Gordon & MacPhail Glenturret 2004-2016

43% alc./vol.
Maturation en Sherry Cask.

André 83%
Noix grillées, cassonnade, sherry, pelure de pomme rouge, gingembre, chocolat au lait. Le nez est correct mais sans beaucoup de passion. Bouche; oranges, sherry un peu éventé, caramel et cassonnade, réglisse rouge, le tout recouvert de poivre et de gingembre. La finale est courte et diluée, n’offrant rien de plus que la bouche n’ait livré… sauf peut-être une légèere et discrète pointe de fumée en finale de bouche. Sans être un mauvais whisky ce whisky est juste anodin et sans trop d’attrait aussi. Pas de fautes majeures mais également sans aucun hook et de singularité. Un bon sherry cask, that’s it.

Patrick 82%
Un bon whisky, sans plus. Il semble en fait plus jeune que son âge et pas mal plus fort en alcool. Nez : Léger xérès, pommes rouges, crème brûlée et une touche de cuir. Bouche : Xérès, bois brûlé, de beaux fruits brûlés, oranges, chocolat noir et café noir. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Martin 83%
Nez: Noix, caramel, sherry, pommes et bois. Épices assez marquées. Bouche: Raisins et oranges. Un peu fade comparé au nez. Xérès et chêne. Finale: Bois brûlé, cuir, tourbe et xérès. Équilibre: Un bon sherry cask, mais sans plus. On aimerait bien se faire raconter une histoire.

Gordon & MacPhail Glenury Royal 35 ans 1984 – 125th Anniversary

49.1% alc./vol.
125th Anniversary Release, Distilled 07/06/1984, Bottled 29/05/2020 from 1st Fill Sherry Butt Cask #2335, 397 bottles. Glenury a été fondée en 1825 par le capitaine James Barclay et le suffixe « Royal » a été ajouté en raison de l’amitié du propriétaire avec le roi Guillaume IV. Glenury Royal est victime du ralentissement de l’industrie du whisky et a cessé sa production en 1985. Cet embouteillage anniversaire provient du dernier fût que G&M possède de cette distillerie.

André 87%
Quel nez! Fruits rouges séchés, cannelle et réglisse rouge, caramel, cassonade et bois toasté. Superbe texture, grasse mais avec une amertume qui tranche la générosité des fruits; cerises, oranges, canneberges, anis et moue de café. J’ai quelques bonnes salves de soufre qui me titillent les narines après l’ingestion, de grosses notes de réglisse et de cannelle aussi. À l’aération, les notes d’oranges sanguines et de cassonade chauffée se précisent. Finale sur les notes de café et de chocolat amer et de fruits rouges séchés. Too bad, mes sens sensibles aux notes de soufre on un peu nuit au plaisir général.

Patrick 92%
Le premier whisky que je goûte de cette distillerie : C’était un secret bien gardé ça! Je réalise qu’il s’agissait d’une distillerie que j’avais ignoré jusqu’à ce jour, mais je vais dorénavant garder l’œil ouvert! Nez: Mon Dieu, je n’ai jamais rien senti de tel! C’est absolument divin comme parfum! De beaux fruits chaleureux, des truffes, du caramel, du fudge, des prunes et une petite touche de chêne. Bouche: Plutôt astringent, avec de beaux fruits mûrs, du cuir, du chêne brûlé, du sucre chaleureux, du zeste d’orange, des prunes, un peu de café, du cacao et de l’anis. Finale: D’une superbe longueur, dominée par le chêne, qui est ici plus astringent que jamais.

Gordon & MacPhail Highland Park 1970-1995 Centenary Reserve 25 ans

40% alc./vol.

André 88%
Très fruité – sherry, prunes – et chocolaté, miel caramélisé rehaussé d’une bonne dose de tourbe épicée. La tourbe est volatile et s’évapore par contre rapidement. La bouche est un peu sèche et corsée malgré le maigre 40% d’alcool, les fruits sont toujours aussi présents, l’utilisation des fûts de sherry est évident, avec une pulsion de miel vraiment forte suivie d’un nuage de tourbe à forte intensité mélangée de raisins secs. La texture est légèrement diaphane mais le whisky s’accroche bien en bouche surtout le sherry des fûts. En finale de bouche il y a un passage de bonbons Certs éventé un peu bizarre qui débalance la progression du whisky en bouche. Finale de belle longueur porté sur les fruits et le sherry bien puissant, bonne longueur et satisfaisante sensation de miel un peu fumé au bois de fût de sherry.

Patrick 92%
Un excellent dram, j’aurais définitivement souhaité en avoir plus qu’un simple échantillon dégusté à l’aveugle. Encore, encore, encore!! Nez : plutôt sucré, avec un parfum de caramel torréfié et de fruits mûrs. Bouche : Wow! La texture en bouche donne l’impression d’un whisky assez vieux, avec de belles notes de caramel chaleureux, de fruits mûrs et d’épices à steak savamment dosés. Le tout repose dans un délicieux écrin de chêne. Finale : Longue et suave.

Gordon & MacPhail Highland Park 2006 Cask Strength

58% alc./vol.
Distillé le 22/06/2006, embouteillé le 19/02/2015 depuis les fûts #4284-4285-4286-4287.

André 86.5%
Qu’on se le tienne pour dit, il ne faut pas évaluer ce whisky en ayant en tête les saveurs traditionnelles de la distillerie. On est complètement dans un autre monde avec cette présentation. Un peu herbeux, un peu tourbé, mais agréablement vanillé et mielleux. Le nez est fin et raffiné, bien doux malgré le fort taux d’alcool. Les poires, le miel, la vanille. En bouche, décevant. En ressent bien la douceur des 1st fill bourbon cask mais cela aplanit l’ensemble un peu trop à mon goût et ligote les arômes les plus fines. Saveurs de vanille et de miel, les poires nappées de chocolat au poivre, bananes. L’effet de l’alcool s’exprime à travers la finale qui est soutenue, poivrée et épicée, ce qui relève l’ensemble du whisky et de ses saveurs. Un whisky bien construit mais beaucoup trop rectiligne et réservé dans sa palette aromatique. Les amateurs de whisky apprécieront mais les fans de Highland Park seront un peu perdus.

Patrick 86%
Un très bon dram, offrant la complexité et la balance typique d’Highland Park. Toutefois, un parfum un peu drabe lui fait perdre quelques points. Nez : Nez rappelant un whisky de grain, avec quelques notes de vanille et de fruits exotiques. Bouche : La fumée subtile d’Highland Park s’affirme dès l’arrivée en bouche, avec des notes savoureuses de miel. De belles notes florales et herbeuses complètent agréablement le tout. Finale : Longue et savoureuse.

Martin 86%
Pâle et croquant comme un vin blanc d’été. Nez: Une fois les épices à l’avant-scène passées, on y découvre miel et crèeme, herbe et vanille. Très peu de bruyère habituelle de HP. Bouche: Texture d’une bonne lourdeur. Miel et épices nous servent de guide pour une tournée explorant bois de chêne et orge sucrée, en passant cette fois-ci par l’incontournable fumée de bruyère. Finale: Assez longue avec une intensité décroissante. Poivre, poivre et poivre. Équilibre: Un très bon whisky, mais peut-être un peu éloigné de la nature de Highland Park. Taux d’alcool modeste, mais effet brutal.

Gordon & MacPhail Inverleven 17 ans 1990-2007

40% alc./vol.

André 86%
Nez fruité charnu; purée de poires, pommes vertes, une touche herbeuse, crème fouettée saveur vanille, miel, ananas, citron et agrumes, céréales séchées au soleil. La bouche est onctueuse avec une bonne dose d’épices et de poivre, sensation cireuse et sirupeuse; pommes, poires, miel, vanille, poivre, jelly bears, citron, céréales maltées. Finale poivrée et céréales aux agrumes. Un beau single malt pour les chaudes journées de canicule d’été.

Patrick 88%
Un beau whisky agréable, dommage que la distillerie soit détruite, car c’est délicieux. Nez : De beaux fruits tropicaux, de l’herbe, des biscuits et du miel. Bouche : Du miel, du bois épicé, des agrumes et quelques fruits tropicaux. Finale : D’une belle longueur, avec du bois épicé.

Gordon & MacPhail Inverleven 1990

40% alc./vol.
Lowlands, 1938-1991. À déguster en considérant qu’il s’agit d’une distillerie des Lowlands disparue à jamais.

Patrick 84%
Clou de girofle, malt, vivifiant, idéal pour l’été. Légères agrumes. Dommage que la bâtiment tombait en ruine, ce whisky aurait mérité de survivre! Pour un Lowland, ce whisky est excellent.

RV 83%
Grain et citron, vraiment très estival, in a non-challenging kind of way. Quelque chose de feuillu aussi. Quand on veut faire plus original qu’une vodka-jus d’orange sur le patio.

Gordon & MacPhail Ledaig 12 ans 2008 Hermitage Finish

45% alc./vol.
Batch 20/074, Distilled 2008, Bottled 08/10/2020. Maturation initiale en Refill Sherry Hogshead, affinage de 3 ans en Hemitage Cask.

André 85%
Couleur hallucinante orange cuivrée. Nez; citron, bananes, fruits secs, tourbe weirdo et fumée grasse de charbon, oranges trempées dans le chocolat noir. La bouche est remplie de fumée de tourbe terreuse et de notes de gras de viande cuite sur la broche, pointe de soufre, sel de mer, pelures de pommes, chocolat noir, prunes. Texture liquide mais qui garde une belle douceur. Finale sur la fumée de tourbe puissante, odeur de charbon qui brûle sur le charcoal et le poivre moulu.

Patrick 95%
Au prix que la bouteille était, j’ai tout d’abord suspecté une arnaque, une bouteille tirée d’un mauvais fût… Quelle ne fut pas ma déception de constater que j’aurais dû acheter toutes les bouteilles disponibles!! Tout y est balancé avec brio, l’ensemble présentant un superbe mélange d’intensité et de douceur, comme Arnold Schwarzenegger dans Commando lorsqu’il prend sa petite fille dans ses bras (ceux qui ont vu le film comprendront). Nez: Un parfum sublime présentant un mélange de fumée de tourbe sucrée, avec des framboises, des pommes sucrées, quelques grains de poivre noir et un zeste de citron. Bouche: De la cendre, rapidement éclipsée par la fumée de tourbe, qui de retrouve mêlée avec des fruits de champs et un quartier de pomme mûre. La deuxième gorgée apporte aussi du poivre noir. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une superbe longueur, fumée, fruitée et poivrée.

Martin 88.5%
Nez: Douce tourbe maritime pas trop intense, fruits rouges, céréales, sucre blanc. Bois et herbe. Vanille et retour de la tourbe. Bouche: La tourbe ici commence à se diriger vers la plage, le feu de camp sur la plage en fait. Une poignée de fruits tropicaux se joint à l’amalgame. Bois et épices, cassonade et vanille se cachent derrière tout ça. Finale: On reste longuement sur la cendre, les fruits et le bois. Superbe. Équilibre: Un incroyable embouteillage, pratiquement toujours gagnant de marier xérès et tourbe, quand c’est fait avec doigté, ceci dit.

Gordon & MacPhail Ledaig 18 ans – Embouteillé exclusivement pour CO-OP Wines & Spirits

53.9% alc./vol.
213 bouteilles – Distillé le 23 septembre 1994, embouteillé en juin 2012

Patrick 90%
Ça, c’est de l’excellent scotch. Le genre que je pourrais boire à tous les jours. Les clients de Co-Op Wines & Spirits sont chanceux. Nez : Un parfum de fumée de tourbe fraîche, presque jeune, avec quelques fruits tropicaux et des guimauves. Bouche : La fumée de tourbe est ici plus marquée par la cendre, avec du bois brûlé… Puis le tout évolue vers les fruits tropicaux et la guimauve à la vanille. Le tout porté par une superbe texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, avec un beau mélange de fumée et de fruits tropicaux.

Gordon & MacPhail Linkwood 15 ans

43% alc./vol.

André 85%
Très porté sur les fruits et évidememnt le sherry, notes de vanille et de sciure de bois. Un exercice sur l’utilisation des fûts de sherry. En bouche, il est doux même via sa texture ordinaire, sans être désagréable pour autant. Encore le sherry et les fruits rouges, un peu limité comme saveurs… Finale écourtée par la sécheresse générale. Un whisky conventionnel et pas hasardeux.

RV 87.5%
Le ciel est large au-dessus de la petite distillerie discrète d’Elgin. Linkwood tel que j’ai appris à la connaître avec les embouteilleurs indépendants, parsemé d’agrumes légers et de malt sucré dans une belle balance doucement installée sur de la poudre de Jell-O. Comme si l’expérience se fiait un peu trop fortement sur son baril de finition, le grain se mélange aux oranges évidentes qui commencent de manière mûre en bouche mais qui deviennent beaucoup plus fraîches et remplis de vanille et de fraises en finale. Un whisky qui me révèle une fois de plus que les dirigeants ont un petit bijou qu’ils devraient dévoiler un peu plus souvent de manière officielle.

Patrick 80%
Poudre à récurer les planchers… baignant dans du whisky au caramel. En bouche, de belles épices, un beau caramel, puis le retour de la poudre à récurer les planchers mélangé avec la poussière du plancher. La finale s’étire sur un caramel poussiéreux. Pas désagréable, mais sans plus.

Gordon & MacPhail Linkwood 1969-2000

40% alc./vol.

André 91%
Wow, quel nez invitant et bourré de beaux arômes. Le sherry est boisé et fruité, cerises rouges et cœurs de pommes, caramel et miel chauds, pelures d’oranges et une touche boisée qui rappelle la marche en fôret l’automne en mangeant de la réglisse rouge. À 40% d’alcool en bouche, on ne pouvait pas s’attendre à une masse compacte de saveurs mais le whisky s’en sort agréablement bien. Pommes caramel, réglisse et cerises, caramel et miel, oranges et un bon gros mélange d’épices superbement bien balancées. On perçoit aussi très bien les notes de bois de chêne gorgées de vieux whisky avec une sensation tannique et astringente en finale de bouche. La finale est moyenne-courte, xérès épicé et fruits secs, vieux cuir, pomme caramel et cosses d’oranges, bois brûlé, presque de la fumée aussi. Je suis conscient que ce whisky en décevra peut-être quelques uns, mais en faisant fi du taux d’alcool sobre, les accords de saveurs sont pleinement agréables et méritent amplement l’expérience de dégustation.

Patrick 83%
Plein de superbes saveurs admirablement bien balancées et, de manière tout à fait catastrophique, tellement dilué que j’en ai presque le goût de pleurer. Et un whisky qui donne le goût de pleurer, c’est un peu le contraire de l’objectif visé. Nez : Un appétissant parfum de raisins mûrs, de chocolat, de vanille et de chêne subtil. Bouche : Texture en bouche légère et aqueuse, mais portant tout de même les délicieuses saveurs que j’avais détecté au nez. Finale : Courte… Vraiment courte. Au point que 5 secondes après avoir avalé ma gorgée, la différence entre une gorgée d’eau et ce whisky n’est pas évidente.