Masterson’s 10 ans Straight Barley Whisky 2013

46% alc./vol.
Fait à 100% d’orge non-maltée et distillé chez Alberta Distillers.

André 92%
Un « one of a kind nose » whisky. Nez très parfumé, presque floral. Feeling cireux d’oranges et d’abricot. Confiture d’orange et d’abricot, miel et vanille. La bouche est sensuelle et douce et offre de belles notes de fruits secs un peu poudreux. Les oranges et les abricots réapparaissent encore et encore… L’ensemble en bouche est très singulier et je dois avouer que j’aime bien être désarçonné de la sorte en évaluant un whisky. La bouche est très complexe et intrigante, surtout avec l’apparition de la cannelle, et du chocolat blanc s’alliant avec ces mêmes oranges (maintenant un peu citronnées) du nez. Finale longue et agréable. Un whisky « Star Trek », qui repousse les frontières habituelles. J’adore !

Patrick 84%
Nez: Bon, ça fait trois fois que je me plonge le nez dans le verre et le seul qualificatif qui me vient en tête est : « étrange ». Un cocktail de pousses vertes fraichement arrachées et de notes de bois encore vert et plein de sève. Définitivement, le parfum me fait plus penser à une salade verte qu’à un bol de céréales. Bouche : Toujours étrange, avec la sève et les pousses vertes. On y découvre toutefois enfin quelques notes de chêne mûr, mais au prix d’un petit effort. Finale : Moyennement longue et florale. Balance : Complètement unique. Pas dans ma « palette » de saveurs, mais tout de même de très bonne qualité.

Masterson’s 10 ans Straight Rye • Batch #1

45% alc./vol.
Fût #F2-038.

André 90%
Excessif et plein, terreux, oranges, herbe. Full rye et poussiéreux, paille séchée. La bouche est succulente, pleine de vanille et de fruits, de poivre noir, d’agrumes et des épices tirées du seigle. Le feeling poussiéreux est toujours là, le gingembre s’est ajouté à l’ensemble. Il est intriguant d’avoir une texture si huileuse tout en ayant des saveurs si épicées. En avalant le dit whisky, les premières saveurs sont les fruits et la vanille, puis le seigle balaie tout sur son passage tout en étant appuyé de solides notes de poivre et d’épices. Celles-ci donnent le ton à la finale, longue et soutenue. Le duo poivre-épices forment une belle équipe. Un whisky savoureux du début à la fin, entier et sans détour et qui réussit fort bien à cacher sa complexité.

Patrick 79%
Bizarre, pas dans ma palette de saveur en tout cas. Définitivement un whisky que je ne comprends pas. Nez : Une colline herbeuse où pousse, sorti de nulle part, un oranger. En fait, l’herbe sur la colline n’est pas si belle que ça, car il y a des tas de terre humide un peu partout. Bouche : Drôle de mélange de fruits juteux et de poivre noir, mariés ensemble par une vanille qu’on voudrait plus subtile. Au travers des épices, on finit par détecter aussi des notes de gingembre et des bonbons à la cerise, ce n’améliore pas du tout l’ensemble. Finale : Longue, avec des épices et du gingembre.

Masterson’s 10 ans Straight Rye • Batch #5

45% alc./vol.
Fût #A2-062.

André 90%
Rye pleine puissance, encore ce mélange de poussière et de terre séchée, de vanille et d’oranges poivrées. Arrivée en bouche laisse sur les lèvres une fine pellicule de poussière comme lorsque que l’on marche sur un chemin de campagne par 35 degrés l’été. Les éléments doux ouvrent la marche, la vanille, les fruits exotiques, suivi du tsunami de rye, d’Épices et de poivre. La finale est soutenue et livre les mêmes éléments du nez et de la bouche. Rétro-olfaction sur le bois sec, les céréales concassées et l’orange. J’adore les Masterson’s, ce whisky singulier est un coup de foudre pour le rye.

Patrick 90%
Un rye ça? Lol!!! Tout de même, si ce whisky décevra l’amateur de « vrai » rye, il demeure excellent et surtout très original. Bravo! Nez : Fait penser à un village du Far West américain : Poussière et terre desséchée, avec une note incongrue d’oranges et de quelques épices typiques d’un rye. Bouche : L’arrivée en bouche est tout de même agréable avec le mélange d’épices et d’oranges, rappelant en fait le Palm Ridge. Après quelques minutes, on détecte aussi des notes de bois et de poivre. Finale : Longue et savoureuse, marquée par les épices et la vanille.

Martin 91%
Nez: Rye et autre céréales au devant, bois, menthe poivrée, caramel et fruits. Branche fraîche de sapin. Vague d’eucalyptus. Bouche: Belle texture fraîche, rye, épices, feuilles vertes, fruits rouges, bois et vanille. 100% rye dans ta face. Finale: Bien poivrée, rye solide, rétro-olfaction intense de bois et de seigle. J’adore. Équilibre: Un gros rye bien construit, bien punché, mais qui sait aussi agir dans la dentelle. Superbe.

Masterson’s 10 ans Straight Rye • Batch PSH3-0116

45% alc./vol.

André 91%
Produit par Alberta Distillers et revendus à Maple Street Spirits, ce rye whisky est simplement un des meilleurs Canadian rye whisky sur le marché, disponible en SAQ de surcroit mais souvent boudé de par son prix d’environ 100$. Au nez, on est introduit directement au style avec les saveurs distinctives du seigle; la pelure de pomme, la réglisse, les cerises, la cannelle, le poivre et la terre séchée. La texture en bouche est finement cireuse, rappelle les Crayons Crayola qu’on a éguisé, les oranges puis les cerises noires et la réglisse rouge se terminant sur des notes de poivre et de caramel. Les saveurs progressent agréablement bien en bouche et souvrent comme une queue de paon offrant de belles variantes de saveurs et d’arômes. Belle finale enrobée de cire, ce qui atténue les épices et le rye pointu. Le poivre semble aussi flotter au dessus de l’ensemble des saveurs. J’adore la qualité générale du produit où la haute qualité est très souvent au rendez-vous (selon les batches). Si vous cherchez un nouveau whisky Canadien pour votre collection, sortez des noms génériques habituels et optez pour cette petite perle.

Martin 90%
Nez: Seigle poivré, zeste d’orange, caramel mou et herbes séchées. Bouche: Texture nerveuse et bien définie, sur les épices de boulangerie, le vieux cuir, la vanille, la cerise de terre et une pincée d’aneth. La cire enrobe le tout avec adresse. Finale: Longue, sèche, résineuse et oh que bien poivrée. Équilibre: Un rye droit et sans fioritures, au style old-school, qui plaira aux amateurs de profils francs et structurés. Comme André.

Masterson’s 10 ans Straight Rye Whisky 2011

40% alc./vol.

André 90%
The bad boy is out… Arômes habituellement reliés aux bourbons américains; fruits sauvages et terre sèche, piquant épicé, aiguisé par le rye en bouche. Cannelle, céréales et vanille en toile de fond. Colle pour modèles réduits et épices des caraïbes en finale. Multilayered et très textural et suave. Un whisky hors norme, déboussolant, qui préfère les routes inhospitalières des Rocheuses plutôt que les douces plaines des Prairies. Un whisky singulier et très challengeant.

RV 76.5%
Bon, peut-être qu’ils voulaient un avis du public avant de sortir un vrai whisky. Industriel, colle Lepage et teinture sans nom maison de quincaillerie. La bouche continue le travail de menuiserie plus profondément dans le bois. Même chose en finale, mais c’est la colle qui ressort. Difficile de noter un whisky qui veut autant sortir de la norme. Pas sur du résultat, encore de la place a BEAUCOUP d’amélioration, mais y’a peut-être quelque chose a faire avec.

Masterson’s 12 ans Straight Wheat Whisky 2013

50% alc./vol.
Édition limitée à 12800 bouteilles.

André 86%
Très doux au nez, mélange de vanille boisée et de mie de pain, qui libèreront avec le temps quelques épices et odeurs de copeaux de bois de cèdre. En bouche, beaucoup de vanille, de la cannelle et des fruits mûrs à chair claire (poires ?). Le taux d’alcool demeure très discret tout au long des étapes de la dégustation même si l’on peut ressentir ses effets sur la langue. J’aurais pu aisément le confondre avec un rye whisky à quelques égards, surtout de par son apport en épices jumelées en alcool qui le rendent relativement costaud en bouche (ce que le nez cachait très bien) pour un wheat whisky. Finale fortement vanillée et sucrée, pâtisseries. Belle texture crémeuse mais un peu trop rectiligne.

Patrick 92%
Nez: Wow! Le blé dans toute sa splendeur! De belles épices à steak, les céréales et je-ne-sais-quoi me rappelant l’Ouest canadien. Toujours est-il qu’en y plongeant le nez et en fermant les yeux, j’ai l’impression de me retrouver au cœur d’un champ de blé des plaines infinies de cette région. Bouche : Impressionnante, surtout si on lui laisse le temps de « jouer sa game ». Le blé est toujours omniprésent avec ces épices, mais une subtile note fruitée vient lui donner une profondeur incomparable. Finale : Très longue, comme on les aime. Balance : Incomparable. Je ne pensais qu’on pouvait produire une telle qualité de whisky avec du blé. Encore une fois, la distillerie Alberta réinvente les standards!

Martin 85.5%
D’une pâleur presque sauvignon blanc, mais avec un rose-orangé tirant sur le coquillage de Floride. Nez: Aah, quelle douceur. Bois, vanille, blé et quelques épices. Si je n’avais pas su, j’aurais pu jurer avoir affaire à un rye whisky. Bouche: Vanille et raisins, beau poids en bouche, les épices reviennent et on voudrait encore croire au rye. Quelques fruits bien dosés ferment le cercle. Finale: Fruits, épices, vanille et crème pâtissière. Encore une impression de seigle, mais moins nette à ce stade-ci. Équilibre: Même si on sent qu’on reste en sol canadien, c’est une superbe expression d’autres céréales.

Matsui Mizunara Cask

48% alc./vol.
Kurayoshi Distillery – Âgé en fût de chêne japonais Mizunara.

André 82%
Plutôt plat comme nez au départ, puis s’ouvrant progressivement. Pommes poires, vanille, fleurs blanches, melon au miel, sirop de poires et miel. L’alcool est jeune et très perceptible autant au nez qu’en bouche. Bouche très poivrée et épicée avec une continuité soutenue des pommes poires qui s’accompagnent de raisins verts, de melon au miel et de fruits tropicaux. La bouche gagne beaucoup en saveurs si on laisse laisse le whisky respirer un bon 20 minutes afin de purger les flaveurs de jeune whisky. Finale de coconut, de fruits tropicaux et de poivre.

Patrick 75%
&$%@#!! C’est quoi ça?? Quand je vois « Mizunara », je m’attends à un chef d’œuvre d’épices délicates et délicieuses. Ici, j’ai du new make rough et sans intérêt. J’ai acheté cette bouteille il y a 3 mois, j’ai essayé d’y goûter dans différents contextes, et non, rien à faire, j’aime pas. Heureusement que la boite est belle, car elle va ramasser la poussière longtemps. Nez: Un parfum plutôt rough d’alcool pas raffiné avec une petite goutte de caramel. Bouche : L’arrivée en bouche, dominée par des épices orientales et une agréable touche sucrée, est rapidement submergée par le new make cheap. Finale: Trop longue, avec trop de new make.

Martin 79%
Nez: Timide, poussiéreux et un peu fade. Vanille, bois, fleurs et poussière. Pas grand chose d’autre. Bouche: Sucre blanc, chêne et touche d’épices. Un peu de poivre. Assez unidimensionnel encore une fois. Finale: La texture fade s’évade assez vite, laissant sur son passage uniquement quelques notes de bois, de poivre et de vague vanille. Équilibre: Décevant, surtout venant de la part d’une distillerie japonaise. Un dram malheureusement à éviter.

Matsui Sakura Cask

48% alc./vol.
Kurayoshi Distillery – Âgé en cherry wood casks japonais, connus sous le nom de Sakura.

André 81%
Nez sur la confiture de cerises et de fraises, pommes, agrumes, oranges. Simple mais nez bien équilibré. Nez sucré et très fruité; fraises, cerises, agrumes, zeste de citron, crème vanillée saupoudrée de poivre broyé, de gingembre et de bois séché. Finale légèrement herbeuse, melon au miel, cerises, poivre. Très difficile à sizer comme whisky.

Patrick 76%
Un whisky bas de gamme présenté comme une superstar. Décevant. Dire que j’avais acheté ça pour impressionner les coachs au dojo de karaté. Je n’ai jamais osé leur servir. Seul point positif : la boite est jolie. Nez : Du new make, du cerisier, de la vanille et du bois frais. Bouche: Du bois frais avec une touche de cerise et.. de l’alcool. Finale: D’une longueur bien moyenne, marquée par l’alcool.

Martin 82%
Nez: Cerise noire, fleurs séchées, vanille douce et un léger accent résineux. Bouche: Assez fine, sur la fraise confite, la pâte d’amande et une touche boisée un peu astringente qui trahit la jeunesse du spiritueux. Finale: Moyenne, sèche, avec des notes de cacao amer et d’herbes sèches. Équilibre: Un whisky atypique et intéressant, mais qui manque de précision et dont l’élevage en bois de sakura, bien que distinctif, crée une impression légèrement déséquilibrée.

Matsui The Peated

48% alc./vol.
Un whisky tourbé de la distillerie Kurayoshi, sise entre Osaka et Hiroshima au pied des Monts Deisen. Il est distillé en potstill puis élevé dans des fûts de bourbon de chêne blanc Américain. L’orge maltée a été sélectionnée puis tourbée par le maître distillateur de la distillerie Kurayoshi. La bouteille est ornée de la célèbre pièce de Katsushika Hokusai, The Great Wave, choisie pour représenter l’esprit et la force du whisky.

André 78%
Soyez prévenus, on est dans la singularité ici… Nez d’huile industrielle souillée, de sel de mer et de fruits rouges, d’oranges et de mangues. J’avoue avoir passé pas mal de temps à trouver la voie définie par le nez, à ne pas me sentir complètement égaré en plongeant et replongeant le nez dans mon verre en quête de repères. Bouche de fruits tropicaux et de fumée crasseuse et cendreuse sur fond de varech et d’enbruns maritimes, d’oranges, mangues et framboises. Courte finale, brise salée sur un bol de fruits tropicaux où les oranges prédominent et une rétro-olfaction de fumée crasseuse bizarre.

Patrick 65%
Ben voyons donc? Quelqu’un s’est trompé à l’usine d’embouteillage et nous a refilé du diluant à asphalte usagé ? Je fais quoi avec ça? Je peux même pas le mettre dans les toilettes, ça va tuer toute la vie marine des océans ! Nez: Ouf, ça doit sentir comme ça un incendie dans une usine de produits chimiques dans un pays sans règles environnementales. Vraiment agressif, dans le top 10 des pires parfums de whiskys que j’aie senti à ce jour. Bouche: Avec un peu d’imagination, je peux voir du sucre, des épices et même des fruits. Mais non. On dirait un feu dans une dump à déchets du tiers-monde. Finale : D’une longueur moyenne mais trop longue, avec le petit goût de produits chimiques brûlés qui colle trop longtemps.

Martin 77%
Nez: Fumée légère, pomme verte, céréale sucrée et vanille artificielle. Au départ ça m’apparait buvable. Bouche: Très mince, sur le bois grillé, la fumée diluée, des fruits secs discrets et une note de caramel un peu creuse. Quelques épices, rien de palpitant. Finale: Courte, poussiéreuse, avec une pointe herbacée. Difficile d’en tirer plus de jus. Équilibre: Un dram manquant cruellement de profondeur et de cohérence, dont la tourbe timide ne parvient pas à masquer les faiblesses du reste de l’expérience. Amère déception.

MB Roland Black Dog

45% alc./vol.
Moonshine élaboré à partir de grains fumés à partir de plateaux de feuilles de tabac.

André 85%
Protecteur extérieur à bois, agave et fumée. Très particulier et intriguant. Meilleur en bouche ou la fumée et l’herbe prennent encore plus d’importance. Il sait vous sortir de votre zone de confort en empruntant des chemins inconnus, mais cela le rend difficile à cerner sans perdre de sa singularité. Différent mais pas nécessairement dans ma palette de goûts personnel.

RV 93%
What you read is what you taste. Au nez, exactement à ce dont on s’attend: du maïs sur fond de fumée, une première dans mon excursion des moonshines. Le tout agrémenté par une faible odeur de peinture non intrusive. Au goût, le bacon que l’on aurait cru sentir paraît enfin, et se poursuit en gorge où la fumée ressort de manière encore plus franche. Ne me fait pas nécessairement penser à un corn whiskey proprement dit, mais pour l’amateur de whiskies francs d’une part et de single malt d’Islay de l’autre, je trouve qu’il s’agit d’une incontournable diaboliquement sexy.

Patrick 92%
Bois brûlé intense; Épices à steak, céréales, fruits… Wow, un mélange hétéroclite, mais qui promet! Au goût, on dirait que ce new make a déjà subit un important vieillissement. Approche boisée-brûlée-fumée-vanillée et avec une touche de fruits, de sucre, d’épices à bourbon et de céréales. Wow. La finale est sucrée et fumée. Un superbe ensemble de saveurs, riche, bien équilibré et surtout le plus original que j’aie vu depuis longtemps. Au goût, Islay rencontre le Kentucky!!! Pourquoi personne n’y avait pensé avant??? Bravo!