Balblair 1997-2017 Single Cask

57.3% alc./vol.
Cask no 1108

André 84%
Appétissant, avec ses notes de fruits à chair (ananas, poires) et sa bonne dose de miel sucré, l’essence de vanille, melon au miel. Le nez est très évolutif et les fruits se stabilisent après un certain moment et forment une belle barrière face à l’alcool relativement puissant mais que le nez peine à détecter. L’approche de bouche est texturée, belle grosse tarte à la poire, tranches d’ananas nappées de crème fouettée. Malheureusement une baffe d’épices et de bois sec nous ramasse les papilles peu de temps après avoir ingéré la première gorgée. Cela déstabilise l’équilibre et la sensation paisible qu’apportaient les fruits à chair. On a tout de même droit à un soubresaut d’oranges en finale de bouche que recouvre rapidement de fortes épices acérées. Un Balblair imprévisible et qui manque d’équilibre.

Patrick 88%
Un très bon whisky, fort complexe et élégant. Je ne sais pas ce qui se passe chez Balblair, mais depuis un an ou deux, j’aime tout ce qu’ils produisent, alors qu’avant, ils ne semblaient produire que des produits médiocres. Bravo! Nez : Fruits tropicaux, poires, abricots, miel et une touche de vanille. Appétissant. Bouche : Les épices du bois sont au premier plan, accompagnés d’abricots, de poires mûres et de miel. Finale : D’une belle longueur, épicée et subtilement fruitée.

Martin 86.5%
Nez: Juste au nez on devine une certaine complexité qui va nous demander un peu plus de temps et d’attention qu’à l’habitude. Vanille, miel, mangue et poire. Touches d’agrumes, de crème, de chêne et de cassonade dorée. Bouche: Belle et ample texture, épices en puissance, orange, raisins juteux, porto et xérès. Bois vineux, fumée de tabac à pipe, beaucoup de surprises, je suis saisi. Finale: Épicée, ancrée dans son fût de vin, de raisin, d’orange sanguine et de cannelle. Cassonade et vanille. Avant que l’on ne puisse lever son bouclier, une vague de bois épicé nous rentre dedans et nous prend les culottes à terre. Je n’aurais pas détesté ici un petit avertissement. Équilibre: J’aime beaucoup ce Balblair, mais comme toute chose que l’on aime bien, il faut y aller avec modération, de peur de rendre l’expérience commune et redondante.

Balblair 2000

43% alc./vol.

André 82%
Très doux et épars au nez, notes de vanille, de fruits tropicaux et de fleurs séchées. Passablement épicé en bouche (gingembre), céréales de malt. Frais et volatile, tout comme le souvenir que l’on en gardera.

RV 78%
« Poisson pas frais ». Sans le poisson d’Ordralphabétix. Encore un Balblair avec un désagréable nez, pas frais, à la limite du dégueux. L’arrivée de foin épicé est poisseuse, heureusement suivie d’un bel élan d’épices en aftertaste, quoique trop tard après le nez désastreux. Je ne sais s’il s’agit des alambics, des entrepôts ou de l’air de la région, mais hormis leur 32 ans cette distillerie commence à me faire douter de leur capacité à faire ne serait-ce qu’un bon whisky d’âge normal.

Martin 83%
D’une couleur or pâle, maïs même. Sa jeunesse trahie par sa robe. Nez: Doux et sucré. Poire, pomme, ananas. Cantaloup plutôt. Miel et abricots. Timide et frivole mais intéressant. Bouche: Miel et pêches rapidement étouffés par du gros gingembre mariné. De l’orge juteuse précède un faible vent de cuir fumé. Finale: Chaude et raisonnablement longue avec nes notes de gingembre, de chocolat noir et de noix de coco. Équilibre: Plus jeune, mais je le préfère au 1989. Ce doit être l’absence de banane.

Balblair 2000-2017 – 2nd Release

46% alc./vol.
Maturation initiale de 12 ans en Ex-Bourbon Casks puis affinage d’environ 4 années supplémentaires en First Fill Spanish Oak Butts.

André 86%
Xérès peaufiné et oranges confites, tartelette aux pommes, fruits tropicaux, une touche de citron et de gingembre. La bouche est au départ monopolisée par les oranges, puis le gâteau aux fruits prend le relais, ainsi que la tarte aux pommes tout juste sortie du four. Mélange de fruits secs et de raisins, pelure d’oranges, pommes et l’ananas. La texture est onctueuse et parsemée d’épices bien dosées. Finale un peu courte, finement poivrée, fruitée.

Patrick 89%
Un très bon whisky, avec une superbe complexité de saveurs très bien équilibrées. Nez : Volutes de vanille, de chêne et de cassonade subtile. En fait, l’ensemble du parfum est subtil. Bouche : Pommes brûlées, caramel légèrement salé, vanille et un peu de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et une touche de fruits mûrs.

Martin 88%
Nez: Belle complexité, Sherry et oranges, miel et raisins secs, crème brûlée et chocolat noir, touche de gâteau aux fruits. Bouche: Texture assez agréable, notes de miel et de chêne. Raisins, dattes, cuir, xérès et vanille. Caramel, caramel, caramel. Finale: Mielleuse, épicée et fumée, sur de longues notes de gâteau aux épices et de sucre brun. C’est bon en tabarouette! Équilibre: Un beau vintage, la preuve même de ce que j’avançais en fin de critique du Balblair 2005…

Balblair 2002

46% alc./vol.
Embouteillé en 2012. Première édition.

André 84%
Fruité et floral; tarte au citron et meringue, vanille et mélange de grains de céréales et d’herbe coupée. La bouche affiche dans l’ensemble ces mêmes saveurs sucrées auquel s’additionnera le toffee et la tarte aux pommes vertes Granny Smith avec un soupir salé. Finale avec un léger épicé provenant du fût de chêne, mais avec des saveurs de citron et de céréales en avant-plan. Un whisky rafraichissant, bien construit et sans trop de complications.

Patrick 84%
Nez : Très frais. Marqué par les notes d’oranges, de citrons, pommes vertes et on reconnaît les accents du baril de bourbon. Bouche : Toujours les agrumes, le citron en premier lieu, avec des notes d’orange et d’ananas. L’ensemble est marié par une touche de vanille. Finale : Plutôt courte et sèche, ce qui sied bien à ce type de whisky. Balance : Un très bon whisky, mais définitivement pas dans ma palette de saveurs.

Martin 82%
Teint pâle. paille, foin, presque blanc. Nez: Frais et très floral, plein de vanille, chêne, caramel, citron et pommes vertes pas tout-à-fait mûres. Je sens une céréale, mais bizarrement plus proche du riz que d’autre chose. Un nez qui ne manque pas de variété, mais plutôt de finesse. Bouche: Vanille et jus de raisin blanc avec des notes de chêne plutôt prononcées nous inonde le palais. Légère vague d’agrumes et de bitters avec une touche de key lime pie qui part en force pour rapidement se faire oublier. Finale: Restants de chêne poussiéreux avec un arrière-goût un peu métallique. Trop amère et heureusement courte. Équilibre: Difficile. Nez trop discret, bouche trop affirmée. Construction solide, mais un essai assez douteux au niveau du raffinement.

Balblair 2003

46% alc./vol.
Embouteillé en 2015

André 82%
Très fruité (oranges, agrumes, fruits tropicaux, poires) touche de miel, un brin floral, toute en discrétion. Très axé sur le fût de bourbon au travers un nez approchable et simple. La bouche livre au départ que les arômes sentis au nez, puis un panier en bois rempli de pommes vertes, un peu herbeux même. Les oranges, poires, bonne dose d’agrumes avec une montée plus pointue en finale de bouche – épices et poivre moulu – adoucit par la vanille mielleuse. Le nez était prometteur, mais l’équilibre de la bouche déçoit. Le whisky est aussi peut-être un peu trop rectiligne et conservateur.

Patrick 86%
Balblair m’a rarement impressionné, mais ce whisky est tout de même très bon. Mais pas au point de me réconcilier avec marque qui nous surcharge systématiquement avec chacun de ses embouteillages. Nez : pommes et agrumes, avec de belles notes d’orges. Le tout est enveloppé par un savoureux sucre blanc. Bouche : Agrumes et orge, dans une belle enveloppe de chêne frais, de sucre blanc, d’épices et de moka. Finale : un peu courte, mais tout de même agréablement épicée.

Martin 85%
Solidement pâlotte. Peu d’espérance. Nez: Céréales fruitées, fleurs et miel. Bois, épices et maïs. Pelure d’orange. Bouche: Miel, melon et pommes vertes. Herbe, fleurs et vanille. Chêne discret et épices. Texture un peu aqueuse. Finale: Courte et un peu raide, sur des vagues de poire, de crème, d’épices et de chêne. Équilibre: Assez gêné au niveau de la personnalité même s’il possède bien de belles qualités. Comme quoi le tout n’est pas toujours plus grand que la somme de ses parties.

Balblair 2005-2017

46% alc./vol.

André 78%
Un whisky « fast lane »… straight to the point, avec un amalgame de saveurs découlant de l’utilisation de fût de bourbon; vanille onctueuse à pleine bouche, agrumes, poires et pelures de bananes, miel, bois carbonisé et un peu industriel dans une approche huileuse, genre huile de garage souillée. La bouche est céréalée, parcellée de miel et d’agrumes, sirop de fruits en canne, bananes frites, raisins verts. Texture un peu diluée sauf pour les épices qui sont plus vivaces. Une touche verdâtre bizarre aussi qui rappelle l’herbe mouillée. Finale épicée et verte… Vraiment pas super comme présentation.

Patrick 85%
L’un des meilleurs jeune Balblair que j’aie bu! Une belle surprise. A un prix raisonnable, il serait recommandable. Ceci étant dit, les embouteillages de Balblair n’ont jamais été de bons rapports qualité/prix. Nez : Parfum typique d’un single malt vieillit dans un fût de bourbon : Bois frais, vanille et pointe d’agrumes. Bouche : Du bon bois frais, des épices, des agrumes mais surtout du bois! Finale : D’une longueur moyenne, fraiche et boisée.

Martin 84%
Nez: Malt mielleux et floral, raisins blancs et herbe fraîche. Agrumes et pommes vertes croquantes. Un peu de banane pas tout-à-fait mûre. Bouche: Bois sec et melon au miel, épices et crème fraîche. Raisins blancs et vin minéral. Salade de fruits au sirop. Finale: Bois vert et jeune, vanille et poivre noir, clémentine et cuirette. Belle longueur. Équilibre: Un classique malt des highlands, bien balancé, un peu jeune sur les bords, mais rien qu’un peu de vieillissement de corrigera pas.

Balblair 25 ans

46% alc./vol.
Après un premier vieillissement en fûts de bourbon, il bénéficie d’une longue seconde maturation en fûts de chêne espagnol ayant contenu du sherry Oloroso.

André 85%
Superbe nez, vraiment. La longue maturation en sherry est apparente. Fruits séchés, raisins, cerises, abricots, caramel et bois toasted. La bouche est grandement influencée par la longue maturation, sensation vieillotte et poussiéreuse, vieux livre avec couverture de cuir, oranges sanguines, réglisse rouge, chocolat noir amer. Un peu trop de tannins à mon goût. Texture un peu décevante, pas trop de corps ou d’huile. Finale de vieux bois vernis et poussiéreux, tonne de fruits pâteux séchés, raisins, cerises, prunes, grosse amertume remplie de tannins et de caramel.

Balblair 5 ans – Embouteillage Italien

40% alc./col.
Édition Spéciale pour le marché Italien, Embouteillé pour Importado Da Spirit S.P.A. Genova. Deuxième distillerie la plus vieille d’Écosse à toujours être en activité, Balblair s’est démarqué du marché en offrant des série Vintage sans mention d’âge. Cette distillerie, reste dans l’ombre de sa voisine Glenmorangie. Balblair est le coeur du blend Ballantine’s. Elle fût même propriété de Hiram Walker dans les années 1970. Cette distillerie, servi elle aussi de garnison pour les militaires durant la seconde guerre mondiale. Il y a pire endroit pour être en service…

André 79%
Nez de poires et pommes vertes, raisins verts, vanille et crème moelleuse. Même si le nez est relativement simpliste, j’adore les images etle contexte qu’il inspire, cette fraicheur des belles journées d’été sous un soleil encore timide. Rapidement comme ça, ça peut presque rappeler un whisky Irlandais typique. La bouche est un peu trop diluée et on perçoit la jeunesse du spirit au travers les saveurs qui sont tout de même bien définies; pommes Cortland, jus de raisins verts, poires, pommes poires, agrumes, une touche de citron que l’on pourrait confondre avec du Limoncello. La finale est relevée d’épices, souvenirs de céréales séchées et zeste de citron, pommes poires.

Patrick 83%
Pour un whisky si jeune (5 ans), il demeure tout de même savoureux : On avait utilisé de bons fûts à l’époque. Toutefois, je constate que ce n’est pas nouveau la tendance à trop diluer le whisky! Nez : Du chêne, un peu de vanille, des agrumes et de l’orge délicieuse. Appétissant. Bouche : On goûte d’abord le bois, les épices, l’orge et la vanille puis, la texture aqueuse vient un peu tout ruiner… Enfin, avec un whisky de seulement 5 ans embouteillé à 40%, il ne fallait pas s’attendre à autre chose. Toujours est-il que pour un whisky si jeune, il est surprenant qu’on ne sente pas du tout le new make. Finale : Un peu courte, avec des notes boisées et de l’orge.

Balblair Vintage 1997-2013 – 2nd Release

46% alc./vol.
15 ans, first fill ex-bourbon casks.

André 85%
Cette distillerie est capable du meilleur et du pire, parfois difficile à sizer, à cheval aussi entre les highlands et les îles. Avalanche de vanille, fruits tropicaux, ananas, poires, écorces d’oranges, miel. Festif et estival. La bouche est sucrée et fruitée, fraiche et un peu diluée même au niveau textural. Cosses d’oranges, citron, mangue et salade de fruits tropicaux, melon au miel et poires, pincée de gingembre, puis saveurs de bois de chêne séché et astringent. Finale poivrée et épicée, un peu sèche, fruits tropicaux confits et miel.

Patrick 90%
Maintenant que Balblair a décidé d’abandonner le concept des millésimes, je savoure encore plus ce dram! Un superbe scotch, ça! Nez : Des fleurs, du miel, des agrumes et de la vanille. Frais. Bouche : On a mis un pétard dans les fleurs, il y en a partout, et ça goûte discrètement la poudre! À moins que ce soit un mélange de gingembre et de rhubarbe? Le tout, avec une bonne grosse dose d’agrumes. Et, après quelques gorgées, une fumée très très très discrète, mais qui donne au tout un superbe punch. Finale : D’une belle longueur, pleine d’agrumes, de fleurs et de bois chaleureux.

Martin 86%
Nez: Frais et léger, sur des notes de malt, de vanille, de noix et de poires. Relax et plaisant, à boire en chemise hawaïenne. Bouche: Miel bien rond, texture plaisante, touche d’épices, tout en restant bien campé dans le malt, le bois et les tannins. Finale: Malt, chêne, poivre noir, cuir, fruits rouges en pâte. Équilibre: Un scotch qui ne fait pas trop de feux d’artifices, mais qui est quand même solidement construit. À boire en chemise hawaïenne oui, mais au bord du feu dans la cour arrière une chaude soirée d’été crissement.

Balcones Baby Blue

46% alc./vol.
Corn Whiskey fait à partir d’une espèce de maïs bleu utilisé autrefois dans les cérémonies Hopi.

André 86%
Pelures de concombre, sucre épicé s’amplifiant à mesure qu’il respire et qui se modifie aussi sur les notes de cassonade et de feeling de coquilles d’œufs. La bouche est simple, épurée, mais aussi d’une belle amplitude. En fait, il livre peu mais bien; le sucre, la vanille et le bois. Il devient par la suite plus frais et désaltérant en bouche sur la finale de Sprite au citron. J’aime la spécificité de chacune des étapes de son évolution lors de la dégustation et le crescendo dans lequel celles-ci se succèdent jusqu’en rétro-olfaction. Goûté à l’aveugle, on ne ressent pas vraiment sa provenance de corn whisky mais en y goûtant une autre fois en sachant ce que recèle le verre, il est possible de soutenir que les influences de maïs sont bien là mais qu’elles ne sont pas facilement perceptibles. Il est aussi étonnant de voir qu’il offre plus qu’un minimum de complexité et ce, même vu son court temps de vieillissement.

RV 87%
Dans le monde des microdistilleries, on peut soit imiter, soit innover. Définitivement le second choix dans ce whiskey. Dès le nez de sirop de maïs, on s’entend à être mené en territoire étrange. Loin de l’épi, c’est davantage les feuilles de plants de maïs, trempées dans leur sirop. Au goût, c’est une poêlée très chaude de grains de maïs, moins sucrée mais très consistante qui nous attend. Et en finale, après un aigre détour, c’est le sirop et le grain qui reviennent, avec un aftertaste encore plus végétal. Une belle surprise, est-ce que la recette fera loi difficile à dire, mais un bel essai sans contredit.

Patrick 91%
Au nez, on détecte du sucre, voir de la cassonade qui rappelle un vieux rhum agricole. Aussi une touche fruitée chaleureuse… Un nez appétissant comme on en voie rarement. En bouche, d’abord le fruit, puis une touche de canne à sucre, noix grillées et toujours une chaleur extraordinaire. Je ne pensais pas pouvoir aimer autant un whisky de maïs! Une excellente raison pour être fan des microdistilleries.