Jefferson’s Ridiculously Small Batch Wood Experiment – Batch #10

46% alc./vol.
Baril de 60 gallons fabriqué à partir de chêne hybride – French & American oak – low deep impact toast profile.

André 82%
Épine dorsale du bourbon avec les saveurs de réglisse et de pomme caramel, de cerises, miel mais effectivement un bon apport de bois toasté, entre le mielleux et le caramélisé. Avec le temps, j’ai presque des notes de raisins mauves pressés. La bouche est sucrée, fortes notes de réglisse roulées autour d’éclisse de bois de chêne fortement brûlé, de Root Beer et de cannelle persitante, caramel. Texture très ronde, moelleuse avec une bonne rasade d’épices. Finale portée sur le bois, èa la fois caramélisé et carbonisé.

Patrick 85%
De la série, c’est le seul dont j’ai vraiment le goût de me servir un second verre! Nez : Un parfum de bourbon assez classique, avec une petite touche de cerises et de caramel. Bouche : Un whiskey savoureux, avec du beau bois sec et épicé, de la cassonade et de discrets fruits des champs. Finale : D’une longueur moyenne, sucrée avec de belles céréales.

Martin 87%
Nez: Les belles saveurs classiques caramélisées du bourbon, vanille, cerises, chêne sec et grillé, avec une touche de réglisse. Bouche: Cire, cerise, bois sec, vanille, poivre blanc. Le maïs en puissance, le miel et une impression beurrée. Excellent. Finale: Douce, longue, avec une texture cireuse et mielleuse. Belle pente descendante. Équilibre: J’adore souvent ces expériences du monde des bourbons. Le seul problème c’est la difficulté à s’en procurer ne serait-ce qu’un dram.

Jefferson’s Ridiculously Small Batch Wood Experiment – Batch #12

46% alc./vol.
Baril de bourbon originaux dans lequel on a inséré des planchettes de chêne toasté pendant tune longue période afin d’infuser le whisky.

André 84%
Simonac, influences du bois de chêne vous avez dit? Planchettes de bois, réglisse et cannelle, caramel chauffé, cerises. Bouche très ferme, fortes épices; Sherry Coke, réglisse, caramel, cannelle, raisins mauves. Côté cireux genre Crayola. Finale de bois de cerisiers et de bois brûlé carbonisé, grosse cannelle. Intense au carré.

Patrick 83%
Un bon whisky discret mais tout de même bien construit. Nez : Un parfum plutôt léger avec des céréales discrètes et sucrées. Bouche : Du whisky boisé, épicé avec une touche sucrée. Le goût est bien supérieur à ce que le nez laissait présager. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les céréales et un peu de bois.

Martin 88%
Nez: Caramel, maïs, vanille, poivre broyé, réglisse rouge, cerise, mais surtout le chêne. Bien construit! Bouche: Arrivée douce, bardée de sirop de table, de maïs, de fruits rouges et de poivre rose. Le tout bien sûr chapeauté par le chêne cramé. Finale: La réglisse et la gomme balloune prennent cette étape un peu plus de front, comparé aux saveurs secondaires ici de bois, de sucre brun et d’épices. On apprécie l’originalité du changement. Équilibre: Un beau voyage qui tente d’explorer les contrastes du bourbon. J’adore.

Jeremiah Weed Green Label

45% alc./vol.

André 73%
Bourbon insipide et sans grande personnalité. Nez vaporeux, cassonade douce et la bouche est aussi unidimensionnelle; overpowering sugar s’essoufflant rapidement. Plat et sans vie. Je n’ai pas eu de peine à vider le reste de la bouteille dans l’évier.

RV 71%
N’est pas bourbon – ou bon – qui veut bien. Ne sent pas le bourbon, à peine le whiskey, mais beaucoup plus l’extrait d’orange et de citron. En bouche, l’arrivée exécrable du Wild Turkey American Honey se fait sentir, mais davantage citronnée. La texture est sirupeuse et l’ensemble ne tient pas la route.

Patrick 74%
Nez d’épices de bourbon avec une puissante note fruitée. En bouche, extrêmement sucré au point de se demander si ce n’est pas plutôt une liqueur fruitée à base de whisky. Goûte le jus de fruit alcoolisé. L’épice revient en finale, mais le sucre revient nous donner mal au cœur. Au lieu d’acheter un tel bourbon, prenez plutôt une bouteille qui goûte vraiment le bourbon et ajoutez-y une dose de Kool-Aid de votre saveur favorite.

Jewels of Scotland Clynelish 21 ans

50% alc./vol.
Distilled 1982, Bottled 2004.

André 92%
Superbe nez, bloc de miel avec la cire, citrons et agrumes frais, vanille, fumée de tourbe distante, poires. Comme le disait Benoit Bailey, ce Clynelish porte sa signature typique de bouche cireuse. Dès l’arrivée en bouche, la texture est hallucinante, presque gluante, ça colle partout en bouche est offre quelque chose de textural, huileux et gras. Puis les saveurs émergent rapidement, sirop de salade de fruits, fruits tropicaux, poires, miel, orge maltée, pêches, suivi d’une vague mentholée et tourbée assaisonnée de gingembre. Finale citronnée, fraiche, pomme verte recouverte de cire, raisins verts, pimenté de quelques notes de poivre éparses.

Jim Beam 12 ans Signature Craft

43% alc./vol.

André 85.5%
Vague déferlante d’orange avec soubresaut d’épices et de céréales de seigle, puis le toffee et la cannelle éventée. La bouche est épurée et un peu fade, la texture est soyeuse mais un peu trop molle même si l’apport des épices tente bien que mal de soulever la foule. Après ingestion, les épices et la cannelle montent en crescendo et forment un duo réussi avec les saveurs de fût brûlé. La sensation en bouche est soutenue et bien épicée, un peu poreux en finale de bouche. La longueur de la finale étonne mais les épices y sont pour beaucoup.

Patrick 90%
Un bourbon comme on l’aime. A 43% d’alcool, difficile de trouver mieux. Nez : Beau maïs sucré et fruité. Aussi une belle vague de chêne brûlé comme on l’aime dans notre bourbon. Définitivement un bourbon qui « sent le Kentucky »: Chaleureux, intense, frais et riche. Bouche : Belle arrivée chaleureuse, marquée par le chêne brûlé et quelques cerises. Le tout évolue vers le chêne frais et la cassonade et les épices à steak. Finale : Longue et épicée. 2e Tasting: 83%. Étant amateur des différents bourbons venant de cette distillerie, j’étais plutôt excité à l’annonce d’un Jim Beam de 12 ans. Je fus toutefois déçu en constatant que les comptables avaient eu le dessus dans le choix du taux d’alcool. Bref, du bon Jim Beam, mais un peu trop dilué. Si on visait le marché des afficionados de bourbon, c’est raté. Achetez plutôt un Knob Creek, presque aussi vieux, avec 7% plus d’alcool et surtout 30% moins cher! Nez: Le bourbon de Beam comme on l’aime mais plus riche. Chêne brûlé, épices, caramel et une touche de cerises. Bouche : Toujours le chêne brûlé, mais l’intensité de la cassonade m’a pris par surprise. Les épices finissent tout de même par dominer, avec une petite pointe de cerise. Finale : Relativement courte, mais chaleureuse.

Martin 86%
Semble plutôt pâle versus les bourbons typiques. Nez: Bonbons durs, maïs et vanille avec un petit aspect savonneux. Accents de noix grillées au miel et de caramel au beurre. Feuille de menthe poussiéreuse. Bouche: Doux avec miel et vanille. Le maïs et les épices s’éveillent peu après. Assez soyeux en bouche, avec une agréable impression de biscuits graham et de mangue fraiche. Finale: Assez courte en démontrant des pointes de cacao, d’épices et de zeste d’orange avec un retour des bonbons du nez. Équilibre: Un beau bourbon presque top shelf. De temps en temps, il est bon de laisser de côté les bourbons d’entrée de gamme et de sortir un peu plus d’oseille et de profiter d’un produit de qualité. 12 ans de vieillissement en plus!

Jim Beam Black Label

40% alc./vol.

André 85%
Nez très représentatif; fruits rouges sauvages, baies et cerises nappées de sucre et de sirop de caramel. Texture un peu trop claire à l’arrivée en bouche, mais une fois installé, il explose littéralement. Encore plus fruité, réglisse rouge, un peu de cire enveloppant le tout. Finale poussée par les épices et de très bonne longueur en bouche de surcroit.

RV 82.75%
Bourbon très standard, mais avec un petit supplément d’épices et peut-être aussi un peu de poussière fumée. La langue ne goûte que le bourbon de manière assez banale mais de manière plus terreuse, il faut donc attendre une vague d’épices fibreuses (thym?) pour qu’elle se démarque, venant mourir sur une rive en gorge plutôt aride en texture. L’aftertaste est de son coté quelque peu sucré, sans tomber dans les cerises habituelles du bourbon. À peine pour quelques maigre dollars de différence, c’est un détour de l’original que je n’hésiterai pas à reprendre.

Patrick 84%
Sent les épices brûlées. Nez chaleureux, encore plus que bien des bourbons. Touche fruitée qui semble indiquer une belle qualité de whisky. Au goût, définitivement plus riche et avec plus de relief que le « White Label » de la même marque. Épices brûlées et petits fruits font un mélange assez conventionnel mais tout de même bien réussi. Finale un peu courte. Pas de fautes, un bon whisky, mais rien pour faire bouger les montagnes.

Jim Beam Bonded

50% alc./vol.

André 88.5%
S’il fallait que des whiskies comme ça, vendu 12.99$ US aux states prennent d’assaut les étagères, le marché du whisky s’effondrerait. Belle approche de nez, le maïs se présentant de façon habile et sucrée. Cela cachera bien les saveurs affirmées de fût brûlé omniprésentes dès les premières respirations. Les fruits rouges et la réglisse distinctives du rye sont aussi bien présentes, une pincée de poivre également… mais la sensation de fût brûlé revient constamment en avant-plan de façon soutenue. La bouche est musclée, mais incroyablement douce (merci maïs et vanille). Autant le maïs joue bien son rôle dans les éléments sucrés, autant le rye avec ses saveurs fruités, poivrés et de réglisse y trouve aussi son compte. Vanille et marshmallow brûlés, le charred du fût qui s’accompagne de puissantes épices en finale de bouche.

Patrick 92%
Incroyable! Un whiskey excellent, avec un taux d’alcool parfait, le tout à un prix fantastique (sous la barre des 50$, USA only évidemment! Bref, on ne verra jamais ce bourbon en SAQ). LE meilleur rapport qualité/prix de l’ensemble du grand monde du whisky. Nez : Savoureux parfum sucré et épicé. Un beau mélange de maïs et de seigle. Saveurs de cerise assez intense, et saveurs de bois brûlé plus légère. Bouche : Savoureuse, sucrée, fruitée, épicée et avec de bonnes notes de bois brûlé. Complexe, intense et savoureux. Finale : Longue et intense. Marquée par les fruits, les épices et le bois brûlé.

Martin 87%
Nez: Caramel, vanille crémeuse, maïs grillé, toast aux noix et une pincée de poivre doux. Bouche: Ronde, charnue et douce à la fois, sur le maïs rôti, la noisette, la cannelle, un peu de chocolat au lait et une trace de chêne. Finale: Moyenne à longue, avec une belle intensité boisée, chaleureuse, dévoilant un léger retour épicé et fumé. Équilibre: Un bourbon franc et bien bâti, accessible mais sérieux, qui mérite sa place parmi les bons bourbons je dirais de qualité intermédiaire.

Jim Beam Devil’s Cut

45% alc./vol.
Édition produite avec un procédé breveté pour retiré le liquide toujours contenu dans les planches du baril afin de l’embouteiller.

André 86%
L’approche épicée est vite remplacée par le bois sec, légèrement vinaigré, vague de céréales assaisonnées de cannelle et de sucre avec un retour sur les épices tapissé d’éclisses de bois. Je préfère le Jim Beam Black mais pour le prix il reste un bel embouteillage avec un p’tit twist particulier. Un ajout intéressant au portfolio de Jim Beam.

Patrick 78%
Pointe de cerise prenant de plus en plus de place à mesure que le whisky respire. Il reste toutefois un peu de place bonne une bonne dose de vanille et une petite pointe d’épices. En bouche les épices et le chêne brûlé reprennent la place qui leur revient. La finale s’étire d’ailleurs sur cette dernière note. J’aime le marketing de la bouteille, mais l’ensemble goûte finalement ce qu’il est finalement: le fond de chaudron. Nope.

Martin 88%
Ambre cuivré profond, tel une lunette vers l’enfer. Nez: Des épices assez fortes tentent d’occulter le tout, mais le reste du profil réussit à sortir avec une certaine finesse. Cerise, yaourt, chêne et punch aux fruits. Noix et caramel peaufinent le portrait. Bouche: Vanille de plein fouet, surenchérie d’abricots et de pêches, en-dessous de quoi on sent bien le maïs. On goûte à fond le bois sec et les épices du bourbon. Finale: Douce, pour son taux d’alcool, et longue. Couche par-dessus couche de maïs, de caramel épicé, de vanille et de café moulu. Équilibre: À des années-lumière de l’original. Je ne sais pas au juste quel « procédé » ils prennent pour extraire ce jus de planche, mais c’est bon en diable.

RV 87.5%
Vraiment pas mauvais. Bien défini mais aussi varié au nez, on sent un peu du Jim Beam standard avec une touche de chêne toute en nuances. En bouche, l’arrivée est douce, en étapes croissantes, avec le bois sans vanille, puis en bois caramélisé. Difficile à résumer, mais dangereux par sa drinkability sympathique.

Jim Beam Distiller’s Cut 2017 Inaugural Release Limited Edition

50% alc./vol.
Whisky d’environ 5 ans d’âge. Mash Bill: 77% Corn, 13% Rye, 10% Malted Barley.

André 88%
Nez puissant de réglisse rouge et de charcoal, cerises et cœur de pommes, fruits rouges et caramel costaud, lourdes épices aussi. On est définitivement en terrain connu dans l’approche initiale. La bouche est fruitée – cerises, fruits sauvages et pommes, allspices, kick de cannelle, chocolat noir, caramel brûlé et charcoal, vanille. Les céréales de seigle sont aussi bien représentées avec les savoureuses épices. Finale poivrée, anis, pommes, charcoal, cannelle et chocolat. Un frère illégitime du Booker’s avec moins de profondeur. The Distiller’s UpperCut…

Patrick 91%
Un autre superbe whiskey de Jim Beam, présentant un beau mélange d’épices, de fruits et de sucre, le tout équilibré comme j’aime ça : Le distillateur à très bien choisi sa « cut » ! Nez : Fruits très sucrés, avec de la belle vanille et un peu de bois. Bouche : De belles épices, du bois brûlé et surtout une bonne dose de fruits sucrés. Finale : D’une belle longueur et très épicée.

Martin 89%
Nez: Vanille intense, caramel, maïs grillé et une pincée d’épices sèches. Bouche: Sur le sucre brun, le chêne toasté, une touche de cannelle et un soupçon de fruits secs, la texture demeure ample et directe. Finale: Longueur moyenne, sèche et légèrement épicée, avec des accents boisés. Équilibre: Les meilleurs whiskeys sont ceux qui savent jouer efficacement sur plusieurs tableaux. Un dram solide, un peu plus nerveux et structuré que les embouteillages classiques de Jim Beam, tout en restant simple et approchable.

Jim Beam Distiller’s Series

45% alc./vol.
Édition limitée lancée en octobre 2008 et rendant hommage aux 7 générations de distillers de la famille Beam qui produit depuis plus de 200 ans les bourbons de cette distillerie située à Clermont dans le Kentucky. Élaboré à partir d’une recette spéciale et embouteillé à 45% d’alcool au lieu de l’habituel 40%.

André 86%
Cerises, épices et fruits saupoudrés de sucre blanc. Les cerises noires envahissent toute l’espace disponible à l’arrivée mais une bonne poussée d’alcool poivré nous amène rapidement à la finale malheureusement éphémère. Très unidirectionnel mais efficace et sans détour.

RV 82.5%
Caramel et cuir, un peu trop intense à mon goût; en frais de subtilité, on doit repasser. Au goût, les épices d’abord en tourbillon, mais se lève ensuite un vent de cuir végétal qui vient expliquer le nez, sans toutefois l’excuser. La finale est un peu plus tranquille alors que les saveurs reviennent assez rapidement à leur place, quoique toujours ébouriffées d’un petit goût aigre par la bourrasque de cuir. Une amélioration évidente sur le Jim Beam standard, mais de la distillerie, les cask strength sont meilleurs (voir entre autres le Booker’s).

Patrick 85% Épices fruitées, beau mélange sucré-salé, finale un peu courte mais quand même agréable. On dirait qu’il contient une touche de Coke aux cerises?! Se boit si facilement qu’on pourrait aisément en abuser! Se serait mérité quelques points de plus si la finale avait été un peu plus longue, mais nous serions moins porté à en abuser.