Glenmorangie Madeira Wood Finish

43% alc./vol.
Les maîtres affineurs de Glenmorangie prolongent la maturation du Ten Years Old durant 3 années supplémentaires, dans des fûts ayant préalablement servi au vieillissement de vin de madère.

André 82%
Fumé, chocolat. Bien mais sous la qualité habituelle de cette distillerie.

Patrick 82%
Les épices encore. Relativement doux en approche, mais finale épicée.

Glenmorangie Milsean

46% alc./vol.
Édition limitée de 5000 bouteilles, le Glenmorangie Milsean est la septième édition limitée de la gamme « Private Edition » après l’expression Tùsail de 2015. Glenmorangie Milsean (qui signifie « douceur » en gaélique écossais et se prononce « meel-shawn »).Le Master blender Dr Bill Lumsden et son équipe ont exploré une nouvelle fois les subtilités de la maturation du whisky avec une finition particulière pour cette nouvelle édition 2016 qui est une référence aux merveilleuses boutiques de confiserie d’antan avec leurs bocaux garnis de sucreries, caramel, fruits confits et leurs parfums inoubliables. Après une première maturation en fûts de Bourbon, Glenmorangie Milsean a été transféré dans des fûts originaux ayant servi auparavant au vieillissement du vin rouge de la région de Douro au Portugal préalablement toastés-grillés afin d’apporter une complexité différente pour cette expression.

André 89%
OK, avec sa présentation de cirque tiré des années 20 et de boite à popcorn, je ne sais pas trop à quoi m’attendre… C’est définitivement un des emballages les plus laid des dernières années. Nez hyper fruité, shit, vraiment rond et sexy, avec une touche d’épices très discrète. Bordée de fruits sauvages, d’oranges sanguines. La bouche dévoile des saveurs plus soutenues de chêne et de cannelle fraiche râpée, les cerises noires, la pâte de fruits, les prunes et les dattes, puis les abricots et les oranges en finale de bouche. Le whisky est très sucré, collant, presque gommant en bouche. Certains crieront au whisky dénaturé mais personnellement j’adore l’effet du wine cask sans la sensation tannique retrouvée chez certains whiskies du même type. La texture est classy et très moelleuse, on a l’impression de se faire donner un gros calin en mettant notre tête entre les lolos de sa conjointe. En lisant les infos sur la boite, ce whisky goûte effectivement aussi les bonbons… et le chocolat. La finale est bien longue malgré les saveurs si douces, petite morsure d’épices et la texture onctueuse. J’aime beaucoup.

Patrick 87%
Complexe et bien balancé, un peu trop sucré à mon goût, mais bon, c’était l’objectif visé. Il saura plaire à l’amateur de Glenmorangie à la dent sucrée. Nez : Parfum sucré et de fruits frais, avec des notes de cassonade, du caramel, de la canne à sucre et finalement, des fruits mûrs et du sucre d’orge. Bouche : Sucre d’orge brûlant, chêne brûlé, épices, caramel, cerises, orange et prunes. Très complexe. Finale : Longue et complexe.

Glenmorangie Nectar d’Òr

46% alc./vol.
Après l’appellation Margaux et plus précisément le Château idoine, Bill Lumsden, en charge du vieillissement chez Glenmorangie, s’est rendu dans un prestigieux Château du vignoble de Sauternes pour nous concocter cette version qui porte brillamment son nom : Nectar d’Òr.

André 89%
Vous serez subjugués par la beauté, la subtilité et la délicatesse de cet embouteillage. Le mélange subtil de fruits – oranges, fruits de la passion, kumquats- enveloppe la langue et le palais. L’apport fugace d’alcool (46%) apporte un p’tit « boost » très intéressant et la sensation globale émanant de l’ensemble vous bercera de satisfaction. 89%

Patrick 90%
Enfin! Depuis plus d’un an je salive à lire des critiques dithyrambiques au sujet de ce whisky… Le sauternes nous saute au nez avec un sucre et des raisins très puissants. Le goût marqué par le sucre et le raisin s’adoucit à chaque gorgée pour laisser en finale un goût rappelant le vin de glace, le pineau des Charente et l’hydromel. Exquis et délicieux.

Martin 93%
Une fois le verre levé à la lumière, ce scotch arbore une belle robe dorée à l’image de som nom. Nez: Même avec le nez à plus d’un pied du verre, les raisins et le sucre nous saisissent. Une fois dedans, assaut de sauternes, chêne grillé et brioche à la cannelle. Bouche: Plénitude en bouche. Overdose de miel, de fruits, de fleurs, de malt. Un vrai feu d’artifice qui donne la joie de vivre. Finale: L’orge nous conduit vers un chausson aux pommes chassé par un verre de cidre de glace. Équilibre: Excellente idée cette finition en fûts de sauternes. Dommage qu’il soit un si bel additif à ma fondue au fromage, ça en laisse moins pour boire.

RV 87.5%
Très vanillé et boisé au nez, mais la puissance du 46% se fait sentir, avec un miel vert et très très doux. En bouche, le miel explose mais se transforme jusqu’au début de la finale, altérée par le vin. En gorge, le vin et le miel explose mais se calme en retournant vers la vanille, toutefois plus sucrée qu’au nez. L’aftertaste chaud et assez long se compare à un repas cambodgien épicé souhait et réconfortant. Et même si je préfère de loin le thaï (lire ici les vins de sauternes sont loin d’être mes bouteilles de prédilection), c’est un repas plus que digestible, probablement encore plus apprécié des aficionado de la vigne.

Glenmorangie Port Wood Finish

43% alc./vol.
Après grossièrement 10 ans passé en fût de bourbon, le malt est par la suite transféré dans des fût ayant contenu du Xérès. Même s’il n’est mention d’aucun âge sur l’embouteillage, il serait évalué que le single malt ait par la suite passé deux années supplémentaire dans la 2eme partie de son vieillissement. Cette version est discontinué et a été depuis remplacée par le Quinta Ruban à l’automne 2008.

André 84%
Fumé, chocolat et ….porto… Simple mais très agréable comme digestif.

RV 84%
Épicé, odeur mystérieuse, cendreux.

Patrick 87%
Ma bouteille qui s’est bue le plus rapidement! Mes amis ont adorés, moi aussi et ce, sans aucune restriction! Au goût, porto et vin, très légèrement épicé. Bravo!

Glenmorangie Pride 1974

52% alc./vol.
Bottled 2016. Limited edition of 503 bottles – Un des plus vieux et des plus rares whiskies de Glenmorangie à environ 10000$ la fiole. Un Glenmorangie de 41 ans provenant d’ex-sherry cask & d’ex-bourbon cask.

André 96%
Nez plus riche que le plus riche des moustachu des pays du Golfe Persique. Raisins secs ayant macérés dans du rhum, gâteau aux fruits, oranges sanguines, chocolat noir, gingembre et épices, miel, toffee. La texture est plus qu’unique… Sirupeuse, ça colle partout en bouche et le liquide crée une barrière qui protège de l’alcool et des épices; gingembre, clou de girofle, sherry onctueux, fruits séchés, chocolat noir fourré à l’orange. Ces saveurs deviennent encore plus compactes avec les gorgées et rappellent maintenant la pâte de fruit. Tout est intense mais la texture hyper douce. C’est comme une peinture de Van Gogh, des couleurs intenses mais une ambiance bucolique. Belle finale, (presque sans fin), la vieille couverture de livre en cuir, le gâteau aux fruits, pomme rouge bien fraiche recueillie à l’automne, le miel et le caramel mélangé d’épices. De la très grande classe, une texture à faire rêver, des saveurs connues mais présentées comme si nous les redécouvrions. À 10,000$ la bouteille, certains dirons que l’on en attendais pas moins mais comme le prix d’une fiole n’est jamais gage de sa qualité…

Patrick 95%
Un whisky grandiose pour lequel aucun superlatif ne saurait être de trop. Si bon, si bien construit, on aura beau dire, il n’y aura jamais un « no age statement » qui pourra ressembler à ça! Nez : Wow, le parfum si unique et exceptionnel d’un vieux spiritueux. De beaux vieux fruits mûrs, du bois brûlé, du caramel, de la cassonade réchauffée. Bon, ça fait 45 minutes que je sens ce whisky avec un sourire béat dans la face, il est temps que j’y goûte! Bouche : Un vieux xérès hyper intense, de la cassonade brûlée, du chêne carbonisé. Sublime. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs et le cuir.

Glenmorangie Signet

46% alc./vol.
Ce single malt a été élaboré à partir d’une orge baptisée « chocolate malt » par l’expert maison Bill Lumsden. Une version non filtrée à froid qui résulte de l’assemblage de fûts de bourbon de premier remplissage, de quelques fûts neufs et de fûts de sherry oloroso. Longtemps après, la datte, l’encens et le lys, émanant du verre vide, signent cette version qui tire son nom d’une pierre levée connue sous le nom de Cadboll Stone.

André 92%
À la fois floral et fortement influencé par le bois brûlé, les épices et le café torréfié, riche et généreux . Chocolat et oranges/nectarines en bouche avec une superbe texture multidimensionnelle sur des notes de noix grillées et de miel agrémenté de café qui enrobe le tout magistralement. Finale longue et apaisante; toffee et bois brûlé également fruitée. Glenmorangie comme vous ne l’aurez jamais vu, du nouveau, du singulier inoubliable. Magistral !
Patrick 93%
Wow. Nez unique, marqué par le chêne brûlé, la marmelade aux pêches et le chocolat. En bouche, la douceur et l’onctuosité exceptionnelle nous surprennent, le tout porté par les saveurs habituelles de Glenmorangie soit le chêne et l’orge, mais aussi par un puissant chocolat épicé que je n’ai jamais rencontré ailleurs. En finale, nous découvrons un chocolat noir avec des éclisses de cacao et quelques piments. Unique, exceptionnel. Un dessert de luxe, le genre de dram qu’on voudrait s’offrir à tous les jours, mais que le commun des mortels gardera pour les journées de la même catégorie, soit uniques et exceptionnelles.

Martin 92.5%
Roux vraiment foncé, j’ai presque l’impression de me taper un vin rouge. Nez: Belle douceur en toile de fond à un faible vent de sherry, de fruits confits et de choco-vanille. Un genre de pot-pourri délicat avec des copeaux de chêne vient nous taquiner un peu. Bouche: Bien juteux et onctueux. Vanille sucrée et épicée, miel et fruits des champs. Sans oublier la vedette, cette belle céréale. Finale: Tabac à pipe parfumé. Belle chaleur, pot-pourri, planche de chêne gorgée de xérès. Je salue l’indien devant la tabagie. Équilibre: Le plus chaleureux des Glenmos que j’ai eu la chance d’essayer à date. Vaut son pesant d’or. À ne pas boire à la légère.

RV 87.5%
Café en infusion. Toffee brûlé et un film olfactif vineux, avant que le café du chocolate malt ne devienne réellement pas subtil, quoiqu’accompagné par un peu de grain. Très visqueux et assez fort en goût d’alcool, le café fait toujours sentir son influence avec un peu d’orge. La finale est toujours dominé par le café, cette fois-ci plus sucré. N’aimant pas le café, je reste avec certaine réserve sur ce single malt très visqueux, avec peu de finition mais un aftertaste très bien dosé.

Glenmorangie Signet Reserve

46% alc./vol.
Nouvelle version du Glenmorangie Signet ayant bénéficié d’un affinage supplémentaire en PX Sherry Cask.

André 91%
Très gourmand du nez à la finale, exquis. Nez d’oranges, de pâte de fruits, gâteau aux fruits, raisins secs, dates, chocolat noir et de grains de café torréfiés. Bouche tout aussi intense; poudre de cacao, chocolat noir et grains de café torréfiés, mélange de fruits secs – oranges, raisins, dates, prunes -, bonnes épices plus pointues et tannins du bois bien présents, tarte au sirop d’érable et pacanes, réglisse et cannelle. À l’aération, les notes d’oranges et de nectarines sont hallucinantes. L’ensemble est très licoreux. La texture est moelleuse mais avec une solide touche épicée. La finale est moyenne en longueur, conduite par les fruits secs et les grains de café, le chocolat noir et les bois épicé. Belle expérience de dégustation, challengeante et qui demande du soin. Personnellement, je trouve cette édition plus épicée et on perçoit moins l’effet du chocolate malt que dans l’édition initiale.

Patrick 95%
Un scotch pour les grandes occasions où l’on souhaite célébrer tranquillement, en méditant sur les épreuves et le long chemin parcouru pour arriver au succès. Un whisky exceptionnel comme je n’en ai jamais goûté, exceptionnel dans la catégorie « une fois dans une vie ». Nez : Oh. Je vais prendre quelques minutes de plus ici… Wow! Un sublime mélange d’arômes de fruits mûrs sucrés, de café (avec son amertume), de truffes et de caramel avec une subtile note boisée. L’ensemble est si bien réussi que j’ai passé près d’une heure à le humer (et après, je me demande pourquoi je manque toujours de temps!). Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par un mélange de café amer et de chêne sec, puis s’y ajoute des fruits très mûrs, du chocolat noir, la saveur incomparable de l’orge torréfiée, du caramel écossais non sucré (ça se peut?) et une touche de fudge. Le tout est plus amer que sucré, et est porté par une superbe texture en bouche. Finale : D’une superbe longueur, amère, discrètement épicée et boisée.

Martin 94%
Nez: Espresso corsé, écorce d’orange confite, pain d’épices et truffe au chocolat noir. Caramel salé et voile de vanille française. Bouche: Ronde et veloutée, sur le moka, le sirop d’érable, la noix de muscade et la figue sèche. Une sublime orchestration de saveurs. Finale: Longue, riche, soyeuse, avec un retour de cacao, de chêne doux et de cannelle. La vanille et les fruits secs sont aussi de la partie. Équilibre: Je retombe en amour avec un autre whisky. Un dram somptueux et enveloppant, aux arômes profonds et maîtrisés, et je dois ici m’abandonner aux métaphores musicales, d’une harmonie presque symphonique.

Kim 88%
Nez : Café mocha, chocolat au lait, sucre d’orge et zeste d’orange confit. Bouche : Tannique, sur le café à fond sans être déplaisant (je déteste le café), tiramisu bien crémeux. L’amertume et le café restent en trame de fond. Belle richesse et complexité, une curiosité.

Glenmorangie Sonnalta PX

46% alc./vol.
C’est en poursuivant son rêve de perfection et d’innovation que le Dr. Bill Lumsden a créé Sonnalta PX. Premier de la série des éditions limitées « Private Collection », Sonnalta PX a d’abord vieilli 10 ans dans les meilleurs fûts de Bourbon puis 2 ans dans les rares fûts de Pedro Ximenez, « rois » des fûts de Sherry. Lorsque l’on sait que « Sonnalta » veut dire généreux en gaélique, tout est dit ! A noter que son remplacement est programmé par le Glenmorangie Finealta, qui s’inscrit dans le lignée de son illustre prédécesseur, à horizon janvier 2011…

André 86.5%
Épices et grains d’orges enrobés de chocolat. Hyper clean en bouche avec un retour précipité sur le chocolat. Faste et sucré floral, yaourt à la vanille, biscuits au beurre. Finale épicée et sucrée. Un single malt de dessert sans nul doute. À l’inverse d’une jolie fille où ses quelques petits défauts lui donnent plus de singularité, ce single malt sens « l’arrangé », le peaufiné, le prévu et ce devient franchement dérangeant. Nul doute que l’on fait ici dans la qualité mais il me semble que ça fait vraiment très longtemps que Glenmorangie nous a présenté quelque chose de différent et surtout de surprenant, d’inattendu. Je suis définitivement dû pour une réelle surprise, du jamais vu, de la part de Glenmorangie…il me semble que toute leur éditions commencent`t dans un sens, à se ressembler.

Patrick 90%
Au nez, rappelle un whisky canadien par son sucre me faisant penser a du mais. Au goût, raisin, et surtout une saveur d’épices de bourbon très présente. On dirait qu’il en restait pas mal dans le fut au moment d’y verser le scotch. Très belle finale qui complète bien l’ensemble. Le tout est très bien équilibré et unique, ce qui justifie une excellente note.

RV 82%
Vraiment pas de la grosse symphonie. Au nez, bourbon sur les peyotes et betteraves sucrées terreuses. Arrivée en bouche davantage dans les normes mais peu goûteuse mis à part le piquant de l’alcool. La finale est encore plus en grains et en épices, mais elle aussi assez tranquille et courte. Avec son peu d’aftertaste, il n’est pas mauvais mais n’amène rien de nouveau versus le Lasanta à part le taux d’alcool. Pour néophytes tout au plus. De plus il doit être bu assez rapidement car le goût s’abasourdi encore plus en respirant.

Glenmorangie Special Reserve

40% alc./vol.
Un assemblage de malt des années 80 contenant des whiskies jusqu’à 18 ans.

André 87%
Un Glenmorangie sans surprises au goût de beurre de vanillé, de bananes cuites au four et de gâteau au noix. Une édition désormais révolue et pratiquement introuvable. Entre l’édition régulière et le 18 ans d’âge, le 15 ans trouve bien sa place mais le Special Reserve lui n’apporte aucune valeur ajoutée au « range » de Glenmorangie. Plaisant mais prévisible et certainement oubliable.

RV 85.5%
Miel plus doux que le Extremely Rare: gaufre Ego avec sirop et noisette de beurre. Bonbon à la menthe. Au goût: arrivée de cendre de cigare moisie qui prend beaucoup de temps avant virer sur un beau beurre sucré. Par contre la finale est un peu decevante. L’aftertaste est assez fidèle à Glenmorangie. Plusieurs vagues, certaines hautes et une très basse (l’arrivee de moisi) mais un tres bel ensemble.

Patrick 89%
Beurre de sapin avec une légère touche de menthe. Arrivée en bouche est très onctueuse, beurrée, pour évoluer vers un agréable épice se transformant en agrumes explosifs. La finale est agréable, marquée par les agrumes et un très léger poivre. Un très bon Glenmorangie, exactement ce que j’attends d’un scotch des Highlands. Un scotch que je me servirais dans verre à eau et que je boirais à grandes gorgées.

Glenmorangie Spios

46% alc./vol.
Spios, qui signifie « épices » en Gaëlique, est le premier Single Malt entièrement vieilli en fûts de Rye Whiskey, un whisky américain élaboré à partir de seigle et qui présente des notes épicées très caractéristiques. Cette 9e Private Edition de Glenmorangie nous plonge dans l’Amérique du début du 20e siècle, à l’âge d’or du Rye Whiskey. Lors d’un voyage aux Etats-Unis, le Dr Bill Lumsden vit le potentiel des épices subtiles de ce whisky si particulier. Pour élaborer Spios, il trouva les fûts de premier remplissage dans le Kentucky, et les fit voyager jusqu’au cœur des Highlands pour les utiliser chez Glenmorangie.

André 86.5%
Ok… Côté dépaysement vous serez servis. Je mets au défi n’importe qui, dans une dégustation à l’aveugle de 1) affirmer que cela est un single malt 2) statuer sur le fait que c’est du Glenmorangie. Ce whisky change la donne définitivement dans le monde des single malts autant que l’avait fait la série Octomore ou Port Charlotte (dans leur style). Le nez est très épicé, les effluves du rye débordent presque du verre; fruits rouges, pomme, cannelle, tout épices, gingembre, réglisse, clou de girofle, cerises noires, prunes. Léger côté cireux en approche de bouche, grosse pelure de pommes et de réglisse rouge, puis les épices (clou de girofle, cannelle) et le poivre noir broyé. Les cerises noires se sont gorgées de leur jus et prennent maintenant une place appréciable. La texture est goulue, moelleuse et la finale épicée et fruitée. Whisky non-conventionnel, j’adore l’audace de cette présentation qui sort réellement du nid de saveurs de Glenmorangie. Pour le résultat final, je suis plutôt ambivalent, pourtant j’adore les rye whiskies mais je ne sais pas si c’est le fait que je savais que c’était un Glenmorangie en évaluant le whisky mais je reste sur ma faim. Au final, cela me rappelle un rye whisky de craft distillery américaine, jeune et peut-être pas encore hyper bien balancé… Je bet sur la jeunesse du whisky pour expliquer l’ensemble qui n’est peut-être pas optimum. On ne pourra pas par contre saluer l’audace de la présentation même si le résultat est discutable.

Patrick NA%
(PREMIÈRE ÉVALUATION, basée sur un échantillon fourni par la distillerie) Patrick 91% Glenmorangie comme je l’aime, complexe, intriguant, savoureux. Ça va m’en prendre une bouteille! Nez : Gâteau aux épices, avec une subtile pointe de vin rouge fruité et une touche de vanille. Complexe et appétissant. Bouche : Wow! Savoureuse et intrigante, avec le sucre des fruits tropicaux, un peu de sève de bois présenté paradoxalement avec du chêne sec, de la vanille et une bonne dose d’épices à steak. Finale : D’une belle longueur, complexe et épicée.
(DEUXIÈME ÉVALUATION, basée sur la bouteille que j’ai achetée) Patrick 79% Ça goûte ce que c’est : Un fond de Glenmorangie, recouvert de rye. Toutefois, je pensais que le mariage de deux de mes sortes de whisky favoris allait être un chef d’œuvre. Mais non. Il s’agit d’une expérience manquée qui aurait dû être refilée à un embouteilleur, mais il semble que quelqu’un à l’équipe des Finances ait décidé de maximiser les profits, en n’ayant cure de l’impact qu’aurait sur la marque d’un produit si décevant. D’ailleurs, la deuxième fois que j’en ai bu, j’ai vidé mon verre dans la plate-bande. Les 4-5 premières « Private Editions » étaient spectaculaires, mais j’ai lancé mon argent dans le feu avec les 3-4 dernières. Nez : Plutôt sucré à ma grande surprise, avec quelques épices rappelant du pain de seigle. Bouche : De belles épices, un peu de chêne, une goutte de vanille et… Pas grand-chose d’autre. Décevant. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le seigle.

Martin 87%
Nez: Épices vertes et discrètes au départ. Épinette, céréales, vanille et biscuits. Fruits rouges, gingembre, agrumes et réglisse. Un beau mélange vraiment complexe et hétéroclite, surtout pour un glenmo. Bouche: Les épices du rye sont à l’avant-plan et se marient plutôt bien au miel et à l’eau de rose caractéristique de la distillerie. La brûlure d’alcool est aussi moins agressive que le reste de leurs Cask Finishes. Vanille, bois, poivre et seigle. Pommes mijotées et épinette bien fraîche. Solide. Finale: Chaude, moyennement longue et bien épicée. On reste sur des notes boréales bien agréables mais déconcertantes quand on sait qu’on a affaire à un Glenmorangie. Équilibre: Glenmo ont toujours brillé de par leurs Cask Finishes, et la plupart de leurs Private Editions sont absolument divines. Le Spios se situe bizarrement à mi-chemin, personne ne montera les marches de l’oratoire St-Joseph sur les coudes pour ça, mais ça reste un superbe dram expérimental.