Gordon & MacPhail Caol Ila Cask Strength 2006-2017

60.2% alc./vol.
Distillé en 2006, embouteillé en 2017 – First Fill Sherry Butts

André 86.5%
Bizarre ce nez de boue terreuse assaisonnée d’agrumes et de citrons, de poussière et de cendre de foyer refroidie emportée par le vent sur la plage, fruits secs et macération de fruits sauvages. Il y a aussi un accent de fruits un peu pourris en background qui ne me plait pas plus qu’il le faut, peut-être aussi cet amalgame jumelé aux notes brutes et industrielle de tourbe et d’huile à moteur usée. Cette impression s’atténue avec le temps. La bouche est très différente du nez, qui rappelle plus le bol de fruits tropicaux, les amandes, poires, ananas, de bananes et d’agrumes dans un aire de maltage à la tourbe, quelques goutes de citron fraichement pressé. Finale puissante mais avec beaucoup de souplesse, fruits tropicaux et agrumes, oranges, sel de mer et tourbe brute et sauvage. Beau contrôle de l’alcool dans une superbe texture huileuse avec beaucoup de mouth coating. Rétro sur les fruits rouges. À la fois déboussolant et agréable dans l’inconnu de la destination finale.

Patrick 91%
Gros et intense, savoureux et bien équilibré. Ok, définitivement pas ce que je m’attendais d’un « first fill sherry butt » (il est où le xérès???), mais une fois la déception passée à ce sujet, il me faut reconnaître que c’est tout de même un excellent whisky. Nez : Fumée de tourbe intense, pommes, agrumes, sucre blanc et une pointe de vanille. Bouche : Fumée de tourbe intense, poivre, agrumes et pommes vertes. Intense. Finale : Longue et intense, marquée par le poivre, la fumée et le bois brûlé.

Martin 85%
Nez: Tourbe de grain terreux assez proéminent dès qu’on approche le nez du verre. Bois très cendreux, fruits séchés avec une touche de Castrol. Noix et citron. Bouche: Fruits tropicaux et fleur de sel. Épices puissantes du cask strength. Touche de citron et de pierre lavée. Ça fesse. Ça ne fait pas dans la dentelle, ni dans la motricité fine. Finale: Bien punchée et poivrée. Céréales, citron, tourbe, bois et fruits tropicaux. Cascade d’épices. Équilibre: Les rares fois où j’ai des critiques à faire à des expressions cask strength, c’est qu’ironiquement elles sont trop fortes en alcool pour le malt qu’elles essaient de laisser briller. Celui-ci ne fait pas exception.

Gordon & MacPhail Cask Strength Caol Ila 11 ans

61.4% alc./vol.
Distillé le 21/10/2000, embouteillé le 12/06/2012. Fûts de xérès de premier remplissage. Cask #309558 & 309559.

André 91%
Nez de réglisses, cerises et de bonbons à la cannelle dans un nuage de fumée de tourbe grasse et crasseuse. En bouche on a rapidement un effet décongestionnant de style eucalyptus qui monte en rétro-olfaction. L’ensemble est costaud et fortement alcoolisé. Mélange médicinal et maritime, bonbons casse grippe à saveur de cerises, camphre, iode, réglisse, terreau d’empotage. Relativement sec en bouche malgré un côté cireux intéressant. La finale est ma partie préférée, ponctuée d’alcool, avec de grosses notes de compote de cerises et framboises, fumée grasse et terreuse, sel de mer, poivre concassé.

Patrick 93%
Aucune surprise ici, et c’est tant mieux: J’y ai retrouvé tout ce que j’espérais d’un whisky tourbé cask strength vieillit dans un fût de xérès: de la fumée, des fruits, de l’intensité et de l’amour! Nez : Ça, c’est le genre de whisky qui m’a fait dire « oh wow » à la seconde où j’ai plongé mon nez dans mon verre. Un parfum hallucinant où se mélangent avec brio la fumée de tourbe ainsi que les fruits et le sucre du xérès, ainsi que quelques grains de poivre et du bois brûlé. Alléchant! Bouche: Intense, très intense, avec la fumée de tourbe évidemment en avant-plan, suivie rapidement par les fruits mûrs du xérès, du chêne carbonisé et Breaux de bonheur dans mon coeur. Finale: D’une très belle longueur, fumée et fruitée.

Gordon & MacPhail Cask Strength Caol Ila 2004

59.3% alc./vol.
Embouteillé en 2016, fûts 306615, 306620, 306621, et 306622

Patrick 86%
Un beau whisky poivré et marqué par les agrumes. Complexe, pas un chef d’œuvre de balance, mais tout de même très bon. Nez : Tourbe vanillée et fruitée, avec une touche de cendres. Bouche : Cendres trempées dans la vanille, avec quelques agrumes et une tonne de poivre. Finale : Longue, poivrée, fumée et marquée par les agrumes.

Gordon & MacPhail Collection Highland Park 8 ans (40%)

40% alc./vol.

André 75%
Une version comme on est heureux de ne pas retrouver dans les embouteillages officiels de la distillerie… une pure perte de temps.

Patrick 77%
Fumée très douce et heather fleuri délicatement pierreux. Arrivée toujours aussi douce d’heather qui reste beaucoup trop stable, heureusement le miel et un blé se révèlent en finale, par contre beaucoup trop courte, et l’aftertaste est de son côté presqu’absent. Malgré sa délicatesse au nez, on s’attendrait à plus mais c’est une expérience qui sans être conclus par un verdict d’échec sera trop rapidement oublié. Un Buick Allure ca se chauffe bien, mais est loin d’être le meilleur char pour aller faire un tour un vendredi au Palace (bar de ginos).

RV 78%
Où est le nez??? L’arrivée en bouche est intéressante. Épices. Pain au gingembre. Gâteau aux carottes avec des noix dedans.

Martin 77%
Sa couleur est d’un jaune-chardonnay-doré-foncé. Aussi composé qu’un nom d’enfant de famille reconstituée. Nez: Des agrumes et du malt mielleux enferment une ultra-légère fumée de bruyère et de cuir. De subtiles notes de vanille et de mangue tentent de briller, mais ne parviennent pas tout-à-fait à percer l’épais brouillard d’alcool jeune. Bouche: Citron, malt grillé et poivre sont à l’arrivée, suivis d’un bois de chêne plus ou moins affirmé. C’est ici que la jeunesse de l’expression paraît le plus. Finale: C’est ici que le bât blesse dû au manque de maturité de ce whisky. Miel amer supporté par une petite fumée, mais noyé dans un torrent d’alcool juvénile. Équilibre: Un Highland Park à 40$, tout le monde voudrait ça, mais telle la faucheuse qui revient chercher son dû, il faut faire un sacrifice à quelque part. Un prix d’ami au détriment d’une maturation convenable. Il y a une raison pour laquelle la distillerie émet des embouteillages de minimum 10 à 12 ans. Le fait de laisser quelqu’un d’autre vendre des expressions inférieures nuit un peu à leur image.

Gordon & MacPhail Collection Highland Park 8 ans (43%)

43% alc./vol.

André 83%
Le nez est doux et mielleux, la paille séchées, la vanille, poires, mangues et nappé d’une fine fumée de tourbe très discrète. On a su conserver l’épine dorsale de la distillerie au niveau olfactif et c’est très bien. En bouche, le miel et les fruits sont bien assortis, la présence de sherry est indéniable, le miel est onctueux. Les grains de céréales trempées dans le miel montent en crescendo au fil des gorgées et les bouffées de fumées de tourbe s’accumulent aussi en strates à chacune des lapées. Le 3% d’alcool supplémentaire ajoutée à l’ancienne version fait toute une différence au final sur ce whisky. La finale est moyenne-courte, très portée sur le sherry et les céréales au miel avec une rétro-olfaction de fumée. J’aime la version revampée à 43% et pour le prix, intéressant de voir un HP en cours de maturation. Meilleur que le HP 10 ans mais n’a pas encore la maturité et l’équilibre du magnifique 12 ans.

Patrick 80%
Belle apparence, mais il y a un bug au niveau du contenu. Probablement qu’avec quelques points de pourcentage de plus au niveau du taux d’alcool, j’aurais un autre discours. Nez : Un beau mélange de miel, de poires, de mangues et une touche subtile de fumée de tourbe et de caramel. Bouche : Arrivée en bouche marquée par la fumée de tourbe, le miel et des fleurs. Le tout est complété par des notes épicées et poivrées. Un bel ensemble de saveurs ruiné par une texture en bouche très aqueuse et poussiéreuse. Finale : D’une longueur moyenne et fumée.

Martin 84%
Jaune pâle avec une goutte diffuse de rosé. Nez: L’orge fumée au bruyère classique de HP nous accueille dès le départ. Miel, fleurs blanches,bois et légers fruits. Un peu de sel marin complète le tout. Bouche: Mielleux, sucré et fruité à souhait. Le petit côté orge fumée nous rattrape rapidement, accompagné d’épices, de cuir et de bois sec. Finale: Très courte, sur une avalanche de cuir et d’épices. Trop courte, diront certains. Équilibre: Bravo à Gordon & MacPhail pour leur respect de la ligne directrice de la distillerie. On commence très fort au niveau du nez, mais l’expérience s’essouffle rapidement. À 90$ c’est surévalué!

Gordon & MacPhail Dallas Dhu 23 ans Vintage 1982

40% alc./vol.

André 87%
Très grassy et vert, orienté sur les céréales, un nez entre les Highlands et les Lowlands. Nez un peu citronné et verdâtre. Belles influences de vanille tirées du fût, petit côté sucré réconfortant. En bouche, mielleux et très texturé, soyeux et hyper doux. Salade de fruits et oranges, léger citronné. J’aime beaucoup la quiétude de ce whisky, inspire une escapade style pique-nique dans les champs des Lowlands pendant une chaude journée d’été. Poires juteuses et pommes vertes, touche d’orange, avec une fine touche de noisettes sautées à la poêle. La finale est douce mais de bonne longueur, axée sur la salade de fruits et les éléments verts (herbe et feuilles) et parsemé de quelques épices.

Patrick 85%
Un très bon whisky, mais le faible taux d’alcool et la finale un peu courte lui font perdre de nombreux points. Nez : Herbeux, foin et chêne. Sent la grange! Après environ une heure, des notes fruitées et de caramel apparaissent. Bouche : Toujours la grange remplie de foin et d’herbes… Mais une grange située au pays de Hansel et Gretel, bref, une grange aussi pleine de sucre. Finale : un peu courte (probablement à cause de la dilution à 40% d’alcool), mais tout de même agréable grâce à sa petite touche épicée.

Martin 85%
Jambes assez larges, mais d’une pâleur maladive. Nez: Frais et herbeux, plein d’orge et de vanille. À peine de fruits et de chêne. Manque un peu de profondeur. Bouche: Texture intéressante, avec des notes de cantaloup et de miel. Salade de fruits même. Quartiers de clémentine et cuir fumé. Apporte une belle dimension qui était absente au nez. Finale: La fraîcheur et la verdure continuent avec les saveurs précédentes tout en les accentuant de quelques épices. Équilibre: Assez étrange pour un whisky de 23 ans d’exhiber les qualités d’un malt de 10-12 ans. Mais bon, on doit se contenter de ce qu’on a, à condition que le prix soit juste.

Gordon & Macphail Discovery Bunnahabhain 10 ans Heavily Peated

43% alc./vol.

André 82%
Beau nez de fumée de tourbe vanillée, compote de bananes, poires, miel et jus de citron sur fond médicinal et maritime. Cendre froide citronnée à l’aération. La bouche est moche, aucune texture, sensation liquide et des saveurs délavées sauf pour la fumée de tourbe plus persistante. Iode, poivre, gras de bacon, zeste de citron, bananes en purée, abricots, le tout sur fond cendreux. Finale de bois brûlé et de cendre froide, de racines de gingembre, citron et fruits à chair et d’une rasade de bois brûlé. Autant Bunnahabhain que Gordon & Macphail sont capables de mieux que ça.

Patrick 83%
Pour un whisky de lundi soir, c’est exactement ce que je recherche. Pour le samedi soir par contre, faut pas être trop difficile. Bref, c’est bon, mais ce n’est pas une bête de compétition. Donc, ok si vous pouvez l’acquérir pour moins de 100$, sinon passez votre tour. Nez : Un délicieux parfum de fumée de tourbe maritime, fraiche et plein d’agrumes. Bouche : La texture en bouche est mince, mais au le scotch est « sur la coche » au niveau saveurs. Fumée de tourbe, sel de mer, agrumes, une subtile touche de bananes et du bois grillé. Finale : D’une longueur moyenne, salée avec un peu d’agrumes.

Gordon & MacPhail Discovery Bunnahabhain 11 ans Sherry Cask Matured

43%
 alc./vol.

André 82%
Pas conventionel comme Bunnahabhain. Grains de céréales séchés, oranges, miel, cerises lointaines, raisins secs et prunes. Le sherry cask est plus évident en bouche avec une bonne rasade de fruits secs et de cerises, raisins et prunes. La texture est très ordinaire et on fait rapidement le tour du jardin gustativement parlant. La finale est légèrement épicée et poivrée, sur de bons fruits séchés dont le raisin et les cerises et laissant une sensation de poussière de pierre sur la langue. Un peu endormant comme whisky sans être mauvais.

Patrick 85%
Un beau scotch riche et délicieux… Et je ne saurais insister assez sur le terme « riche » ! Je n’ai jamais eu un Bunnahabhain qui ressemblait exactement à ça, je ne m’attendais pas à une telle « bombe de xérès »! Nez : Riche et sucré, avec des prunes, du chocolat au lait et de la vanille Bouche : Chaleureux, sucré et fruité, avec de la marmelade à l’orange, de prunes mûres, du gâteau aux fruits et de la vanille. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les petits fruits rouges mûrs et le chocolat au lait.

Gordon & MacPhail Discovery Caol Ila 13 ans

43% alc./vol.

André 84%
Nez étonnamment doux pour un Caol Ila parfois fougueux; poires, bananes, vanille, fumée de tourbe franche, pommes poires, abricots. Texture diffuse et épare en bouche, le whisky s’efface presque immédiatement après l’entrée en bouche; purée de bananes, tangerines, agrumes, vanille et fumée un peu brute. Courte finale poivrée finement et fumée, hyper douce et volatile.

Patrick 85%
Toujours une valeur sûre que ces Caol Ila de Gordon & MacPhail ! Bref, pas une bête de compétition, mais ma bouteille s’est vidée rudement vite le dimanche en regardant le football. Nez: Une belle fumée de tourbe très aromatique et très fraîche, avec de agrumes, de poires et des pommes. Bouche: De la fumée de tourbe bien mesurée, laissant ainsi s’exprimer les agrumes et les fruits du verger. La texture est un peu mince, mais pas au point que ce soit désagréable. Finale: Un peu courte, fumée et poivrée. Point bonus, la finale donne le goût de s’en servir un autre verre!

Gordon & MacPhail Discovery Glenrothes 11 ans

43% alc./vol.

Patrick 90%
Nez : Du vrai bon Glenrothes, avec du caramel, de la compote de fruits, de la cannelle et du chocolat au lait. Bouche : Les fruits des champs en compote sont ici au premier plan, avec un beau coulis de caramel, du chocolat au lait, du chêne carbonisé et une discrète note d’agrumes qui contribue à donner une délicieuse complexité à l’ensemble. Finale : D’une belle longueur, marquée par le caramel et les fruits mûrs.