Dalmore 12 ans – Edition 2019

40% alc./vol.

André 79%
Nez costaud et bien rempli. Oranges sanguines, toffee, fruits rouges séchés, xérès, caramel, chocolat au lait. Le nez est respectueux et se livre sans retenue. C’est en bouche qu’arrive la débâcle, le whisky est fade et sans structure, sans onctuosité et passion. En revenant au nez, on a l’impression que les oranges ont tounées et on détecte aussi des arômes de poudre de cacao bizarre. Aucune texture, le whisky file sur la langue et le gosier en s’évaporant presque aussitôt. Marmelade d’oranges, poudre de cacao, fruits secs, gâteau aux fruits, raisins macérés dans le rhum brun, vieux sherry poussiéreux. Les épices se pointent discrètement le nez en finale, cannelle et clou de girofle saupoudrés sur un gâteau aux fruits, oranges sanguines et sherry légèrement chocolaté. Bien qu’offrant des saveurs et arômes intéressant et donnant un certain challenge de dégustaiton, ce Dalmore dilué à 40% s’effondre en bouche de par sa structure chambranlante et sa texture inexistante. Un whisky pour Mr ToutLeMonde.

Patrick 89%
Mon analyse des arômes ne change pas, au contraire de ma conclusion. À l’époque, il y a plus de 5 ans, j’avais trouvé ce whisky trop intense. Aujourd’hui, au contraire, je le trouve riche, intense et superbement balancé… Ce qui lui mérite donc quelques points supplémentaires. Les goûts changent, il faut croire!

Dalmore 15 ans

40% alc./vol.

André 75%
Un manque de personnalité épouvantable, du sherry mal présenté, un fût qui sent le pourris et les p’tits bas. Si cela se voulait un scénario pour démontrer l’effet du sherry, l’histoire est présentée de façon malhabile, prévisible et le punch est autant boring que d’écouter Titanic et de se demander si le bateau va couler à la fin du film.

Patrick 86%
Un très bon whisky, tout en retenue et si bien équilibré! Si ce n’était de la trop grande dilution, il serait excellent. Bref, pour ceux qui ont l’habitude d’ajouter de l’eau à leur whisky! Nez : Joli parfum suave et tout en retenue, présentant des notes de chocolat au lait, de vanille et de petits fruits des champs. Bouche : Toujours suave, plein de chocolat, de vanille et de petits fruits. Que demander de plus? Finale : Un peu courte, probablement à cause de la trop grande dilution.

Martin 84%
Nez: Assez racé? Malt, musc, noix et chêne. Fruits tropicaux et raisins secs. Chêne légèrement poussiéreux. Bouche: Miel chaud, raisins juteux, dattes, xérès, oranges, épices et bois. Très bon, mais très peu subtil à la fois. Finale: Bien ficelée, elle nous emmène sur la fin avec une belle progression représentative des saveurs énumérées précédemment. Équilibre: De belles saveurs, franches, mais sans se laisser désirer. Un bon scotch, mais pour le prix on repassera…

RV 78%
Je préfère encore Off Région Sauvage au gros cigare à 2 dollars pour éloigner les moustiques. Un sherry tellement surpuissant qu’il écrase la cerise et l’orange qui tentent de se faire sentir, accompagnés d’un caramel discret mais quand même agaçant. La finale commence avec un boom de caramel, puis le cigare prend place sans lâcher prise, d’une manière désastreuse. Mise à part pour son Dalmore Cigar Malt, cette distillerie a encore beaucoup à faire pour me convaincre de son bon goût, la piètre finale de cette exemple faisant tout le contraire.

Dalmore 18 ans

43% alc./vol.

Patrick 88%
Nez: Fruits moisis et chêne.  Bouche: Belle arrivée rappelant un vieux Macallan.  Beaux fruits chaleureux, chêne, vanille.  On a l’impression de mordre dans une planche de fût gorgée de vin de xérès.  Finale: Longue et chaleureuse.  Balance: À part le nez, tout semble excellent.

Martin 89.5%
Sa couleur est d’un bronze tirant sur la ganache au caramel. Nez: Un sherry bien affirmé. Pelure d’orange survient au second plan avec des notes de toffee brûlé collé au fond du chaudron. Flan au caramel avec une touche de toast de pain au raisin brûlée. Bouche: Chaud et mielleux, très rond en bouche. Un peu de vanille, de pomme et d’orge, tranquillement remplacés par un pneu ramolli sur l’asphalte lors d’une chaude journée de juillet 1953. Finale: Caoutchouc chauffé et épices. Je me vois en train de mâcher de la gomme à la cannelle au centre-ville de Saint-Basile-le-Grand. Équilibre: Bien que ce ne soit pas nécessairement le premier auquel on pense, le Dalmore 18 reste un splendide choix pour accompagner un dessert passionnément sucré.

RV 82%
Des hauts et des bas. Qui auraient besoin d’un tour sur la corde. Whisky trempé profondément dans l’anis, même s’il est très fruité, il en demeure aussi très uniforme dans une teinte florale violette comme sa boîte. Passant tout droit en bouche, rien au palais et à peine piquant sur la langue, on descend tranquillement en ligne droite, or je préfère la nage au sous-marin. Bel effort, mais le sherry bizarre des autres éditions revient en finale pour conclure une expérience ennuyeuse et sans dire regrettable, vraiment à la hauteur des 157$ demandés.

Dalmore 1995 Castle Leod

46% alc./vol.
Castle Leod fut le lieu de vie de Caberfeidh, chef du Clan Mackenzie qui a vu le jour en 1606 et qui est situé à seulement 14 miles de la distillerie The Dalmore. Une fratrie Mackenzie qui a jeté les bases de la distillerie au succès incontestable aujourd’hui. Cette bouteille en édition limitée célèbre ainsi l’ancien siège historique du Clan Mackenzie et est la deuxième d’une série conçue par le Maître distillateur Richard Paterson en hommage au Clan. Ce single malt de 1995 a d’abord séjourné en fut de chêne blanc d’Amérique et en fut de sherry espagnol, avant d’être transféré pour ses 18 derniers mois de vieillissement en tonneau d’un 1er cru de Bordeaux légendaire.

RV 77%
D’éditions intéressantes à de véritables échecs, une fois de plus on dirait que quelqu’un ne s’est pas levé du bon côté du lit à la distillerie, et que les gens de comptabilité/marketing on fait de même. Nez à l’approche qui instaure la méfiance d’un souffre tel que sa petite soeur Black Pearl. Le brûlé pique de beaucoup la bouche de son grain sale et mal taillé, conclue par une finale couci-couça, bien soutenue mais à peine soutenable, dans le courant de certains mauvais Glendronach. En respirant beaucoup, le whisky s’arrondit de fruits mais trop peu trop tard; en résumé, désagréable au niveau du goût et du prix.

Patrick 85%
Parfum de riche xérès et de fruits très mûrs. En bouche, chaleureuse cassonade, fruits mûrs, touche de chêne brûlé et notes de vanille. Finale marquée par le chêne brûlé. Très bon, trop cher.

Dalmore Black Pearl 12 ans 1992

40% alc./vol.
Vieilli dans d’ex-fûts de vin de Madeire Malmsey. Ce whisky ne nous a pas laissé indifférent, voici en lieu et place des notes de dégustation le dialogue qui a eu lieu de lorsque nous l’avons essayé:

RV: Repoussant, il sent le Gold Bond (poudre pour les pieds, ndlr). Il sent les vieux bas.
André: Moi je trouve qu’il sent plutôt bon!
RV: !!!???
André: Il sent frais, citronné…
RV: Pas du tout! Il sent le vieux fromage! Au goût, il est herbeux? Dégueulasse!
Patrick: Sent le sherry, le malt, le raisin. Bof…
André: A la première approche, il est fruité: fraise et framboises, suivi par un goût désagréable. Raisin. Très fruité. Le nez ne prédispose pas à ce que l’on goûte. Le nez est rébarbatif. Petit fumé à la fin. Chocolat noir aussi. Amer à la fin.
Patrick: Sec, fumé à la fin. Je suis d’accord avec le chocolat hyper amer, genre un gros pourcentage de cacao! Il y a vraiment un gros écart entre nez et le goût. La finale ne reste pas en bouche.
RV: Oui!
André: Comme une amie moderne. Elle vient puis elle s’en va. Ne se distingue pas. (…) Très sherry à la fin, chocolat… C’est vrai qu’il y a un petit fromage qui pue dans l’après goût.
Patrick: Oui, un St-Paulin, quand même doux, molletonné…

André 79%
RV 75%
Patrick 78%

Et vu qu’il ne fait jamais comme les autres…

Martin 80%
Un beau lingot bien affirmé. Nez: Le verre est loin sur la table et déjà le miel nous atteint. Céréales, vanille et fleurs. Légère fumée, accompagnée de fruits rouges et de raisins. Honnête. Bouche: Fraises et cassonade, vanille et chêne, épices et miel. Petit cuir rançi vers la fin. Finale: On se laisse en longueur sur du cacao, des fruits, du xérès et une planche de chêne un peu moisie. Équilibre: Le nez nous laissait un peu indifférent, au goût un peu d’espoir revient mais on se fait prestement ramener sur terre avec une finale décevante et inégale. Comme quoi les finitions particulières ne vont pas à tous les malts.

Dalmore Cigar Malt (ancien embouteillage)

43% alc./vol.

André 88%
Des point supplémentaires pour la singularité et pour un scotch vraiment agréable autant lorsque vous passez à la caisse pour l’achat que pour l’expérience sensorielle, doux et agréable.

Patrick 89%
Complète bien le cigare, super bon, un de mes préférés; génial avec un cigare; Caramel, toffee, chocolat, orange?

Martin 90%
Riche orangé de xérès-dessert. Nez: Raisins, toffee et dattes en puissance. Gâteau aux épices, cuir et feuille de tabac. Les trippeux de sherry cask vont bander. Bouche: Caramel, cerise noire, raisins secs et mûres fraîches. Muscade, xérès et chêne. Plein de belles saveurs qui se prêtent bien à la dégustation d’un bon cigare. Le dosage est approprié, aucun élément ne vole la vedette à un autre, dans le but justement de laisser la place au cigare. Finale: Longue mais peu intense, laissant justement encore tout loisir au fameux cigare de ficeler le tout. Équilibre: Une belle expérience et un très bon dram, même seul. Il faut aussi se dire que les meilleurs scotchs n’ont toutefois pas besoin d’un traitement spécial pour se marier au meilleur tabac.

RV 86.5%
Caramel doux sucré, excellent; sent le sucre étendu sur la peau de la cuisse d’une dame (sucré-épicé). Goût: caramel brûlé, le spicy est moins présent, chocolat très noir. L’arrivée en bouche se poursuit sur le sirop de pêche et le miel. La finale monte tranquillement vers un cuir lustré qui disparait aussi lentement qu’il est arrivé. Un whisky très particulier mais qui a tendance a laisser un meilleur souvenir qu’il ne l’est réellement, toutefois il gardera toujours un aspect particulier qui le distingue. Ou bien la qualité a diminué depuis les dernières bouteilles.

Dalmore Cigar Malt (nouvel embouteillage)

44% alc./vol.

André 83%
Sherry hors de contrôle, rappelant le Bruichladdich Sherry Classic. Oranges, miel, oranges sanguines, toffee. Pas mal mieux en bouche; sirop de fruits, prédominance d’oranges s’alliant d’une forte présence d’épices et chocolat au poivre noir. Finale soutenue par les épices et la cannelle, de bonne longueur. Un single malt riche et bourru, mais ne valant pas les 135$ demandés. Et surtout à éviter si vous n’êtes pas fan de sherry finish.

Patrick 72%
Ok, avec le prix qui a plus que doublé depuis la dernière mouture de ce scotch ,il part avec un préjugé négatif! Et le nez semble vouloir me donner raison: œufs pourris et métal industriel, définitivement rien pour aller avec mes cigares favoris! En bouche, le métal est toujours présent, quoique moins désagréable. La finale s’étire sur une touche de métal et de cerises. Décevant. A éviter. Mieux, à boycotter.

Dalmore Gran Reserva

40% alc./vol.

André 76%
Nez très approchable. Miel et oranges, sherry effacé, sucré et une pincée de cannelle. La bouche est anonyme et quelconque, raisins secs, prunes et oranges, petite touche boisée, xérès et chocolat. La texture est mince et pauvre, pas désagréable mais sans plaisir aucun également. Finale très courte, saveurs éphémères, mis à part le caramel et quelques épices bien timides.

Patrick 72%
Plutôt décevant. Un scotch single malt qui me fait plutôt penser à un blend cheap qui essaie de compenser au niveau marketing le fait qu’ils aient utilisés des fûts cheaps. Merci tout de même à P2L pour l’échantillon et l’aide à écrire cette évaluation. Nez : Pelure de prune jaune, fruits rouges et un peu de chêne. Au premier abord, c’est plutôt intéressant, mais il ne faut pas s’y arrêter trop longtemps. En fait, plus il respire, moins il me semble plaisant, avec des notes métalliques. Bouche : Pelure de prune jaune, bois brûlé… Et du métal. L’ensemble n’est pas vraiment excitant. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la pelure de prune jaune toujours présente.

Dalmore King Alexander III

40% alc./vol.
Cette version de Dalmore est issue d’un assemblage subtil et résolument unique de 6 fûts : Bourbon, Madère, Marsala, Porto, Xéres et d’un grand vin français.Une fierté toute légitime de Richard Paterson, Maître Distillateur passionné. Cette luxueuse version de malts âgés est le résultat de la maturation opérée pendant des décennies dans une variété de fûts de vin. Xeres Oloroso âgés et aromatiques et fûts de Madère offrent une structure d’amandes concassées et d’agrumes riches. Les riches Marsala et Porto ajoutent des notes de baies sauvages et de prunes charnues. Des notes de vanille chaude et de caramel crémeux proviennent des fûts de Bourbon âgés combinant avec éloquence le murmure majestueux des fruits rouges mûrs offerts par des barriques de Cabernet Sauvignon.

André 82%
Une soie au nez; oranges confites, Grand Marnier, figues, pruneaux et orange, bois de santal. Le nez est évolutif et paisible, doux, c’est oriental comme mélange, à la fois coloré et serin. J’adore ce mélange d’odeurs et de saveurs. Le nez de ce whisky est comme un film dans votre tête, un whisky évocateur, je m’imagine facilement dans un marché indien avec des fruits et des épices sur des étals et quelques volutes d’ansent. En s’aérant, le caramel se réveille fortement, saveurs mi-porto mi-xérez, un nez que la bouche ne réussira jamais à recréer, les saveurs s’effondrant dans une texture molle et sans réelle structure d’où peinent à s’extraire quelques orages nappées de caramel et de chocolat aux noix. Ce whisky est comme un paquet de mots mélangés qui ne peuvent former la prose qu’aurait mérité un amalgame de si belle flaveurs. La finale est l’agonie, cette lente descente annoncée débutée en bouche. Dalmore m’a perdu en chemin et je n’arrive pas à suivre le parcours de cette distillerie que je n’arrive plus à aimer.

Patrick 78%
Nez: Xérès moisi. Touche de bits pourri aussi.  Bouche:  Orge sucrée, xérès et touche de chêne.  Finale: Relativement courte et douteuse. Balance:  Encore une fois, Dalmore mets le paquet sur l’emballage au détriment du goût.  Dire que ce fut, il y a longtemps, l’une de mes distilleries préférées.

Martin 83.5%
Orange vif et vibrant. Nez: Malt grillé et caramel de plein fouet. Orange sanguine, raisins secs frais et un beau mélanges d’épices exotiques. Exquis. Bouche: Texture assez soyeuse, on continue sur le sucre d’orge, le chocolat à l’orange et quelques noix. L’ensemble est très diffus et noyé dans un sirop sucré. Un peu déçu ici. Finale: Ample, plus ou moins sèche, en continuité avec les saveurs en bouche, tout en y ajoutant le chêne légèrement poussiéreux de la futaille de xérès. Équilibre: Pourtant le nez annonçait de si glorieuses choses… une déconfiture qui doit faire revirer le roi Alexandre III dans sa tombe.

Kim 80%
Nez : Pommes rouges, cuir, épices douces. Bouche : Tabac séché, me rappelle un cigare, biscuits aux figues, avoine. Intéressant, sans être super.

Dalmore Port Wood Reserve

46.5% alc./vol.
Maturation initiale en American White Oak Casks et affinage en port cask du producteur W&J Graham’s.

André 86.5%
Cerises et oranges sanguines, raisins secs et prunes, agréable sucré, cassonnade. Évoque un aspect pâteux compact et lourd. La bouche est monopolisée par les fruits secs, les raisins et les cerises noires, le chocolat noir amer. On devine l’épine dorsale de saveurs habituelles de la distillerie en plus d’un ajout au niveau lourdeur générale. Ensemble visqueux et huileux, un peu tannique aussi et boisé. Bonne longueur en bouche aidée par le taux d’alcool supérieur aux autres versions. Café au lait avec des bâtons de cannelle. Finale grandement influencée par les épices et le bois sec, petits fruits sauvages séchés, oranges et prunes.

Patrick 88%
Un très bon whisky, offrant une belle intensité de saveurs. Si vous aimez le porto dans votre whisky, vous ne vous y tromperez pas! Nez : Des noisettes, du chocolat et évidemment, les arômes envoûtants d’un riche porto. Bouche : D’une belle intensité et très chaleureuse, avec du bois brûlé, des fruits mûrs et de savoureuses épices. Finale : D’une belle longueur, marquée par le porto.

Martin 88%
Nez: Doux et sucré, miel, dattes et pelure d’orange. Cacao, vanille, chêne et gingembre. Porto et amandes grillées. Super! Bouche: Hyper sirupeux et sucré. Tornade de cassonade, de raisins juteux et d’épices. L’arrivée en bouche est un peu surpuissante, mais le tout arrive à reprendre assez rapidement le contrôle. Finale: Longue, douce et épicée à la fois. Notes de bois, de noix et de fruits rouges mijotés. Équilibre: Très agréable. On a eu une petite frousse lors de l’entrée en bouche, mais somme toute c’est un excellent Dalmore. Points bonus pour le taux d’alcool.

Kim 75%
Nez : Fromage à la crème, Boursin à l’ail, étrange mais appétissant, sucre d’érable, vraiment gourmand au nez quoique déstabilisant. Bouche : Le fromage à la crème est encore là, mais c’est moins réussi en bouche, grain et un côté légumes verts cuits. Déstabilisant mais pas nécessairement dans le bon sens, pas mauvais mais un peu trop étrange pour être vraiment agréable.