Canadian Club Sherry Cask Batch #SC-018

41.3% alc./vol.
Whisky canadien à tirage limité, avec une finition en fûts de Sherry provenant de Jerez en Espagne. Ce blend de luxe affiné dans des fûts ayant contenu du sherry est le fleuron de la firme Hiram Walker basée à Walkerville. Couleur rouge magnifique et caractère boisé/fruité légèrement épicé.

André 88%
Sent le bourbon. Très liquide, gras et enrobant. Hyper fruité. Entrée en bouche ordinaire, ce qui nous prépare pour la wave qui va suivre. Fruité, sherry, cerises? Assez singulier. Rétro super intéressant. Singulier et mentholé.

Patrick 80%
Ca sent le Bourbon! Odeur de gin tonic? Sec. Si c’est pas un bourbon! Épicé. Petit goût de métal! Indique peut-être une eau pas assez calcaire? Spécial que le sherry lui donne un goût de bourbon quand on sait que le bourbon ne peut pas être vieilli en fûts de xérès.

RV 85%
Parfait en ouverture de dégustation, le dimanche matin ou en début de vendredi pour se donner un peu de motivation pour finir la semaine. Pas le meilleur des nez, trop parfumé d’un sherry puissant très trompeur par rapport au goût qui suivra. Vague de beurre sucré, pointe de caramel avec aftertaste qui reste dans le thème, tout en douceur, malgré une fumée particulièrement aérienne à la cannelle. Très beau whisky avec une douce tranquillité féminine.

Canadian Mist

40% alc./vol.
Collingwood, Ontario. Le whisky canadien le plus disponible au sud de la frontière, de 50ml à 2,5l dans une bouteille s’apparantant à de l’assouplissant textile.

André 85%
Rye bien présent au nez, orange. Très doux et soyeux rappelant les éléments de céréale de blé. En bouche, c’est plus le rye et les épices qui apparaissent, se liant avec le sirop d’érable, pacanes. Finale plus relevée, appuyée par l’alcool et les épices.

Patrick 85%
Une belle surprise, mais je dois admettre que mes attentes étaient très basses. Avec un packaging plus raffiné, ce whisky pourrait faire trembler bien des marques bien établies dans la section « low shelf ». Nez : Parfum présentant un mélange d’agrumes (nectarine et clémentine), le tout au même niveau que les arômes traditionnels de seigle légèrement épicé et de vanille. L’ensemble est complété par de subtiles notes de cacao. Bouche : En bouche, on a plutôt l’impression d’un mélange d’orge maltée et de seigle épicé, avec une pointe subtile de sirop d’érable. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 79%
Orange henné légèrement décoloré. Nez: Seigle, fruits rouges et vanille. Caramel commercial et agrumes. Un petit quelque chose pas loin de l’acétone sur lequel je n’arrive pas à mettre le doigt me déplaît et m’échappe. Bouche: Sucre bruni, réglisse noire et sucre brun. Céréale agréablement présente. Se termine un peu en queue de poisson avec quelques notes de térébenthine et d’alcool à friction. Finale: On continue à descendre parmi les saveurs moins comestibles de la bouche, avec un léger grain couplé à un peu de chêne. Équilibre: Pas tout-à-fait un Royal Reserve, mais ça reste quand même un liquide qui n’aide pas la réputation du Canadian Whisky.

RV 78%
Canadien au nez avec son petit accent de rye, mais sans aucune personnalité. En bouche prend un bon 20 secondes avant de se développer sur du malt et du malt, sans aucune surprise. Belle arrivée en bouche, bien chaude au goût de micro distillerie. Toutefois, en bouche et en finale, manque de finesse et se termine rapidement.

Canadian Rockies 10 ans

40% alc./vol.
Exclusivité pour Taiwan, de Highwood Distillers.

André 83%
Nez au départ un peu franc, gingembre poivré, mais qui mutera pour quelque chose de plus doux très rapidement… Maintenant plus citrusy et fruits exotiques, vanille. Belle texture en bouche, le poivré se repointe le bout du nez et les épices explosent avec vitalité, le rye est désormais évident et refera brièvement surface en rétro-olfaction. Longue finale épicée et poivrée, le rye soutiendra celle-ci de belle façon. Un whisky Canadien qui ne redéfinit pas le style mais de bonne conception.

Patrick 90%
Nez : Épices du seigle, chêne poussiéreux, agrumes. Bouche : Fruits mûrs et fruits de la passion, chêne, caramel, gingembre et évidemment toujours les épices du seigle. Plutôt sucré et savoureux. Finale : Fruitée et rafraichissante. Balance : Une autre démonstration que le whisky canadien est sous-estimé. Le mélange d’épices de seigle et de fruits tels que ce whisky présente est simplement exceptionnel.

Canadian Rockies 17 ans

50% alc./vol.

André 81%
Sirop de maïs, miel, vanille, cassonnade, clou de girofle, cannelle. Vraiment très rectiligne autant sur l’éventail de saveurs que sur la texture en bouche. Le bon coté, c’est que l’alcool est vraiment bien caché sous la couverture sucrée. La bouche est tannique, le bois pas mal ressenti que balance de puissantes notes sucrées de sirop de maïs et d’érable, nappé de miel et s’essence de vanille, amandes non-salées, pommes vertes. Finale courte sur les céréales et le bois. Un peu déçu par la simplicité et le manque de profondeur de ce whisky quoique pour le prix de 70$…

Patrick 79%
J’ai déjà goûté des whiskys vieillis 17 mois qui semblaient plus âgés que ça. L’alcool domine toutes les saveurs, on dirait plutôt une vodka vieillie quelques mois. Nez : 17 ans??? Ça ne sent rien d’autre que l’alcool. Et vraiment intensément en plus! Bref, alcool, une touche de fruits des champs, un peu de pommes et du sucre. Bouche : L’alcool est un peu moins présent ici, pommes vertes, fruits frais et un peu de sucre. Finale : D’une belle longueur, marquée par l’alcool avec un peu d’épices.

Martin 84%
Nez: Beau caramel brûlé sirupeux. Bois et quelques épices. Petits fruits, pommes mijotées et beurre de sucre. Bouche: Fruits, rouges, bois et caramel, belles petites épices. Présence du maïs bien sentie. Pommes vertes et sucre blanc. Finale: Plus ou moins longue, avec de jolies notes de bois, de caramel et de sucre en poudre. Équilibre: Je m’attendais à un peu plus pour un 17 ans d’âge, bien que ça demeure un joli blend canadien qui tire plutôt bien son épingle du jeu.

Canadian Rockies 21 ans Batch #01

40% alc./vol.
Exclusivité pour Taiwan.

André 89%
Céréales Sugar Crisp, beaucoup de miel. Ensemble doux et très silky. Très light en bouche, malheureusement un peu unidimensionnel. Très longue finale sucrée, persistant et amoureux en bouche. Rétro-olfaction sur les épices ce qui contraste fortement avec le nez et la bouche.

Patrick 89%
Superbe en bouche et parfaitement balancé, dommage que le nez soit si fade et la finale si courte. Enfin, il « score » là où ça compte! Nez : Nez plutôt fade où l’alcool semble prendre plus de place que nécessaire. Le tout complété par du seigle mielleux et fruité. Bouche : Beaucoup plus agréable en bouche que le nez le laissait présager, on y trouve de délicieuses et intenses épices du seigle, de beaux fruits, une goutte de miel et une belle charpente boisée. Finale : Un peu courte, épicée et boisée.

Martin 90%
Nez: Céréales douces, abricot sec, vanille souple et un soupçon de zeste d’orange. Bouche: Légère mais raffinée, sur le caramel, les fruits à noyau, une touche florale et un poivre discret. Finale: Moyennement longue, mais soyeuse, avec des notes de chêne doux, de noisette et de miel. Équilibre: Un dram tout en subtilité, offrant la sagesse de son âge dans un profil fluide, élégant et apaisant. Je lui trouve difficilement des défauts majeurs.

Canadian Shield

43% alc./vol.
Inspiré par la complexité du bouclier canadien, le Canadian Shield est distillé et vieilli en petit lots avec des ingrédients canadiens à 100 %. Un assemblage de seigle, de malt d’orge et de maïs. Élaboré à partir de 5% de rhum épicé Chic Choc, un d’un mélange de whiskys provenant de la Colombie Britannique, de l’Alberta et de l’Ontario.

André 74%
Nez noyé dans le caramel et la cassonade, le sirop d’érable, de miel, d’épices et de fruits sauvages. La bouche est très soyeuse, sucré (un peu trop), sècheresse boisée et poivrée, les pacanes, sirop d’érable puis en toute finale de bouche, les épices et une bonne pincée de poivre. Finale étirée sur le poivre épicé, très persistant en bouche. Ce whisky tient beaucoup plus de la liqueur que du whisky lui-même. Il me rappelle la liqueur Amber de Macallan (à ne pas confondre avec le Macallan Amber). Avec d’la crème glacée à la vanille cet été, ça devrait être bien agréable.

Patrick 80%
Un produit unique, qui vaut la peine d’être essayé, ne serait-ce que parce qu’il a été élaboré au Québec. La rencontre d’un rhum épicé et d’un doux whisky canadien, où le premier a définitivement le dessus. Nez : Le rhum épicé chic Choc s’exprime sans réserve au nez, avec quelques notes de chêne et de vanille. A l’aveugle, j’aurais eu de la difficulté à déterminer qu’il s’agissait d’un whisky. Peut être la touche extrêmement subtile de fumée m’aurait elle donné un indice. Bouche : Crémeux, épicé, légèrement fumé et sucré. Belles notes boisées. Finale : D’une belle longueur, avec des saveurs de céréales torréfiées et une touche poivrée.

Martin 81%
Riche roux intense représentatif du Bouclier Canadien. Nez: Caramel brûlé et sucre brun sont les arômes qui dominent. Sirop d’érable et canne à sucre suivent avec vanille et bois, mais aucune trace de notre sacro-saint rye canadien ne se trouve à l’horizon. Bouche: Doux et sucré comme arrivée. Encore vanille, caramel et cassonade. Tire d’érable et planche de chêne. Un peu d’épices enrobent le tout. Ultra-facile d’approche, trop même. Finale: Plutôt agréable sur ces mêmes notes méga-sucrées qui chapeautent l’ensemble depuis le commencement. Équilibre: Une belle expérience tout de même. Bien que fortement marquée par son 9.09% de rhum qui l’éloigne de ce que plusieurs considèreront comme un vrai de vrai whisky, c’est quand même pas méchant. De surcroît, je connais sûrement deux ou trois « whisky haters » qui tripperaient là-dessus.

Canmore Ardmore 10 ans

46% alc./vol.
Distillé 03/11/2010, embouteillé 02/2022, cask 805379 (American Standard Barrel) – 287 bouteilles.

André 85%
Nez à la fois maritime et herbacé, très frais et sur les fruits tropicaux. Poussière de pierre, galets séchés au soleil, zeste de citron, vanille crémeuse, le tout sur fond verdâtre. La bouche est ronde, très fluide. La fumée de tourbe à la fois terreuse et végétale habituelle est bien équilibrée, elle prend une touche plus poivrée à l’ingestion. Mélange de compote de bananes et de poires, poivre moulu, terreau d’empotage humide, iode, herbe coupée teinté d’eucalyptus. Agréablement surpris de l’équilibre général. La finale s’ouvre sur de la vanille qui devient poivrée et parfumée de fumée de tourbe, les fruits tropicaux sont relégués à l’arrière-plan et un trio de sel de mer, de terre humide et d’herbe prend ensuite le relais.

Patrick 84%
Un bon Ardmore, mais encore une fois, j’ai l’impression que Canmore a utilisé des fûts un peu cheap, ce qui fait qui me laisse un peu sur ma faim. Nez : Fumée de tourbe, vanille et notes rappelant des feuilles de thé. Bouche : Fumée de tourbe, sel de mer, anis et herbe fraichement coupée. La texture en bouche m’apparait un peu mince. Finale : D’une longueur moyenne, salée et herbeuse.

Canmore Craigellache 14 ans

46% alc./vol.
Distillé 30/01/2007, embouteillé 01/2022, cask 900076 (Hogshead) – 352 bouteilles.

André 83%
Superbe nez tropical. Sirop de poires, sucre en poudre, compote de bananes, pommes vertes, crème fouettée à la vanille. La bouche est plus herbacée et expose avec plus de fermeté les notes de bois de chêne. Côté saveurs, on ne s’éloigne pas trop de la palette aromatique habituelle des bourbon barrels ; compote de bananes, ananas, poires, melon au miel, vanille, zeste de citron. La bouche est beaucoup plus aiguisée que le nez l’annonçait mais demeure bien sucrée. L’aération aidera un peu à l’équilibre. Finale pâtissière et sucrée, remplie de fruits tropicaux et une pincée herbacée.

Patrick 82%
Un whisky intéressant, mais j’ai l’impression que le fût utilisé ne lui a pas rendu justice. Nez : Parfum surprenant et débordant de pommes et de poires vertes et de sciure de bois sec. Bouche : Jus de fruits du verger servie sur une planche fraichement sciée, avec une pincée d’épices et de gingembre. L’ensemble est frais, épicé et discrètement sucré. Finale : Un peu courte et boisée.

Canmore Glenrothes 10 ans

46% alc./vol.
Distillé 10/09/2010, embouteillé 01/2022, cask 4131 (Hogshead) – 470 bouteilles.

André 82%
Retour sur la pomme verte, les bananes et la poire de l’édition Craigallachie. À l’aération, notes herbacées effacées. Poires, melon au miel, pommes vertes, herbe humide coupée, crème à la vanille, citron et lime. Bouche sucrée et tropicale. Sucre en poudre et crème vanillée, pomme poire, citron-lime, herbe coupée, éclisse de bois de chêne et poivre moulu. La texture manque de corps. La finale est plus sèche et poivrée avec un retour sur l’herbe verte mouillée et coupée.

Patrick 89%
Glenrothes nous a habitué à des whiskys âgés dans des fûts de xérès, alors cette bouteille âgée en « hogshead » probablement fabriqué à l’aide de vieilles planches de fûts de bourbon est une surprise intéressante et qui tombe dans ma palette. Nez : Salade de fruits, vanille et guimauves. J’en ai l’eau à la bouche! Bouche : Toujours la salade de fruits tropicaux, la vanille et la guimauve, mais j’y retrouve aussi du chêne épicé et très légèrement fumé et du gingembre. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par la guimauve et le chêne sec.

Caol Ila 10 ans Fèis Ìle 2018

58.2% alc./vol.
Refill American Oak Hogsheads and Rejuvenated European Oak Butts, Bottle 418 of 2496 bottles.

André 91%
Un peu vif comme approche avec son nez de tourbe industrielle et herbeuse assaisonnée de bois encore vert en train de sécher, ce Caol Ila ne semble pas vouloir s’en faire imposer. Fruits rouges nappés de crème vanille, nez huileux, sel de mer, feu de charcoal, herbe verte mouillée, cendre froide. Wow, quelle texture, huileuse à souhait qui nappe bien la bouche. Fumée industrielle, huile à moteur souillée, mélange de terre et d’herbe mouillée, citron, sel de mer, fruits secs, vanille, pastilles Fisherman’s Friend et cendre de foyer refroidie. Longue finale où l’alcool et les saveurs industrielles sont plus féroces. Pas le whisky avec la palette aromatique la plus étendue mais une texture digne de mention et des saveurs représentatives du terroir des Iles Hébrides.

Patrick 75%
J’ai dégusté ce scotch en parallèle avec un Laphroaig du même âge et presque du même taux d’alcool (Laphroaig C.S. Batch 8)… Et j’ai eu le feeling de voir jouer sur la même glace un champion de la NHL et un pee wee catégorie C. Définitivement pas dans la même ligue! Nez : Heu, quoi? Ça sent le new make tourbé! Décevant! Bouche : Encore du new make tourbé, mais c’est un peu moins flagrant ici grâce à de belles notes épicées et poivrées, ainsi qu’une belle texture huileuse. Finale : Manque un peu d’intensité pour un scotch à 58.2%…