Corby’s Park Lane 1940

40% alc./vol.
Fondé à Corbyville, Ontario en 1859. Ce blended whisky est composé de whiskies allant jusqu’à 25 ans d’âge.

André 86%
Le nez est très doux, texture soyeuse, le caramel et la vanille, cannelle et pain de seigle, fruits rouges, miel, cassonnade. Ça ressemble effectivement à la signature d’un whisky Canadien. La bouche est aussi douce que le nez au départ, cassonnade et miel et est suivi d’une montée rapide de poivre broyé et de cannelle fraiche, le clou de girofle, les bonbons en forme de poisson, petits fruits sauvages, céréales de seigle prennent le lead. En laissant respirer le whisky dans le verre un bon 20 minutes, la texture s’arrondit encore plus mais en bouche, les épices deviennent encore plus soutenues. La finale est poivrée et fortement influencé par les épices qui demeurent très longtemps en bouche. Un whisky Canadien avec beaucoup de caractère et à cet âge vénérable, de style grand-papa grincheux.

Patrick 86%
Un très bon whisky, très agréable à boire, et offrant un minimum de complexité. Nez : Beau parfum bien sucré et bien fruité, avec miel et vanille. Bouche : Cassonade, caramel, fruits des champs, fruits exotiques, miel, du bois et quelques noix grillées. Finale : D’une belle longueur, sucrée et poivrée.

Martin 88%
Nez: Plutôt impressionnant! Rond et doux, caramel et miel, vanille et céréales grillées. Bois et quelques fruits épicés. Ce nez typiquement canadien a tout pour plaire. Bouche: Doux et aussi suave que le nez. Sucre brun et miel épicé, bois de chêne et vanille. Fruits des champs. Superbe. Finale: Longue, soyeuse et mielleuse, épices franches et soutenues, bois sec. Un whisky à la hauteur de nos hivers. Équilibre: Je ne suis pas surpris d’apprendre que ce blend contient même du whisky de 25 ans. Ça descent tout seul, même si on veut le siroter longtemps. Une bouteille qui sait briser notre volonté.

Corner Creek Reserve Bourbon Whiskey

44% alc./vol.
Ce bourbon vraisemblablement de la distillerie Heaven Hill provient d’une filtration très légère dans des nouveaux fûts de chêne américain.

André 88%
Généreusement fruité; gâteau au fruits, compote de framboises, cerises confites pommes. La bouche est sèche – réglisse, cannelle, cerises noires, vanille et un peu de bois brûlé. La finale, tout en douceur est sucrée et fruite encore une fois. Un bon whisky, bien balancé et d’une belle générosité.

RV 88%
Quand l’œil ou le nez est saisie de la sorte, je pardonne plus que volontiers les agencements de bonne volonté quelque peu maladroits. Fruitée comme c’est pas possible, un peu comme si je m’attendais à de la vodka pure et que je tombais sur une vodka aromatisée aux baies rouges. Une bonne vieille odeur traditionnelle de bourbon a beau vouloir sortir, les fruits ne lui laisse aucun chemin, même qu’elle doit partager sa minuscule place avec un cendreux presqu’aussi fort (ou frêle si on le compare aux fruits). Sur la langue, les fruits prennent un peu plus de temps à s’installer, mais après un bref passage d’orge et de maïs, une fois confortablement assis sur les papilles, ils prennent la parole et le contrôle du party gustatif. C’est le même scénario en gorge, avec une finale qui commence discrètement avec le plancher de bois d’un entrepôt de bois de Bardstown et les effluves d’un baril qu’on peut sentir, mais qui finit sur un élan d’alcool fruité surprenant pour la faiblesse de son taux. En fermeture, une épice inattendue se pointe avec le poivre qui détonne, même si ce n’est peut-être pas le choix le plus appropriée du rack à épice pour être marié à tous ces fruits.

Patrick 86%
Sucré et fruité comme je n’ai jamais vu un bourbon l’être. On peut à peine discerner les épices typiques du bourbon sous l’odeur de bonbon émanant du verre. Au goût, les épices donnent l’impression de vouloir prendre les fruits à revers, mais ils s’enlisent dans le sucre. Les fruits en profitent pour garder leur position de force à notre étonnement. En finale, un combat d’arrière garde permettra à un léger épice à steak de sauver l’honneur de la troupe. Intéressant et original pour un bourbon.

Corsair Distillery Dark Rye Whiskey Pot Still Distilled

42.5% alc./vol.
Batch #48, Bottle 187 of 420, 1 ans d’âge. Mashbill de Malted Rye et de Chocolate Rye, vieilli 1 an dans des fûts neufs de 15 gallons. Mashbill composé de 61% malted rye, 4% Chocolate malted rye et de 35% malted barley.

André 89%
Au départ, bois de chêne calbonisé, poires roulées dans la poudre des gommes Bazooka et oranges. À l’aération, tonalités citronnées et chocolat noir. Très singulier comme produit. La bouche dégage des saveurs découlant du rye; réglisse, terre brûlée par le soleil, cannelle, le tout nappé d’un coulis de chocolat noir persillé de poivre fondu sur feu de camp, fruits rouges séchés, cerises et bois brûlé style charcoal. Finale lente, douce et langoureuse, où la jeunesse du whisky s’exprime un peu plus, cerises, sucre de confiserie, touche de menthol et de pelouse fraichement coupée.

Patrick 90%
Ça c’est le genre de whiskey que j’attends d’une distillerie telle que Corsair: Un rye avec du caractère, original et délicieux. Nez : Original, avec du chocolat aux piments, une touche de vanille et du chêne. Bouche : Du chocolat noir aux piments, avec une bonne dose de chêne brûlé et de discrets petits fruits des champs et une goutte de caramel. Finale : D’une superbe longueur, boisée et épicée.

Martin 88%
Nez: Épices vives, genre poivre blanc, seigle grillé, cacao ainsi qu’une pointe de douce vanille. Bouche: Texture crémeuse, saveurs de chocolat au lait, de grain malté, de caramel et de café. Finale: D’une longueur adéquate, légèrement sèche, avec un retour de malt toasté et de riz soufflé. Équilibre: Un rye original et audacieux, qui combine les dimensions épicées du seigle avec la rondeur du malt, tout en conservant une buvabilité remarquable. Dommage pour sa disponibilité, ou absence de, devrais-je dire.

Corsair Quinoa Whiskey

46% alc./vol.

Patrick 89%
Nez : D’abord un peu de poussière, puis il semble s’ouvrir sur quelque chose de beaucoup plus intéressant.  Des fruits exotiques, parmi lesquels figurent des bananes, des oranges, mais aussi des choses plus étranges.  Intéressant!  Bouche : Ok, je n’ai jamais rien goûté de tel!  Rhubarbe, réglisse rouge, fruits exotiques, céréales…   Je ne peux m’empêcher de penser aux Caraïbes!  Finale : Toujours les Caraïbes qui s’étirent longuement.  Balance : J’adore : c’est original, savoureux, complexe et bien balancé!  Que demander de plus? 

Corsair Ryemageddon

46% alc./vol.
Mashbill compose de 80% de malted rye et de 20% chocolate rye.

André 90%
It’s the end of the world as we know it chantait REM… Peut-être pas… En fait, si vous voulez saisir qu’est-ce que le seigle apporte comme saveurs, ici il n’y a aucune ambigüité. Céréales rouges pointues, sèches et piquantes, la pelure de pomme, d’aspect cireux au nez, même si abondamment épicé et poivré. La première impression que j’ai eu c’est du chocolat fumé très bizarre fourré d’une confiture de fruits rouges et saupoudré d’épices et de poivre. Poivre, gingembre, cannelle, clou de girofle, puis fumée chocolatée. Ouf, les papilles travaillent et sont légèrement déboussolées. La bouche est robuste, cireuse et presque pâteuse comme un whisky vieilli en fût de sherry Oloroso de premier remplissage. Les épices semblent plus calmes et se bercent dans des vagues de chocolat à l’orange, le rye est définitivement parti de l’équation mais est cintré de belles saveurs charnues de fruits rouges et de chocolat et caramel chauffé. Les saveurs rougeâtres me font penser à de la canneberge, ou plutôt un jus de canneberge mélangé de jus d’oranges. Énigmatique comme présentation. La finale redonne la place aux épices et au poivre st aux notes de fruits rouges. Dans le style, si l’on aime, l’exécution est juste et singulière, un genre de Nadia Comaneci du rye whisky, super sexy avec un accent unique à craquer.

Patrick 86%
Un très bon rye, riche et complexe. Par contre, contrairement à André, j’ai déjà vu mieux comme rye! Nez : Cerise rouge, pommes, poivre, seigle, vanille et chocolat au lait subtil. Bouche : Épices, bois brûlé, caramel chauffé, chocolat noir, vanille et gingembre. Finale : D’une belle longueur, et épicée.

Corsair Triple Smoke

40% alc./vol.
Batch 1. Whisky de malt fumée à la tourbe, au bois de pommier et au bois de hêtre.

André 82.5%
Sauce à côtes levées, bacon avec de la panure de gruau. Les côtes levées sont un peu plus brûlées en bouche et le sucré est plus présent également et accompagné très bien le fumé. Une poussée de fruits sauvages, canneberges rouges . La finale est sèche et épicée. Triple smoke ? Peut-être… mais me fait plus penser à un souper BBQ où l’on a cuit la viande avec de la sauce au bourbon et que celle-ci a coulé sur les grillées chauffées.

RV 87.5%
Un whisky pour boucher? Fumée et planche de cèdre qui mijote sur la grille du BBQ avec un peu de coté levée sauce Buffalo et des toasts brulées. Goût dans la même veine mais s’étirant un peu plus sur les chops de porc. La finale est par contre un peu trop courte. Très viandeux, du nez de baby back ribs à la finale de bacon séché sur le BBQ en passant par la bouche de jambon. Avec une finale un peu plus longue, il serait assez dangereux merci, un soir d’été un peu frisquet par exemple.

Patrick 70%
Fumée huileuse s’échappant d’une pile de poches de hockey en feu, après une série finale. Sent définitivement la sueur d’un gros malpropre. Le goût confirme le nez. La finale est toutefois marquée par le chêne brûlé et la vanille. Bref, on a pris la sueur des gars qui travaillent à côté de l’lambic et on l’a fait vieillir dans des fûts de chêne durant quelques jours. Heureusement que la finale est courte. Heureusement qu’il est dur à trouver.

Corsair Triple Smoke

40% alc./vol.
Batch 66, bouteille 502 de 1090.

André 85%
Cerises fumées et de l’ansent, mais définitivement une fumée très singulière, aromatisée aux cerises et parsemée de céréales Sugar Crisp enrobées de chocolat. Bouche agréable mais trop coincée entre les diverses variantes d’arômes de cerises ceinturées de fumée, fumée agréablement douce. Sensation rappelant un verre de jus de cerises un peu trop étiré avec de l’eau et finale monochrome de fruits fumés. Encore une fois, je salue haut et fort l’initiative mais je demeure ambigu sur le résultat final.

Patrick 75%
Après 66 batches, personne n’a lavé la poche de hockey. Sent toujours la grosse sueur sale avec une volée de bois vert (littéralement). Après l’avoir laissé respirer, on identifie la sueur comme étant celle d’un cheval après un marathon. Ou encore un gorille. Anyway, un mélange de sueur, d’étable et de zoo du tiers-monde. Beaucoup plus intéressant en bouche, un mélange de différents types de bois et de fumée. On y trouve même une pointe sucrée qui vient donner une belle balance à l’ensemble. La finale s’étire sur un mélange sucré-fumé des plus original. Très original, on sort du moule… Si le parfum pouvait refléter la bouche, j’aimerais. Tant pis.

Martin 80%
Nez: D’une couleur ambre rosé, un peu brumeux, presque opaque, mes attentes sont très élevées. La puissance de la fumée de tourbe me prend de court. Les deux autres fumées annoncées y sont même étouffées par la force de la tourbe. Au deuxième nez on peut venir y chercher un léger jambon fumé à la Jura. Bouche: Plutôt liquide, pas très ample ou syrupeux. Cuir et feu de tourbe. On sourit quand à l’arrière-plan on vient y déceler un léger sucre de fût vanillé. Finale: La fumée de tourbe domine et s’étiole graduellement pour faire place à une pointe de sucre doux. Équilibre: Et puis merde pour les références Tolkien, je m’attendais à quelque chose digne du Mordor mais je dois avouer que ça loupe la cible un peu. Je ne me taperais pas les douanes juste pour ça, mais pour 50$ c’est tout de même honnête.

RV 89%
Un peu plus de cerise et de bois: la classe ne s’achète pas, elle se construit. Dès l’olfactive, malgré la fumée usuelle très particulière, l’aspect viandeux est absent et on se doute que l’expérience a pris un autre tournant. Belle profondeur et complexité au nez et à la bouche, le sucre est assez présent en version fruité de cerise. Commençant par une tourbe presque normale, la finale est assez longue et semble plus vieillie. Avec plus d’exposition, ce whiskey a peut-être perdu son côté avant-gardiste, mais lorsque l’expérience est agrémentée d’une nouvelle couche de velours, on pardonne facilement, et boit goulûment.

Costco – A Whisky Tour of Scotland Day #3 — Undisclosed Orkney – 5 ans

53% alc./vol.
Hogshead 225-250l

André 85%
Un jeune Highland park fort probablement, comme je n’ai jamais gouté de Scapa tourbé. Là on commence à jaser! Beau nez, doux qui évoque le bord de mer. Zeste de citron, miel, iode, agrumes et melon au miel, vanille. Petite touche de fumée de tourbe en retrait. La texture en bouche est sirupeuse, presque huileuse. L’alcool bien incorporé. La fumée de tourbe et les accents de terre humide sont plus apparents. Ceux-ci se mélangent aux fruits tropicaux, au poivre et au sel de mer. Il est intéressant de voir comment les notes sucrées apparaissent à l’aération pour se mêler au sel de mer. La finale est couchée sur un édredon de vanille et de fumée de tourbe mielleuse et sucrée, de longueur moyenne.

Patrick 89%
Wow, le genre de whisky que je prendrais une pleine bouteille sans hésiter. Nez : Un beau parfum de bonheur, synonyme d’embruns marins, de volutes de fumée de tourbe, de vanille sucrée et d’une toute petite goutte de caramel. Bouche : Comme avaler une gorgée d’eau de mer qui aurait servie à éteindre un feu de camp fait de tourbe. Le tout est complété par du beau bois sec et épicé ainsi qu’une goutte de caramel. Finale : D’une belle longueur, marquée par le sel de mer.

Martin 87.5%
Nez: Miel d’orge, zeste d’orange confite, herbes sèches et tourbe légère. Une note saline flotte en arrière-plan, rappelant une brise bien maritime. Bouche: Puissante dès l’attaque, mais bien maîtrisée. Fruits secs, encens, bois légèrement grillé et fumée herbacée s’entrelacent, portés par une texture huileuse. L’alcool rehausse les arômes sans jamais brûler. Finale: Moyenne à longue, sur la cendre douce, le poivre blanc, et une fine amertume de noisette. Équilibre: Un jeune malt à l’identité affirmée. Brute mais honnête, cette version d’Orkney montre qu’à 5 ans, un bon fût et une belle distillerie peuvent déjà livrer une belle intensité.

Costco – A Whisky Tour of Scotland – Day #1 – Glentauchers 4 ans

46% alc./vol.
Jour 1 du calendrier de l’avent Costco 2023 – 1st Fill Ex-Bourbon Barrel. Voir l’article de Patrick pour plus de contexte.

André 83%
Zeste de citron sur un tapis d’herbe fraiche mouillée tout juste coupée, vanille, melon au miel et abricots. Impressionnant comme texture pour la jeunesse du whisky. Sucre à glacer, vanille et crème pâtissière à l’ouverture. Après aération, notes de compote de bananes et de Cream Soda, vanille crémeuse, citron. Notes de bois sec et de bois vert mélangées. Finale plus pointue, bois ressenti et sucre en poudre. Un peu trop linéaire comme expérience mais impressionnant vu le jeune âge.

Patrick 84%
Ça commence bien! Malgré son jeune âge, ce dram est somme toute bien agréable, le genre de dram que je boirais toutefois plus le 1er juillet que le 1er décembre! Nez : Un parfum frais et léger, avec du chêne frais, des agrumes, de discrets fruits tropicaux, voire même floral. Bouche : Frais et vivifiant, marquée par le bois frais, des fruits tropicaux et un plein bouquet de fleurs. Finale : D’une longueur moyenne, fraiche et boisée.

Martin 83%
Nez: Chêne et citron, zeste d’agrumes divers, miel et vanille, poignée de fruits tropicaux. Bouche: Sucre blanc et sirop de fond de boîte de fruits en conserve. Poivre rose, bois et touche de miel et de vanille. Fleurs blanches et herbe séchée. Finale: Assez longue avec une bonne dose d’épices. Bois et vanille, miel et citron. Équilibre: Bien agréable, classique jeune single malt, un beau dram d’été sans engagement.

Costco – A Whisky Tour of Scotland DAY #10 – Auchroisk 10 ans

46% alc./vol.
Hogshead 225-250l.

André 79%
Guimauves et gousse de vanille, herbe verte et sucre en poudre. Très linéaire comme profil aromatique. La bouche est plus épicée et sèche et se mélange au sucre en poudre, ce qui donne un clash d’effet sur la langue. Poivre, anis, gingembre, sensation herbacée, zeste de citron, vanille. Finale épicée et herbacée, courte.

Patrick 85%
Un beau whisky savoureux dont l’évolution des saveurs bonbons vers le chêne épicé est très intéressante. Nez : Parfum de bonbons aux fruits recouverts de sucre blanc. Bouche : Les bonbons aux fruits nappés de sucre sont ici servis avec des épices sur un planche de chêne sec. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les bonbons sucrés.

Martin 84%
Nez: Pomme jaune, vanille, fleurs blanches, sucre en poudre et pointe d’amande. Bouche: L’arrivée en bouche est franche, sur la poire mûre, les biscuits thé social, un peu d’agrumes et un bon poivre noir. Finale: Moyennement longue, sèche, avec des notes de céréales, de poivre et un trait boisé bien sec. Équilibre: Un dram net et sans prétention, parfait pour découvrir le style discret d’Auchroisk, sans être obligé d’acheter la bouteille.