Penderyn Peated

46% alc./vol.

André 83%
Tourbe assez fine jumelée d’agrumes, d’orange et de citron. Assez présent en bouche, texture surprenante avec notes maritimes et tourbées. Bonne finale avec retour prononcé d’oranges. Enfin cette distillerie réussit à m’étonner un peu.

RV 87%
Quand une note de 87% en vaut presque 90%. Pas désagréable avec ses effluves chimiques à la Mackmyra et son petit fond de tourbe. Le freak show se poursuit avec la craie, encore une fois étrangement agréable, la pierre à savon, les lilas et les violettes. Enfin, le très bon aftertaste de poussière de béton et de bleuets sont finalement une belle preuve que les whiskies méritent de sortir de la cave de cette distillerie. Et de celle de mon classement.

Patrick 85%
Nez légèrement tourbé… Une belle tourbe riche, mais pas agressive. En bouche, la tourbe grandit tranquillement, mais spectaculairement pour exploser vers la finale. Un petit côté herbeux, sucré et une touche de bacon viennent compléter le tout pour lui donner un semblant de complexité, dont il n’a pas vraiment besoin de toute façon. Une belle surprise provenant de cette distillerie dont je me méfiais comme la peste. Toutefois, compte tenu de son coût prohibitif, on ne peut parler encore de réconciliation.

Penderyn Royal Welsh – Icon of Wales Series #6

43% alc./vol.
Peated Portwood Finish. Ouverte en l’an 2000, Penderyn est la première distillerie galloise à produire du whisky depuis cent ans alors que le dernier concepteur de ce spiritueux avait fermé ses portes en 1903. Penderyn célèbre ses racines galloises avec cette 6 e édition de la gamme Icons of Wales. Une bouteille et une étiquette calquées sur le premier whisky gallois datant de la fin du 19eme siècle, qui était produit dans une distillerie située au nord du Pays de Galles, dans le village de Frongoch, Penderyn redonne vie à cette distillerie fermée depuis plus de 100 ans avec une expression à la tourbe délicate. Le Royal Welsh Whisky est issu du distillat Penderyn, 100% orge maltée non tourbée, vieillie en ex-fûts de Laphroaig et fûts de Porto.

André 79%
Le nez est réservé mais bien rond et d’une belle douceur. Confiture de fruits et d’oranges, belle vanille onctueuse et une fine fumée de tourbe en retrait. La rondeur apportée par le port cask est attrayante mais se garde d’envahir tout le nez. En bouche, les notes de fumées se gonflent rapidement et la tourbe devient saline et aiguisée. On ressent beaucoup les notes de bois de chêne un peu verdâtre aussi, vite recouvertes pas les notes de fruits rouges en compote. La vanille s’est transformée en saveurs de caramel et de toffee. La finale est vraiment hyper edgy, une tonne de poivre et d’épices appuyées de notes de bois de chêne sec effilé. La douceur du Port Cask vient d’en prendre pour son rhume… ouch… Débalancé et aucune souplesse dans la finale de bloc monolitique de poivre et d’épices.

Patrick 89%
Un whisky original et savoureux, le genre de whisky qu’un gars comme moi, qui en voit des nouveaux à chaque jour, adore déguster. Pas ce que la plupart des gens peuvent rechercher, à moins qu’ils ne recherchent une nouvelle présentation de la fumée de tourbe. Alors, dans ce cas, vous trouverez ce whisky réjouissant! Nez : Un mélange intriguant de fumée de tourbe et de sève de jeune arbuste. Le tout complété par un peu de caramel, de vanille et de bois. Bouche : Toujours le mélange intéressant de fumée de tourbe et de sève, avec des épices et un peu de sucre. Finale : D’une belle longueur, fumée et discrètement salée.

Martin 81%
Nez: Malt et vanille, orange et citron, touche de vin et de bois épicé. Légère pointe de menthe et de boucane de tourbe. Bouche: Vanille et melon au miel. Fleurs blanches et bois vert un peu astringent. L’influence du port cask se cache un peu plus ici. Finale: Le porto timide de la bouche prend son envol ici, accompagné de notes de cacao, de chêne, de cinq poivres, de vanille et d’herbe. On vient un peu ici rattraper les lacunes que la bouche avait, mais en sacrifiant un peu les points forts de celle-ci. Équilibre: Mélange de saveurs agréable, quoique peu raffiné. Nez quelconque, avec texture et finale en fort contraste, un peu en dents de scie comme expérience. Les épices finissent par tout étouffer.

Penderyn Sherrywood

46% alc./vol.

André 74%
Plus fruité, style sweet candies mais le sherry en tant que tel est assez effacé au nez. Backgroud de fruits macérés. Très sucré en bouche, pommes vertes et caramel. mais ensemble assez rectiligne. S’améliore en finale mais l’ensemble est globalement anodin.

Patrick 71%
Le nez, marqué par le xérès, est beaucoup plus agréable que ses congénères. En bouche, une arrivée métallique nous confirme toutefois qu’il s’agit toujours de la même distillerie. Non mais, c’est quoi l’idée? La finale offre heureusement une belle chaleur, mais n’est pas vraiment plus agréable que l’ensemble, compte tenu des légers parfums de pourriture qui s’en dégagent. Ok, c’est décidé, je n’aime pas les produits (je n’ose les appeler whiskys) de cette distillerie. A moins que ca soit simplement une gestion de fûts de pee-wees.

RV 71%
Un whisky à qui l’on aimerait crier C’est quoi ton problème? Tout d’abord au nez, de foin pourri et plastifié. L’arrivée est encore pire, on sent que les champignons ont fait leur travail dans le foin. La finale aux accents industriellement chimique livre aussi du fruits. Heureusement, un autre échec, celui du manque d’aftertaste, est salvateur dans le cas présent. Il y a quand même moyen d’être mauvaisement original

Penderyn Single Cask Bourbon Matured

63.2% alc./vol
Fût #B227, bouteille 6 de 238.

André 77%
Wine guns, ananas, agrumes, presque des notes de Sauternes, poires sautées en poêle, pommes, bananes, vanille et miel. Le nez me rappelle le Teeling 21 ans sur certaines saveurs. En bouche, c’est très différent ; très épicé et porté sur le chêne sec, poivré avec excès, on dirait que les saveurs ont un peu tourné et cela semble provenir du fût. L’alcool est bien ressenti, puissant, épicé et poivré même s’il laisse passablement de place aux saveurs plus douces (miel, vanille, vin de Sauternes) puis la tarte aux pommes, une coulée de caramel chaud. La finale est poivrée et fortement relevé par les épices et l’alcool. Pas impressionné encore une fois, pour le prix demandé c’est la déception finale jusqu’à la caisse.

Patrick 84%
De loin supérieur à tous les Penderyn que j’aie jamais goûté, ce qui en fait donc un whisky « moyen ». A plus de 700$ la bouteille, on parle donc de vol du siècle (ou de « typo » du siècle, genre qu’à 70$, ça serait raisonnable). Comment identifier un con? Simple, il a acheté l’un de ces bouteilles. Nez : Parfum très sucré et fruité. En fait, on jurerait avoir affaire à du calvados! Bouche : Douce, fruitée, avec des pommes jaunes bien mûres et sucrées. Le tout est complété par une touche d’orge les épices du chêne. L’ensemble me paraît assez jeune, ma rappelant un new make de maïs. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, fruitée et légèrement épicée.

Pendleton

40% alc./vol.
Whisky canadien importé aux USA en vrac et embouteillé par Hood River Distillers, qui y ajoutent de l’eau de glacier de l’Oregon.

André 84%
Nez amicalement sucré et très invitant. Kiwis, pêches, caramel et toffee s’accompagnant d’un bon boisé. Bien balancé et affichant une belle douceur en bouche. Perd des points en finale car un peu trop sucré à mon goût. Un whisky-dessert.

Patrick 79%
Définitivement pas conçu pour déguster le petit doigt en l’air, il demeure tout de même agréable à boire. Si le parfum était un peu plus agréable, je lui aurais fait passer la barre des « 80% » – je le classe donc dans la catégorie « presque bon ». Nez : Parfum dominé par l’alcool, au point que ça prend de l’imagination pour y voir autre chose. Je vais être bon joueur, et admettre que j’y vois un peu de maïs et une pointe de sirop d’érable chaud. Bouche : Bien sucré, avec du sirop d’érable, un peu de bois brûlé et des fruits subtils. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois et le sucre.

Martin 82.5%
Cuivré et orangé à la Crown Royal. Nez: Derrière un mur d’alcool peu subtil se cache caramel et toffee, ainsi que quelques noix grillées au beurre sur une planche de chêne. D’une appétence supérieure à mes attentes. Bouche: Entrée en bouche plutôt crémeuse, avec cerise juteuse et épices. Le seigle est bien là mais un peu timide, alors que la vanille explose peut-être mais un peu maladroitement. Finale: Finale assez courte mais ultra-sucrée sur des maigres notes de cuir et de charbon. Équilibre: Nez définitivement canadien, mais avec un goût et une finale si sucrés que ça en devient toquant. Il y aurait tout de même un bel accord à faire avec un beau gros morceau de cheesecake.

RV 81%
Un whisky qui se couche beaucoup trop tôt. Nez ultra canadien avec une prévisible élan de rye. Même chose sur les papilles, de manière douce à la Mild & Mellow. Le tout se conclut par une finale de cuir à la Canadian Club, assez ordinaire. Pas celui à servir à un Écossais qui dit que nos whiskies sont tous couchés à 9h.

Pendleton 1910 Rye Whisky

40% alc./vol.

André 86%
Céréales à saveur de fruits tropicaux. Sirop d’érable dans un baril de bois. Migre sur des vagues plus épicées en bouche, rye plus présent et fruits saupoudrés d’épices en finale. Un whisky qui sait vous faire savoir que vous êtes toujours dans la cour des whiskies canadiens mais qui démontrent aussi que le Canada est une terre aussi propice à l’évasion qu’à l’innovation. Complexe et agréable.

RV 83.5%
Maladroit mais franc, on lui pardonne quelques écarts. Évidemment canadien mais avec un fond de terre et de végétaux, soit des légumes trop sucrés ou des fruits rances. Rond, semi-sec, léger mais bien présent, en bouche il est très standard puis survient un éclair hallucinant de vanille, peut-être pas subtil mais savoureux. Un peu trop typé comme whisky avec des épices de l’extrait de vanille, comme c’est parfois nécessaire pour se tirer de la torpeur du marché habituel canadien.

Pendleton Director’s Reserve 20 ans

40% alc./vol.

André 85%
Zeste d’oranges et vanille au départ, cassonade et cannelle, tarte aux cerises et pommes. La bouche est soyeuse, très agréable et développe des notes de sirop d’érable, de crème à saveur de vanille, de cerises et de compote de pommes à la cannelle, framboises sauvages et cassonade. Belle texture sur une toile sucrée de sirop d’érable. Ensemble hésitant entre le Canadian Whiskey et le Bourbon Whisky ce qui rappelle sa conception; whisky distillé et vieilli au Canada mais embouteillé en Oregon par Hood Distiller’s. Finale de longueur moyenne, sur la cannelle et l’essence de bois de chêne puis d’un mélange de sirop d’érable, de caramel et de cassonade. Simple et efficace avec un léger manque de complexité.

Pendleton Midnight

45% alc./vol.

André 78%
Brown sugar, fond de rye très discret, nez souple et dilué. Cannelle et clou de girofle, fruits secs. En bouche, le whisky est fortement dilué et la texture en souffre énormément. Vu le 45% d’alcool, je m’attendais à un whisky à une plus forte personnalité et des saveurs soutenues sans en amputer la souplesse générale. Encore une fois le caramel n’est pas subtil, la cassonade cache certaines subtiles saveurs. Fruits rouges, caramel et cassonade, une touche de chêne et une finale qui s’étire sur quelques épices presque muettes. J’avais bien aimé leurs autres whiskys, surtout le rye mais cette édition est un retour en arrière à tous les niveaux ; texture, saveur et équilibre. On retourne à la planche à dessin…

Martin 81.5%
Brun-rosé cachant une certaine iridescence. Nez: Caramel chauffé et cassonade bien attendus d’un Canadian Whisky. Le seigle est présent, mais en proportion très minime. Un second nez le révèle un peu plus. Raisins secs et autres fruits séchés. Bouche: Fortement sucré, les mêmes saveurs détectées au nez reviennent à la charge, malheureusement sans grande subtilité. Finale: Une fois le whisky en bouche, une planche de chêne gorgée de rye nous donne espoir pour une finale spectaculaire, mais hélas le tout s’effondre un peu dans un amas de solvant et d’épices diffuses. Équilibre: Comme le dit André, les attentes étaient élevées. Pas infect, mais comme certains disent, expected more…

Peregrine Rock Californian Single Malt 2 ans

40% alc./vol.
Situé juste à l’est de Los Angeles, Saint James Spirits dit produire un « Hometown single malt ». Fabriqué d’orge des highlands écossais malté et tourbé, Peregrine Rock est ensuite vieilli pour une période de 2 ans dans des fûts de chêne américain ayant contenu du bourbon. Une partie des profits générés par la vente du single malt est remis à une œuvre visant la protection des faucons pèlerins. « Whisky with a conscience…only in Los Angeles ».

André 84%
Fabriqué avec de l’orge maltée et tourbée ??? Si fumée il y a, je n’en ai jamais trouvé à nulle part tout au long de la dégustation. Le nez est à l’image du pot de bonbons croquants qu’avait grand-maman sur sa table basse du salon. Un sucré légèrement mentholé, frais, une feuille verte ou d’herbe poussant sur le bord d’une plaine bordant la Irish Sea. À l’aveugle, j’aurais parié sur un whisky Irlandais sans hésitations. Pas mal plus agréable que j’aurais pensé au départ, surtout pour un 2 ans d’âge. Une belle trouvaille en voie d’extinction dans les SAQ. Sympathique et sans prétention.

Patrick 84%
Me fait penser à un gros Russe qui fumerait le cigare dans un sauna. Sherry ? En tout cas, au goût, définitivement sherry, fumée et menthe. Étrange comment les goûts évoluent…

Peter McAuslan’s 100% Québec Rye

43% alc./vol.
Whisky de 5 ans fait à partir d’uniquement 2 fûts

André 82%
Rye typique immédiatement au nez, cannelle diffuse, fond de pickles et de terreau d’empotage, vanille du bois et esprit craft distillery agricole dans le style de la présentation. La bouche bifurque dans une tout autre direction. Beaucoup de fruits séchés, prunes, raisins puis mélange de zeste de citron et cosses d’oranges. Fond de bière houblonnée, genre bière blanche avec un bon taux IBU. Fond de nail polish remover également. Finale agricole, mentholée et fruitée, zesty et rouge.

Patrick 83%
Un superbe goût, mais le parfum dans mon verre m’a un peu dérangé. Enfin, ça demeure globalement plaisant et compte tenu de sa relative rareté, je suis bien content d’en avoir une bouteille. Nez : Mélange de fruits trop mûrs et de fruits secs, avec un trait de vanille grasse et quelques épices. Bouche : Les épices s’affirment ici avec aplombs, laissant tout de même de la place à de surprenantes notes de mandarines et de prunes, ainsi que quelques gouttes de chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, épicée et boisée.