans et ça parait. Le bois est très présent et ça rend l’expérience plutôt râpeuse, aride. Il faut garder en tête que c’est une première itération.