Springbank Local Barley 16 ans 1999

54.3% alc./vol.
Édition limitée à 9000 bouteilles. Fabriqué à partir d’orge de type prisma (orge d’été) cultivé à la Low Machrimore Farm dans le sud de la péninsule du Kintyre. Tiré d’un mélange de 80% de bourbon casks et de 20% European oak sherry casks.

André 90.5%
Nez très artisanal, axé principalement sur les céréales, abondantes notes de sucre, de miel et de vanille, cintrées de tourbe discrète et de poivre épicé. Une fois la vague d’alcool calmée, de savoureuses notes de poires et de petits fruits sauvages apparaissent progressivement. Superbe texture en bouche, presque du beurre baraté, sensation huileuse mais ferme, l’amalgame de saveurs est intéressant et bien présentée. Mélange de céréales nappées de poires, de vanille et de miel, avec une légère fumée huileuse en arrière-plan. Seul petit reproche c’est que celle-ci n’offre presque aucunes surprises par rapport au nez. Les notes de poivre et d’épices resurgissent après que ce soit dissipée la vague sucrée de miel et de vanille. La finale est huileuse et sucrée et se transforme sous des notes plus sèches et épicées en rétro-olfaction. J’adore le style, la qualité de la présentation, la texture unique et la place laissée aux céréales. Comme son nom l’annonce, on a droit au spectacle attendu.

Springbank Society Longrow 13 ans

56.7% alc./vol.
Distilled October 201, bottled March 2015 – 7 ans de maturation en fût Fresh Bourbon Barrel et 6 années supplémentaires affinés en fûts de Chardonnay hogshead. Édition limitée de 366 bouteilles.

André 74.5%
Nez bizarre, les premières odeurs me font penser à de l’alcool à friction. Alors je laisse un bon 10 minutes au whisky pour respirer et prendre place. Puis; tourbe puissante, poires, compote de fruits, cerises, miel et raisins mauves, touche florale. Difficile à sizer et un peu trop funky au nez. La bouche… oh… shit… Full chlore de piscine, forte présence de tourbe animale, terreuse et herbeuse, agricole, fruits rouges et poires, ananas, oranges. Très débalancée et pas super agréable. Finale salée et épicée, tourbée et fruitée avec une solide présence d’alcool. Pas horrible comme whisky mais tout près, je n’ai même pas terminé mon petit verre. C’est à se demander si les gens de la distillerie ont goûté avant d’embouteiller.

Patrick 95%
Un whisky extraordinaire, complexe, savoureux et balancé parfaitement. Nez : Extraordinaire parfum de tourbe sucrée et de fruits des champs très frais. Avec du goudron, de l’huile et une bonne dose d’air salin. Bouche : Wow! Tourbe sucrée, fruitée et salée. Tout ce qu’on désire d’un whisky s’y retrouve. Finale : Longue, savoureuse et j’en veux encore!

St George’s Distillery – The English Smokey

43% alc./vol.

André 79%
Nez très porté sur l’alcool au départ. Notes de solvant ou de peroxyde, bananes, poires, malted barley au miel, oranges, cannelle et poivre. Feu de foyer mal allumé avec des mottes de tourbe encore trop humides, agrumes. Texture bien ordinaire en bouche, qui manque de structure et d’éléments gras. Belles notes d’agrumes et de fruits tropicaux, notes de tourbe un peu crasseuses et végétales, poivre broyé, oranges, miel, ananas flambé sur le bbq, vanille. Très court en bouche, le nez et les saveurs s’affadissent rapidement et deviennent complètement banales. Rétro-olfaction de fumée agonisante, sel de mer, fumée de tourbe distante. Pas la meilleure expression de cette distillerie.

Patrick 87%
Un très bon whisky, qui serait probablement excellent si ce n’était qu’il a été un peu trop dilué. Nez : Fumée de tourbe, agrumes, vanille et une touche de bois frais. Bouche : Telle que le nez le laissait présager, avec une touche d’épices et de poivre en plus. Au niveau de la texture, le whisky semble malheureusement un peu trop aqueux, probablement à cause d’une trop grande dilution. Dommage, sinon ça serait excellent! Finale : D’une longueur moyenne, fumée et épicée.

Martin 80.5%
Nez: Pommes, fruits des champs, pointe timide de tourbe herbeuse. Céréales, vanille et bûches de chêne fraîchement fendues suite à une averse. Intéressant. Bouche: Texture aqueuse mais sucrée et hyper douce. Melon, cantaloup, sucre à glacer, bois et touche de vanille. Poivre rose timide qui mène vers une tourbe verte affirmée. J’aime bien. Finale: La tourbe un peu herbeuse un peu cendreuse est à l’honneur à cette étape. Un peu de bois et de sucre blanc. Les saveurs me rappellent agréablement un Ardbeg 10, mais c’est comme si j’y avais dompé assez d’eau pour ramener le dram à 25% d’alcool. Manque de torque c’est certain. Équilibre: Les saveurs y sont, mais l’intensité y est cruellement absente. Sorry not sorry.

St-Laurent Rye Whisky – Lot No.0001

43% alc./vol.
Fait de seigle et d’orge malté du Bas-Saint-Laurent, fermenté sur grain et distillé deux fois en alambic de cuivre. Composé de 80% et de 20% d’orge maltée. 2/3 de la maturation s’est effectuée en virgin oak casks et l’autre tiers en ex-whisky casks.

André 77%
Nez de pelures de pommes et de seigle sucré, cannelle cireuse et d’oranges. La bouche balance entre le sucre de la cassonnade et la cannelle du seigle, les épices émergent lentement à l’ingestion et les notes d’anis poivré explosent peu après. Petite touche de bois verdâtre également, un peu herbeuse même, fruits secs et oranges. Pour un whisky de rye aussi élevé, la texture générale demeure souple et moelleuse malgré l’apport d’épices. Finale moyenne-courte, sur les fruits secs, les épices, la cannelle et le poivre.

St-Laurent Whisky 3 Grains 3 ans – Lot No.0002

43% alc./vol.
75% de maïs, 15% de seigle, 10% d’orge

André 79%
Les salves d’alcool avec peu de vieillissement se présentent d’emblée au nez. Mélange de bois verdâtres et sec aussi, céréales séchées, vanille. Assez générique comme présentation. Je laisse le whisky s’aérer un peu et un certain équilibre prend place. De belles notes de rye assaisonné de fruits rouges, de réglisse et de cannelle apparaissent progressivement et masquent un peu la jeunesse du whisky. La bouche est douce et sucrée, j’ai des images de cassonnade et de sirop d’érable parsemé d’épices. La texture est cireuse surtout avec l’apport du rye et de l’anis. Courte finale ou l’alcool encore jeune reprend progressivement place et une grosse rétro-olfaction de rye épicé et poivré.

Patrick 83.5%
Un peu mieux que la batch précédente, alors si ça continue ainsi, ça va être extraordinaire dans pas long. Et d’ici là, ça demeure un jeune whisky bien plaisant. Nez: De la vanille, du chêne frais et de belles céréales dominées par le maïs. L’ensemble est frais et jeune. Bouche: Du gros chêne épicé avec un de saveurs de céréales où le « mashbill » s’exprime clairement, soit surtout du maïs, et un peu d’orge et de seigle. Finale: D’une longueur moyenne, présentant un mélange de bois brûlé et d’alcool.

Martin 82%
Nez: Vanille et Play-Doh en partant, vague de mélasse de jeune new-make. Grain, chêne et touche de rye frais. Bonne dose de fougue et d’agressivité. Bouche: Mieux qu’au nez. Une fois la jeunesse passée, les grains, le chêne et la vanille sont au rendez-vous. Les épices sont bien là, le bois frais, les céréales. Sucre blanc. Finale: Peu longue, surtout dû au fait que la texture n’est pas encore tout à fait à point. Les saveurs sont bien là, quoiqu’un peu éphémères. Équilibre: J’aime bien. On est pas encore rendus là, mais comme on dit, c’est pas la destination qui compte, c’est le voyage…

St-Laurent Whisky 3 Grains 3 ans – Lot No.0003

43% alc./vol.

André 80%
Nez d’oranges et de sirop d’érable avec une touche de cannelle terreuse et d’anis. L’aspect jeune du whisky est encore là mais atténué par les fortes notes de cannelle cireuse que confirme la bouche. Grains de céréales séchés, miel, cannelle, anis, bois brûlé, chandelle de cire. Texture cireuse agréable. Finale de réglisse rouge et de compote de framboises, petite pointe de bois verdâtre et souffle de bois brûlé.

Martin 80%
Nez: Une première impression de sucre vanillé, suivie de maïs soufflé au caramel, pointe de noisette et brin de mie de pain chaude. Une note herbacée évoquant le foin sec flotte en arrière-plan. C’est bizarre tout ça. Bouche: Entrée souple mais poivrée, dévoilant une douceur de céréale maltée et de sirop doré. Le seigle se manifeste ensuite avec des épices sèches, équilibrées par une note fruitée de pomme cuite. Finale: Moyenne, légèrement boisée, avec des accents de cannelle, de muscade et une chaleur persistante. Équilibre: Assez bien construit pour son jeune âge, ce whisky conserve une belle promesse dans sa vague boisée et verte.

St.Augustine Distillery Florida Straight Bourbon

44% alc./vol.
Mashbill composée de 60% de maïs de la Floride, 22% orge et de 18% blé de la Floride le tout vieilli pour une période minimale de 3 ans.

André 83%
Oranges sanguines, toffee et cannelle, pelures de pommes, bananes et melon au miel. Sensation crémeuse et ronde, mielleux aussi. L’onctuosité des céréales est bien présente. Très craft-distillery dans l’approche de bouche; cannelle et cassonade, oranges, mangue, pommes, miel et caramel, virgin oak cask. Finale caramélisée, sur les oranges et les pommes sous une couverture de cannelle. La finale est plus épicée et astringente mais les saveurs n’Ont pas beaucoup de longueur en bouche.

Patrick 87%
Ça fait quelques whiskys de la Floride que je goûte, et quoique ceux-ci proviennent des quatre coins de l’état, ils ont tous un je-ne-sais-quoi aromatique en commun. Définitivement, la Floride a ce que bien des producteurs rêveraient d’avoir : un terroir incontestable, une typicité qui transcende les distilleries, leurs méthodes et les grains utilisés. S’il vous manquait une raison pour visiter la Floride, la visite et la découverte de ses whiskys en est une excellente! Plus spécifiquement au sujet de ce whisky, c’est un très bon bourbon, et sa touche floridienne fait en sorte qu’il vaut le détour. Nez: Je ne saurais comment le décrire, mais c’est définitivement le parfum de la Floride! Un effluve qui a un je-ne-sais-quoi de tropical, avec des arômes autrement classiques pour un bourbon : maïs, chêne et quelques petits fruits. Bouche : D’abord le beau chêne épicé, rapidement suivi de la saveur de la Floride, avec un petit quelque chose de maritime et des notes faisant penser à du bois d’oranger. Ensuite, le tout est complété par du maïs sucré et de très discrets petits fruits rouges. Finale : D’une belle longueur, marquée par la chaleur du chêne et des effluves maritimes.

Martin 86%
Nez: Un arrière-vent de jeune mélasse semble vouloir s’infiltrer ici. Cannelle, herbe, céréales et cantaloup. Orange, pas parce que c’est en Floride, mais tsé. Caramel chauffé, pommes. Particulier, très terroir, ou artisanal mettons. Bouche: Miel et orange, thé, chêne, poivre doux, léger cuir. Hors des sentier battus pour un bourbon c’est clair. Finale: Écorce d’orange, bois, fruits en compote, miel, cannelle et poivre. Belle expérience. Équilibre: Un bel exemple de micro-distillerie artisanale qui offre un produit unique. Pas pour tous les palais certes, mais unique.

St.George Single Malt Whiskey Lot SM014

43% alc./vol.

André 83%
Nez bien parfumé et floral, compote de fruits, pommes vertes et pincée de sherry, ananas, miel, vanille. Bouche bien équilibrée, belle douceur soyeuse. Fruits divers passant des fruits sauvages aux fruits tropicaux. Finale de bouche tout en caramel et toffee, grains de céréales, petits fruits et une sensation florale poudreuse un peu bizarre. Finale un peu sèche et épicée mais qui n’abandonne pas les saveurs fruitées et cette sensation de poudre. Cela me rappelle la poudre parfumée que portait ma grand-mère avec la houppette qui chapeautait le pot rond qui trônait sur l’évier de sa salle de bain.

Patrick 83%
Un bon single malt qui manqué toutefois un peu de profondeur mais qui demeure agréable à boire. Nez : Parfum très fruité, frès frais, avec une note d’orge subtile et savoureuse. Bouche : Jus de fruits, céréales, carton mouillé, épices du chêne. Finale : D’une belle longueur et savoureuse.

St.George Spirits Baller Single Malt Whiskey 3 ans

47% alc./vol.
Mashbill composé de malted et lightly roasted American Barley, ayant été distillé dans un alambic de type pot still que la distillerie utilise aégalement pour produire leur brandy. Le résultat est ensuite vieilli pendant une période variant entre 3 et 4 ans en ex-bourbon casks et ex-french wine casks, pour être finalement affinés dans des barils ayant préalablement servi à la maturation d’une liqueur de prunes.

André 78%
Au nez, ça sent le jeune spirit, sur l’alcool un peu brut. L’alcool de prunes est rapidement évident lui aussi, avec des variantes de fruits séchés, les cerises, zeste d’oranges et de sirop de poires également. Très singulier comme approche, je ne suis pas certain si j’aimes. La texture en bouche est très intéressante, bien sucrée. Cela m’évoque de la confiture de pommes, la purée de prunes, une pincée de cannelle, fruits tropicaux agrumes, citron. Quelques notes s’approchent aussi des saveurs que l’on retrouve dans le Sauternes cask. Finale sur l’alcool de fruits. En gros, on a plus affaire à quelque chose qui pourrait s’approcher d’un alcool de type artisanal sur les fruits. Pas mal funky comme amalgame. Le pire c’est que je suis certain qu’avec certains plats japonais, il y aurait des acords hallucinants à faire, mais neat comme ça en dégustation, pas vraiment… Unique, mais pas nécessairement pour le mieux.

Patrick 75%
J’admets avoir acheté ce whiskey car je trouvais l’étiquette plutôt cool. La gaffe, toi. Le parfum est infect, et la bouche, dégueulasse à la première gorgée, finie par être passable après quelques gorgées. Décevant. Ça va me prendre de l’imagination pour finir ma bouteille. Nez : De l’herbe mouillée, du jus de légumes pourris qui a coulé dans le fond du réfrigérateur à la job et qui est là depuis le début de la pandémie. Et une touche d’agrumes. Bouche : Toujours l’herbe et le jus de légume, mais aussi du bois, des prunes, des agrumes et des épices. Le tout porté par une texture huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Martin 70%
Nez: Ok. Ok. Ouff. Floral, mais floral comme dans un Febreeze de salle de bain à la lavande. Gomme au savon. Herbe, eau de cologne et liquide à vaisselle. Je ne trouve littéralement aucune note plaisante dans ce nez. Bouche: Il y a une très belle texture en début de parcours, mais les saveurs bizarres, voire même désagréables, viennent pourrir l’expérience. Épices, savon, lavande artificielle. Un léger combo poivre-bois-cuir tente de nous rappeler que c’est un whisky, mais je ne suis pas interessé. Finale: Longue et épicée, la finale fait perdurer des saveurs qu’on veut justement oublier au plus sacrant. Équilibre: Vraiment une curiosité. Expérience ratée? Embouteillage bouchonné? Je ne sais pas, mais ce n’est définitivement pas une de mes recommandations.

St.Leger

40% alc./vol.
Whisky fabriqué à partir de 40% de single malts et 60% de grain whiskies.

André 66%
Nez du tiers monde, c’est maigre, sans consistance, l’os d’alcool nu. Un peu de vanille et l’alcool de base, poire William. La bouche n’apporte rien de mieux, une première approche sucrée, un brin d’épices, camphre cheap de suppositoires pour enfants. Finale de gomme Dentyne, menthol, sucre, alcool. C’est désolant…

RV 79%
Transparent. Nez assez inoffensif avec accent de très très fine tourbe citronnée. Arrivée tout aussi insipide sans aucun développement. Bon petit kick en finale, qui s’estompe malheureusement un peu trop rapidement. Rien de mauvais et mieux que ce dont on pourrait s’attendre de l’une des bouteilles les moins sexy sur le marché.

Patrick 75%
Malt humide au nez… En bouche, manque définitivement de rondeur et de finition. Épices passées date. Finale courte et sèche. Ok dans un flasque un matin de novembre lors d’un tailgate… Sinon, bof.