Costco – A Whisky Tour of Scotland DAY #19 – Tomintoul 13 ans

46% alc./vol.
Barrel 180-200l.

André 83%
Miel et vanille sur fond de zeste de citron herbacé. En bouche, pommes vertes, miel, oranges, citron, poires William, pincée de gingembre et de poivre rose. Belle texture aux saveurs de poudre de Bubble Gum qui s’accompagne d’importantes vagues poivrées. Longue finale, pas en puissance sauf pour le poivre, sur les fruits à chair dans leur jus, le sucre en poudre. Définitivement un dram représentatif du style de la distillerie.

Patrick 75%
Plutôt décevant. Nez : Bwah, chimique et méchant. Bouche : Intense, chimique et marquée par le bois brûlé. Finale : Un peu trop longue à mon goût, avec des notes chimiques et de bois brûlé.

Martin 84%
Nez: Miel de bruyère, abricots, amandes et un brin de chêne sec. Pommes et poires, cassonade et touche de crème. Bouche: Vanille, caramel au beurre, fruits à chair jaune, poignée de poivre noir. Texture souple et veloutée. Finale: Longueur moyenne, fruitée et légèrement boisée. Poivre et sucre blanc. Équilibre: Quand même harmonieux et charmeur, un Speysider classique avec juste ce qu’il faut de structure.

Hepburn’s Choice Tomintoul 10 ans

46% alc./vol.
Distillé en 2006, embouteillé en 2016. Édition limitée de 654 bouteilles, Refill Butt Cask.

André 82%
Fruits tropicaux, ananas, zeste de citron, chocolat blanc, raisins et pommes vertes, crème pâtissière, vanille et miel. Belle fraicheur au nez avec une touche d’épice et de bois séché. La bouche est un peu quelconque, la texture est un peu insipide sans être désagréable. Côté saveurs, des fruits à chair et des fruits tropicaux, céréales séchées nappées de miel et de poivre, raisins verts, citron et ananas. Finale un peu pointue, où les épices et le poivre se jumèlent aux notes de bois à la fois verdâtre et séché.

Patrick 85%
Un beau whisky savoureux et agréable. Nez : Parfum léger de fruits tropicaux, avec une touche de vanille et de bois. Bouche : Les fruits tropicaux sont ici plus marqués, ainsi que du bois épicé et un peu de vanille. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et épicée.

Old Ballantruan 10 ans

50% alc./vol.
Old Ballantruan est une version tourbée du single malt Tomintoul, qui tire son nom de la source de la distillerie. Avec un taux de tourbe impressionnant de 55 ppm, c’est un incontournable pour les amateurs de whisky tourbé. La première édition de ce whisky, vieilli 10 ans, a été lancée en 2012.

André 82%
Au nez, crème fouettée à la vanille, tourbe organique feutrée et épices du bois. La bouche s’ouvre gentiment mais prend rapidement une tournure plus épicée et tourbée. Gingembre, poivre moulu, fruits à chair et agrumes, sorbet au citron, poires, tourbe terreuse de bonne puissance, grains de céréales séchés et fumés nappés de crème à la vanille, jeunesse du whisky plus apparente. Finale abrupte, les saveurs s’affadissent très rapidement et il ne laissant que de très bonnes épices, une bonne amertume et une tourbe lancinante.

Patrick 83%
Un whisky dont le plaisir croît heureusement à chaque gorgée. En effet, au début, j’y ai détecté des légumes, ce qui n’est pas un compliment pour un whisky. Mais ces arômes semblaient devenir de moins en moins présents à chaque gorgée. Bref, c’est tout de même un bon whisky. Nez : Fumée de tourbe, feu de broussaille et légumes cramés. Bouche : Belle texture en bouche supportant de la fumée de tourbe poivrée, du malt, de subtils légumes… Après quelques gorgées, j’y ai aussi retrouvé une très subtile note fruitée et sucrée. Finale : D’une belle longueur, poivrée et subtilement sucrée.

Martin 87%
Nez: Fumée sèche, citron confit, malt grillé, cendre froide, miel et note médicinale discrète. Bouche: Texture semi-huileuse dès l’arrivée en bouche, tourbe franche, poivre noir, caramel brûlé, zeste de pamplemousse, céréales toastées, grosse intensité fumée persistante avec une pincée de fleur de sel à la fin. Finale: Longue, braise, sel fin, cacao amer, chêne épicé. Équilibre: Profil puissant et direct, une tourbe dominante mais bien tenue par le malt, un dram affirmé et robuste. J’adore!

Kim 85%
Nez : J’associe rarement les mots « tourbe » et « chaude ». La tourbe peut être froide, vive, fraiche, verte, médicinale… mais chaude, c’est nouveau. C’est comme si j’étais blottie au bord du foyer dans une maison ancestrale d’Islay, du pur réconfort. Pour le reste, zeste de lime, poudre de gingembre et confiture de bleuets franchissent la porte de mes narines un peu congestionnées. Bouche : De la maison d’Islay, on passe à une soirée carnée autour du BBQ et du fumoir. Viande couverte d’une sauce sucrée, aux coins un peu brûlés et caramélisés. Un tourbé que je servirais volontiers en été comme en hiver.

Old Ballantruan Tomintoul 10 ans

50% alc./vol.

André 82%
Y’a des bébés qui auraient gagné à le rester surtout quand on regarde les adultes qu’ils sont devenus. Ayant été renversé par la première édition de cet opus de la distillerie Tomintoul, j’avais de grandes attentes en me penchant sur (le généreux) échantillon qu’on m’a offert. Ma déception n’en a été que décuplée… Le nez de tourbe de la 1ere édition est complètement éteint, pas de tourbe (ou très peu) c’est étrangement effacé comme whisky, même le 50% d’alcool passe sous le radar. La bouche et le nez se confondent en se complétant mutuellement sans rien s’apporter de plus; chocolat noir, bonnes épices, l’alcool est doux et discret, le nez est rond et tout en courbe. Même la finale est plate et rapide au travers d’agonisantes notes de tourbe et de fumée au chocolat.

Old Ballantruan Tomintoul Peated Malt

50% alc./vol.

André 90.5%
Frère spirituel ou fils caché du Ardbeg exilé dans le Speyside ? En tout cas c’est à s’y méprendre. La tourbe est d’une délicatesse, d’un soyeux très envoûtant au nez. Le 50% d’alcool est présent et se fait sentir olfactivement en nous chatouillant le fond des naines. Délicieux en bouche, très tourbé sans être agressif. Un tourbé bien dosé, allié d’une fraicheur agréable. Un peu moins sophistiqué que le Ardbeg 17 ans mais plus posé que le 10 ans régulier, il offre une belle présence en bouche et une interminable et enveloppante finale bien tourbée quoique très unidimensionnelle. Un bel essai (réussi) sur la tourbe, une belle introduction aux cask strength. Tout simplement superbe et méchamment agréable. à vous procurer sans hésitations si vous en trouvez car assez rare. Une autre raison d’aimer les single malts.

RV 89%
Tourbe et sucre caramélisé aux narines, un fond de pudding gardé chaud au bout de la bouilleuse chauffé à l’épinette coupée au dernier printemps. Tourbe très verte, plus poivrée que le Ardbeg du Ellenstown mais dans le même genre. Islay sinon proche cousin, toutefois moins menaçant que d’habitude.

Patrick 91%
Tourbe! Fumée! Enfin, un vrai scotch! Légers fruits rouges (oui, dire que l’on détecte de petits fruits rouges au travers d’un arôme si relevé donne beaucoup de crédibilité aux novices vous entourant). Le goût n’est pas plus subtil, à notre grand plaisir : un habile mariage de fumée de tourbe unis par nos adorables petits fruits rouges, de mures et d’agrumes. Mon taux d’alcool préféré. Excellent, avec une touche de raffinement suffisante pour combler les plus exigeants.

SMWS 89.11 Tomintoul 7 ans

64.1% alc./vol.
« A Kraftwerk Orange » – Distillé le 17 septembre 2012 – 1st fill hogshead – 237 bouteilles

André 86%
Pastilles au miel et citron, noix enrobées de yaourt, zeste d’orange. Alcool bien caché en retrait. Sublime texture onctueuse en bouche, à la fois sucrée et florale. Sucre à glacer, zeste d’orange et jus de citron, céréales séchées et vanille, grosses notes de poivre et envolée d’alcool pétillant. J’avoue que l’alcool étant si musclé que j’y ai ajouté un peu d’eau. Sucre d’orge, pastille au miel, fond herbacé et d’herbe jaune séché, muesli et yaourt à la vanille, citron. Finale sous fond céréalé, oranges, pommes et citron avec une touche de gingembre et herbacée.

Patrick 90%
Un délicieux embouteillage de la SMWS. Je regrette de ne pas en avoir acheté une pleine bouteille. Nez : Du sucre brun, du caramel, de la marmelade, des noix et de beaux parfums floraux. Bouche : Débordant de sucre et chaleureux, avec des fleurs, des fruits séchés, de la marmelade ainsi que du maïs et du popcorn légèrement brûlé. Finale : D’une belle longueur, fruitée et savoureuse.

Martin 89%
Nez: Excellent ! Il est entreprenant, agressif, excessif, jeune, insolent, vicieux? l’idéal! Marmelade d’orange, cannelle vive, sucre d’orge et soupçon de vinaigre balsamique. Bouche: Notes aussi régulières qu’un Elektro Kardiogramm, explosif et fougueux, sur le zeste d’orange confit, le poivre enflammé, le caramel dur et le gingembre. Finale: Longue, persistante et aussi rectiligne qu’une Autobahn, oscille entre bois toasté, piment doux et orange amère. Équilibre: Un dram détonant, riche en contraste, qui vous affute l’esprit et qui vous met en train pour une bonne petite fête d’ultra-violence. À partager avec vos meilleurs droogies. Radioactif, quoi!

Tomintoul 10 ans (ancien embouteillage)

40% alc./vol.

André 81%
Fruits secs et raisins. Boisson gazeuse à l’orange. Arrivée flat et vide… sucre passé date puis compote de bananes vertes. Frais et simple…trop simple. The « Too Gentle Dram » to me.

RV 81%
Débutant. Céréales mouillées, un peu dans le thème usuel de la distillerie, or il semble manquer de maturité. En bouche, il tombe un peu à plat avant que le grain aigre se fasse sentir. La finale est quand à elle un retour éthéré sur le caractère de la distillerie, avec le lait chaud dans le fond d’un bol de Sugar Crisp. Mais le pot de miel dans les mains du gros nounours n’est pas trouvable.

Patrick 80%
Menthe et xérès au nez. Au goût, arrivée marquée par la menthe qui évolue vers le xérès en passant par la banane verte. Finale qui s’étire sur une touche épicée. Bien équilibré, intéressant, mais avec la menthe, définitivement pas dans mes goûts.

Tomintoul 12 ans 2010 Oloroso Sherry Cask – Batch 2

46% alc./vol.

André 83%
Beau mélange d’oranges sanguines et de raisins secs au nez, sherry discret et fruits sec enrobés de chocolat au lait. La bouche est épurée côté texture, c’est presque dilué mais les saveurs malgré tout s’accrochent bien. Oranges sanguines, poivre concassé, fruits secs et raisins séchés, cerises, gâteau aux fruits et chocolat au lait, quelques tannins épicés du bois. Courte finale, sur les fruits séchés et le bois caramélisé et chocolaté.

Patrick 91%
Ça, c’est un superbe « sherry cask », superbement équilibré et savoureux. Nez : Délicieux parfum de fruits mûrs et sucrés nappés de chocolat. Appétissant ! Bouche : De beaux fruits savoureux, du fudge, de discrètes épices, et un peu de bois. Finale: D’une belle longueur, boisée et légèrement fruitée.

Martin 88%
Nez: Raisins secs, fruits des champs bien mûrs, cassonade et vanille. Chocolat noir, café, bois et zeste d’agrumes. Bouche: Sirop d’érable, raisins, cassonade encore, touche d’épices et cuir lointain. Légère cannelle avec la planche de chêne astringente. Finale: Chaude et fruitée, longue et agréable. Le chêne laisse bien des tannins, mais ils sont amadoués par les épices et l’infime tourbe. Équilibre: La finale semble avoir un peu de misère à garder le cap, mais le reste de l’expérience fait de ce dram un beau moment.

Tomintoul 12 ans Oloroso

40% alc./vol.
Le spiritueux est élevé dans une combinaison de fûts de Bourbon américain et de barrique de chêne de « recharge » (« refill hogshead »), des fûts ayant préalablement contenu du Sherry Oloroso.

André 88%
Le sherry cask est très discret mais joue aussi un rôle très important dans la rondeur de ce superbe embouteillage. Beurre, lait et très crémeux. Les cerises apparaissent et prennent place très confortablement. La bouche est généralement fruitée mais c’est surtout la l’équilibre général qui est vraiment impressionnant. Le nez n’est vraiment pas annonciateur du thème général de l’embouteillage mais il n’en préserve que la surprise de la bouche et de la finale.

Patrick 79%
Nez très léger, avec un peu de sucre et une touche plutôt subtile de fruits. En bouche, l’alcool est assez marqué, soupçon de fruits et une pointe de bois. La finale est courte et sucrée. Manque de relief, balance un peu off… Bof.

Martin 84%
Nez: Notes en général timides, mais avec des arômes plutôt doux. Raisins dodus, bois de chêne, pâte de fruits, caramel, vanille, crème anglaise et chocolat blanc. Bouche: Salade de fruits rouges, raisins juteux, dattes, orange et cacao. Texture un peu trop aqueuse à mon goût, toutefois les saveurs sont au rendez-vous. Finale: Belles épices, un peu mentholée sur des pointes de bois frais et de vin. Équilibre: Un malt agréable, la finition est somme toute bien ficelée, mais on se tire souvent dans le pied quand on se limite à 40% d’alcool. The gentle dram en effet.

RV 88%
Contrairement à trop de cask finishes où l’ex-liquide s’oppose au nouvel envahisseur, Tomintoul a trouvé ici un très judicieux allié. Le « gentle dram » se dote ici d’une arrivée olfactive pas nécessairement gentille, pleine de fruits et de sherry surpuissant, mais dans une bon alliance. Le reste du whisky roule ensuite exactement dans la même suite, tout de bon gout, avec une charpente de malt bien visible, très équilibrée et peinturée par le sherry.

Tomintoul 14 ans

46% alc./vol.

André 83%
Crème Chantilly et vanille. Tarte aux pommes vertes, citron. Pétillant et belle fraicheur au nez, très délicat. En bouche; fond de céréales et de vanille accompagné d’un côté pétillant très agréable. Le plus bizarre, c’est la finale salée, laissant une couche rugueuse sur les dents et les gencives. Cela étonne, surtout en opposition avec les éléments livrés au nez. The Gentle Dram, avec un brin d’audace.

Patrick 83%
Au nez, notes surprenantes de sel, avec un chêne humide. En bouche, une belle chaleur provenant d’un chêne mielleux, mais toutefois avec une touche brûlée. La finale sucrée s’étire sur une note brûlée. Pas de fautes dans ce whisky, mais rien pour me faire dire « wow ». En effet, bof.

RV 84%
Surtypé, bon représentant d’un whisky aux limites de l’authentique. Lait au cerise et au grain, quoique volatile le sherry est impossible à ignorer. En bouche habillement la cerise s’étend sur un lit de céréales au miel. L’aftertaste est un peu moins agile, aux allures de baril un peu trop brûlé, en concluant avec force un whisky un peu trop typé mais facile d’approche.