Glen Grant 5 ans

40% alc./vol.

André 84%
Quel single malt bizarre; très herbeux. Odeur de bubble gum? Bon whisky. Super doux. Sucré. Mais tellement difficile à trouver que c’est un réel plaisir d’y goûter juste pour ça. Merci Pat pour ce scotch rapporté d’Italie.

Patrick 85%
Herbeux, vert. Sec au goût. 2ème dégust: Nez: Léger et sec. On dirait un peu de vin. Goût: Léger, le vin se confirme. Huileux. Global: Délicieux, à 13,50 Euros, le deal du siècle! Je comprends aisément pourquoi c’est le plus populaire d’Italie!

Martin 84%
Nez: Sucre en poudre, herbe et bubblegum. Poire et pomme croquante, fleurs blanches et touche de cantaloup. Pas mauvais, très léger et croquant. Bouche: Vin blanc, raisins secs, touche de sucre blanc. Épices et chêne sec. Pointe de fruits tropicaux. Finale: Le malt grillé nous accueille, suivi d’une légère vague épicée et boisée. Équilibre: Un beau single malt d’entrée de gamme. Très populaire en Italie, son petit côté mordant doit bien faire penser à la grappa. Son plus grand atout est de ne pas effrayer les gens qui débutent. Le gateway highland scotch par excellence.

RV 82%
Mielleux, herbeux, fleurs de trèfles, rond en bouche. Sucré.

Glen Grant 5 ans 1967-1972

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Single Malts du Speyside Chapitre I » de la Maison du Whisky. Glen Grant 5 ans occupe une place particulière dans l’histoire du whisky écossais en Italie. Armando Giovinetti, devenu l’importateur de Glen Grant après une visite de la distillerie en 1961, était convaincu que ce jeune single malt plairait à ses compatriotes férus de grappa. L’histoire lui a donné raison : le Glen Grant 5 ans s’est imposé comme un véritable best-seller dans la péninsule, au point que la distillerie a été rachetée par Gruppo Campari en 2006.

Patrick 86%
J’avais découvert ce whisky en Italie au début des années 2000 et j’avais été impressionné par son rapport qualité/prix. La dégustation de cette version embouteillée en 1972 démontre que les Italiens pouvaient profiter de ce superbe deal depuis déjà bien des années à l’époque. Nez : Parfum minéral et citronné avec notes herbacées et florales. L’ensemble est frais et léger. Bouche : Le whisky apparait ici plus costaud que ce que le nez laissait présager, étant en particulier supporté par une belle texture huileuse en bouche. J’y retrouve du bois sec et grillé, du poivre blanc, des fleurs à profusion, du miel, de la citronnelle, des notes minérales, et des herbes. Finale : D’une longueur moyenne, minérale et acide.

Glen Grant The Major’s Reserve 2010

40% alc./vol.

André 85%
J’adore la simplicité de Glen Grant, un whisky easy going sans soucis qui vous ramène à l’essentiel. Nez très fruité – compote de pommes vertes et ananas, melon d’eau, mélange discret d’herbe sucrée, très doux et agréable. Le taux d’alcool donnera une bouche à l’approche monotone un peu plate, feeling un peu moelleux mais avec un côté edgy du oak cask, miel, noix et bois, fond d’épices. Finale un peu courte mais à l’image du reste, calme et posée, un filin d’herbe et de pomme épicée. À ce prix – 20$ – un des meilleurs rapports qualité-prix du marché. C’est presque le prix d’une bouteille de vin de semaine!

Patrick 80%
Nez : Céréales Honeycomb et pommes. Bouche : Ok, c’est ici que ça se passe! Très agréable en bouche, avec des notes d’Honeycomb, de caramel et une pointe d’épices de chêne. Finale : Plutôt courte et sèche. Balance : Nez ordinaire et finale inexistante. Mais le goût est vraiment intéressant. Bref, Intéressant, surtout pour un whisky à moins de 30$.

Glen Ila 5 ans (1970’s)

40% alc./vol.
Échantillon provenant du coffret « Académies Collectors – Blends Chapitre II » de la Maison du Whisky. Glen Ila est un blended malt élaboré par Bulloch Lade & Co., société fondée en 1837 par John Bulloch et son fils Archibald, propriétaire de plusieurs distilleries dont Caol Ila achetée en1863. Hélas, son succès est enrayé par la Première Guerre mondiale, avec l’augmentation des coûts du charbon et de l’orge, et la prohibition aux États-Unis. Déclarée en faillite en 1920, Bulloch Lade & Co est rachetée par un consortium mené par Distillers Company Limited (DCL), ancêtre de Diageo, qui achève d’en prendre le contrôle en 1927. La même année, DCL rachète Caol Ila à Robertson & Baxter Group, confiant sa licence d’exploitation à Bulloch Lade & Co., notamment pour ses assemblages B&L et Glen Ila, dont Caol Ila est un ingrédient majeur. « Vatted » Malt, ou pour les plus jeunes, blended malt whisky.

Patrick 89%
Avoir vécu en Italie dans les années 70 (il s’agit de la provenance de mon échantillon), ce whisky aurait certainement fait partie de ma liste de whisky de tous les jours. Idéal quand j’ai le goût d’un whisky tourbé, mais sans vouloir sentir la fumée pendant trois jours! Nez : Un beau parfum délicat dominé par la fumée de tourbe, avec des pommes vertes, du citron et du chêne sec. Bouche : Délicieux! La fumée de tourbe est toute en subtilité, mais tout de même omniprésente. J’y trouve aussi du jus de pommes vertes, du citron, du chêne sec et une minuscule pincée de poivre. La texture en buche est cireuse et agréable. Finale : D’une belle longueur, cireuse et fumée.

Glen Keith 10 ans

43% alc./vol.
Glen Keith fut la première distillerie à être créée au XXème siècle. Cet ancien moulin fut transformé en distillerie par Seagram dans le but d’élaborer un single malt issu d’une triple distillation en 1958. La distillerie fut inaugurée par les frères Chivas. En 1970, cette méthode fut abandonnée et le nombre de ses alambics porté à 5. Quelques années plus tard un sixième alambic fut installé. Glen Keith fut la première distillerie à chauffer ses alambics au gaz et à informatiser son outil de production. Depuis 1994, Glen Keith fait partie de la gamme officielle « Heritage Selection ». Les distilleries du groupe « The Chivas and Glenlivet Group » appartenant à Seagram ont été rachetées par le groupe Pernod-Ricard le 19 décembre 2001.

André 84%
Bananes vertes et pommes Granny Smith, cuir et raisins. Vague vanillée et en sucre en dés. Bouche malheureusement trop soutenue par le sucre. Finale sur les grains d’orge, les céréales, le yaourt à la vanille et le miel chauffé. Une découverte très intéressante.

RV 85%
Tout un rapport qualité/prix, spécialement quand je me serais attendu à un autre Speyside anonyme. Terre et grain d’orge à la Longmorn, avec un soupçon agréable de zeste de citron, un nez inoffensif avant que la banane ne se fasse sentir. L’arrivée est dans le même élan de banane, très verte et très cireuse. La finale est toute aussi cireuse, ronde et juste assez chaud, avant la banane toujours reine.

Patrick 85%
Nez léger et épicé, avec une touche de banane et de cuir. En bouche, la banane (verte) explose, en libérant en même temps épices et agrumes. La finale s’étire un peu sur les épices. Assez bien balancé, original grâce à la banane. Un whisky intéressant qui devrait se boire quand même assez vite.

Glen Keith 21 ans Secret Speyside Collection

43% alc./vol.

André 88%
Nez TRÈS gourmand. Belles grosses poires bien mûres, fruits tropicaux, miel, vanille, bananes en purée. La bouche est crémeuse et offre une généreuse texture. Vanille, poires en conserve nappées de miel, oranges, citron, céréales au caramel, touche de bois épicé très bien équilibré. Belle finale lente et langoureuse, légèrement épicée, sucrée et à saveur de fruits tropicaux. Belle exécution, équilibre et agencement des saveurs vraiment agréable, mais pas le whisky le plus singulier qu’on pourra croiser.

Patrick 90%
Un excellent scotch, complexe et bien bâti. Il gagnerait à avoir quelques degrés d’alcool de plus, mais ça contribue à en faire un dram de semaine spectaculaire.  Nez : Un beau parfum complexe et délicat, avec de la pêche, des fruits du verger, du chêne et du caramel. Bouche : Le chêne craquant enveloppe la pêche, les amandes grillées, le caramel, les agrumes, la vanille et les fruits du verger. Miam! Finale : D’une longueur moyenne, boisée et avec des fruits du verger. 

Kim 87%
Nez : Évoque le côté citronné et minéral de certains vins grecs, avant que se profile une sucrosité sur l’ananas bien mûr, de l’anis étoilé rappelant un bon ouzo sur glace. Est-ce que la Grèce me manquerait par hasard? Bouche : Plutôt sec à la première approche, à la limite austère, bien que le citron et une minéralité presque saline demeurent. Mes papilles s’y habituent graduellement, y découvrant un côté crème caramel vanillée et zeste d’agrume confit. C’est bien, mais pas à tout casser.

Glen Master Bowmore 14 ans

46% alc./vol.
Single Cask #3349, distillé en octobre 1990 et embouteillé en octobre 2004.

André 90%
Beau drap maritime, salé et tourbé, marmelade de fruits et fond de sherry, poudre des gommes lorsque nous étions enfants. Nez qui rappelle la distillerie sans ambiguïté, ce mélange de fûts de sherry jumelé de saveurs maritimes très agréables.  J’adore la balance et l’exactitude du nez. Arrivée sèche, avant le retour du sherry-cerises confites-sel-tourbe et une finale de léger miel et de chocolat fumé. Un whisky complet, agréable et représentatif.

Patrick 86%
Nez : Fumée, léger sel, fond de marmelade. Bouche : Fumée intense, un peu de sel, un peu de tourbe. Touche d’agrumes. Finale : La fumée s’étire et se transforme en chocolat noir amer. Balance : Bien équilibré, mais je préfère les versions régulières de la distillerie.

Martin 89%
Aussi doré et plein de promesses que le Grand Condor. Nez: Une fumée de tourbe très discrète accompagne de fortes notes de sel de mer et de marmelade à l’orange. Bouche: L’arrivée est très sucrée et se situe dans les pruneaux et le zeste d’orange. Une force et une confiance en soi digne des plus vieux fûts de xérès complètent l’expérience, secondées par un doux rayon de miel. Finale: Longue et chaude avec d’agréables touches de miel, de chocolat noir, de cannelle et de muscade. Équilibre: Un bien bel embouteillage, chapeau à Glen Master qui a pris le risque de garder un parfait taux d’alcool à 46%. Un Bowmore de 14 ans à ce prix, ça botte des culs.

Glen Master Longmorn 14 ans

46% alc./vol.
Fût #30094, distillé en février 1990, embouteillé en juillet 2004.

Patrick 89%
Le nez est plutôt léger, mais la sensation en bouche est plutôt agréable. Céréales sèches, pointe de poussière et pourquoi pas, une subtile note de sel. Le tout baigne dans un léger caramel dans son fut de chêne.

Martin 86.5%
Cuivre orangé, citrouille dorée. Nez: Assez discret au départ, il faut le laisser se développer un peu. Céréales sur une planche de chêne marquée de quelques gouttes de xérès. Raisins et caramel, touche de muscade avec une pointe de mélasse. Bouche: Caramel un peu salé et très épicé. Toffee et raisin, pelure d’orange et chair de pamplemousse. Un peu de guimauve et de chêne. Finale: Toujours du chêne épicé et du caramel. Quelques fruits rouges accompagnent le reste sur une durée moyennement longue mais fort agréable. Équilibre: Un bon sherry cask, c’est indéniable, mais qui ne se démarque pas tant que ça, que ce soit dans cette catégorie autant que parmi les whiskies en général.

Glen Mhor 20 ans 1976

57.9% alc./vol.
Speyside, 1892 (fermée-démolie). Cadenhead’s.

André 89.5%
Très floral – pensées, beurre de vanille, légère amertume salée. L’alcool ne se manifeste pas au nez. La texture en bouche est très agréable, la finale, elle, est tout en raisins mauves qui endors les papilles avant l’arrivée massive d’alcool qui embrase le tout. Élégant et suave.

Patrick 89%
Nez léger, malté un peu vineux. Au goût, le vineux est plus présent. Aussi, poivre, sel. Étonnamment riche en comparaison au nez. La finale est longue, vineuse et sucrée. Un whisky vraiment passionnant, qui évolue à chaque étape de la dégustation. Se mériterait plus de 90% si ce n’était du nez trop discret.

Glen Moray 12 ans

40% alc./vol.

André 86.5%
Étrange mélange de céréales un peu sèches au citron, de miel, d’herbe fraiche et de citron mûri juste à point. Une belle qualité d’exécution mais des saveurs qui me laissent froid dans l’ensemble. La bouche est légèrement plus relevée que la bouche, quelques épices au passage s’entourant d’une chorale à diverses tonalités herbeuses. Bonne dose de sucre en général, le whisky est agréable, bien que s’expriment de fortes vagues de gingembre. Le mélange gingembre-herbe se marie fort bien en bouche. On est à même de constater l’utilisation de bourbon cask de par les saveurs livrées. Puis apparaissent progressivement les nuances de miel, de toffee et de bois de chêne qui se noient dans une grosse poignée d’herbe tout juste coupée. La finale est soutenue par le gingembre et le chêne sec, de bonne longueur pour un Speysider si doux.

Patrick 79%
Nez : Orge au miel, avec une petite pointe d’alcool et de gingembre. Bouche : Alcool, malt, vanille, miel et chêne. Semble plus jeune que 12 ans… Probablement que le fût n’était pas neuf! Finale : Moyenne et portée sur l’alcool. Balance : Coûte pas cher, vaut pas cher.

Martin 79%
Levé à la lumière, affiche un or très pâle, pas même ambré. Nez: Orge typique du Speyside, avec un léger manque d’affirmation. Quelques notes florales et minérales. En-dessous de tout ça, une faible brise de caramel, vanille, orange et poire tente de se montrer. Bouche: Relativement léger, peu huileux et très sucré. Malt, vanille et chêne. Touches de cannelle et de toffee ici et là. Finale: D’une durée moyenne, la finale est poivrée de noix, de chêne et d’anis. Équilibre: Une belle nouveauté en SAQ, doublée d’un beau whisky de semaine. Vu son prix, difficile de lui trouver des défauts vraiment impardonnables.

Kim 80%
Nez : Pomme super juteuse, comme mordre directement dans le fruit que l’on cueille dans le verger, un soupçon d’anis vient relever le tout. Une touche de chair de kiwi, d’abricot et probablement d’un paquet d’autres fruits. Très frais et plaisant. Bouche : Encore sur les fruits, mais trop aqueux. Petite touche que j’ai de la difficulté à identifier et que je ne sais pas si j’aime ou pas. Ça reste super facile à boire, floral et parfumé.

RV 77.5%
Triple ou quadruple distillation au Speyside? Pas désagréable mais étouffé, comme si on sentait un Balvenie avec le nez un mètre au-dessus du verre. Très, mais alors trop liquide en bouche, c’est du malt qui prend trop de temps à se dévoiler avec un peu d’épice. Finale décevante avec de la feuille de jeune menthe et d’orge verte. Vraiment pas mon genre de whisky, un Speysider anonymement ennuyant.