Caperdonich 39 ans 1977

51.6% alc./vol.
Cask #9939.

André 92%
Wow wow wow… Distillerie fermée et démolie en 2010, les alambics trônent maintenant dans la distillerie Belgian Owl d’Étienne Bouillon, en Belgique. On a ici un amalgame de saveurs et d’histoire assez intense. Un concentré de saveurs, hyper intenses, bold, thick, name it… Pâte de fruits, gâteau aux fruits dans son emballage, grosses cerises noires bien mures, vieille couverture de livre en cuir, chocolat fourré aux cerises, oranges, dattes, prunes, épices en retrait. Le nez est licoreux et hyper gras, intense comme sensation. Ce whisky me rappelle certains vieux Macallan (ou le Macallan M), l’opulence du sherry presque extrême. Bouche licoreuse, fistfull of sherry, cerises noires, dattes épicées, chocolat noir et vieux cuir, gâteau aux fruits et fruits secs, raisins secs, chocolat noir légèrement amer, vieux bois de chêne. La texture est hallucinante, l’onctuosité même. La finale est terreuse et vieillotte, vieux fût de xérès, chocolat noir, cerises, dattes, pâte de fruits, chocolat noir amer. Superbe!

Cardhu 12 ans

40% alc./vol.
Speyside, 1824. La distillerie Cardhu, que l’on nomma aussi parfois Cardow, fut fondée en 1824 par John Cumming.Dirigée par Elizabeth Cumming à partir de 1872, la distillerie fut entièrement reconstruite en 1884 sur un nouveau site puis agrandie en 1887. Les anciennes installations furent partiellement cédées à W. Grant qui les utilisa pour équiper sa nouvelle distillerie Glenfiddich. Agrandie en 1960, le nombre d’alambics passa alors de 4 à 6 ; des travaux furent également entrepris en 1988 avec notamment la création d’un centre d’accueil pour les visiteurs. A noter que Cardhu fut en décembre 2003 à l’origine d’une polémique qui secoua momentanément le microcosme malté : afin de répondre à une demande sans cesse croissante des blended Johnnie Walker, les propriétaires avaient en effet décidé de commercialiser sous le même nom et avec le même emballage, non plus un single malt, mais un « vatted malt » (assemblage de plusieurs single malts). Face aux protestations des autres producteurs qui ne tardèrent pas à affluer, Cardhu a finalement retrouvé sa nature originelle…et tout est rentré dans l’ordre en 2006.

André 81%
Yaourt à la vanille avec morceaux de pommes vertes. Clean et aéré avec un manque au niveau de la substance. Finale légèrement fruitée, suivi d’un flash pas agréable au goût de rouille et de métal qui demeurera jusqu’à la rétro-olfaction. Une expérience de nez plus que de bouche et une mauvaise expérience pour le portefeuille compte tenu du prix demandé versus ce qui est livré. Un scotch ordinaire le sera encore plus lorsqu’il aura été payé chèrement.

Patrick 84%
Nez : Caramel, cassonade et biscuits, une pointe très subtile d’herbe. Bouche : Herbes, pomme verte et un peu de caramel et de vanille. Finale : Finale sucrée, d’une longueur moyenne. Balance :Définitivement meilleur que la première bouteille que j’avais goûté de cette édition.

Martin 69.5%
Entre or pâle et ambre, avec une goutte de rosé. Plutôt clair pour son âge. Nez: Orge, pomme verte et vanille. Acétone, savon et menthe avec une pointe d’herbe. Bouche: Peu de corps. Le goût prend du temps à se présenter. Ça commence par les épices, pour ensuite passer par caramel, menthe, chêne, noix et sel en finissant par une forte impression métallique. Finale: Comme un poignée de monnaie dans la bouche. Équilibre: Incroyablement surestimé et surévalué. Chapeau à Johnnie Walker pour avoir trouvé un profil utilisable dans ce malt.

RV 79.9%
Déception en deux temps, d’abord le portefeuille puis les papilles. Foin très ordinaire mais rien d’autre. (bon peut-être que ce n’est pas par le nez qu’elle essaie de charmer). Un peu plus sucrée et peut-être épicé mais pas de manière suffisante pour la certitude (on doit avoir gardé la surprise en finale). Finale dans le même ton, c’est à dire assez ordinaire. Comme achat de barils douteux d’un revendeur peut-être, mais à plus de 100$ trop cher, une honte comme produit phare d’une distillerie.

Cardhu 12 ans – Embouteillage des Années 70

43% alc./vol.

André 81%
Nez abondant de fruits tropicaux, de poires fraiches, d’oranges, jus de citron, raisins verts, pommes poires, miel et vanille. On est propulsé dans la cour d’une maison de campagne au plein de cœur du plus chaud de l’été. La texture est savoureuse, léchée et paisible, rehaussée par des tonalités de gingembre et de poivre survolant un bol de salade de fruits exotiques, de pommes. Le miel se marie avec les notes de caramel, des notes de céréales aussi, avec une bonne dose sucrée, crème anglaise nappé de miel. Légère sensation cireuse en finale de dégustation, comme la cire sur les pommes poires de l’épicerie. Longue et douce finale avec des pointe de coconut, fraiche et principalement sur la salade de fruits et le miel.

Patrick 82%
Un bon whisky, frais et bien construit. Ça ne valait pas la peine d’attendre 50 ans pour ça, mais ça demeure une belle curiosité. Nez : Le parfum est léger, avec du malt, du chêne, un peu de pomme verte et une touche de caramel. Bouche : Du chêne, de l’orge, de la pomme verte et une petite dose sucrée. Globalement, épices, pommes vertes et une touche sucrée. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et sucrée.

Cardhu 16 ans – The Hidden Paradise of Black Rock – 2022 Special Release

58% alc./vol.
Jamaican Pot Still Rum Finish

André 88%
Pommes vertes et caramel croquant, crème à la vanille, miel, papaye, bananes, nectarines, cassonade et ananas. Mélange hétéroclite… La bouche est savoureusement sucrée et tropicale; pomme poire, citron, mangue, ananas, sirop de fruits, cassonade… et pincée de cannelle. Bel équilibre et une texture moelleuse, estival et tropical. Finale sur le bois sucré et vanillé, bananes flambées et caramélisées, de belle longueur, épicée et langoureuse.

Patrick 84%
Un whisky qui serait superbe si l’alcool n’était pas aussi agressif. Nez: Un beau parfum présentant des arômes sucrés exotiques, avec de la vanille, des mangues juteuses et de la pomme jaune. Bouche: Intense, boisée et épicée, avec aussi des fruits tropicaux et de discrets agrumes. Finale: D’une belle longueur, marquée par le chêne épicé et les agrumes. 

Caribou Crossing Single Barrel

40% alc./vol.

André 83%
Fruits tropicaux, un brin végétal, sucre, cassonade, melon d’eau. Bouche se drapant des arômes de céréales et de pacanes éventées. Rafraichissant et agréable. Rétro-olfaction épicée et poivrée. Différent et bien présenté.

Patrick 86%
Un très bon whisky qui est un cadeau idéal « made in Canada » pour la visite de l’étranger! J’espère qu’ils en sortiront un jour une version plus forte en alcool, ça sera une superstar! Nez : Du cuir chaud, du caramel, de douces épices et de discrets petits fruits. Bouche : L’arrivée en bouche est vraiment plaisante, avec un beau mélange de bois et d’épices, avec une touche fruitée, un soupçon de noix et une goutte de miel. Finale: D’une longueur moyenne, douce et fruitée.

Martin 84.5%
Brunâtre et orangé. Jambes menues et perlées. Nez: Salade de fruits et cassonade, caramel et chêne. Un beau sucre brun arrive en fin de nez mais reste insuffisant pour sauver les meubles. Bouche: Fruits, caramel et épices au départ, mais se dégonflent en vernis et décapant à peinture. Une légère vague de seigle vient donner un coup de pouce à l’ensemble. Finale: Longue, chaude et épicée, persillée de vanille, de chêne et de noix. Aisément son meilleur aspect. Caramel Grenache. Équilibre: Un assez juste portrait du sipping canadian whisky moyen. Je n’en achèterais pas une caisse, mais je n’en refuserais certainement pas un verre devant un bon feu dans un chalet en bois rond.

RV 83%
On l’écoute jusqu’à la fin, ça se déroule bien mais ça manque de péripéties. En introduction, cuir plus aigre que la moyenne et poussière. Léger pierreux en bouche, qui demande doux avant la finale tout à fait à l’image des whiskies de l’unifolié. Par contre, l’aftertaste de bonne longueur et de chaleur manque de variété malgré une belle vanille.

Càrn Mòr « Strictly Limited Rare Drams Series » Ben Nevis

61.4% alc./vol.
Sherry Hogshead Cask #12 – 290 bouteilles – 2015-2019

André 85%
Gros sherry intense, très bold et compact, bois mouillé, raisins secs, caramel, toffee, oranges, rectiligne dans l’ensemble. La bouche est très tannique, je retrouve aussi des notes de poches de thé Five Roses après avoir trempées dans l’eau chaude, de bois mouillé, raisins secs et oranges, dattes, beaucoup de poivre et de gingembre, du caramel ou du toffee crâmé. Ça a l’intensité des Kavalan Single Cask Sherry. La finale est relevée par les notes de poivre et d’épices et de xérès très ‘’in your face’’.

Patrick 91%
Pour un whisky si jeune, c’est vraiment surprenant – je suis impressionné! C’est riche, intense et tellement bon! Nez : Oh que ça sent bon! De riches et intenses fruits mûrs, du caramel, de la vanille et un peu de bois frais après la pluie. Et, après quelques minutes, une discrète, très discrète touche de fumée. Bouche : En bouche, la fumée de tourbe est très intense, avec de belles épices et du xérès chaleureux et fruité. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Càrn Mòr BenRiach 7 ans 2013-2021

47.5% alc./vol.
Oloroso sherry butt, 652 bouteilles – Exclusively for Craft Cellars

André 82%
Nez un peu meaty au départ, puis migrant sur des notes de gâteau aux fruits, d’oranges et de sherry opulent, le raisin et les prunes. Bouche sucrée et pulpeuse, figues et dattes, oranges sanguines, caramel. Au fil des gorgées, les notes de viande, de cuir et de coffee beans reviennent progressivement. Malgré ces saveurs lourdes, la jeunesse du spirit transparait et c’est ce que je craignais de voir l’alcool jeune caché derrière un rideau de sherry pas subtil. Finale moyenne en longueur, sherry puissant avec une petite touche de soufre, fruits séchés et dattes.

Patrick 90%
Nez : Miam miam! Du vrai dessert, avec des biscuits avec des grosses pépites de chocolat, du caramel, des fruits des champs sucrés et une goutte de vanille. Bouche : Plus chaleureux que ce que le nez laissait présager, avec du bois brûlé, des fruits mûrs, des oranges, du gâteau aux épices et du gazon humide qu’on aurait tenté de brûler. Finale : D’une longueur moyenne, pleine de bois et de fruits mûrs.

Càrn Mòr BenRiach 8 ans 2013

47.5% alc./vol.
Embouteillé en 2022, 1805 bouteilles, sherry butt

André 76%
Je ne me ferai pas d’amis aujourd’hui avec cette review mais juste pour être certain, j’ai évalué ce whisky en 2 survols sur 2 jours différents. Ouf… C’est singulier mais pas dans le bon sens du terme ça… Sherry très intense, bois vert, Vick Vaporub et caramel, cannelle et raisins secs. J’ai toujours un peu peur que l’on veuille cacher quelque chose lorsque l’on nous présente un whisky si fort sur le sherry. La texture au moins est agréable, belle rondeur générale. En bouche; très tannique, bois vert également, eucalyptus, pâte de fruits, dattes, caramel fondant et chocolat au lait. La finale est bizarre, il y a quelque chose dans le mariage du bois et du xérès qui détonne, le bois trop présent peut-être et une impression d’alcool mûrie dans le bois verdâtre pas agréable. Vous aurez compris que je ne suis pas fan. Je m’explique mal que ce whisky ait été élu le meilleur whisky dans une soirée de dégustation du club.

Patrick 90.5%
Wow, Benriach comme je l’aime avec plein de délicieux xérès! Je me répète, mais c’est une autre belle réussite de Càrn Mòr! Nez: Un superbe parfum de fruits des champs mûrs nappés de caramel et de vanille. Alléchant! Bouche: Du beau gros xérès riche et fruité, du bois brûlé, de la vanille et du caramel chauffé. Finale: D’une belle longueur, riche et savoureuse.

Martin 87.5%
Nez: Malt et sherry, tabac et caramel, raisins et cassonade. Fumée et touche de cerise. Bouche: Fruits rouges cireux, réglisse et cuir fumé, cassonade et agrumes. Notes de bois et de poivre noir. Finale: Bien boisée et poivrée, touche de caramel astringent. Pas piqué des vers. Équilibre: Bien aimable, bien aimable, un beau sherry cask qui prouve une fois de plus la supériorité des embouteilleurs indépendants.

Kim 85%
Nez: tellement fruité, salade Del Monte surtout les poires, notes de chocolat noir et de noix de Grenoble. Totalement gourmand. Bouche : encore là très juteux, fruits rouges, compote de pommes aux framboise.

Càrn Mòr Laphroaig 8 ans Williamson 2013

47.5% alc./vol.
Distilled 2013, Bottled 2021, 1588 bottles.

André 84%
Tourbe terreuse au nez, mélangée de vanille, citron et d’oranges, bbq sur la plage. À la fois frais et crasseux avec une pincée de sel de mer. Ressemble au Ardbeg Wee beastie dans son aspect jeune et un peu fini à la hache. La bouche est salée, tourbée et citronnée, sensation de poussière de pierre et d’iode, oranges, citron, agrumes, abricots, pommes vertes. La texture est décevante cependant, diluée et sans onctuosité. Les notes de fumée de tourbe sont puissantes et médicinales, sur fond crasseux et terreux. À l’aération, peppermint et pastilles Fisherman’s Friend, végétal et camphré, du bois vert peut-être aussi. Fianle qui déçoit, sauf pour les notes de tourbe qui ont beaucoup de torque, camphre, notes végétales et pastilles casse-grippe, iode et une tonne de poivre.

Patrick 87%
Du Laphroaig crasseux comme je l’aime, mais sans avoir la profondeur et la balance des produits réguliers. Autrement dit, je suis heureux de mon achat, mais je n’en prendrais pas une deuxième bouteille. Nez : Fumée de tourbe huileuse, cendres, avec des agrumes et du bois frais. Intense et malpropre. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, une tonne de fumée cendreuse et de chêne sec. Complété par de discrètes épices à steak, l’ensemble est tout de même plutôt frais. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et huileuse.

Martin 87%
Nez: Tourbe très salée d’entrée de jeu, jerky, citron, vanille et beurre d’amandes. Créme anglaise, chêne sec et meringue. Trés propre pour un Laphroaig. Bouche: Bois sec, tourbe et touche de craie. Sel marin à fond, algues et pastilles pas loin derrière. La texture laisse un peu à désirer, mais on se rattrape avec cendre et poivre noir. Finale: BBQ sur la plage, embruns, vacances au soleil couchant. Poivre, retour des Halls (le paquet noir) et du jeune bois sec. Équilibre: Un bel embouteillage, dans lequel au début on ne reconnait pas tout-à-fait la distillerie, mais qui finit par nous séduire.

Càrn Mòr Miltonduff 9 ans 2014 PX Sherry Butt Finish

47.5% alc./vol.
Limited Edition of 1204 bottles.

André 81%
Gros sherry pas subtil et bois ‘’seasoned’’, tannique et caramélisé, chocolat noir, oranges confites, pâte de fruits, raisins et prunes. Très unidimensionnel au nez. Texture intéressante en bouche, moelleuse et presque sirupeuse, cannelle, pelure de pommes, raisins. Les notes tanniques du bois sont tellement ressenties… Personnellement, ça me dérange. Un sherry si intense semble vouloir cacher les défauts d’un whisky trop jeune. Finale courte en longueur, rougeâtre, caramel, cannelle, pommes et raisins, prunes.

Patrick 88%
Un mélange intéressant de douceur du xérès et de brutalité du bois carbonisé. Le genre de mix qui me donne bien du plaisir au niveau de la dégustation, enfin un « sherry cask » qui n’est pas monotone! Nez : Délicieux parfum de figues, de sirop d’érable, de chocolat noir et d’une touche de chêne carbonisé. Bouche : Un beau mélange de bois carbonisé et de fruits mûrs, avec des figues, des pruneaux, des raisins secs, du chocolat noir et des noix grillées. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois carbonisé.

Martin 88%
Nez: Raisins secs, caramel, chocolat au lait, pruneaux et un brillant rayon de miel. Bouche: Onctueuse texture, reposant sur un bel équilibre de figue, de vanille, de noix grillées et de cannelle. Finale: Longue et chaleureuse, marquée par le chêne toasté et le sucre brun. Équilibre: Un dram gourmand et accessible, où la douceur du sherry s’allie à une finesse maltée de Miltonduff pour un résultat harmonieux, généreux et appétissant.

Kim 81%
Nez : Wow, une vague gourmande m’assaille les narines. Sucre à la crème à l’érable, crème brûlée, crémage à la vanille. En fait, je pourrai énumérer une pléthore de délices sucrés. Bouche : Ça pourrait se résumer en trois temps « miam – yish kessé ça – ah ok ». On commence vraiment fidèlement au nez, mais vient ensuite une certaine âpreté. C’est comme si le bois était un peu trop présent, trop « rough ». L’impression ne dure pas et le doux nectar revient, mais sans réussir à chasser complètement cet étrange arrière-goût.