Glenturret 15 ans – 2021 Release

53% alc./vol.
Composé d’une combinaison de Refill Casks et de First Fill European Oak Casks.

André 88%
Nez puissant et bien statué. Mélange de fruits hétéroclite; ananas, pommes, cerises, oranges. Bouche crémeuse et bien texturée; sirop de poires et ananas en conserve, chocolat à l’orange, fruits rouges séchés. L’alcool est bien niché dans l’édredon fruité, son apport est agréable sans être trop bien ressenti. En revenant au nez, j’ai des notes de fruits pâteuses et grasses bien agréables et beaucoup de caramel également. Belle longue finale de cannelle poivrée, de filling de tarte aux pommes et de compote de cerises-prunes. Très belle édition qui reconforte avec la distillerie.

Patrick 88%
Un très bon whisky dont j’ai spécialement apprécié le parfum. Chaleureux et débordant de saveurs. Nez: Torrieux, ça sent rudement bon ça! De la pomme caramel, des fruits tropicaux et de la vanille. Bouche: Du beau xérès chaleureux, des pêches dans le sirop, du chêne, des épices et une goutte de vanille. Le tout est porté par une belle texture. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse et fruitée.

Martin 89%
Nez: Fruits secs, cuir usé, écorce d’orange et noix de muscade. Cannelle et cassonade. Bouche: Ample et veloutée, mêlant dattes, chêne toasté, chocolat noir et un filet de sirop d’érable. Finale: Longue, chaleureuse et légèrement épicée, avec des notes de tabac aromatisé et de figue. Fumée, chêne et cuir. Équilibre: Un sherry cask bien mené, complexe mais accessible. Un dram qui incarne un style riche et résolument classique.

Glenturret 16 ans

58.4% alc./vol.
Distillé le 12 juillet 1991, embouteillé le 28 mars 2008, 618 bouteilles, fût #629. Rare single malt disponible uniquement à la distillerie ou au Whisky Exchange.

André 87%
Nez riche et costaud; fruits secs, résineux, miel, toffee et sherry puissant. Affirmé à l’arrivée, effet du fût de sherry bien présent, raisins secs encore une fois, retour sur la cire d’abeille, le miel et les fruits secs en toute finale. Pourrait ressembler à un mélange de Glenfarclas 105 et de Glendronach single cask…

RV 91%
Le corps, le cœur et les sentiments. Complètement. Le corps: Les céréales qui se poursuivent tout au long de l’expérience, mélangé au pain et à la muscade. Le cœur: Le sucre du sherry, définitivement plus à l’aise que celui de certains Glendronach par exemple. Les fruits rouges amènent aussi une dimension plus apprivoisable au sherry. Enfin, la chaleur indéniable de l’alcool, de l’arrivée en bouche à la finale, me fait prendre partie dans ce combat où les protagonistes sont loin de se ressembler, ou même d’aller dans le même sens, mais où le spectacle qu’ils donnent est amoureusement attirant.

Patrick 91%
Gâteau aux fruits, chêne et épices. Bref, parfum classique et intéressant. Très chaleureux, très vineux… Au point qu’on jurerait qu’on a ajouté une bouteille de xérès au fut juste avant de l’embouteiller. On y retrouve aussi une pierre à savon et un sel rappelant les anciens Bowmore 15 ans (les cylindres blancs…). La finale, plutôt longue, nous fait presque penser à un whisky maritime. Sa chaleur en fait un whisky parfait pour une soirée où rage une tempête de neige (comme ce soir!), assis au coin du feu, ma fiancée sur mes genoux.

Glenturret Peated – Batch #2

43% alc./vol.

André 81%
Ouf, c’est de la tourbe bizarre ça, genre pleine de racines et de terre grasse et herbeuse. Le nez est crémeux, genre caramel brûlé et petits gâteaux au chocolat au lait, les pommes rouges bien mûres. Cette tourbe rappelle peut-être certains Benriach Peated ou même quelques saveurs qui pourraient rappeler les virgin oak casks, genre petits bas qui puent, grains de café bon marché. La bouche offre une texture correcte, les saveurs sont plus fondues, les notes de fruits plus présentes. La tourbe est toujours aussi bizarre mais légèrement plus campée et affirmée, mais entourée d’une ceinture de chocolat au lait et de caramel un peu surchauffé dans le fond de la poêle. La finale est comme un feu de plage mal éteint sur lequel on fait chauffer des guimauves nappées de caramel. Très bizarre et pas vraiment dans ma palette de goût également, mais un embouteillage à ajouter à son tableau de chasse pour le trip de la découverte.

Patrick 80%
Un superbe parfum, et un whisky qui pourrait sembler complexe, mais qui a été beaucoup trop dilué. Ou encore, embouteillé trop jeune? En tout cas, dommage, car ça semble avoir un potentiel prometteur, mais on a décidé de travailler en cheap. Nez : Belle tourbe savoureuse, sucrée, crémeuse et chocolatée avec des notes fruitées. Bouche : Portée sur une texture malheureusement très aqueuse, on trouve de la fumée de tourbe, de la vanille, du poivre, du chêne, un peu de chocolat et quelques épices. Finale : Un peu courte, surtout pour un whisky tourbé.

Glenturret Peated Edition – Batch 3

43% alc./vol.

André 77%
Nez à la Ledaig amadoué, terre assaisonnée de caramel, une touche de citron et de chocolat au lait, fumée. Bouche très fluide, sans bien de texture, aucun support gras, comme de l’eau aromatisée. La tourbe est plus vivave en bouche, l’aspect terreux est toujours présent, vieux fruits rouges, gingembre, fumée de feu de tourbe et gras de bacon brûlé. Très basique comme présentation, si l’on ajoute le manque de texture, on fait rapidement le tour. Courte finale mis à part pour les saveurs découlant de la fumée de tourbe, céréales, citron. Je dirais que ça me fais penser à une cheap expression d’un Ledaig.

Patrick 89%
Un whisky jeune mais vraiment bien bâti. Savoureux, équilibré et agréable. Nez: De la fumée de tourbe légère, de la vanille et le new make qui n’est pas trop loin. Bouche : Oh, ici la fumée de tourbe n’est pas du tout discrète et prends au contraire toute la place! Bref, fumée, poivre, bois et une touche de vanille. Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée et boisée.

Martin 81%
Nez: Cantaloup, fruits tropicaux dans leur sirop. Chocolat et agrumes, la tourbe demeure assez lointaine. Arômes agréables, sans toutefois prendre le spotlight. Bouche: Peu de texture, mais offre quand même de belles saveurs de fruits à chair blanche, d’épices et de sucre blanc. La tourbe y est, mais toujours sans prendre la place qui lui revient, ou plutôt celle qui est annoncée sur l’étiquette. Finale: Texture toujours un peu fade, longueur inadéquate, belles saveurs de melon au miel, de gingembre, de bois et de vanille. J’ai encore de la misère à voir cette glorieuse tourbe. Équilibre: Un dram correct, on aurait aimé voir la tourbe prendre plus de place, et aussi recevoir une texture qui aurait gardé les saveurs en bouche plus longtemps.

Glenturret Sherry Cask Edition

43% alc./vol.
Vieilli en fût de chêne espagnol et chêne américain.

André 76%
Pâte de fruits et fruits secs très intenses, chocolat noir avec haut taux de cacao, figues, sensation austère et rude, cannelle, raisins mauves. Y’a aussi une sensation terreuse bizarre au nez qui se mélange aux fruits. La bouche est fade et diluée, très épicée et monolitique côté saveurs avec une touche chimique. Pommes rouges, cannelle, fruits secs, chocolat noir amer, fruits sauvages, cerises noires. Finale herbeuse et épicée en même temps que fruitée et tannique, poivrée. Du sherry austère sur un cannevas chimique et tannique. Passez go et ne réclâmez pas 200$. Pour avoir visité la distillerie et goûté quelques cask samples, je sais qu’on est en droit de s’attendre beaucoup plus de cette maison.

Patrick 82%
Un sherry cask correct, avec des fruits et du chocolat comme j’aime ça. Mais, malheureusement, je dois m’avouer déçu car je sais que cette distillerie est capable de tellement mieux. Nez : Parfum de xérès et de chocolat au lait, avec une touche de vanille. Bouche : Chocolat au lait, xérès et vanille… Puis, une note de chêne épicée. Finale : D’une belle longueur, chocolatée et fruitée.

Martin 84.5%
Nez: Pâte de fruits et légère tourbe caoutchouctée, vin chaud et dattes séchées. Céréales maltées et léger cuir. On se rapproche même d’un petit côté new make. Bouche: Raisins, colle à timbre, fruits des champs, chocolat au lait et vanille. Pommes mijotées, épices et bois de chêne. Texture un peu drabe, mais les saveurs y sont quand même. Finale: Malt, vanille, tourbe et cuir. Raisins secs et xérès. Chaude et quand même agréable. Équilibre: Beau sherry cask qui ne prétend pas être autre chose que ce qu’il présente. Si le prix est abordable, j’achète!

Glenturret Sherry Cask Edition – Batch #3

43% alc./vol.
Provient d’un mélange de whiskies ayant été vieillis en American et Spanish oak Sherry seasoned casks.

André 75%
Nez de raisins et prunes, sensation pâteuse, fruits macérés dans l’alcool, caramel. Simple, très simple. La bouche est épurée au niveau de la texture, c’est monotone comme présentation. Fruits secs, raisins, prunes, caramel et chocolat au lait, abricot et oranges. Petite teinte de soufre en fond de nez après aération. Finale hyper courte, fruitée et accompagné de notes de caramel, le tout sur fond poussiéreux aux accents vieillôts. Boring.

Glynnevan 12 ans

45% alc./vol.

André 84%
Rye plus générique et typique, cireux à souhait et terreux aussi, grosse réglisse rouge bien fraiche sortant de son emballage de cellophane, poivre moulu et cannelle, sensation presque savonneuse bizarre aussi. Rye herbeux, oranges et fruits secs, caramel et cannelle en bouche, cassonade, poivre noir et bois brûlé, éléments verdâtres intrigants presque mentholés. Les saveurs intenses ne trouvent malheureusement pas le support textural quelles auraient méritées. Ces mêmes saveurs se retrouvent englouties par une vague de bois de chêne calciné qui vient en atténuer les subtilités. Finale pointue, longue et brusque.

Martin 81%
Nez: Rye vert, bois et mélasse. Ça sent tellement le new make que j’ai peine à croire qu’il s’agit d’un 12 ans. Bouche: Rye savonneux, épices, sucre d’orge, bois. Très agressif. Finale: Sèche, chaude et agressive. Épices et bois. Équilibre: Trop jeune et violent pour son âge. On ne peut le nier car c’est la mention sur la bouteille, mais je n’aurais jamais deviné son âge. Par contre, c’est un vrai rye whisky, on ne se le cachera pas.

Glynnevan Cabot Triple Barreled

45% alc./vol.
Affiné en Ex-Rhum Cask Fortress ayant mûri à la forteresse Louisbourg sur l’Ile du Cap Breton en Nouvelle-Écosse.

André 83%
Rye intense pateaugeant dans une mer de caramel et de cassonade, bois de chêne toasted et vague de cannelle. La bouche est sirupeuse, généreusement sucrée et caramélisée, fruits rouges, cannelle et réglisse, bois brûlé, rhum brun, beaucoup d’épices en finale de bouche, bois verdâtre et chêne brûlé nappé de caramel, montée de cannelle.

Martin 88%
Nez: Rye vert, jeune, vif, bois, rhum, épices, cerise noire. Astringence du fût de rhum. Bouche: Rye sucré, canne à sucre, épices, sucre d’orge, planche de chêne gorgée de rhum. Finale: Longue et chaude, bien relevée par le rhum et le bourbon. Accents de chêne. Équilibre: Belle découverte dans le canadian whisky. C’est malheureux qu’il ne soit pas distillé en Nouvelle-Écosse au lieu d’outsourced de l’Alberta.

Glynnevan Double Barreled Rye

43% alc./vol.

André 77%
Rye verdâtre plus effacé dans des notes de sirop d’érable et de cassonade, côté cireux typique du rye, pelure de pomme cireuse, réglisse poivrée, raisins secs, oranges, bois toasted nappé de caramel fondu encore chaud. La bouche est un peu quelconque, à la fois sucrée et épicée. Le rye est poivré, beaucoup de caramel et de sirop d’érable, vite remplacé par les mêmes notes de bois calciné roulé dans la terre humide. L’alcool parait beaucoup plus jeune et plus imprévisible. Finale de rye mentholé et de bois calciné, sharp niveau texture, un peu maladroit.

Martin 87%
Nez: Sucre brun, rye, bois, baies rouges et épices. Bouche: Sucre d’orge, cassonade, épices, rye et gazon. Finale: Longue, épicée et chaude. Rye bien boisé. Équilibre: Très sucré, mais reste tout de même un bon rye. Dommage encore une fois que c’est un produit manufacturé ailleurs.

Golani Israeli Whisky

40% alc./vol.
Produit par Golan Heights distillery en Israel, ce whisky conçu à partir de blé et d’orge et d’eau provenant de la source Éden… Ce ‘’whisky’’ d’environ 1 an est vieilli en 3 variétés de fûts; new American Oak, Chardonnay Oak et Cabarnet Oak et certifié Kacher sous la supervision de Rav Levi Yoseph Shimon, Rabin de Katzrin…

André 73%
Juste à lire la description et nos boudins de Rabi Jacob veulent défriser. Allez, on plonge le nez dans ce nectar digne de l’Éden… Au nez, fortes céréales, genre la bière en fermentation, raisins verts et les essences de bois verts, une touche d’agrume et de virgin oak. L’alcool est très présent au nez et il n’en faut pas long pour confirmer la jeunesse du dit liquide. La bouche est franche sur l’alcool et la jeunesse fougueuse du whisky, les notes de bois vert sont très présentes et se mélangent avec des notes de fruits rouges et d’agrumes. J’ai encore l’image de raisins verts et de bois vert en bouche ainsi que des céréales, le vin blanc. L’ensemble est très rectiligne et l’éventail de saveurs limité. Finale (bienvenue) est insipide et alcoolisée et agricole et très ‘’fermière’’. Merci à PL pour cette découverte (pas super agréable comme whisky il faut l’avouer) mais quelle opportunité de whisky rare et singulier. Note finale 73, en souvenir de la guerre du Yom Kippour.

Patrick 77%
J’ai déjà eu la chance de goûter un whisky fait dans une cuisine, qui était l’une des premières expériences du distillateur. Ben, c’est ce que ça goûte. Nez : Ouf. Ça me fait penser à une expérience de distillation faite dans une cuisine par un débutant. Bref, du new make, des céréales et des fruits. Bouche : Toujours le new make, avec beaucoup de céréales et de fruits. Finale : D’une longueur moyenne, avec plein de céréales mouillées.

Martin 65%
Nez: Un peu jeune, céréales, raisins secs et touche de cantaloup. La mélasse du new make et la planche de chêne acérée nous rattrape à un train d’enfer. Bouche: Fade texture, notes légèrement sucrées. Plutôt dilué. Franches touches de new make, ce truc est définitivement peu vieilli. Épices et quelques fruits, une vanille lointaine. Finale: Elle semble longue, mais c’est uniquement l’alcool et la jeunesse qui parlent. Fruits et céréales, mais sans plus. Équilibre: C’est particulier, ça je ne vous le fais pas dire. Trop jeune, vraiment pas dans ma palette. Certifié Kasher ou pas, le consensus international je dirais parle de trois ans de vieillissement pour la plupart des appellations de whisky. Je crois ici que quelqu’un veut couper les coins ronds et rire de nous.