Oban 11 ans « The Soul of Calypso » Special Release 2023

58% alc./vol.
Vieilli en fûts de rhum des Caraïbes de type « Pot Still » et mis en bouteille à la force du fût.

André 82%
Catamaran, soleil radieux, salade de fruits tropicaux et un peu de sel de mer séchant sur le bord des lèvres après une plongée? Arômes de fruits tropicaux, d’agrumes et citron, essence de bois verdâtre, iode. La bouche est verdâtre même si tropicale. L’alcool est puissant et légèrement métallique, la texture en elle-même demeure crémeuse. Purée de bananes, miel et crème brûlée, ananas, vanille, poires et pomme jaune, sel de mer. Ça manque de délicatesse pour des saveurs si feutrées. J’ai de la difficulté à isoler l’apport du bourbon cask et du rhum finish. Finale sèche et très épicée, sur le bois vert et un gros bol de salade de fruits saupoudrés de sel.

Patrick 89%
L’ensemble est chaleureux et porté par une belle texture, c’est vraiment délicieux. Nez: Un beau mélange appétissant d’eau de mer, de fruits tropicaux sucrés et de discrètes épices. Bouche : Oban comme je ne l’ai jamais vu avec le sel, voire l’eau de mer, qui apparaîssent très intense. Après quelques gorgées, j’y retrouve aussi quelques petits fruits sucrés et une petite note épicée. Finale : D’une belle longueur, boisée et salée.

Oban 18 ans

43% alc./vol.
Édition limitée de 7700 bouteilles.

André 86%
Superbe nez fruité relevé par les épices, mais plus les fruits secs et le toffee, un loin écho salé en arrière=plan. En bouche, beau mélange salé avec un léger rappel poivré, accompagné d’une pelletée de raisins secs. On ressent bien l’effet maritime avec plus de puissance en bouche, tandis que le nez propose plus les fruits séchés. Le poivre s’élance sur le fond de la langue, séparé en milieu de langue par l’alcool qui lui, pique plus le bout de la langue. C’est passablement sec en bouche, surtout de part son côté de bois de chêne. J’aimes le tout jusqu’à son arrivée en bouche, mais la finale, avec sa combinaison poivre-bois de chêne me laisse un peu dubitatif.

RV 87%
Un sundae sur la froide plage de la ville portuaire d’Oban. Pour un malt que j’apprécie bien, un peu gêné même si le sable sucré se pointe derrière le malt générique. En bouche c’est tout autre, je me retrouve directement sur le sable, le ballon de plage tout près, mais la tourbe et les herbes pas très lointains non plus. En finale c’est encore mieux, je m’assoies sur une serviette de plage pour dévorer un toast de confiture à l’orange. Un peu trop près de ses congénères cadettes, mais la longueur de la finale justifie l’âge (et le prix) supplémentaire.

Patrick 88%
Au nez, on jurerait être à proximité d’une confiserie : le parfum est généralement sucré, un mélange de sucre d’orge et… d’orge. En bouche, toujours le sucre et les céréales, mais avec une petite pointe épicée à l’arrivée. A la deuxième gorgée, je détecte une petite touche de chêne et le sucre semble évoluer vers la cassonade. Le finale, d’une belle longueur, s’étire sur une légère cassonade. Je n’ai pas la dent sucrée en général, mais compte tenu que le tout est bien balancé, je ne peux que m’en servir un autre verre!

Oban 1995 Montilla Fino Finish – Distiller’s Edition

43% alc./vol.

André 91%
Voici un mariage unusuel, l’union de la tourbe et du sel avec les fines notes fruitées et sensuelles du fût utilisé en affinage. C’est comme l’union de Sandra Bullock et de Jesse James, à la différence bien sûr que cette union persiste et dure jusqu’en finale… Two worlds perfectly melting together. Une petite perle bien ficelée, une complexité d’une belle simplicité.

RV 92%
À en perdre son latin. Encore – et c’est loin d’être un reproche, la tourbe ensablée de la distillerie, malgré qu’au nez l’orange soit précédée par un petit côté herbeux doux. En bouche, le sable devient épices, puis la finale… son of a b*tch sweet peat motherf*cker that’s good, I’m in love. Et l’aftertaste a beau être moins volubile, il est tellement doux qu’il conclut très bien une expérience autrement tournique.

Oban 21 ans Special Release 2018

57.9% alc./vol.
Une édition de Oban très spéciale puisque c’est le tout premier de la série à venir en fûts de second remplissage en chêne européen. L’aigle des mers dépeint sur la bouteille est le plus grand rapace britannique, il vole aux alentours des falaises d’Oban et a une durée de vie égale à l’âge de ce whisky.

André 89%
De la douceur liquide comme seul Oban peut le faire, une des meilleures alternatives avant de plonger dans la gamme des whiskies plus maritimes et punchés. Superbe nez floral et fruité, oranges, pâquerettes, caramel et toffee, cerises et framboises, miel, abricots. On ressent de la délicatesse et de la texture sous-jacente, un souci du détail évident. La bouche offre une texture exquise, qui éclipse totalement le taux d’alcool. Côté saveurs; marmelade d’oranges, abricots, miel et poires, toffee, noix de coco, pommes vertes, agrumes et citron. Sensation huileuse et cireuse très enveloppante. Finale sur un rappel maritime discret de sel de mer et d’air frais.

Patrick 86%
Un très bon whisky, mais je dois admettre préférer les éditions plus jeunes de la distillerie qui semblent avoir plus de profondeur. On dirait que celui-ci s’est plutôt « éventé » avec le temps. Nez : Parfum très évanescent, avec de l’ananas, du malt et du sel trèèès discret. Bouche : Oh! Pas le même whisky une fois en bouche, mais pas au point de réellement m’impressionner! Du sucre, des épices, quelques fruits exotiques et un soupçon de sel. Finale : D’une belle longueur, marquée par le sel et les épices du bois brûlé.

Oban Distiller’s Edition 2003-2017

43% alc./vol.
Montilla Fino Cask

André 87.5%
Oban est un whisky qui se prête bien au jeu du cask finish. Son épine dorsale de saveurs se situant entre celui des Highlands et des Islands, n’est pas trop tranché et le cask finish peut facilement prendre sa place sans en dénaturer ses saveurs primaires. Pas besoin aussi de se servir d’un cask finish trop omniprésent et puissant pour cacher des saveurs puissantes, no ‘’hide and seek’’ aromatique ici, on joue dans la complémentarité des saveurs plutôt que dans le camouflage pas subtil de défauts de conception.Nez onctueux. Gâteau aux fruits, chocolat au lait, cannelle, une pincée de sel de mer rappelant les origines bordant la mer, raisins secs, cerises. Bouche fruitée, les barres au chocolat Hershey Fruits & noix, jus de raisin en poudre, pommes, miel, cerises, fruits secs, sensation un peu poudreuse et sèche en finale de bouche, minéral presque, jumelée d’une fine touche salée maritime. Un cask finish pas trop dénaturé, on aime ça.

Patrick 91%
Un excellent whisky, riche, intense et complexe. En fait, il est simplement excellent. Nez : Parfum très fruité avec des beaux fruits mûrs brûlants, et des notes d’orange et de chocolat. Bouche : Orange, fruits mûrs, chocolat et quelques épices venant du chêne brûlé. Finale : D’une belle longueur, avec du chocolat, des fruits mûrs et du bois brûlé.

Oban Distillers Edition 2005-2019

43% alc./vol.

André 88%
Gâteau aux fruits, raisins trempés dans le rhum, oranges confites, cannelle, fruits tropicaux, dattes, miel. Bel amalgame de saveurs qui s’accompagne d’une touche de fumée fruitée lointaine et d’un soupçon de sel de mer. Agréable texture en bouche qui manque un peu d’éléments gras ou huileux, caramel chauffé, oranges, raisins, dattes, gâteau aux fruits, pommes, cerises. Courte finale laissant des traces de sel de mer séché au soleil, les fruits séchés et les fruits tropicaux, léger aspect tannique et astringent.

Patrick 90%
Un très bon scotch, d’une belle complexité et très bien équilibré. J’avais initialement donné une note de 89%, mais à la vitesse que j’ai vidé ma bouteille, ça mérite définitivement un 90%! Nez : Appétissant, avec des notes d’oranges, de xérès, de bois et de cassonade. Bouche : Semblable à ce que j’ai détecté au nez, avec une belle astringence. L’ensemble est vraiment bien équilibré. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt boisée.

Martin 88%
Nez: Xérès goulu, cosse d’orange et raisins secs. Bois, sucre doré et caramel épais. Bouche: Malt grillé et mielleux, xérès sirupeux, dattes, pruneaux et tabac aromatisé. Cerises, terre humide et poivre rose. Belle orchestration. Finale: Chaude et longue, pas trop épicée, notes astringentes de chêne sec, de beurre de miel et de vin rouge. Équilibre: Belle complexité, je suis rarement déçu par un Oban, une autre distillerie qui ne fait pas souvent la vedette sur les étagères de la SAQ.

Oban Little Bay

43% alc./vol.

André 83%
Le hameau d’Oban avait déjà son cirque surplombant le village, le cirque a maintenant son clown, mais qui ne nous fait pas rire du tout… à 100$ la bouteille pour un NAS… ce whisky manque de panache et raffinement. Pommes caramel, miel et caramel salé, teinté de quelques épices douces et distinguées. Avec le temps les saveurs d’oranges, d’abricot et de poires. Je m’attendais à ce que le caractère maritime de la distillerie soit plus présent au nez. En bouche, l’apport des fûts de sherry est plus évident, les fruits rouges s’affirmant avec conviction; les fruits secs et le sherry un peu gêné, le sel de mer, les oranges et les pommes vertes nappées de caramel et de vanille. Les céréales sont aussi frivoles en bouche et les solides notes de gingembre soulèvent le tout un peu abruptement. La finale est courte, axée sur les fruits, l’essence de vanille et le miel que rehaussent les notes de gingembre fraichement râpé. Pour le prix demandé, je préfère débourser un 40$ supplémentaire et maximiser mon achat avec un superbe Distiller’s Edition.

Patrick 84%
Un bon whisky complexe et savoureux. Satisfaisant au niveau du goût, c’est au niveau du coût que ce « no age statement » laisse un goût amer en bouche. Nez : Complexe mélange d’arômes comportant des prunes, du miel, des pommes, du chêne, une toast de pain multigrain, de l’orange ainsi qu’un sel subtil. Bouche : tout aussi complexe avec des saveurs de pain multigrain, de prunes, d’oranges, de clou de girofle, de chêne massif et une touche de sel subtil. Finale : D’une longueur moyenne et portée par un chêne complexe.

Odd Society Release 6 Single Malt

46% alc./vol.
Fabriqué à partir d’orge maltée à 100% provenant de la Colombie-Britannique et élevé pendant 3 ans dans des fûts de 56 litres de type Quarter Cask

André 79%
Définitivement jeune au nez sans être agressif. Fruits tropicaux, sirop de poires, oranges et vanille, mangue, pommes poires, passablement influencé par le bois et les grains de céréales trempés. La bouche est sucrée et épicée, oranges poivrées, pelures de pommes, mangue, sirop de poires, vanille et caramel, sucre naturel. Finale assaisonnée de poivre moulu et d’oranges. Un peu simpliste et beaucoup trop jeune encore.

Martin 85%
Nez: Malt épicé, vert et frais, quoiqu’un peu jeune. Miel, vanille et bois percent le voile. Bouche: Belle texture, épices, mélasse, sucre d’orge, vanille, fruits et colle à timbre. Bien fait tout de même. Finale: Verdurette, bois, menthe poivrée, sucre et herbe sur un parcours d’une longueur adéquate. Équilibre: Assez complexe et doux malgré sa jeunesse. Un autre espoir canadien!

Odd Society Spirits Boneyard Whisky

46% alc./vol.
Les gens de la distilleie ont collecté un litre de whisky à chaque mise en bouteille depuis 2016 et conservé l’assemblage dans un seul fût. Des whiskies de seigle, de single malt et d’affinage dont l’érable ont été mariés, le plus ancien ayant plus de sept ans et le plus jeune quatre, le tout provenant de la ‘’whiskythèque’’ de la distillerie. Un clin d’œil au procédé Solera, qui consiste à mélanger des alcools comme le vin et le xérès de manière fractionnée, afin d’obtenir un produit fini issu de différents âges.

André 85%
Un whisky qui demande plus d’attention car définitivement une bibliothèque de saveurs à décortiquer. Nez de poires dans leur sirop, de petits fruits rouges, sirop d’érable, caramel, citron et vanille. En bouche, on migre rapidement sur des saveurs de douce fumée, de chocolat noir s’accompagnant de notes houblonnées bizarre. Belle texture, sans être huileuse ou grasse. En s’aérant, beaucoup de notes de caramel écossais, de sucre d’orge également. Finale sur un mélange de fruits rouges et de fruits à chair et de fumée caramélisée. Très intéressante découverte.

Patrick 68%
La complexité de ce whisky aurait demandé que je lui accorde plus de temps, mais globalement, il me donnait mal au cœur, alors si vous voulez plus de détails, lisez l’évaluation d’André qui semble être plus habitué que moi aux flaveurs des latrines, lol! Nez : Ouf, quand ma casserole sent ça, je comprends que je viens de cramer le souper et que je dois caller de la pizza. Bouche : J’ai l’impression de manger une planche de chêne cramée sur le bord d’une latrine dans le bois. Finale : Assez longue, s’étire sur les notes de bois cramé et de latrine.

Odd Society Spirits Commodore Single Malt

46% alc./vol.
Commodore est le single malt phare de la distillerie, vieilli pendant au moins quatre ans dans des fûts de type Quarter Cask de 56 litres et produit à partir de 100% d’orge maltée provenant de Colombie-Britannique.

André 83%
Nez à l’approche un peu brut et craft distillery, agricole. Compote de bananes, jus d’orange et fruits tropicaux, poires en dés, flaveurs pâtissières. L’ensemble du nez est sous l’égide des notes de bois sec un peu trop présentes. La bouche s’ouvre sur des notes de céréales séchées, de crème pâtissière, de vanille, pincée de gingembre, zeste de citron. Belle texture par contre. Finale sucrée et boisée, beaucoup de vanille et de tonalité pâtissères, parfumé de citron et de fruits à chair.

Patrick 72%
Je n’ai même pas été capable de boire plus que la moitié de mon échantillon d’un demi-once. Trop jeune, avec des saveurs mal équilibrées. Nez : Parfum d’un trop jeune whisky. Bananes vertes, agrumes, bois vert et un je-ne-sais-quoi désagréable. Bouche : Whisky trop jeune, un peu sucré, avec des céréales, du bois sec, de la vanille, des agrumes et du gingembre. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne sec et les agrumes.