Sansibar Tomatin 18 ans Ex-Bourbon Single Cask 1997

50.6% alc./vol.
Distilled 1997, Bottled 2015, Bottled for Head & Tails Canada, 166 bottles

André 85%
Bourbon cask à l’honneur ici. Mélange de pommes poires et de pommes vertes, poires dans leur sirop, zeste de citron, miel. La texture en bouche est onctueuse et moelleuse, le malt bien ressenti aussi. Zeste de citron et ananas, sirop de poires, raisins verts, assorti d’une touche de gingembre et un effet minéral peut-être. La finale est épicée et sèche, l’alcool plus ressenti également. Les fruits tropicaux offrent un bel ensemble bien équilibré.

Säntis Appenzeller Single Malt Edition Säntis

39.5% alc./vol.
Old Oak Beer Cask. Étiquette originale à 40%, mais corrigée par la SAQ.

André 77%
Le nez est plus prononcé et un brin pétillant. Encore les céréales nappées de miel, la vanille, sucre, céréales mouillées. Arrivée plus relevée, les pastilles au miel pur la gorge sèche. Texture très fluide, sans bien de complexité, la bouche est tout de même intéressante mais manque de variantes. Finale sur les grains de céréales sèches, et de miel… Ca me rappelle les blocs de miels avec la cire qu’on vendait anciennement. J’aime plus cette édition que celle en small oak beer barrel mais pas à aller jusqu’à en acheter une bouteille.

Patrick 79%
Nez : Le fond de tonne me rappelle l’ancien Mail St-Rock de Québec, les notes de miel floral se confondant à une odeur de vomi mal lavé. Bouche : Floral, mais toujours accompagné par cette petite touche de déjection de lendemain de veille qui me laisse la gueule tout croche. Finale : Pas si pire. Balance : Presque. Une mauvaise batch d’ingrédients ou de fût?

Martin 79%
Nez: Miel et fleurs, un peu de fruits, pour ensuite tomber dans un nuage de Febreeze et de bois. Petit côté sucré et minéral. Bouche: Sucré et fruité. Sucre d’orge, céréales et chêne. Assez plaisant quoique très très doux. Finale: Une fois le bois et le sucre passés, on reste avec une impression métallique en bouche, presque du cuivre teinté de soufre. Je ne suis pas du genre à aisément détecter le soufre comme d’autres, mais ici il y a définitivement quelque chose de louche. Équilibre: Ce n’est pas un horrible malt, j’y trouve bien des qualités, mais la finale laisse un goût un peu trop biscornu à mon avis.

RV 83%
Un peu trop bien appuyé. Étonnament plus foncé et boisé que son frère d’arme, le nez est dans la zone fruitée. Arrivée d’abord juteuse de sève puis on s’éloigne définitivement du fruit pour s’accoter sur le bois et le caramel, qui finit par être très pesant. Finale toute en grain caramélisé, et la bière du baril se fait sentir. Ça reste un whisky intéressant, comme si Couvreur avait choisit les barils de bière au lieu de sherry, mais c’est davantage pour un marché de niche que grand public.

Säntis Appenzeller Single Malt Edition Sigel

40% alc./vol.

André 81%
Nez de céréales organiques et maltées, bois un peu brûlé, vanille, compote de pomme. Un nez “girl next door”, un peu trop rectiligne, qui joue de prudence et évite l’audace. Bouche flasque et épurée, bien douce par contre, un peu plus fruitée mais toujours entourée de céréales de malt nappées de miel et de vanille. Finale un peu plus relevée, l’alcool est un peu plus fougueux mais sera rapidement rappellé à l’ordre par le retour des céréales au miel et de sucre. Il m’a vraiment surpris par sa persistance en bouche et sa finale longue et agréable. Sans être un mauvais whisky, il n’apporte rien de vraiment plus à ce qui se trouve sur le marché. De belle conception, ce whisky ne sera probablement pas celui qui vous étonnera aussi.

RV 84.5%
Let’s get it on! En début de carte, le grain et le cognac se frappe dans un style où l’on est loin du single malt standard, et malgré qu’il s’affiche comme une finition en barril de bière, le fond de miel est loin du houblon mais davantage du sherry. En bouche, nouveaux pugilistes: le single malt est encore plus mielleux mais prend la forme d’un combat grain whisky vs Laphroaig, les cendres incluses. Puis en fin de carte, des fruits bizarres (myrtille?) tentent de s’accorder avec le Mackmyra, dans une vague légère mais persistante. Pas les meilleurs combattants mais des matchs enlevants, et avec un peu d’expérience ce whisky sera toute une menace.

Patrick 87%
Nez: Étrange parfum de fleurs des Alpes, de miel et de … fond de tonne. Bouche : Complètement unique, avec un mélange edelweiss (la fleur des Alpes), de miel et d’herbe fraichement coupée. Définitivement les Highlands de la Suisse. Finale : S’étire sur les notes florales et les souvenirs d’un pays si beau et si dispendieux. Balance : Pas certain que je vais en acheter une bouteille, mais ça donne certainement le goût de s’acheter un billet d’avion pour la Suisse!

Sazerac 18 ans Kentucky Straight Rye Whiskey

45% alc./vol.
Bottled Fall 2022 – Vieilli pendant 18 ans et 8 mois, distillé au printemps 2004.

André 85%
Plus sur les framboises que sur les cerises étrangement. Caramel lourd et sirop d’érable, fruits rouges, oranges, citron, anis, poivre. La dilution à 45% diminue grandement l’intensité des saveurs et du whisky lui-même. En bouche, pastille casse-grippe à la cerises, cannelle, mélange cassonade et sirop d’érable. Avec le temps ça ressemble plus à des notes chocolatées qui s’accompagnent d’une touche herbacée bizarre. Finale de bois caramélisé etr de fruits rouges, sensation tannique prononcée avec une touche épicée. Longueur un peu trop courte.

Sazerac Rye – Straight Rye Whiskey

45% alc./vol.
Produit par la distillerie Buffalo Trace dans le Kentucky, Sazerac fait partie des whiskeys américains mythiques. Distillé à partir de seigle fermenté, son histoire remonte aux années 1800, époque à laquelle un cocktail nommé « sazerac » fut inventé à la Nouvelle Orléans. Préparé à l’origine avec du cognac, ce whiskey est vite devenu l’ingrédient principal utilisé pour la réalisation du cocktail, allant jusqu’à lui emprunter son nom. Le mashbill de seigle de cette édition est composée de 51% de seigle, 39% de maïs et de 10% d’orge maltée.

André 88.5%
Confiture de fruits rouges, réglisse rouge, cosses d’oranges, cerises marasquin, poivre noir, clou de girofle, cannelle, ce whisky passe tout droit sur les préliminaires et va immédiatement dans le vif du sujet. Belle présentation en bouche qui fait honneur au nez, les saveurs sont intenses le style respecté mais avec une signature unique. La bouche s’ouvre sur les cerises marasquin poivrées, la pelure de pomme rouge, suivent les oranges et la réglisse puis l’envolée d’épices qui s’accompagne des saveurs de bois carbonisé. Finale épicée et poivrée, une touche de miel et beaucoup de fruits rouges et de réglisse. Rétro-olfaction à saveur de saveurs d’oranges. Une valeur sure si l’On recherche un digne représentant du style avec une touche d’exotisme.

Patrick 86%
Un très bon rye whiskey bien épicé et chaleureux, comme un rye whiskey se doit d’être. Nez : Parfum assez sucré et fruité pour un rye whiskey, marqué par la pomme rouge et un peu de caramel. Bouche : Épices et bois brûlé, avec une touche de pommes rouges et de cerises au marasquin. Finale : D’une belle longueur et épicée.

RV 86%
Les vieilles voitures sont parfois bien belles et caractérielles, mais consomme parfois trop d’huile. Bourbon très sucré, on dirait une préparation pour rhum and coke, avec une bonne touche de seigle en renfort. Posé en bouche, le seigle est très pesant puis très chaud, autant sur que sous la langue. Enfin, le seigle explose en gorge et de celui-ci est livré un sucre de caramel beaucoup mieux dosé. Il faut définitivement ne pas avoir peur du seigle et personnellement je préfère les voitures sport à ce sympathique pick-up au diésel.

Scallywag – The Winter Edition

53.9% alc./vol.
Affiné en fûts de vin orange d’origine espagnole, ce whisky écossais de malt du Speyside est embouteillé à son degré naturel de 53,9%.

André 86%
Confiture d’oranges, zeste de citron, pommes et petits fruits rouges sauvages, miel, sherry légèrement épicé. La texture est vraiment hallucinante, grasse et huileuse, wow. La lancée des oranges se poursuit en bouche mais s’accompagne désormais de notes de poires et d’agrumes, de fruits rouges séchés, de citron, cassonade, miel chaud et un sursaut d’épices. La finale prend une autre tangente et livre des notes de cannelle poivrée sur un édredon d’alcool plus ressenti. Hors norme, différent mais très bien construit. Un whisky dessert…ou de déjeuner!

Patrick 89%
Un délicieux whisky riche et savoureux. J’étais un peu appréhensif face à l’utilisation du fût de vin orange, n’ayant pas souvent croisé de tels vins que j’ai apprécié, mais on l’a utilisé ici avec brio. Nez : Parfum de marmelade à l’orange, de caramel, de miel crémeux et de sirop de fruits tropicaux. Bouche : Épicée et sucrée, j’y retrouve du zeste d’orange, du miel floral, du sucre caramélisé, de la cannelle, du chêne carbonisé et une goutte de vanille. Le tout est porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, marquée par les oranges et le chêne carbonisé.

Martin 87%
Nez: Raisin sec, chocolat noir, écorce d’orange, miel, bois toasté avec une impression pâtissière rappelant un gâteau aux fruits. Bouche: Texture ample dès l’arrivée, caramel profond, figue, cacao, cannelle, noisette grillée, épices chaudes qui évoquent pain d’épices et marmelade. Ça évoque tout de même bien des caractéristiques d’un sherry cask, pourtant… Finale: Longue, chêne épicé, café, fruits noirs persistants, chaleur enveloppante. Équilibre: Dense et gourmand, influence du fût bien maîtrisée, puissance convaincante. Un dram certes singulier, mais bien agréable aussi!

Kim 84%
Du vin orange, c’est funky, oxydatif. En gros, c’est faire un vin blanc à la manière d’un rouge, c’est-à-dire en laissant les peaux, pépins et parfois même la rafle durant une partie de la fermentation. Je suis donc bien curieuse de voir ce que ça apporte à un whisky. Nez : Méli-mélo de fruits confits, pétales de rose, cosse de cardamome verte, vif et frais, mais d’emblée rien qui crie « vin orange ». Bouche : Je décèle enfin l’oxydatif, le petit funk du vin orange. Il faut savoir que selon la durée de contact avec les peaux (de quelques jours à plusieurs mois), le goût et l’intensité du vin varient. Dans ce cas ça amène une sécheresse presqu’austère, sur le poivre et la cannelle en bâton, mais heureusement compensée par un caramel riche.

Scapa 12 ans

40% alc./vol.
Édition remplacée par le 14 ans avant que les propriétaires du temps Allied Distillers, avant de vendre la distillerie à Pernod Ricard en octobre 2005. La distillerie a été mis en sommeil en 1994, puis en 1997, la production recommence à être lentement réintroduite, avec du personnel provenant de la distillerie Highland Park travaillant sur le site pendant quelques mois chaque année.

André 83%
Mélange d’herbe verte, d’oranges sanguines, de céréales au miel et de caramel au nez. En respirant, mariage de purée de pommes rouges et de poires dans leur sirop. La bouche évoque des éléments maritimes, une sensation de poussière minérale et des fruits tropicaux épicés. Poires, abricots, agrumes, miel de bruyère à la Highland Park, melon au miel parfumé d’une infime touche de fumée de tourbe salée et poivrée. Dommage pour la texture sans support gras ou huileux. La finale est mielleuse, gorgée de fruits tropicaux à chair et d’un mélange de fumée de tourbe discrète et de sel de mer sur fond de sucre en poudre et de gomme Bazooka.

Patrick 88%
Un whisky très délicat, je recommande de commencer la soirée de dégustation avec. Mieux encore, gardez le pour les dégustations d’après-midi ou pour le brunch! Ceci étant dit, si vous êtes prêts à prendre votre temps avec, ce whisky saura vous récompenser comme il se doit. On dirait bien que la distillerie ne s’est jamais remise d’avoir été fermée pendant 10 ans (1994-2204), comme en témoigne ce très bon whisky distillé avant la fermeture (et comparativement à ce qu’on a vu plus récemment). Merci à André pour le don de cette bouteille au Festival de spiritueux du Nouveau-Brunswick en 2024. Nez : Un parfum où s’entremêlent des notes florales, mielleuses mais aussi du chêne et un vague feeling maritime. Agréable. Bouche : Au premier abord, j’y retrouve de délicieuses fleurs nappées de miel, de caramel et de vanille. Ensuite, j’y goûte du beau chêne sec et une touche salée très subtile, mais qui contribue admirablement bien à faire briller les autres saveurs. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt boisée.

Martin 86%
Nez: Miel d’été, pomme cuite et brise salée discrète. Caramel et oranges. Bouche: Notes de vanille, de poire pochée et un soupçon de zeste d’orange se mêlent à une texture souple bien qu’un peu minérale. Finale: Moyenne en longueur, avec des accents d’orge maltée et un filet iodé persistant. Équilibre: Un whisky doux et lumineux, qui explore la côte nord de l’Écosse avec subtilité et finesse. Une belle découverte.

Scapa 14 ans

40% alc./vol.
Cette version marque le grand retour de Scapa. La distillerie vient de rouvrir ses portes après une mise en sommeil de 10 ans. Le single malt de la distillerie est aussi utilisé pour la fabrication des blends de la marque Ballantine’s.

André 80.5%
Poisson salé et jus de citron-lime. Une présence en bouche nonchalante et sans grande personnalité. Chocolat amer en finale accompagné d’un goût maussade en rétro.

Patrick 83%
Au nez, frais, noix, floral, léger air marin, agrumes. Au goût, le tout se marie avec l’orge, le caramel et le miel pour donner un résultat assez intéressant. Finale agréable où le miel et le caramel laissent un doux souvenir d’un whisky honnête. Aurait gagné à être plus fort en alcool, car il est définitivement trop dilué.

Scapa 16 ans

40% alc./vol.
Cette toute première cuvée de l’ère Chivas (après le rachat de 2005 par Pernod Ricard) remplace l’ancien 14 ans. Issu de l’assemblage de fûts de bourbon de premier remplissage, il offre un nouveau jour à ce single malt des îles non tourbé et mythique, entre la douceur du Speyside de sa bouche et la sécheresse salée de sa finale.

André 83%
Bananes, poires en purée, nez délicat cendré. Sherry. La bouche se change en chocolat blanc et en pâte d’amande fumée pour migrer sur un chocolat noir poivré en finale. Le nez langoureux du départ se transforme plutôt en mouthfeel très clair mais quand même généreux.

Patrick 82%
Odeur fraîche rappelant de l’orge humide avec un soupçon de melon miel. Au goût, le melon miel prend plus de place. Cette place est rapidement cédée à une finale marquée les épices à poisson et les graines de fenouil qui s’éteint dans un bain de céréales. Un whisky bien équilibré et agréable. Rappelle certains whiskeys Irlandais, mais avec pus de personnalité. Toutefois, il ne laissera pas de souvenir durable à celui qui n’en boit qu’un verre, un peu comme tous ses étrangers que nous croisons à chaque jour.

Martin 83%
Mandarine ou safran neutre et impartial. Nez: Céréale enveloppée d’une chétive fumée. Miel et abricots s’offrent au nez, avec l’orange qui vient compléter le tableau. Bouche: Céréales miel et noix, mais pas des Cheerios. Un brin de gazon un peu trop timide et éthéré à mon goût. Une pointe d’amertume pas si désagréable que ça souligne le tout. Finale: L’amertume précédente perdure avec une touche de poivre. Finale trop courte et décevante devant le reste de l’expérience gustative. Équilibre: Un peu trop inégal à mon goût. Certainement pas un malt qui me ferait faire des bêtises dans les rues de Montréal.

RV 80%
Trop élémentaire à mon goût, le genre qu’on oublie. Poussière brûlée avec un étrange fond de malt épicé qui habituellement m’énerve mais qui dans ce cas-ci s’agence pas trop mal. L’arrivée est ultra douce avec un peu de bois, voire endormante, et c’est sa présence en bouche que je préfère au delà du goût assez ordinaire. La finale est un peu trop polie, avec un retour sur du malt bourbonné qui aurait dû être poussé davantage vers les épices (cannelle?) que le malt poussiéreux.

Scapa 16 ans

48% alc./vol.
Maturation en Ex-Bourbon casks.

André 85%
Très heureux de cette nouvelle mouture de Scapa bonifié à 48%. Le bourbon cask sied bien à cette distillerie dont le spirit est plutôt réservé. Nez mielleux et vanillé, parfumé d’une salade de fruits tropicaux, de sel de mer et d’une touche de minéralité. La bouche est herbacée, citron, poires, ananas, iode, orange et poivre moulu, le tout sur un édredon de miel et de vanille. La texture est ok sans être exceptionnelle. Finale un peu courte; fruits tropicaux nappés de crème saveur vanille et de miel et d’une pincée de poivre.