Cadenhead Small Batch Glentauchers-Glenlivet 11 ans

57.9% alc./vol.
Distilled 2007, Bottled March 2019, 840 bouteilles. Provient du mélange de 3 fûts ex-bourbon hogshead.

André 82%
Pommes vertes, oranges, citron, poires, poivre et gingembre. Notes de bois verdâtres, mais moins puissantes que dans l’édition Fettercains elle aussi de 11 ans d’âge. La bouche est franche et rappelle le jeune alcool. Citron, purée de bananes, pommes vertes, vanille, beaucoup d’épices. Texture soyeuse mais ensemble qui est un peu coupé à la hache. Je trouve que ça manque franchement de délicatesse. Finale qui tombe rapidement à plat et laisse une bonne astringence.

Patrick 87%
Un beau whisky présentant un mélange intéressant de fraîcheur et de chaleur. Pour amateurs de bois dans leur scotch ! Nez : Un beau parfum débordant de vanille, de fruits tropicaux, de crème pâtissière et de bois frais. Bouche: Du beau bois frais et craquant, des fruits tropicaux, de la vanille et de chaleureuses épices. Finale: D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 82%
Nez: Pommes vertes croquantes, chardonnay minéral, pierre lavée, citron, poivre concassé et chêne sec. Bouche: Sucre en poudre, poivre et bois vert. Vanille et épices chaudes. Citron et meringue. Assez agressif, plus ou moins contrôlé, mais moins désagréable que je ne l’aurais cru. Finale: Chaude, moyennement longue mais sèche, sur des accents de bois tout aussi sec, d’épices, d’herbe, de pommes et de poivre blanc. Équilibre: Assez désorganisé et impoli comme portrait. Par contre en y ajoutant quelques gouttes d’eau ça devient un dram potable, au prix d’une partie de son âme.

Caisteal Chamuis

46% alc./vol.
Blended Malt Scotch Whisky

Patrick 84%
Un bon whisky, mais qui manque légèrement de balance à mon goût, les épices prenant trop de place. Aussi, mis à part cet inconvénient somme toute mineur, il m’apparait être assez anonyme dans son style. Bref, un autre nouveau whisky dont je questionne la pertinence et/ou le positionnement marketing. Nez : Le parfum est tout en retenue, avec des notes boisées, beurrées et vanillées, et une touche de fumée des plus discrètes. Bouche : La fumée de tourbe, épicée et légèrement maritime, est ici présente au premier plan. J’y retrouve aussi de douces notes de vanille et de caramel salé, ainsi que du chêne épicé et craquant. En fait, j’hésite à savoir si l’ensemble n’est pas plus épicé que fumé. Finale : D’une longueur moyenne, douce, fumé et très épicée.

Kim 77%
Nez : Confiture de fraise, jus de raisin, feuillage de fenouil frais, pain au levain, noix rancies. Bref, ça tire un peu partout en matière d’arômes. Bouche : Limite terreux; si j’avais déjà goûté des feuilles mortes je sens que ça y ressemblerait. Une grosse couche sucrée prend ensuite le dessus, puis une vague d’astringence évoquant là encore les noix un peu rancies. Plutôt banal.

Caldera Hurricane 5 Blended Canadian Whisky – Batch #0001

40% alc./vol.

André 76%
Neutre come nez, amalgame de vanilla, de rye épicé et d’épices (gingembre et clou de girofle), puis caramel et belle influence du maïs avec de langoureuses notes sucrées. Lorsque l’alcool s’évapore, notes d’oranges et fruité du rye. La bouche offre des variantes allant du butterscotch au caramel tout court, les épices se sont affadies rapidement et la finale est très portée sur le bois de chêne, le cèdre rouge et une touche poivrée intéressante, auxquelles s’ajoutent des saveurs de sirop d’érable dilué avec de l’eau, du rye épicé et de la cannelle. Bien que quelques saveurs sont intéressantes, la présentation manque de finition et de subtilité. Tient plus du sipping whisky que du whisky de dégustation à proprement parler.

Patrick 69%
Une expérience plutôt pénible. Nez : Parfum de vodka aromatisée au vieux chêne. Beaucoup d’acétone. Bouche : Toujours l’acétone, mais avec un peu de sucre et de vanille. Finale : Courte et épicée.

Martin 79%
Nez: Fruits rouges, rye, crème fraîche. Légère planche de bois sec. Poussière, foin et acétone. Bouche: Caramel, fruits, épices, rye, acétone, fraises et crème fouettée. Finale: Courte et épicée, poussière, bois et rye. Équilibre: Fondamentalement pas trop mauvais, il reste un petit espoir tout au fond qui donne envie de découvrir plus de produits Caldera.

Calumet Farm 8 ans Vintage Release Batch #CA8L01

45% alc./vol.
En 1924, William Monroe Wright, un entrepreneur prospère et propriétaire de Calumet Baking Powder Company, a établi une ferme dans les magnifiques pâturages de Bluegrass de Lexington, dans le Kentucky. La ferme a ensuite remporté huit Kentucky Derbyes et deux Triple Couronnes. Ce whisky est le fruit d’un blend de whiskies provenant de distilleries non-dévoilées, mashbill composé de 74% Corn, 18% Rye, 8% Malted Barley… le même mashbill que la distillerie Heaven Hill.

André 82%
Vague de vanille, de cannelle et de poivre au départ, fruits sauvages, cerises noires. La bouche est onctueuse, le style bourbon est typique. Agréables notes sucrées tirées de céréales de maïs, caramel et cassonade, cerises nappées de poivre, vives notes de bois de chêne toasté. En toile de fond une touche à la fois citronnée et végétale. En s’aérant, de douces notes de caramel et de céréales Sugar Crisp se développent. La finale est relativement courte, sucrée et caramélisée avec un soupçon de poivre et de cannelle.

Patrick 82%
Un bon bourbon très classique, de style épicé : ceux qui aiment une certaine dose de seigle dans leur bourbon seront satisfaits. Nez : Un beau parfum de bourbon avec le sucre du maïs, les cerises nappés de vanille et une touche de bois sec. Bouche : Le bois est ici plus présent, ainsi qu’un beau mélange d’épices à steak. Le sucre du maïs et les cerises sont comparativement plus discrets.  Finale : D’une longueur moyenne, épicée avec une touche de caramel.

Calumet Farm Small Batch Legacy Release 2022

43% alc./vol.
Blend de whiskies de 15 ans et de 8 ans provenant de distilleries non-dévoilées. Mashbill composé de 74% Corn, 18% Rye, 8% Malted Barley.

André 79%
Nez gorge de cannelle et de céréales de seigle poivrées, de chocolat au lait, bois toasté et de caramel chaud. La bouche est franche mais liquide, pauvre au niveau sensation en bouche, marquée par la cannelle délavée et le poivre. Notes de vanille, de cassonade, de cerises noires. Tannins du bois très présents. La finale est bien poivrée et tannique, cannelle frénétique et caramel abondant, débalancée et cireuse. Pour les 100$ demandés, il est facilement possible de trouver mieux sur les tablettes.

Patrick 83%
J’ai l’impression qu’on s’est un peu trop pressé à diluer ce whisky, ce qui a ruiné la texture en bouche.  Dommage, car sinon le goût est plutôt très bon. Nez: Parfum sucré, avec du caramel, de la vanille et une subtile touche de cerise. Bouche : Porté par une texture un peu mince, j’y retrouve un bourbon relativement épicé par le chêne et le seigle, ainsi qu’un mélange de cerises et de bananes vertes. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt épicée et boisée

Cameron Brig Pure Single Grain

40% alc./vol.
Distillerie Cameronbridge.

André 75%
Nez très aromatique, feutré mais direct et défini. Céréales Cheerios au miel, miel d’abeille, nuage de xérès, beaucoup de vanille et d’effet du fût de bourbon. La bouche est disparate, saupoudrée de quelques épices bien nuancées de notes fruitées et de miel, quelques notes de réglisse en fin fond de bouche. La texture est tout diffuse et diluée, le taux d’alcool inapproprié, le whisky est fort probablement aussi trop jeune. La finale est courte, axée sur le miel, la texture est douce mais sans passion, sans nuances.

Patrick 70%
Goûté en comparaison avec son « frère » le Haig Club, ce single grain m’a énormément déçu. Tant qu’à boire ça, prenez de la vodka dans un verre sale! Nez : Parfum plutôt absent. Grains, épices du bois et caramel légèrement brûlé. Bouche : Goûte l’eau dans laquelle on aurait ajouté quelques céréales, un copeau de bois (juste un!) et de la vodka, pour l’alcool. Me rappelle des alcools cheaps dégustés dans des pays du tiers-monde asiatique. Finale : Courte, me fait penser à de la vodka servie dans un verre à bière mal lavé.

Martin 68%
Nez: Grain très aiguisé, miel et touche de vin. Vanille et retour de la céréale. L’alcool n’est pas très puissant, mais j’ai tout de même l’impression qu’en bouche ça pourrait fesser fort. Bouche: Fruité et mielleux, pour ensuite s’évaporer dans une mer de grain maladroite, accentuée de fruits rouges, d’alcool et d’épices. Un fond de new make transpire à travers tout cela. Finale: Brûlante et épicée, sur une planche de chêne qui baigne dans un mélange de sherry et de Everclear. Équilibre: Probablement trop jeune, probablement servi comme un single grain alors qu’il aurait dû servir d’épine dorsale pour un blend. En tout cas peu importe, ce n’est pas une bouteille que je peux recommander.

Cameronbridge 14 ans Single Grain

43% alc./vol.
La distillerie Cameronbridge fut la première distillerie en Ecosse à produire du whisky de grain. Cependant elle fut créée en tant que distillerie de malt, et produisit durant un temps à la fois du whisky de grain et du whisky de malt pour finir par ne plus produire que du grain. Cameronbridge fut fondée par John Haig, qui fut également un des fondateurs de DCL (Distillers Company Limited) qui allait devenir UDV et Diageo bien plus tard. La première licence légale d’exploitation fut délivrée en 1824, mais la distillerie produisait du whisky dès 1813 et appartenait alors à John Edington & Co. La distillerie produit également d’autres alcools à base de grain, comme le Gordon’s London dry gin, ou la vodka Smirnoff Ice.

André 77%
Paille sucrée, cannelle et écales de céréales. Très sec en bouche (pas de surprises) et hyper liquide. On a l’impression de boire de l’eau assaisonnée et sucrée. La finale est à saveur de menthe et très rectiligne.

RV 82.5%
Un embouteillage spécial, mais un goût plutôt ordinaire. Vanille et cuir, avec une touche de gâteau aux noix et de la muscade. On peut détecter une similitude avec le Compass Box Hedonism. L’arrivée est sucrée et tout en grain, mais subitement il prend un tournant bizarre de ciment et de feuilles mortes. En aftertaste, de longueur suffisante, le gâteau revient. Surprenant pour un grain mais on écrit rien de nouveau ici.

Patrick 80%
Cuir, trace de break et réglisse noire au nez. La première gorgée m’a levé le cœur, mais ensuite on a envie d’en reprendre une deuxième et une troisième gorgée. Un whisky vraiment paradoxal, marqué par les céréales et le Crush aux fraises. La finale est douce et s’étire sur une saveur de céréales mouillées. Rien pour me réconcilier avec les whiskys de grain, mais une découverte tout de même intéressante.

Campbell’s Distillery Aberlour Glenlivet 8 ans

50% alc./vol.
Cette version officielle d’Aberlour 8 ans fut lancée sur le marché italien au cours des années 70 ; un marché particulièrement dynamique pour les single malts. Mis en bouteille (75cl) à 50% par ses propriétaires d’alors, la société Campbell’s Distillery Ltd, société qui fut rachetée par le groupe Pernod Ricard.

André 90%
Grosses cerises noires aux saveurs intenses, fruits et raisins secs, chocolat noir amer au poivre, oranges, prunes. Dans un certain sens, on pourrait reconnaître certaines notes qui font l’épine dorsale de la série A’Bunadh. Un quart d’heure dans le verre et on est sur les tonalités de caramel brûlé et de xérès puissant, pâteux et tannique côté texture aussi. La bouche est puissante, sur le chocolat noir et les prunes séchées, assaisonnée de gingembre et de poivre, boisé et tannique. Une demi-heure plus tard, les cerises noires ont migré sur les notes de Gummy Bears aux fruits. Finale sur le chocolat noir aux cerises trempées dans le poivre. Une teinte vintage dans la présentation aromatique générale.

Patrick 90%
Sans joke? 8 ans seulement? Et ça se vendait moins de 10$? Avec 50% d’alcool? OMG, je veux retourner dans les années 70 en Italie! Nez : Wow, du beau gros xérès intense, sucré, chocolaté avec du caramel, des oranges et des prunes. Ça donne soif! Bouche : Toujours le succulent xérès sucré et chocolaté! Oh que c’est bon! Aussi un peu de bois, du caramel, des cerises et de discrètes épices. Le tout présentant une belle intensité, mais jamais on ne dirait que ce whisky est aussi fort en alcool. Finale : D’une belle longueur, fruitée et surtout boisée.

Campbeltown Loch Edition 2024

46% alc./vol.
Les cinq malts de Campbeltown, la plus petite région productrice de whisky d’Écosse, ont été utilisés pour élaborer le Campbeltown Loch Blended Malt Scotch Whisky. Seules trois distilleries y sont implantées : Glen Scotia, Glengyle et Springbank. Cette dernière produit trois styles différents : non tourbé (Hazelburn), moyennement tourbé (Springbank) et fortement tourbé (Longrow). Ce blended malt a vieilli en fûts de bourbon et de sherry, mais il semblerait que les fûts de sherry aient prédominé.

André 86%
Nez s’ouvrant sur le zeste d’orange et les framboises, les raisins secs, salinité en background. La bouche livre une tonne de fruits rouges et de fruits tropicaux sur un édredon de fumée de tourbe maritime feutrée. Ananas, abricots, oranges, raisins, miel, iode, fumée de tourbe terreuse et sèche lointaine, cerises, le tout saupoudré de poivre noir. À la deuxième gorgée, sensation minérale et de poussière de pierre. La finale est plus pointue; gingembre, poivre, mélange de fruits séchés et tourbe terreuse et maritime. Un beau blended malt, très abordable, qui représente bien l’ADN de la région de Campbeltown, le tout, sans notes de soufre!

Patrick 90%
Moi qui pensais me retrouver avec une version cheap de Springbank, je suis très agréablement surpris. C’est un dram superbe qui présente avec brio le bouquet de saveurs des cinq malts de Campbeltown. Nez : Beurre salé, gingembre, caramel, dattes, sucre brun et de la vanille. Alléchant! Bouche : Miam, du délicieux caramel salé, de la vanille, des dattes, du sucre brun, des noix grillées et une discrète mais enveloppante fumée de tourbe. Belle texture en bouche huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, avec un peu de cuir et du bois brûlé.

Canadian Club 10 ans Special Reserve

40% alc./vol.

André 89.5%
Superbement attirant au nez. Généreusement sucré et caramélisé. Cassonade encore une fois. Hyper léger en bouche, mais sans être timide. De belles vagues vanillées apportées par l’apport du fût dosent intelligemment le tout, apportant une merveilleuse balance à l’ensemble. En bouche, c’est les fruits épicés qui s’amènent avec désinvolture et sans aucune retenue. La finale manque un peu en longueur. Définitivement la découverte Canadienne de l’année 2009. Je confirme encore une fois mon coup de cœur en étant tout aussi admiratif que la 1ere fois où je l’ai goûté au Whisky Live de Toronto. Torride et enivrant à souhait. Et que dire du prix (24$)…

RV 87.5%
Très très TRÈS bonne réserve spéciale, un crime de s’en passer. Sucré et épicé au nez, c’est enfin un Canadian Club qui se démarque. En bouche, c’est une cannelle et un caramel qui joue un excellent duo. La finale est en trois temps, d’abord dominé par des élans sucrés qui transigent abruptement sur un éclair d’épices, pour retourner vers le sucre et du rye. Probablement l’une des plus belles surprises canadiennes de l’année, et malgré qu’il y a encore place à amélioration, pour son prix de 24$ il mérite des points supplémentaires.

Patrick 86%
Nez de riche cassonade et sel de céleri. Goût d’ail grillé sur la langue, cassonade réchauffée au palais et léger chili. La finale est étonnement longue, épicée et légèrement sucrée. C’est bon du rye! Ce whisky me réconcilie définitivement avec la famille Canadian Club! Un excellent rapport qualité/prix.