Ardbeg 1815

50.1% alc./vol.
Embouteillé pour le 200eme anniversaire de la distillerie, ce whisky est le fruit de whiskys distillées en 1974 et 1975 et ayant vieillis pour une période de 33 ans avec une période de mariage supplémentaire de 8 ans en contenant de verre. Le distillat de 1974 a vieilli en bourbon barrel et celui de 1975 en sherry cask. Une édition TRÈS limitée de 400 bouteilles, vendues 5500$ pièce.

André 95.5%
Difficile de ne pas se laisser emporter par l’excitation et l’émotion. Le nez est complet et très soutenue; mélange de fruits rouges, les cerises noires, le cuir, chocolat noir, sel de mer, tourbe soutenue et médicinale. L’intensité des saveurs est étonnante mais la délicatesse du rendu est désarmant. Après plus de 20 minutes dans le verre, les notes de sherry ont redoublé d’ardeur et la tourbe gonflé en intensité. Les deux se complètent mutuellement et le sherry prend des atours de prunes et de raisins séchés, la tourbe est médicinale et maritime mais très posée même si campée sur ses positions. J’ai l’impression que les nuances de tourbes diffèrent pratiquement à chaque lapées supplémentaires… elle présente maintenant des saveurs terreuses et de café torréfié, de chocolat noir amer, les cerises rappellent les barres Cherry Blossom. La finale est soyeuse et distinguée, mariage équilibré de tourbe, café noir, chocolat noir amer, iode, sherry, prunes, raisins secs. Un whisky unique pour un événement historique, sensations et souvenirs de haute voltige, les sens sont tous conquis.

Patrick 96%
L’un des meilleurs whiskys que je n’aie jamais goûté. Malheureusement, l’échantillon que j’avais était trop petit pour le jeu des comparaisons à savoir où il se situait exactement dans mon « top 5 ». Nez : Oh boy! Le parfum le plus agressif que je n’aie jamais senti chez Ardbeg. Créosote, goudron, sel, charbon, asphalte, pétrole, bref une incroyable mixture chimique rendue appétissante par une subtile touche fruitée. J’en bave!! Le parfum me rappelle en fait les Laphroaig 15 ans du début des années 2000. Bouche : Semblable au parfum, mais adouci agréablement par un savoureux caramel et une note vineuse qui s’étire savoureusement. Finale : Longue et fantastique, s’étire sur les notes d’asphalte, de sel de mer et de vin.

Ardbeg 19 ans Traigh Bhan – Batch #TB/06-04.04.2005/24.DB

46.2% alc./vol.
Small Batch Annual Release Batch 6, Batch #TB/06-04.04.2005/24.DB. Traigh Bhan est le nom sur la carte du Ordnance Survey (l’agence cartographique de la Grande-Bretagne) qui désigne la plage bordée de pierre volcanique mieux connu localement sous le nom de Singing Sands, à une centaine de mètres du légendaire phare de Port Ellen, Caraigh Fhada.

André 90%
Un bon choix à un coût respectable pour le marché actuel. À la fois représentatif de la ligne directrice de la distillerie et de ce que doit être un vieux Ardbeg. Notes herbacées et de forêt de pin après la pluie, de zeste de citron, vanille, abricots et poires, eucalyptus. Canevas médicinal et salin, laissant beaucoup de place aux grains de céréales séchés à la fumée de tourbe. À la deuxième gorgée, notes d’oranges et encore plus de fruits tropicaux. Forte influence du bourbon cask. Exquise texture en bouche, moelleuse et huileuse. Intéressant d’avoir des saveurs si définies et de bonne force sur une texture si souple. Fruits tropicaux – citron, ananas, bananes, abricots et oranges – puis apparition de fruits rouges séchés sur fond camphré et d’eucalyptus verdâtre. Finale de chocolat noir et de grains de café torréfiés, poivre concassé et eucalyptus.

Ardbeg 19 ans Traigh Bhan – Batch TB/01-15.03.00/19.MH

46.2% alc./vol.
Batch TB/01-15.03.00/19.MH. Pourquoi Traigh Bhan? Ardbeg aime bien rappeler la géographie locale dans ses bouteilles de son “core range”. On n’a qu’a penser au Uigeadail (la source d’eau de la distillerie), Corryvreckan (un puissant et légendaire tourbillon entre Jura et Scarba au nord-est d’Islay), et plus récemment An Oa (la péninsule au sud-ouest d’Ardbeg sur Islay). Traigh Bhan est le nom sur la carte du Ordnance Survey (l’agence cartographique de la Grande-Bretagne) qui désigne la plage bordée de pierre volcanique mieux connu localement sous le nom de Singing Sands, à une centaine de mètres du légendaire phare de Port Ellen, Caraigh Fhada. Admettons que Ardbeg Traigh Bhan sonne mieux pour un whisky que Ardbeg Singing Sands…’’ Merci Rather be on Islay pour la description du produit! Cette édition ‘’core range’’avec mention d’âge est la première à paraître depuis 20 ans. Maturation en American oak et Oloroso Sherry casks.

André 89%
Quelle belle douceur fumée qui nappe un savoureux mélange d’ananas, de poires et d’oranges couronnées de crème à saveur de vanille, notes verdâtres de bonbons casse-grippe à l’eucalyptus, d’herbe mouillée. Toujours ce rappel de fruits tropicaux et de citron frais qui nous font ouvrir les narines pour une bonne dose d’air frais parcelé de sel de mer transporté par le vent du large. En arrière-plan on a la fougue latente de l’épine dorsale des jeunes Ardbeg qui dors en retrait, genre de bitume chauffé par le soleil après un orage ou d’huile à moteur souillée. Dans l’expectative de quelque chose de soutenu j’ai les gencises gorgées de salive mais dès son entrée en bouche, le manque de profondeur et de complexité du whisky frappe comme un 10 roues rempli de bois en pleine face. Mélange de fruits tropicaux (ananas, poires, citron), de vanille et de miel, tourbe camphrée et salée, un pincement de bois de chêne sec et d’épices. La texture manque de structure et de support, je m’attendais à quelque chose de plus rond (pas licoreux mais plus huileux disons). Pour être honnête, je cherche encore les notes de fruits rouges… Les saveurs de tourbe se gonflent à chaque gorgée et celle-ci devient très cendreuse et encore plus terreuse après 45 minutes. La finale est tourbée et poivrée, camphrée et boisée, pas hyper longue, mélange de chocolat et de fruits tropicaux. Bien des distilleries aspirent à n’avoir qu’un seul whisky tourbé de cette qualité. Mais avec le temps, Ardbeg est devenu son pire ennemi, on ne peut que le comparer qu’avec lui-même et il faut avouer que cette édition n’est pas stellaire comme des précédentes parutions.

Patrick 90%
Un délicieux Ardbeg, où toutes les saveurs que j’aime sont présentées avec retenue, ce qui nous permet de les savourer comme jamais. Nez : La délicieuse fumée de tourbe d’Ardbeg tout en douceur avec une note salée et quelques agrumes. Bouche : La fumée de tourbé d’Ardbeg, du poivre, un peu de sel marin et de discrètes agrumes. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe et les épices du bois brûlé.

Martin 91.5%
Nez: Des steaks sur le bbq aux briquettes. La plage en fin de soirée. Un peu de sel, un peu de fumée de tourbe. Céréales et fruits tropicaux. Le tout est dosé d’une manière à ce que rien ne prenne le dessus sur les autres. Une belle complexité mariée à une aussi gracieuse délicatesse. Bouche: Tel qu’attendu, la tourbe ouvre le bal, pour ensuite nous laisser voir fruits tropicaux, bois sec, poivre blanc, chocolat noir, sel marin et touche de pierre lavée. Brin d’asphalte, comma Ardbeg sait si bien nous le servir. Finale: C’est chaud, c’est fumé. Bien poivrée et boisée, la finale nous laisse sur des notes agréables de fruits et de chocolat. Équilibre: Un excellent Ardbeg, qui nous laisse sur une grande douceur et complexité pour un malt qui se veut habituellement si impétueux.

Ardbeg 19 ans Traigh Bhan – Batch #TB/07-19-01-2006/25.DP

50.3% alc./vol.
Vieilli en fûts de bourbon et de sherry Oloroso. Prononcez-le comme Tri-Van : il tire son nom d’une plage d’Islay, près de la distillerie.

André 91%
Superbe équilibre et un taux d’alcool juste qui met en valeur toutes les facettes de ce whisky d’exception. Jus de citron, sel de mer, asphalte chaude et charbon, vanille crémeuse, le tout avec une petite touche herbacée. Les notes découlant de l’utilisation des fûts de bourbon sont beaucoup plus importantes que celles du sherry. C’est frais et tropical comme approche. La texture en bouche est divine, c’est crémeux, et dodu et supporte très bien l’alcool. Notes d’eucalyptus, de cendre refroidie, de zeste de citron, lime, orange et cerises, feu de plage, une pincée d’iode et d’herbe verte tout juste coupée. Finale de belle fumée intégrée, fruits tropicaux, feu de plage, eucalyptus. Sublime.

Ardbeg 1975

43% alc./vol.

André 88%
Difficile de ne pas comparer ce Ardbeg avec le 1977, qui tombe dans les mêmes années, mais cette édition de cette mythique distillerie m’a déçu tristement. Très doux, trop doux… la tourbe de Ardbeg est endormis, c’est presque soporifique, avec des accents terreux auquel s’ajoute le sel et les algues. C’est terminé ? Presque… La bouche, on a l’impression de la manquer tellement c’est une transition entre le nez et la finale, un passage obligé sur ces mêmes saveurs et arômes déjà présagées, et la finale… trop passagère et lente. Difficile de savoir si c’est le fait d’attente trop grandes ou simplement un whisky en dessous des standards habituels de la distillerie.

Ardbeg 1977

46% alc./vol.
Embouteillé en 2001, il fût rapidement discontinué et était disponible en édition limitée de 2400 bouteilles à l’échelle mondiale.

André 96%
« Knock, knock, knocking on heaven’s doors » … j’files directement au ciel pour cette bouteille là. Heureusement j’en ai toujours une bouteille qui attends l’occasion spéciale. Toutes les caractéristiques du Ardbeg mais avec une souplesse et une douceur incroyable. Difficile de penser pouvoir marier la robustesse du Ardbeg en le gardant si doux au goût. Y goûter est une expérience extatique. Merveilleux. À vous tirer les larmes aux yeux de part sa perfection. Un VRAI Ardbeg !!!

RV 93%
BBQ fermé (fumée); un peu d’agrumes. Moins fumé mais plus peaty que le 10YO. C’est l’image que je me fait d’Islay, de sa tourbe, de son climat et de son produit charnière.

Patrick 90%
Plus léger que le Uigeadail; La mer!

Ardbeg 23 ans Twenty Something

46.3% alc./vol.
Fruit d’une maturation provenant d’ex-Bourbon and ex-oloroso Sherry casks, distillé à cette période trouble ou l’avenir de la distillerie était incertaine. En 1973, elle fut acquise par Hiram Walker, puis cédée à Allied Breweries. Finalement, Ardbeg fut fermée le 25 mars 1981, et a pratiquement cessé toute production jusqu’en 1996. Depuis 1997, la distillerie appartient au groupe « Glenmorangie plc » (une entreprise contrôlée par LVMH) et emploie une quinzaine de personnes. Depuis ce rachat, la distillerie est la plus florissante de l’île. Ce whisky fût distillé avec l’alambic qui trône désormais dans la cour à l’entrée de la distillerie.

André 94.5%
Comme le chantait Richard Desjardins, ‘’Un ours avec des pattes de velours’’. Le nez demande de l’attention car il est discret et réservé. Notes vertes, genre cocottes de pin et d’arbustes mouillés, chocolat noir, vanille onctueuse, tourbe raffinée, mélanges de fruits rouges et de fruits tropicaux. Les notes médicinales sont bien là mais en retrait, latentes. Belle texture de tourbe qui a bien vieillie, les notes médicinales sont bien intenses mais pas en coup de poing, elles fondent sur la langue et explosent en petits feu d’artifice. Puis saveurs de chocolat noir et de fumée de tourbe racineuse, vanille et crème fouettée, raisins secs, fruits séchés et marmelade de fruits. Les notes vertes et d’eucalyptus sont en background. Finale calme, belle évolution sur la tourbe qui monte en crescendo, mélange de fruits rouges et de chocolat noir concassé et d’eucalyptus. Extase de dégustation… Bulleye!!!

Patrick 95%
Je me serais attendu qu’un si vieux Ardbeg se soit beaucoup plus adoucit avec les années. Mais non, la bête est toujours bien en forme et même diluée à 46.3%, elle a toujours du mordant. Oui, c’est aussi bon que ce que la mention « Ardbeg 23 ans » laisse présager. Nez : Riche fumée de tourbe, bois brûlé et épicé et quelques fruits. Bouche : Riche, boisée, fumée et épicée. De la belle tourbe, un peu de fruits et une touche de vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée et boisée.

Ardbeg 25 ans

46% alc./vol.

André 92%
Verdâtre au départ, Martin voit juste avec ses notes de cocotes de pin. Le nez est aussi chocolaté et fumé délicatement, un peu crasseux. Zeste de citron dans la crème à pâtisserie, abricots et compote de bananes, poires. Un coup de poing très délicat… Si le nez est relativement doux, la bouche elle vous attend au détour. Envolée salée, poivrée et épicée, enduits pour asphalte et toiture, nuancée par d’exquises notes de zeste de citron, d’oranges et de poires. Compote de bananes et quelques fruits rouges séchés. Texture très ronde et moelleuse. L’habituel côté verdâtre ressort en finale de bouche sous des notes herbacée et de cocottes de pin qui rappellent les bonbons casse-grippe à saveur d’eucalyptus. Finale tourbée et salée, influences maritimes et herbacées, notes fraiches de citron et d’abricots, fumée crasseuse et cendreuse.

Patrick 95%
J’ai rarement vu un Islay de cet âge présenter une si belle intensité de fumée. Un dram extraordinaire qui se mérite tous les superlatifs. Nez: Du gros créosote, une tonne de fumée, des agrumes et de l’huile. Bouche: Toujours le gros créosote sale, avec une bonne dose de sel qui accompagne la fumée de tourbe qui déborde de notes maritimes. Le tout est accompagné de chêne, de vanille et d’agrumes, ainsi qu’une pincée de sucre. Finale: D’une superbe longueur, s’étire sur le sel et la fumée de créosote.

Martin 93%
Nez: Crème, tourbe, pin et saumon fumé. Câpres et chêne, fruits et épices. Bouche: Poivre, tourbe crémeuse, pommes, caramel et chocolat. Finale: Poivrée, tourbée et boisée. Un délice. Équilibre: Un superbe malt tourbé, à prendre avec modération et avec toute l’attention qu’il commande.

Ardbeg 25 ans

46% alc./vol.
Embouteillé le 28 juin 2021

André 92%
Le fût de bourbon s’est agréablement bien donné sans dominer l’ensemble dans cette édition. Nez hyper tropical et de fumée de tourbe feutrée et maritime. Ananas grillés sur le feu de camp, mangue, crème à la vanille, citron jaune et vert, sel de mer, douce fumée de tourbe un peu crasseuse et industrielle. Ce n’est un whisky de contraste mais plutôt de nuances, alors il faut beaucoup d’attention afin de disséquer le whisky en détails. La bouche évoque le feu de camps sur le bord de la mer, sur fond de minéralité et d’un feeling industriel crasseux, les cordages de bateaux et l’huile à moteur dans la cale dont le plancher est rempli d’eau de mer. Bel amalgame de fruits tropicaux à chair (ananas, poires, mangue). À la seconde gorgée, belle notes mentholées et camphrées, herbacées également et garnies de poivre moulu. La finale regroupe tout ce qui est présenté au nez et bouche ; feu de camps, fruits tropicaux, cendre, poussière de pierre, camphre et iode. Très complexe, tout en nuances et douceurs.

Patrick 94%
Quand on ouvre une telle bouteille (merci Vincent!), les attentes sont évidemment élevées. Et bien, si vous n’aimez pas ce whisky, c’est que vous n’aimez pas les scotchs d’Islay, point final. Nez : La fumée de tourbe est dominée par la créosote et une touche salée. J’y trouve aussi une touche d’agrumes, d’huile et du bois carbonisé. Bouche : En bouche, la première impression est dominée par un délicieux sel de mer. J’y trouve aussi quelques volutes de fumée de tourbe, du chêne épicé, de la vanille, des agrumes et des pommes rouges sucrées. Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.

Ardbeg 32 ans Single Cask #861

45.3% alc./vol.
Filled 24/03/1972, Bottled 13/10/2004, from a single bourbon cask Hogshead, bottle #164 of 216.

André 92%
Bouteille ouverte depuis quelques années mais qui a su garder une belle puissance malgré une texture un peu éventée. Nez de tourbe maritime délicate, pommes vertes, citron et agrumes, le tout dans le style traditionnel Ardbeg adouci par les longues années de maturation. La bouche est légèrement éventée ce qui affecte la texture générale. Pommes vertes, tourbe végétale, fraîcheur du citron et des fruits à chair. C’est délicat et raffiné à la fois comme présentation. Finale moyenne longue, sauf pour la tourbe plus persistante qui demeure tout en douceur et lenteur. Belle sensation fraîche mentholée et citronnée, à la fois végétale et maritime. Un privilège d’avoir pu partager cette bouteille avec des amis de Vancouver car son prix actuel sur le marché est maintenant extravagant.