Mackmyra Vit Hund

46.1% alc./vol.
ART NR # MV-001. Vit Hund signifie white dog en suédois, qui est un new make donc un whisky n’ayant subi aucune maturation.

André 82%
Nez défini et tranché, genièvre-gin et ça ressemble beaucoup à de la grappa (c’est ce qu’on m’avait dit d’ailleurs) de part son côté très fruité à saveur de raisins assortis d’un côté floral un peu bizarre. Bouche épurée et claire – le taux d’alcool y est pour quelque chose – les raisins prédominent et des odeurs florales complètent le tout. Finale relativement douce, ponctuée de raisins et d’une touche de citron.

Patrick 79%
Il est toujours amusant de découvrir le new make d’une distillerie qu’on aime bien. Mais parfois, ça nous fait réaliser à quel point ils sont habiles avec le vieillissement de leur whisky! Nez : Parfum de grappa mélangée à un new make de whisky. Bouche : L’alcool et des fleurs qui y macèrent, avec quelques épices subtiles. Finale : Épicée avec une touche d’agrumes.

Martin 82%
Nez: Pomme granny smith, poire juteuse, malt frais ainsi qu’une pointe d’anis doux. Bouche: Souple et bien crue, sur le sucre d’orge, la vanille, le malt grillé et un soupçon de menthol. Finale: Moyenne, herbacée, un peu sèche, avec un retour d’orge et de céréales grillées. Équilibre: Un spirit atypique, intéressant pour explorer l’univers du distillat brut, mais très léger en profondeur aromatique — plutôt réservé à des amateurs curieux que des amateurs de whiskies matures.

Maclean’s Nose

46% alc./vol.
Composé d’un mélange de 40 ex-bourbon barrels (2018 – 5 ans d’âge), 16 sherry hogsheads de Ardnamurchan (2018 – 7 ans d’âge), 5 ex-bourbon provenant de Glen Scotia de 2016 (7 ans d’âge) et de 21 ex-bourbon hogsheads (2017 – 7 ans d’âge) provenant de North British.

André 84%
Beau nez vanillé parfumé de sucre en poudre sur fond de tourbe terreuse., de cassonade, citron et de bananes flambées. La texture surprend par sa justesse, sa douceur. En bouche la tourbe terreuse s’affiche au premier plan, puis mélange d’abricots, ananas et de poires citronnées, de vanille bien sucrée, de mangue et d’oranges. Les notes tirées du bois de chêne sont passablement plus présentes également. Le côté moelleux et de miel sucré du corn whisky (grain whisky) est bien en évidence tandis que les notes de sherry elles sont beaucoup plus discrètes. Le whisky gagne énormément en s’aérant un bon 15-20 minutes. Notes salines et iodées plus perceptibles en finale de bouche, sensation de poussière de calcaire bizarre et tourbe maritime au menu. Un super dram tourbé de semaine!

Patrick 87%
Un très bon blend, complexe et du genre que je considère sérieusement comme prochain whisky quotidien (« daily »). Nez : Un beau parfum comporte avec du sel de mer, des agrumes, de la vanille et une discrète note de fumée. Bouche : La fumée de tourbe est ici plus présente, portée par de l’huile salée. Aussi du chocolat blanc et un peu d’agrumes. Finale : D’une belle longueur, avec du bois brûlé.

Martin 86%
Nez: Brise saline, caramel foncé et zestes de citron. Bouche: Entrée vive et légèrement poivrée, suivie d’un mélange de toffee, de céréales maltées et d’une influence marine bien présente. Vanille. Finale: Moyenne à longue, saline et épicée, avec un soupçon de fumée sèche. Équilibre: Un blend étonnamment complexe, au style maritime et rustique. Parfait pour les amateurs de whiskys côtiers à petit prix mais au grand caractère.

MacNair’s Lum Reek 12 ans Blended Malt

46% alc./vol.
Assemblage de single malt de deux distilleries d’Islay et des deux distilleries du Speyside ayant séjourné dans des fûts de Bourbon, de Red Wine Casks et de Sherry Pedro Ximenez.

André 83%
Grains de café enrobés de chocolat noir fumé, poires, céréales au miel, fumée de tourbe discrète, beau nez camphré sucré, bien défini mais pas trop rude. La bouche manque un peu de texture et on ressent la dilution. Belles notes de cannelle poivrée, tourbe verdâtre et herbeuse, camphre bien doux, sucre blanc, sel de mer, poires nappées de miel, fruits séchés. Ça descend très bien ce whisky… Finale mentholée, tourbe herbeuse camphrée, influences maritimes, cerises et fruits séchés, malheureusement un peu courte. Un bon sipping Blended à la croisée d’islay et du Speyside.

Patrick 89%
Intense et bien balancé, avec tout ce qu’on recherche dans un scotch tourbé. Nez : Un beau parfum de fumée de tourbe végétale et subtilement floral et poivré. J’ai hâte d’y goûter! Bouche : De la fumée de tourbe poivrée et florale, avec une bonne dose végétale et une touche de café. Finale : D’une belle longueur, fumée et poivrée.

Martin 87%
Nez: Fumée douce, fruits rouges, miel et une pointe de chocolat noir. Bouche: Ronde et texturée, sur la prune, la vanille, les épices douces et un soupçon de tourbe cendrée. Finale: Moyenne à longue, boisée, légèrement fumée avec un retour vineux. Notes de cacao amer en puissance qui complète le tout. Équilibre: Un blend travaillé, un dram qui allie bien profondeur et accessibilité. Un bel exemple de complexité de la part de tous les fûts concernés.

Macnair’s Lum Reek 21 ans Blended Malt

48% alc./vol.
Ce Blended Malt est composé de whiskies d’Islay et du Speyside (dont GlenAllachie) vieillis dans des fûts de premier remplissage ex-Bourbon, ex-Red Wine et ex-PX Sherry.

André 86%
Superbe nez. Chocolat au lait fourré de pâte saveur d’oranges, fumée de tourbe discrète et distante, caramel chauffé, raisins de Corinthe. La bouche est souple mais manque de support gras ou huileux. Raisins marinés dans le rhum, prunes, bonbons à la cannelle en forme de cœur, oranges et cerises, chocolat au lait, caramel, fumée de tourbe terreuse à l’aspect sale et crasseux, poivre. Finale relativement douce, alliant caramel et chocolat, fruits secs et une fumée terreuse et épicée. Un malt simple, bien construit et sans surprise… ‘’what you nose is what you get’’.

Patrick 89%
Délicieux, un dram qui présente avec brio les saveurs que j’aime dans le whisky. Mon collègue André m’ayant (malheureusement, hahaha!) appris à apprécier la texture en bouche d’un whisky, je ne puis lui accorder une note supérieure à cause d’un manquement à ce chapitre. Bref, si André ne vous a pas influencé comme moi, vous adorerez ce whisky! Nez : Mon parfum favori de l’univers du whisky, avec de la belle fumée de tourbe subtilement maritime et débordant de fruits mûrs nappés de caramel. J’en ai littéralement l’eau à la bouche! Bouche : La fumée de tourbe semble ici beaucoup plus marquée par le sel de mer, laissant tout de même un peu de place aux raisins, prunes, oranges et cerises, nappés cette fois de chocolat noir et servis avec une pincée d’épices à steak. La texture, un peu mince, est le seul défaut de ce whisky. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et salée.

Mad River Distillers Corn Whisky

48% alc./vol.
Batch #8, bouteille #25

André 79%
Dans la section des whiskies de céréales indigènes, on a vu beaucoup mieux, mais au moins on a ici un whisky qui a un certain raffinement sans trop s’éloigner des sentiers balisés traditionnels. Le nez est agricole et fait encore référence aux saveurs de « small batch » et de travail à petite échelle. Le grain de maïs n’est pas nécessairement à l’avant-plan, camouflé derrière ces flaveurs un peu fermières et de sucre bizarre, le nez est un peu débalancé et démontre un certain manque de finesse. Je lui trouve beaucoup de ressemblances au new avec le Pemberton Canadian whisky. La bouche est douce et sucrée, tarte meringue et citron, gélato citron-agrumes, oranges, céréales agricoles avec une petite morsure alcoolisée en finale de bouche. Le 48% d’alcool n’est pas perceptible et sa douceur en bouche est assez étonnante. Finale qui tient la note relativement longtemps, les saveurs agricoles signent et persistent, avec des soubresauts à saveur de citron et agrumes et de céréales sucrées.

Patrick 80%
Nez: Le parfum me fait plus penser à du new make qu’à du whisky. Bon, du new make de corn whisky, mais du new make tout de même. Toujours est-il que ce new make, en plus des effluves de maïs sucré, présente aussi des notes fruitées et une pointe de gaz (essence). Bouche : Toujours le new make, avec en bouche sensiblement la même chose qu’on avait détecté au nez : maïs sucré, fruits et gaz. Bouche : D’une belle longueur, surtout marquée par le gaz. Balance : Définitivement trop jeune. Pas mauvais, mais pour y trouver vraiment du plaisir, je vais attendre quelques années. D’ici là, si je veux boire quelque chose qui ressemble à du moonshine, je vais boire du « vrai » moonshine, pas un whisky trop jeune.

Martin 74%
D’une pâleur entre crème glacée à la vanille et mayonnaise. On espère que ça goûte plus la première que la seconde. Nez: Le maïs a une énorme difficulté à percer un brouillard épais de new make de jeune alcool de mélasse. Quelques fruits tentent de montrer un côté rédempteur. Bouche: On baigne dans des notes sucrées, légèrement citronnées. Le maïs se montre un peu plus, mais pas encore assez. Finale: Bien que le new make refuse de céder de la place, c’est ici qu’on sent le plus l’influence du grain. Petit goût métallique qui ne serait pas là avec un vieillissement approprié. Équilibre: Maturation, maturation, maturation. La tentation est peut-être forte de vendre son alcool dès que possible, mais bon dieu cessez de nous offrir des produits incomplets.

RV 85.5%
Si on troque l’originalité pour le travail acharne on peut tout autant obtenir satisfaction. Odeur somme toute assez standard même si ça manque de vinaigre, ce qui n’est pas absolument un défaut. En bouche bonne balance, avec le piquant de l’alcool qui joue sur les papilles sans trop le brusquer. Finale plus gouteuse avec l’ajout d’un grain de blé légèrement brule. Très facile et boire et pour la difficile tâche de convertir les néophytes a l’expérience du jus de popcorn.

Mad River Distillers Rye Whiskey

48% alc./vol.
Batch #9, bouteille #83

André 82%
Rye assaisonné à la cannelle, mélange de fruits rouges poussiéreux et épicés, la pomme cannelle. En bouche, le whisky est soutenu, fortement épicé et poivré, le rye sans ambivalence. Malgré tout, la texture en bouche est un peu trop fanée mais l’intensité des saveurs est agréable, spécialement le poivré qui perdure longtemps en finale et qui s’accompagne de cerises écrasées. Dans la vague micro-distillery craft style, ce rye respecte la tradition du style sans tomber dans les clichés. Une belle découverte.

Patrick 80%
Dans quelques années, ce whisky sera probablement excellent. Mais présentement, comme bien des micro-distilleries, ils ont rushés un peu trop la mise en marché. See you in a few years, pals. Nez : Épices, pommes, herbes, citrouille… Mais l’ensemble n’est en fait pas trop loin du vulgaire new make. Bouche : Épices, chêne brûlé, caramel et touche de poivre. Globalement, trop chêne brûlé qui tente maladroitement de cacher la saveur de new make. Finale : D’une longueur moyenne, avec un mélange d’épices et de new make.

Martin 79%
Nez: Herbes sèches, sucre brun, zeste d’orange et un accent d’alcool brut. Bouche: Légère, sur le caramel dilué, le seigle poivré, la pomme cuite et une pincée de bois amer. Finale: Courte, un peu sèche, avec un retour végétal et alcooleux. Équilibre: Un rye sans grande direction, aux arômes diffus et à la texture déséquilibrée, plus intéressant sur le papier qu’au palais. Ouch.

Magilligan Pure Pot Still

43% alc./vol.

André 88%
Superbe nez énigmatique, une belle fraicheur verte et de fruits rouges (du type produits par certains fûts de bourbon). L’arrivée en bouche est claire et très herbeuse, sucrée et offre des notes d’eucalyptus. Finale de savates vertes et de réglisse noire, un mélange assez unique et intriguant. Très particulier et unique. Wow !

RV 87.5%
Térébenthine, trèfle brulé et ce qui semble être de la tourbe lointaine. En bouche c’est un coup de tourbe jaune presque sucrée, assez intense et non-subtile (mais c’est loin d’être un défaut). La finale de sel marin est peu courte mais pour un Irish c’est vraiment bien.

Maker’s 46 Cask Strength

54.45% alc./vol.

André 89.5%
Si ce whisky était un film, il serait The Duke of Hazzard avec Jessica Simpson en costume de bain lavant le char orange à 37 degrés dans le sud des States. Nez moelleux, étonnant que l’alcool soit aussi bien caché derrière la cannelle et les petits fruits rouges sauvages, les cerises muries, les fruits secs, les épices. En bouche, sérieux 56% d’alcool ?!?! Doux, doux, le blé amoureux et moelleux, clou de girofle, cannelle, cerises, raisins secs, poivre noir… mais un léger astringent tannique en finale de bouche. Finale longue et douce, bien balancée, les fruits rouges, les cerises roulées dans les épices et le poivre. Un superbe bourbon avec un twist de blé vraiment unique, des saveurs exquises. N’eut été du léger tannique en finale de bouche, il aurait passé la barre du 90% easily.

Patrick 89%
Maker’s Mark a son meilleur, avec une tonne de bois brûlé en prime! Pas un bourbon pour les enfants, mais amateurs du genre ne pourront plus s’en passer. Nez : Cerise, cannelle, fruits secs, épices et caramel chauffé. Bouche : Bois brûlé hyper intense, caramel, épices, cerises, cannelle, raisins secs et poivre noir. L’ensemble est plutôt tannique tellement le bois est intense. Finale : Longue, intense et savoureuse.

Martin 89%
Nez: Vanille intense, caramel au beurre, rideau de fleurs blanches et une pointe lointaine de chêne grillé. Bouche: Richesse maîtrisée, sur la crème fouettée, la cannelle, le pain d’épices et une note subtile de café. Finale: Longue, douce, boisée, avec un soupçon de miel et de tabac. Équilibre: Un bourbon élégant et amplifié, qui conserve la douceur du style Maker’s tout en faisant un pari sur structure et profondeur.

Maker’s Mark

45% alc./vol.
Contrairement à la plupart des whiskies, le Maker’s Mark n’est pas vieilli pendant une durée donnée, et il est embouteillé lorsque les maîtres distilleurs le jugent prêt, mais après au moins deux ans (la durée de vieillissement nécessaire pour l’appellation straight bourbon ). Par ailleurs, les fûts sont déplacés des étages inférieurs vers les étages supérieurs puis à nouveau redescendus pendant le vieillissement pour bénéficier des différences de températures, une pratique traditionnelle dans la fabrication du bourbon, mais désormais abandonnée par nombre de distilleurs car jugée trop coûteuse.

André 82%
Rêche et brut au goût. Nez agressif. Manque de finition et de subtilité. Relents de crayon de cire de marque Crayola avec un apport de fruits encore une fois. Une déception si je le compare avec les autres Bourbons dégustés à ce jour.

RV 87%
It f*cking grows on you. Mes premières expériences avec ce whiskey me laissaient un peu neutre, mais la progression au travers de ma première bouteille fut logarithmique: plus j’en buvais, plus j’avais envie d’en boire. Tout d’abord, au nez on sent un bourbon assez standard, quoiqu’avec une petite touche particulière, provenant vraisemblablement du blé rouge d’hiver qui est au cœur de la recette. Un peu uniforme comme goût et peu de surprise hormis un peu d’orange, mais tellement, tellement, tellement confortable, de l’arrivée au palais jusqu’à la finale. À son prix très acceptable, un beau whiskey à s’acheter pour tranquillement commencer à connaître.

Patrick 85%
Au nez, cassonade, vanille, fruits exotiques et miel. Malt, noix, huileux (extrêmement frais et fruité). Au goût, beurre, sucre, vanille, caramel anglais, réglisse, un peu d’épices. La finale présente un goût sec, avec du caramel anglais, et du chêne. Idéal pour une promenade, une chaude nuit d’été, sur Bourbon Street à la Nouvelle Orléans!!!

Martin 88%
Couleur profondément cuivrée. Plus un éclat d’ambre que la pierre elle-même. Nez: Cassonade et vanille. Quelques fruits et encore de la vanille. Une bonne dose de maïs suivie d’une bonne agressivité dûe à son taux d’alcool. Bouche: Vanille et épices. Velouté avec blé et noix noyés dans le miel. Finale: Le miel s’évanouit pour faire place au maïs et à la vanille. Reste sec. Équilibre: Un solide bourbon qui mérite sa place dans toute armoire à whisky qui se respecte. Considérant son prix dérisoire, il ne faut surtout pas hésiter à cuisiner avec ou à le marier à un morceau de sauvagine au dessert.

Maker’s Mark 101 Limited Release

50.5% alc./vol.
Lot #1257MMB – Mashbill composé de 60% corn, 26% Red Winter Wheat et 14% Malted Barley.

André 88%
Cette edition est le trait-d’union entre l’embouteillage régulier et les version cask strength. J’ai adoré en tout point. Nez gorgé de cerises et de pommes, la cannelle est discrète, beaucoup de fruits séchés, de caramel. La céréale de maïs est à l’avan-plan et le nez expose quelques notes terreuses bien discrètes. La texture en bouche est divine, moelleuse (la céréale de blé peut-être) ronde et grasse, l’alcool est discret. Fruits secs, pomme caramel et popcorn, réglisse et sirop casse-grippe à la cerise marasquin, oranges, miel et une touche citronnée. La finale est bien épicée et poivrée et menée par les fruits rouges de la bouche. C’est à la fois générique et crissement bien fait ce bourbon, un bourbon de semaine où la qualité prime avec simplicité.

Patrick 89%
Un beau gros Maker’s intense et délicieux, dont chaque gorgée semble meilleure et plus complexe que la précédente. Nez: Un délicieux parfum avec des fruits exotiques, du miel suave, de la vanille et des noix. Alléchant! Bouche: Du chêne brûlé, des petits fruits rouges, une bonne dose d’épices, de la réglisse rouge, du sucre, un peu de beurre et de la vanille. Le tout porté par une délicieuse texture. Finale: D’une belle longueur, avec du chêne brûlé et épicé et de discrets fruits exotiques sucrés.