Deanston Decennary 50th Anniversary

46.3% alc./vol.
Édition limitée de 1400 bouteilles soulignant le 50eme anniversaire de la distillerie, provenant d’un mélange d’un Deanston de 1977 40 ans refill hogshead, d’un de 1982 35 ans American Oak, un 1996 21 ans Port Pipe et finalement un Deanston 2006 11 ans Pedro Ximénez Puncheon.

André 93%
Exquis au nez, d’une douceur incroyable avec des odeurs posées et réconfortantes. Cerises noires, framboises et fruits séchés, oranges, vieux cuir élimé, vanille onctueuse, douces épices, chocolat noir et café noir, cannelle. Belle texture onctueuse en bouche, un peu gras, ça colle partout; l’effet du Sherry et du Port cask sont bien ressentis avec l’avalanche de fruits rouges divers. Agréable mélange d’oranges, de cerises et de framboises nappées de chocolat noir, de miel et d’une pincée de cannelle et de gingembre, avec une finale légèrement tannique et vieillotte ainsi que du caramel onctueux. Les épices sont aussi plus fébriles en toute finale et nuancent bien les saveurs qui gravitent, dans l’ensemble, dans le même coin de la palette aromatique. Une belle expérience de dégustation, chaîne et séquence de saveurs et arômes qui racontent une belle histoire.

Patrick 92%
Un scotch exceptionnel, d’une grande complexité et superbement bâti. Le genre de whisky grandiose où l’on découvre de nouvelles saveurs à chaque gorgée. J’adore. Nez : Parfum d’une rare complexité, présentant des notes de fleurs, d’agrumes, de fruits des champs très subtils et une bonne dose de chêne frais. Bouche : Wow, un sublime mélange d’épices, de bois sec, de fruits des champs, de vanille, d’agrumes et d’une touche de caramel. Finale : D’une belle longueur, très épicée et légèrement sucrée.

Martin 93%
Nez: Cerises, cacao et fruits rouges. Orange, bois et cuir. De beaux arômes issus de grands vins fortifié. Caramel grillé et malté. Bouche: Bois sec, cuir et fruits, vanille et sherry. Mielleux et fruité, belle texture onctueuse. Finale: Chaude, sous le signe du xérès épicé. La conclusion appropriée à une belle aventure. Équilibre: Un sherry cask d’exception, avec sa touche de porto qui vient bonifier la sublime expérience.

Deanston New Make

63.5% alc./vol.

Patrick
Je comprends maintenant pourquoi j’aime de plus en plus les whiskys de cette distillerie : avec une telle base, la réussite est presque assurée. Nez: Un beau parfum présentant un mélange floral et de céréales. Bouche: Porté par une belle texture huileuse, je retourne de belles notes fruitées qui enveloppent agréablement les céréales. Finale: D’une longueur moyenne, avec des effluves fruités.

Deanston Virgin Oak

46.3% alc./vol.
Deanston est une distillerie située dans les Highlands du sud, elle a été mise en service depuis seulement 1965, ce qui ne l’empêche pas d’élaborer d’excellents single malt whiskies. Il y a encore quelques années, ils n’étaient pas embouteillés mais étaient utilisés pour l’assemblage de fabuleux blends. Avec ce Virgin Oak, c’est une version de son scotch whisky vieilli dans des fûts neufs, que nous propose la distillerie Deanston. Ce qui est plutôt rare en écosse, de plus il est non filtré à froid et ne subit pas de coloration artificielle. Fait intéressant, la séparation « administrative » entre Highlands et Lowlands remonte à la fin du 18ème siècle, constituant une sorte de légalisation avant l’heure des distillateurs clandestins des Highlands. Ils eurent alors le droit d’utiliser des alambics plus petits et des moûts moins concentrés que leurs confrères des Lowlands, mais, en contrepartie, ils n’avaient pas l’autorisation d’exporter leurs malts! Ceci explique sans aucun doute le maintien dans les Highlands, de malts ayant beaucoup plus de typicité.

Relativement récente, cette distillerie des Highlands ouverte en 1965 doit sa création à la qualité de l’eau de la rivière Teith… et à la présence des grands ateliers d’une ancienne filature de coton qui venait de fermer ses portes. Elle est située à Doune, à peu de distance de la ligne séparant les Highlands des Lowlands. Un de ses créateurs possédait également à l’époque Tullibardine. Son premier malt s’appelait Old Bannockburn. Puis l’entreprise est reprise en 1972 par le groupe Invergordon, qui élabore un malt à la marque Deanston. Fermée depuis 1982, la distillerie est finalement rachetée par Burn Stewart, devenu par la suite propriété du groupe international CL Financial. La production est relancée, et les installations fortement modernisées en 2008 et 2009.

André 82.5%
Nez céréales organiques et de foin sec, de miel, de citron, de poires et d’ananas. La bouche est plus relevée, l’addition de gingembre et d’épices au malt omniprésent aiguise un peu plus la bouche, je trouve aussi que l’effet apporté par le bois assèche aussi passablement l’ensemble. Une fois la vague d’alcool passée, les poires et la vanille resurgissent avec force et font la transition avec la finale de céréales au miel et au citron. Finale d’une bonne longueur. Je m’attendais à quelque chose avec plus de texture en bouche, c’est un peu clair et diffus. J’aimes bien les saveurs mais il y a aussi quelque chose qui m’accroche au nez, le côté organique un peu particulier, ce qui affecte la balance de l’ensemble.

Patrick 89%
Nez : Zeste de citron, orge, pomme et bois frais. Bouche : Vanille, caramel, fruits mûrs avec une pointe de miel et de bruyère. Finale : Bruyère et chêne « frais », le tout plutôt sucré. La finale est d’une longueur plutôt moyenne, on l’aimerait beaucoup plus longue, comme bien des bonnes choses de la vie.

Martin 84%
Nez: Agrumes, crème et vanille. Un peu d’herbe, un peu d’orge et de bois vert. Céréales et citron. Fruits tropicaux. Bouche: Melon au miel, bois sec, herbe et épices. L’alcool demeure très présent. Finale: Épices, vanille, chêne sec, fruits tropicaux. Une touche d’astringence perdure et déclenche les grandes salivaires comme un bonbon sûrette. Équilibre: Pas mauvais, mais j’ai l’impression que ceci est un embouteillage plus ou moins bien contrôlé, avec une agressivité qui est plus ou moins accueillante pour quelqu’un qui veut s’initier au whisky.

Death’s Door White Whiskey

40% alc./vol.
Whisky de blé (20% de blé rouge et 80% de blé blanc).

André 75%
Granuleux et alcool de vodka. Sauge de Russie, genièvre et herbeux. Belle texture en bouche mais aucun réel raffinement et on parle même pas de profondeur dans ce cas-ci. La finale est ok, mais évidemment sans surprise. Passez go et n’oubliez surtout pas de réclamer votre 35$…

RV 80%
Grains et épices, assez puissant, un nez davantage vodka à la Still Waters que new make spirit. Le goût s’approche d’une vodka à base de raisins, mais en aftertaste il y a un retour sur le grain et un genièvre tolérable. Curiosité intéressante, mais de là à avoir une bouteille toujours ouverte à la maison, non.

Patrick 76%
Au nez, ma rappelle des Special K aux baies rouges dans lesquels ont aurait mis de l’eau. En bouche, semble être une vodka aux fleurs. Finale marquée par les biscuits à l’avoine. Intéressant si vu en tant qu’échantillon industriel, mais plutôt douteux en tant produit commercial.

Deerstalker Braes of Glenlivet 20 ans

48% alc./vol.
Distillé à la distillerie Braeval – Distillé le 8 décembre 1994, embouteillé le 7 janvier 2015 – 276 bouteilles – Cask 159164.

Patrick 88%
Un très bon whisky, avec un beau mélange de saveurs superbement équilibrées. Nez: Parfum léger, avec des agrumes, un peu de chêne frais et un soupçon floral. Bouche : Porté par une belle texture, un beau whisky frais et riche, avec du bois, des fleurs et des fruits tropicaux bien mûrs. Finale : D’une belle longueur, boisé, avec de fruits tropicaux.

Martin 89%
Nez: Céréales un peu fades, on se rattrappe avec des belles notes de bois, d’herbe et de sucre à glacer. Bouche: Sucre en poudre, cantaloup, poivre et bois. Finale: Longue et poivrée, elle nous gâte avec un restant de cassonade, de chêne et d’eau de rose. Équilibre: Excellent dram, bien monté, bel héritage, on se sent privilégié de pouvoir y goûter.

Del Bac Dorado – Mesquite Smoked Barley – American Single Malt – Desert Aged

46% alc./vol.
Hamilton Distillers. Orge maltée sur place sur feu de bois de Mesquite.

André 85%
Nez de régilsse fumée, de poudre à canon, fumée de feu de camps dans le désert, fruits rouges et vanille. Il faut vraiment avoir senti les arbres de Mesquite après la pluie pour identifier la fumée si particulière. L’ensemble me rappelle un bourbon funky disons. La bouche s’exprime sur les fruits rouges nappés de caramel, le feu de camps et encore le Mesquite après la pluie. Le tout s’accompagne d’un trait de Bubble gum, de citron et de noix cuites au four. La texture est un peu diffuse mais supporte bien les saveurs et arômes. La finale est longue, fumée et verdâtre aussi, fruits rouges sauvages, cassonade, caramel et réglisse. Singulier mais difficilement à cerner si l’on a pas les saveurs dans sa bibliothèque aromatique.

Patrick 90%
Pour moi qui aime la fumée dans mon verre et dans mon assiette, ceci est un verre de bonheur liquide! Nez : Ok, ça c’est un parfum assez unique! Fumée de poudre noire et de feu de camp, fruits rouge, caramel réchauffé, citron et une petite touche herbeuse. Bouche : Oh wow, ça c’est mon genre! Toujours le mélange de fumée de poudre noire et de feu de camp, joliment enrobé de sirop de fruits sucré, de vanille et de caramel. J’y retrouve aussi des épices à steak et du bois carbonisé avec toujours une subtile touche herbeuse. Finale : D’une belle longueur, épicée et boisée.

Martin 89%
Nez: Fumée sèche de barbecue, maïs grillé, caramel, dattes, feu de camp et zeste d’orange sanguine. Bouche: Entrée ample, malt toasté, cacao, viande fumée, miel, amande grillée, texture huileuse assez tannique, rappelant des éclats de bois mouillé fumant le barbecue. Finale: D’une belle longueur, notes de cendre froide, de noix de grenoble, de café léger, de fleur de sel et de bois épicé. Équilibre: Fumée dominante mais élégante, chaleur bien tenue, identité claire et cohérente. J’achète!

Demerara Green Label 12 ans

46% alc./vol.
Guyane. Vieilli dans un fût de Laphroaig.

Patrick 80%
Définitivement une curiosité que l’amateur de scotch et de rhum que je suis se devait d’essayer!  Bon, ça demeure une expérience intéressante, mais à ne pas répéter.  La balance de l’ensemble, quoique réussie, me fait plutôt penser à un ascenseur au palais de Justice, où des membres de la Mafia se retrouvent avec des motards, séparés par quelques policiers.  Bref, le tout se balance, mais ce n’est pas une expérience agréable pour personne.  Nez : Un mélange hétéroclite de vapeurs végétales et tourbées avec une distincte note de chêne brûlé.  Le tout semble m’attaquer à la gorge.  Bouche : Arrivée plutôt douce rappelant un scotch du Speyside, suivi de notes épicées du chêne puis d’un pic vertigineux de saveurs végétales typiques du rhum agricole et enfin de la fumée du Laphroaig.  Une complexité incroyable, et le tout semble parfaitement balancé.  Mais ça ne veut pas dire que le tout va très bien ensemble, au contraire!  Finale : Longue, fumée et épicée.

Deveron 12 ans

40% alc./vol.
Ce single malt léger est élaboré au sein de la distillerie Macduff qui se situe à l’est des Highlands, à la limite du Speyside.

André 78%
Pommes vertes nappées de miel, agrumes, vanille, herbe verte peut-être. Nez agréable et calme, un peu effervescent. Ce whisky possède une joie, quelque chose de festif au nez que la bouche trahira dès la première gorgée. L’arrivée est fade, la texture plate avant que n’arrive la forte vague d’épices qui désarçonne légèrement. Heureusement, les fruits secs et la pomme verte émergent avec bonne force de l’ensemble et nivellent l’équilibre général. Finale épicée, herbeuse très bizarre. Un whisky à la palette aromatique singulière et à l’équilibre discutable. Un échantillon fera l’affaire si vous pouvez vous passer d’une bouteille.

Patrick 85%
Un très bon whisky de semaine qui nous change de l’ordinaire. Une belle surprise qui gagnerait à être plus connue. Nez : Grain légèrement grillé et couvert d’une couche de miel, d’une touche de pommes vertes et de fleurs. Bouche : Céréales sucrées avec une touche subtile de fumée, d’épices et de sel. On est à des lieues d’Islay, mais ça demeure un très bon whisky de semaine. Finale : Marquée par l’orge salée, mais malheureusement un peu courte.

Martin 82%
Nez: Pommes, colle à bois, miel, melon et agrumes. Malt grillé et fleurs blanches fraîches. Invitant. Bouche: Miel sucré, melon et poires. fruits tropicaux, épices et chêne. La vague d’épices est plutôt surprenante et forte. Finale: Cantaloup et chêne, poivre blanc, sel et fruits secs. Équilibre: Les saveurs sont par définition plutôt douces, mais leur harmonie est mise en péril par la force démesurée de ses épices.

Deveron 18 ans

40% alc./vol.
Construite en 1960 dans le village de pêcheurs de Macduff, Deveron est la distillerie la plus au Nord-Est de l’Ecosse. Elle se situe là où la rivière Deveron rencontre la mer, ce qui procure à son whisky un style marin, empli de notes fruitées.

André 76%
Mélange de poires au caramel et d’oranges, vanille et fleurs blanches, encore cette sensation de poudre sucrée des gommes Bazooka. Un peu plat comme présentation et le nez n’offre rien de bien attrayant. La bouche goûte un peu le métallique bizarre, le poivre broyé et les épices, les saveurs de poires et d’oranges sont délavées et noyées dans un amalgame de saveurs industrielles et métalliques bizarre. La finale est courte, poivrée et épicée. Une bonne raison pour cacher le whisky dans une bouteille verte presque opaque. Quel gachis.

Patrick 86%
Un superbe whisky qui gagnerait à être mieux connu, riche et complexe. J’aime, mais &#@%, arrêtez de diluer mes whiskys! Dans ce cas-ci, ça rend le rapport qualité/prix moins intéressant qu’il aurait dû l’être. Bref, à la moitié du prix, je recommande le 12 ans sans hésiter! Nez : Ça sent bon… Ça sent la mer, un peu de xérès, des pommes et une touche subtile de biscuits « Social Tea ». Bouche : Sel délicat, mais pas subtil pour autant, xérès qui lui, est un peu subtil, bois brûlé, oranges, miel et un peu d’épices. La texture en bouche pâtit grandement d’une trop grande dilution. Finale : D’une belle longueur, fumée et fruitée. J’aime vraiment la saveur qu’il me reste en bouche.

Martin 84%
Nez: Pommes mûres, miel et caramel, céréales sucrées avec un soupçon de cire. Facile d’approche. Bouche: Ronde et fluide, sur la poire pochée, la vanille, les amandes et une note d’agrume confit. Finale: Moyennement longue mais délicate, légèrement épicée et boisée. Équilibre: Sans éclat mais bien construit, ce dram joue la carte de la subtilité, un bon choix pour les amateurs de profils calmes et soyeux. Les dégustateurs expérimentés chercheront toutefois un profil plus charpenté disons.