Jack Daniel’s Tennessee Travelers “Bold & Spicy”

53.3% alc./vol.
Mashbill composé de 70% rye, 18% corn et de 12% barley.

André 81%
Beaucoup plus épicé que l’édition #1 ‘’Sweet & Oaky’’. Le nez déborde de cannelle, de gingembre, de clou de girofle et de petits fruits rouges. L’apport du rye est très ressenti en bouche également. Réglisse rouge, bâton de cannelle, aspect hyper cireux, genre crayon de cire Crayola, petite touche herbacée très bizarre, pommes, puis cerises marasquin trempées dans le poivre et bois de chêne calciné nappé de caramel. Alcool bien caché mais texture un peu trop liquide. Il y a un p’tit quelque chose qui m’accroche en bouche sans que je puisse mettre le doigt dessus, une astringence difficile à exprimer, un accent terreux peut-être? La finale de bouche s’étire sur des notes de charcoal et de caramel, de réglisse rouge et d’énormément d’épices. Belle démonstration de l’effet du changement de mashbill sur le profil aromatique.

Martin 85%
Nez: Poivre noir, cannelle vive, caramel brun, zeste d’orange, chêne toasté accompagné d’une note de clou de girofle. Bouche: Texture ferme et engagée, maïs grillé, cassonade, gingembre, poudre de cacao, noix grillée, montée d’épices qui anime tout le palais. Finale: Longue, bois épicé, menthe poivrée, café léger, chaleur persistante. Équilibre: Profil franc et dynamique, épices dominantes mais bien soutenues par la douceur du maïs. Un beau dram américain qui s’affirme.

Kim 88%
L’itération « Sweet and Oaky » étant déja bien épicée, mes attentes sont hautes pour celui-là. Nez : me rappelle un cocktail Shirley Temple, mélangeant gingembre et grenadine, mais en version 7Up. Miel doré, dulce de leche, en fait carrément des churros bien saupoudrés de cannelle, que l’on trempe dans un dulce de leche encore chaud. Bouche : Jus de gingembre, poivre noir, le « spicy » est bel et bien là, légumes verts grillés (du brocoli?) et petit coin un peu brûlé d’une viande marinée. Je le prendrais volontiers en accompagnement d’un juteux morceaux de bœuf au BBQ.

Jack Wieber’s Classic of Islay #3

55.7% alc./vol.
Embouteillé en 2018 – Cask Nos. 1802 – Selon des sources généralement bien informées, il s’agirait d’un Lagavulin semblable aux « Distillers Editions », mais en version cask strength.

André 88%
Vieux fût de sherry poussiéreux, embruns maritimes, cendre refroidie, viande fumée sauce BBQ, fumée de bois de cerisier, ananas, fruits de mer, médicinal. Bouche; cerises terreuses, tourbe animale genre fourrure mouillée, xérès poussiéreux mêlée de chocolat noir, sel de mer, fruits de mer sur le feu de camp. À l’aération, de grosses notes de caramel apparaissent et les notes animales tendent à disparaitre progressivement sans amputer l’aspect phénolique de la tourbe. J’ai aussi des notes de citron et d’oranges qui prennent place et s’entremêlent aux saveurs de fruits rouges séchés et poivrés. Superbe texture grasse et bien enrobante. Douce finale, la sensation médicinale et phénolique s’est adoucie, le sherry est plus plat et laisse même la place èa des saveurs d’agrumes, de caramel et de cassonade.

Patrick 95%
Lorsqu’on m’a vendu cette bouteille comme étant « fort probablement » un Lagavulin Distillers Edition Cask Strength, j’avais de gros doutes, surtout qu’il s’agit de l’un de mes whiskys favoris. Mais oui, j’en mettrais ma main au feu, c’est bel et bien ce que ça goûte. De plus, l’étiquette n’est pas la seule chose à sembler provenir d’une époque révolue, le prix, fort raisonnable, aussi! Nez : La fumée de tourbe et les arômes d’un beau xérès sucré se chicanent pour être à l’avant-scène. Le parfum me fait penser à un Lagavulin « Distillers Edition » sur les stéroïdes. Bref, c’est rudement alléchant. Bouche : Superbe fumée de tourbe adoucie par le fruité et le sucré d’un délicieux xérès, et complété par de belles notes salées. Finale : D’une superbe longueur, fumée, fruitée et salée.

Martin 92%
Nez: Tourbe verte bardée d’un vent de vin fortifié, de vanille et d’air salin. Fruits, agrumes et crème viennent compléter le tableau. Bouche: Fruits sucrés, tourbe bien affirmée, épices dominantes sur la fin. Citron, pierre et vent du nord. On aime bien. Le taux d’alcool est moins agressif que je ne l’aurais cru. Finale: Longue et chaude. Tourbe bien présente, xérès goulu, chêne bien gorgé. Cannelle et poivre. Fleur de sel. Équilibre: Un bon Islay bien ficelé. Je ne sais pas d’où ça vient, mais je suis bien prêt à croire en la théorie d’un Lagavulin Cask Strength oublié…

Jack Wieber’s Classic of Islay Cask #409

56.2% alc./vol.
Cask #409, Bottled 2021. Possiblement un Lagavulin Cask Strength.

André 82%
A demandé beaucoup de temps pour s’équilibrer et exprimer ses saveurs. Fumée médicinale persistante coiffant un bol de fruits séchés. Embruns maritimes, caramel, cerises, oranges sanguines. Aspect de fermette et esprit agricole. La bouche offre une texture moelleuse agréable, mais migre rapidement sur des notes plus minérales et de cendre de feu de foyer refroidie, pour ensuite offrir des notes de fruits de mer et de bois brûlé intense. L’ensemble manque de profondeur et de nuances, de délicatesse aussi. Mélange de fumée de tourbe terreuse, grosse minéralité, cendre froide, fruits séchés, charcoal, poivre, caramel brûlé parfumé au sel de mer. Finale amère et un peu plate. Rochers séchés au soleil, fumée crasseuse et sel de mer.

Kim 85%
Nez : Évoque la cire d’abeille, kiwi, épinards poêlés et, oserais-je le dire… du bouillon de poulet (celui en poudre trop jaune). Je n’en reviens pas d’être en train d’écrire ça. Et le pire? Ce mélange hétéroclite ne me déplait pas. Bouche : Tous ces éléments s’amalgament de manière étonnamment cohérente. Même le côté chimique de bouillon de poulet jaune, qui glisse vers le pneu brûlé, a quelque chose de plaisant. Est-ce une merveille? Non. Ais-je du plaisir à la boire? Tout à fait.

James Buchanan Black & White 1946

% alc. inconnu
Black & White a été produit pour la première fois en 1884 par James Buchanan.
Un an après il réussit le contrat pour fournir la Chambre des Communes et la marque a ainsi été l’une des premières à introduire ses whiskies blended sur la marché anglais.
Composé à 60-65% de whiskies de grain parmi ceux qui incluent des marques comme Port Dundas, Cameronbridge et Dalwhinnie.

André 81%
Wow!!!! On croirait le Lagavulin 8 ans ou la version Game of Throne version sucrée!!! Tourbe herbeuse médicinale, camphre sucré, poires, herbe verte et bonbons casse grippe, céréales au miel. Bouche diluée, sucrée, tourbe terreuse, thé noir, poires et amandes, melon au miel, agrumes, huileux tout de même avec une petite morsure de gingembre. Ne serait-ce que de la texture moche, les saveurs sont super agréables, la tourbe bien intégrée et l’alcool bien approchable. Retour sur le bois brûlé en finale et les céréales au miel, sirop de poires et un nuage de tourbe diaphane. Un beau rappel historique.

Patrick 46%
Dégueux. J’espère que c’était meilleur que ça en 1946, rapport que là, c’est incroyablement mauvais. Nez : Yaaaaark. Yark Yark Yark. Bouche : Infect. Ok, des épices, de la fumée de tourbe du sucre et une tonne de vinaigre. Finale : Mélange de vomi de bébé et de vinaigre. Ouin. Le vomi de bébé, c’est moins pire que ça. Vomi-d’ado-sur-sa-première-brosse, plutôt.

Martin 80%
Nez: Doux et sucré, vieux et poussiéreux à la fois. Comme une vieille bibliothèque. Jerky de boeuf et fumée légèrement cendrée. Oranges et steak mariné. Arrière-vent d’aneth et de vinaigre. Bouche: Sucré et boisé, le côté vinaigré laisse place ici à une douce fumée maritime. La vieille poussière demeure ici en fin de bouche. On sait qu’on goûte ici à de quoi de vieux. Finale: Colle à timbres, vieux bois vineux, fumée, miel et brandy. Équilibre: Bien heureux d’avoir goûté à ceci, mais bien heureux aussi de voir que de nos jours les distillateurs savent un peu plus ce qu’ils font.

James Eadie’s Trademark X 2017 Blended Scotch Whisky

45.6% alc./vol.
Vous connaissez peut-être le nom James Eadie Trade Mark « X » si vous êtes un passionné d’histoire du whisky. Eadie a commencé à produire cette expression dès 1854 et a déposé le logo de la croix en 1877 – juste un an après que le ‘’Trade Mark Regislation Act’’ soit adopté. Le whisky Trademark « X » a été produit jusqu’à la fin des années 1940, puis a disparu. Cependant, la marque a été relancée par l’arrière-arrière-petit-fils d’Eadie, avec une recette qui comprend 14 des 16 whiskies qui figuraient dans la marque commerciale originale « X », y compris quelques distilleries fermées ! En “Single Grains” : Cambus (fermée en 1993 et démolie par la suite) & Cameronbridge et en “Single Malts” : Littlemill (fermée en 1994 et incendiée par la suite), Glenturret, Blair Athol, Glendronach, Benrinnes, Craigellachie, Aberlour, Dailuaine, Talisker, Coal Ila, Lagavulin & une distillerie secrète de Campbeltown.

André 85%
J’ai servi cet embouteillage dans une session d’introduction aux whiskies Écossais et celui-ci a fait fureur parmi les invités avec sa complexité cachée derrière une simplicité à boire et apprécier. Nez de fruits à chair et de fruits tropicaux, bananes, abricots, poires, belle fraicheur de pommes vertes et d’herbe mouillée rehaussée de bois de chêne séché. Belle texture ronde et soyeuse en bouche. Céréales au miel, morceux de poires en conserve, fruits tropicaux dans un nuage de tourbe diaphane. Sensation plus sèche mais étrangement sucrée aussi en début de finale, avant que la fumée de tourbe ne prenne le dessus sans trop monopoliser toute la bouche et se mélange avec les fruits tropicaux. À 70$ la bouteille, un must!

Patrick 89.5%
Un très bon blend facile à boire, mais offrant tout de même une belle complexité et une expérience de dégustation des plus agréables. Nez : Beau parfum de céréales et de bois frais, avec une petite touche d’herbes. Bouche : De belles épices, une fumée discrète, mais omniprésente, du bois et des céréales. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les épices et le bois sec.

James MacArthur’s Old Master’s Cask Strength Selection Littlemill 8 ans

60.4% alc./vol.

André 69%
Mélange de foin séché et d’herbe verte tout juste tondue au nez, tarte meringue et citron vert, menthe verte fraiche, melon au miel. Amalgame TRÈS bizarre et déboussolant. L’intégration de l’alcool en bouche est vraiment bien réussie en revanche, mais l’apport de notes herbacées est trop important. Herbe verte dans le sac de la tondeuse, fines herbes, lime et citron, poivre blanc, vanille. La finale est monochrome sur les vieilles planches de bois de chêne sec tombées dans l’herbe mouillée tout juste tondue, eau Montellier, oranges, Cream Soda alcoolisé, d’une rasade de poivre blanc moulu et d’eau légèrement chlorée. Flaveurs douteuses, équilibre déficient, mais expérience divertissante.

James T. Kirk Straight Bourbon Whiskey 12 ans

45% alc./vol.

André 75%
Sensation cireuse au nez. Pomme caramel, cerises, cannelle, cire, fût de chêne brûlé, tarte aux pacanes, sirop d’érable et caramel. La bouche déçoit grandement au niveau texture, aucun support gras oui onctueux et de grosses saveurs de bois brûlé pas subtiles du tout. Saveurs de cerises, pelures de pommes et pommes caramel, gros rye épicé le tout recouvert de bois de chêne grassement brûlé. Finale monopolisée par le bois calciné et des sous-entendus de fruits rouges épicés et poivrée. Si Star Treck a changé le visage des séries télé, ça ne sera pas de même pour le monde des bourbons. Beam me up, quickly.

Patrick 86%
Ok, nous ne sommes définitivement pas « where no one has gone before », mais comme l’ensemble de la franchise, ça demeure une valeur sûre. Nez : Un beau parfum de maïs chaleureux, de cerises très mûres et d’un peu de bois brûlé et épicé. Bref, un arôme assez classique pour un bourbon. Bouche : Du sucre chaleureux, du bois brûlé et épicé très intense, une touche de cerise mûre. Finale : D’une longueur moyenne, et très boisée.

Martin 85.5%
Nez: Assez classique comme nez, mais avec un petit “oomph” de plus, probablement dû à son taux d’alcool. Caramel, pommes rouges, maïs, vanille et chêne. Bouche: Maïs, bonne dose de seigle épicé. La texture pourrait être plus ample, mais bon, on s’en contente. Vanille, biscuits et crème, bois de chêne. Finale: Assez longue, quoiqu’un peu violente sur les épices. Poivre noir, chêne gorgé, vanille crémeuse, fruits rouges, épinette. Équilibre: Un bon bourbon en soi, quelques belles saveurs, un peu “rough” sur les bords, un peu comme Kirk lui-même, quoi.

Jameson 12 ans Special Reserve

40% alc./vol.
Lancé au milieu des années 1980, ce blend au fort pourcentage de pure pot still whiskey est produit à Midleton. Après la triple distillation dans des alambics traditionnels, les eaux de vie qui composent Jameson 12 ans vieillissent en fûts de chêne de xéres et de bourbon au minimum 12 ans.

André 81%
J’adore le nez, juteux et fruité avec une touche spicy: pommes vertes, poires, touche de fruits rouge rappelant le sherry, chocolat. La bouche est un peu molle et face, la dilution trop importante, mais la qualité de l’agencement des saveurs est indéniable. Le xérès s’exprime avec plus de forte qu’au nez et les épices ferment la parade. Encore une fois on reconnait bien la ligne directrice de la distillerie avec l’épine dorsale des saveurs habituelles s’agençant de quelques variantes au niveau de la palette aromatique. Touche de toffee, d’agrumes et de céréales séchées. La finale est passagère au niveau textural et pratiquement seules les épices et les notes de sherry prolongeront la courte expérience. Un whisky Irlandais dans le style traditionnel de belle conception mais côté innovation on repassera.

Patrick 82%
Au nez, épices et sherry. Au goût, sherry, fruits amers, épices. Bois brûlé? En finale, doux cacao.

Martin 84%
Nez: Jus de fruits tropicaux, punch aux fruits, poires, pommes mijotées, petit côté vineux, tout pour évoquer les fruits quoi. Légère céréale fumée pour compléter le tout. Bouche: Biscuits graham, miel et fruits rouges bien juteux. Raisins rouges, réglisse et crème fouettée. Le gâteau de Noël. Finale: On termine sur des fruits juteux et vineux, sur le bord du xérès. L’astringence du fût de chêne ne nous laisse pas non plus indifférent. Équilibre: Un belle coche au-dessus Jameson régulier. Bien dommage, comme un paquet de bonnes expressions, difficile de trouver dans les bars, voire même impossible en SAQ.

Jameson 18 ans

40% alc./vol.
Bouteille #71565 JJ 18-8Le plus vieux des Jameson provient d’un assemblage de single grains et d’un fort pourcentage de pure pot stills vieillis dans des fûts ayant contenu du bourbon et du sherry. Billy Leighton, le maître assembleur a sélectionné de très vieux whiskeys vieillis au moins 18 ans dans des fûts de xéres (sherry) et de bourbon. Ces whiskeys sont ensuite assemblés et mis à vieillir 6 mois en fûts de bourbon vierges. Jameson 18 ans d’âge est un produit rare; chaque bouteille est numérotée.

André 89%
Tourbe et fruits glacés au miel. Une pincée de vanille. Pommes au caramel. Clair en bouche mais une finale qui s’affirme avec présence. Agréable surprise sur toute la ligne. Un whiskey raffiné et complet. Bravo.

RV 81%
Mauvais gâteau. Trop fruité et ultra sucré, avec une bonne mesure de réglisse noire et de Goldschlager en prime. Réellement plus tranquille en bouche hormis de la cerise de terre. En gorge, très distinctif dans poursuite incessante de l’anis, mais pas à mon goût non plus. Aucune subtilité autant au niveau du goût que de ses transitions et pour ceux qui n’aime pas l’anis, à la limite de l’endurable

Jameson 18 ans Embouteillé en 2022

43% alc./vol.
Embouteillage 2022. Fruit d’un mélange de whiskies vieillis pendant au minimum 18 ans en ex-bourbon et ex-sherry casks.

André 87%
On a donné un peu de torque à ce whisky en montant légèrement le taux d’alcool à 43% au lieu de 40. Cela lui donne un peu plus de prestance que l’ancienne édition sans en dénaturer le profil. Nez très oaky développant des notes de nois cuites au four et de caramel. Poires, oranges, cannelle poivrée. La bouche est un tapis vanillé et mielleux, amalgame de fruits tropicaux et fruits à chair, oranges, ananas et poires, pommes rouges, raisins, cerises diffuses. Beaucoup de tannins s’afficheront en finale de bouche, accentuant la sensation épicée. L’apport des saveurs découlant du bourbon cask sont beaucoup plus importantes que celles du sherry cask.