Lagavulin Distiller’s Edition 2001-2017 Pedro Ximenez Cask Finish

43% alc./vol.

André 91%
Wow… Un Lagavulin drapé de soie et d’étoffe presque prolétaire, un whisky riche, tant au niveau texture que des saveurs et arômes. L’approche est feutrée, presque féline, j’imagine un animal sauvage guettant sa proie au travers d’un mur d’arbres et d’herbe. Le nez est soyeux, duveteux, avalanche de fruits rouges, les cerises marasquin, le chocolat noir, le sel de mer bien iodé, la tourbe animale. La bouche est par contre un peu trop diluée même si les saveurs sont d’une intensité remarquable; dattes, prunes, fruits secs, cerises noires, tourbe phénolique et animale, les fraises et framboises, le gâteau Forêt Noire, cerises marasquin, oranges sanguines. Personnellement, la seule chose qui m’accroche c’est la texture qui est un peu molle et les saveurs semblent s’estomper rapidement si on s’attarde trop à décortiquer le whisky. Outre la tourbe qui offre une persistance étonnante, les autres saveurs sont volatiles et frivoles. Finale tourbée, avec un retour sur des relents maritimes dont le sel de mer en avant-plan. Une belle présentation, un peu trop maquillée pour se faire belle et attrayante pour le grand public, mais certainement une valeur certaine lors de vos prochains achats.

Patrick 95%
J’aime, j’aime, j’aime… J’adore. La recette du whisky parfait: Tourbe et xérès. Et hop! Une bouteille de plus dans le panier! Nez : Aaaaargh… Lagavulin Distillers Edition. Je pourrais arrêter mon évaluation ici! Fruits rouges, caramel, fumée de tourbe, iode… En fait, quelques biscuits salés. Bouche : D’abord sucré et fruité, puis rapidement enveloppé par un nuage de fumée et d’épices. Puis, un peu de chocolat noir, toujours enveloppé par la fumée. Finale : Longue et savoureuse, avec des épices, de la fumée et une touche de chêne.

Martin 94%
Nez: Tourbe affirmée mais douce, bois de chêne, fruits des champs. Le tout est très discret, tout en sachant ne montrer que l’essentiel. Cuir et vanille. On sent ici que l’on doit prendre son temps. Sel marin et palette de chocolat Laura Secord. Bouche: Fruits, vanille, raisins, cannelle et cassonade dès le départ, pour ensuite laisser briller tourbe végétale et bois sec. Touche de sherry bien sentie. Renversant. Finale: Longue, sur une intensité un peu faible à mon avis, mais qui transporte des saveurs telles que tourbe boisée, cerise noire, sherry goulu et poivre noir. Orange et chocolat. Équilibre: Un must buy. Cette édition est grandiose, tous les atouts du malt signature de la distillerie, enveloppés d’un voile doux et fruité qui saura attirer ceux qui habituellement fuient la tourbe, tout en séduisant les purs et durs.

Lagavulin Distiller’s Edition 2006-2021

43% alc./vol.
Batch LGV 4/510

André 84%
Nez très discret, presque muet. La tourbe est effacée derrière une barrière de réglisse rouge à saveur de cerises, des raisins secs et un soupir de chocolat et de caramel. Ensemble maritime, salé et quand même tourbé. Ça faisait longtemps que je n’avais vu un Lagavulin avec si peu de punch. La bouche est sans passion, texture diffuse sans éléments gras ou huileux. Mélange plus équilibré au niveau tourbe et sherry qui s’exprime en des notes de cerises, prunes et de raisins secs, de réglisse même. Même chose pour le mélange sel de mer, aspect minéral et fumée de tourme finement médicinale. Finale très fruitée avec la fumée de tourbe qui devient plus sèche et bizarre, presque cendreuse. Amertume étrange par la suite. Ok, c’est quand même bon, ça se bois bien mais c’est nettement en dessus de la qualité habituelle et à 160$ la quille, disons que ça commence à faire.

Patrick 86///66%
Pour la première fois de ma vie, je n’ai pas aimé un Lagavulin. Après en avoir fait la remarque en ligne, JF Charland m’a fait parvenir un échantillon de sa propre bouteille dont il avait fait l’acquisition en Europe (je le remercie d’ailleurs chaleureusement). Celle-ci m’a permis de tirer deux conclusions : Il y avait un problème avec ma bouteille, mais aussi que le Distillers Edition 2021 n’est pas tout à fait à la hauteur cette année. Peut-être est-ce à cause qu’il est rendu plus jeune (15 ans versus 16 ans, voire même 18 ans il y quelques temps)? Enfin, je suis déçu, et j’espère de tout cœur que la situation sera corrigée pour l’an prochain. ÉVALUATION #1 : Nez : La fumée de tourbe typique de Lagavulin, adoucie par de beaux petits fruits des champs bien mûrs. Bouche : La fumée de tourbe semble ici plus épicée qu’à l’habitude, et toujours adoucie par des fruits champs mûrs et sucrés. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, fruitée et légèrement sucrée. ÉVALUATION #2 : Nez: Fumée de tourbe, caramel, vanille, épices et des fruits pas trop frais. Il y a définitivement une fausse note ici. Bouche : Fumée de tourbe plutôt acre, avec du gros chêne et des fruits pas frais. L’ensemble est agressif et complètement débalancé. Finale : D’une longueur moyenne, elle laisse une sensation pas très agréable en bouche.

Lagavulin Distiller’s Edition 200th Anniversary 2000-2016

43% alc./vol.
Batch LGV 4/505

André 87%
Fruits drapés de saveurs médicinales, pneu brûlé, orange, chocolat noir, réglisse noire, touche poivrée. Encore une fois, le cask finish a travaillé de façon admirable sur le nez en le gratifiant de nuances supplémentaires bien fruitées et ce sans dénaturer le whisky. La bouche est fumée et tourbée, notes de camphre et de bitume, raisins secs, sherry, réglisse rouge, puis une montée progressive des épices et du poivre s’additionnant à un petit résiduel iodé. La texture parait un peu trop diluée et c’est définitivement son point faible. Finale courte (pour un Lagavulin), tourbée et fruitée. De par les standards habituels de la distillerie Lagavulin, un opus décevant. Une expérience de nez plus que de bouche.

Patrick 96%
Dans le top 5 des meilleurs whiskys que j’aie jamais goûté ! Extraordinaire, un whisky parfait pour célébrer le 200ème anniversaire de la distillerie. Nez : Parfum sucré, fruité, fumé et salé, avec une touche de chocolat. Je ne salive pas, je bave ! Bouche : Superbe, boisé, épicé, salé, fumé, fruité, sucré et avec une bonne dose de caramel. Finale : Longue, suave, salée, sucrée, chocolatée, épicée et fumée.

Martin 89.5%
Nez: Rideau d’orge sèche et poussiéreuse devant le reste du tableau. Fruits, tourbe médicinale, anis étoilé, foin, agrumes, cacao et poivre rose. Superbe complexité. Bouche: Fruits rouges et tropicaux, tourbe, pierre lavée, raisins, sherry, chêne et réglisse. Finale: La texture retombe un peu à plat ici, et la longueur déçoit un peu aussi. Par contre toutes les saveurs sont au rendez-vous. Équilibre: Un beau distillers edition, mais sans être le meilleur. Dommage, puisque c’était leur bicentenaire, on aurait espéré, du moins pour eux, qu’ils scorent un peu plus fort.

Lagavulin Distiller’s Edition 1997-2013

43% alc./vol.

André 92%
Wow… Superbe nez. Raisins secs nappés de caramel chaud, barres Cadbury Fruits & noix, prunes, sel de mer, fruits séchés et tourbe très moelleuse. Une main de fer dans un gant de velour! La bouche est mélangée d’abricots et de prunes, raisins séchés. L’influence maritime est bien en évidence sans monopoliser le show. Sensation minérale en bouche, galets enduits de sel de mer, prunes et figues, splash de citron au passage. Texture amoureuse, juste assez liquide. Les notes tirées des fûts de sherry sont opulentes et gourmandes. Très belle structure de saveurs. La finale est très longue et planante, sans brusquerie, dans un nuage de fumée de tourbe assaisonnée de fruits secs et d’une pincée d’épices.

Patrick 95.5%
Un autre bel exemple démontant pourquoi Lagavulin est mon scotch favori. Du pur bonheur en bouteille. Nez : L’incroyable fumée de tourbe de Lagavulin, accompagnée de délicieuses notes vineuses venant des fûts de xérès. Bouche : La fumée de tourbe avec une subtile touche de créosote, le sel de mer hyper intense, le tout marié avec brio par un xérès marqué par les fruits mûrs et le chocolat. Sublime ! Finale : Longue, savoureuse et marquée par les épices du bois.

Lagavulin Distiller’s Edition 2002-2018

43% alc./vol.
PX Sherry Cask, Batch LGV 4/507

André 88%
Un trip à trois de saveurs… Avec une belle femme aux cheveux noir de tourbe terreuse et une aux cheveux roux de xérès. J’ai toujours adoré la conjonction de la tourbe puissante et de l’utilisation de sherry cask, deux saveurs que j’apprécies énormément. D’avoir toutes ces saveurs dans une seule gorgée c’est le ciel version whisky. Le nez nous offre une bonne dose de fruits rouges et de fruits séchés, raisins secs, xérès, une belle tourbe musclée mais ronde, un aspect maritime materné par de bons bras bien grassaouillets de sherry amoureux. On a même droit à de beaux accents d’oranges qui dansent dans un nuage diaphane de tourbe huileuse. La bouche dégage des saveurs de cendres froides et de tourbe terreuse phénolique, de raisins et fruits secs, de cosses d’oranges trempées dans le chocolat noir, de sel de mer séché sur les lèvres, de caramel chaud avec une fine touche de poivre broyé. La texture est à la limite liquide et huileuse mais les saveurs tellement bien équilibrées. Ensemble très aromatique comme Lagavulin sait bien le faire. Finale douce, tourbée, fruitée et de chocolat poivré. Un Lagavulin avec une pointe d’exotisme mais qui n’a pas perdu sa vraie personnalité.

Patrick 94%
Un autre whisky extraordinaire de Lagavulin. Oh que c’est bon. Et je suis bien content d’en avoir une bouteille pleine! Nez : Oh oui oh oui oh oui! Ça sent bon, ça! La belle fumée de tourbe de Lagavulin, du sel de mer et du délicieux xérès fruité et sucré. Bouche : Toujours la superbe fumée, le sel et le xérès, le tout dans une balance sublime. Oh que c’est bon. Finale : D’une belle longueur, salée, fruitée et sucrée.

Lagavulin Distiller’s Edition 2005-2020

43% alc./vol.
Affinage en PX Sherry Casks.

André 92%
Lors des premières éditions D.E., je me souviens à l’époque d’avoir dit mainte fois quecelles-ci dénaturaient trop l’édition originale. L’effet du temps ou de mes goûts qui ont changé (évolué?) mais je dois avouer prendre un malin plaisir à ces éditions affinées annuelles et les préférer à l’édition 16 ans de base, qui demeure sans aucun doute un classique. Cosses de petit fruits rouges, nuage de tourbe grasse à l’équilibre exquise, sel de mer, fruits tropicaux et fruits séchés, caramel, ananas flambés, raisins secs, vanille sucrée. La bouche est au départ douce et sucrée, affichera des notes de fumée de tourbe herbeuse et grasse de façon plus prononcée d`s la seconde gorgée. J’adore l’équilibre entre la fumée et les fruits, la texture sensuelle et ronde, ensemble très complexe de saveurs. Belle et longue finale mentholée et fruitée avec décadence, caramel, iode, raisins secs, etc, etc. WOW.

Patrick 92%
Merci Lagavulin de n’avoir jamais tenté de rendre ce whisky plus sexy. Un whisky de cette qualité, à ce prix et encore relativement facile à mettre la main dessus, je suis comblé ! Nez: De la belle fumée de tourbe délicieusement et typiquement Lagavulin, enveloppée de beaux fruits mûrs. Le parfum d’une valeur sûre. Bouche: L’inimitable fumée de tourbe de Lagavulin et une petite pointe de bois épicé, le tout agréablement adouci par des fruits mûrs et sucrés. Finale : D’une belle longueur, fumée et fruitée.

Martin 90%
Nez: Fumée de tourbe discrète telle qu’on la connaît chez Lagavulin. Fruits des champs et sucre caramélisé. Alléchant en maudit. Bouche: La tourbe issue de la toundra ouvre le bal, épices et bois suivent, tout en nous laissant parcourir des notes de cuir et de fruits rouges saupoudrés de sucre blanc. Finale: Bien tourbée, bien épicée, et surtout bien longue. Équilibre: Malgré toutes les éditions régulières et spéciales, malgré toutes les années, cette distillerie reste une de celle qui restent le plus fidèle à elle-même à travers le temps. Malgré Diageo. Change pas, Lagavulin.

Lagavulin Distillers Edition

43% alc./vol.
Double vieillissement en fûts de chêne américain de PX

André 86%
Beau mariage de sherry et de tourbe animale, aspect maritime, tonne de fruits séchés, sensation soyeuse et ronde au nez. Raisins secs et prunes. La bouche est minérale en toile de fond, mélange de chocolat noir et de café noir, raisins secs et prunes, tourbe grasse et animale, cuir brut et réglisse rouge, un trait de poivre bien discret. La texture est vraiment agréable mais les arômes un peu trop volatiles. Finale sur les petits fruits rouges et la fumée sale et animale, le chocolat noir, les prunes et la viande fumée au bbq parfumée de cannelle et de poivre concassé.

Patrick 93%
Tiens, tiens, après avoir rajeuni le « DE » régulièrement ce dernières années (dans les années 2000, c’était un 18 ans, dans les années 2010 un 16 ans, et au début des années 2020, un 15 ans), Diageo a décidé de laisser tomber les millésimes pour ce produit, ce qui donnera plus de flexibilité à l’entreprise pour nous refiler du stock plus jeune tout en continuant de monter leur prix. Bon, il y a tout de même deux importants points positifs: ça demeure toujours un scotch exceptionnellement bon, et je vais économiser en n’ayant plus à m’en acheter une nouvelle bouteille à chaque nouveau millésime. Nez: Aaaah, l’incomparable tourbe de Lagavulin mariée aux arômes envoûtants du PX, c’est pas mal comme ça que le Paradis doit sentir selon moi! Bouche : Superbe, comme toujours ! Fumée de tourbe enveloppante, épices, bois brûlé, raisins sucrés séchés au soleil et chocolat noir. Le bonheur en bouche ! Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, le bois brûlé, du poivre et une petite note de vin rouge.

Lagavulin Distillers Edition 1991

43% alc./vol.
Distillé en 1991 et embouteillé en 2008, bouteille #LGV 4/496. Affiné dans des fûts de sherry de cépage Pedro Ximerez.

André 92%
À l’image du Lagavulin traditionnel, en fait la différence vaut-elle réellement la peine pour le prix demandé ? Le chocolat est surprenamment présent, chantant en duo avec la tourbe. Le vieillissement supplémentaire en fût de Pedro Ximerez apporte des notes fruitées raffinées, d’une richesse et d’une sophistication très agréable, mais le fait de les goûter avec la robustesse habituelle du Lagavulin rends l’expérience inusuelle… quoique très sensuelle. À l’image d’une panthère noire (animal et primal ayant indéniablement une expérience et une technique supérieure lorsque le temps de la chasse est venu), le Lagavulin se doit d’être savouré avec respect et admiration. Définitivement dans une catégorie supérieure à la moyenne. Les anges se gavant de « l’angel share » s’évaporant des fûts de Lagavulin doivent vraiment être heureux et satisfaits.

RV 92.5%
Proche de sa sœur mais un peu plus chocolaté; la bête animale mythique est par contre bien là, derrière les nuages et la petite fumée pas très forte. Douce en bouche et un peu de sherry mais toujours énigmatique et l’explosion en finale est toujours une belle récompense. Peut-être un peu moins longue en finale que sa sœur et l’aftertaste me semble un peu plus effacé. Une bouteille qui offre sensiblement les mêmes performances malgré son absence de nombril que l’on découvre en la déballant. Et puisqu’à prix supérieur, vive les classiques.

Patrick 91%
Au nez, sherry, petits fruits rouges et raisins se mélangeant à la riche tourbe et la délicieuse fumée du Lagavulin. Au goût, les fruits préparent le terrain pour une finale tourbée et fumée vraiment délicieuse. Peut-on améliorer le meilleur whisky au monde en lui donnant un vieillissement supplémentaire? Le résultat est intéressant, mais la réponse est non.

Lagavulin Distillers Edition 1994

43% alc./vol.
Affiné dans des fûts de sherry de Pedro Ximerez.

RV 92.5%
Lagavulin Lagavulin, ma belle Lagavulin. Cette fois-ci, tu es venue sans ta fumée, avec ta tourbe plus vanillée qu’à l’habitude, et un parfum de sherry franchement alléchant. Je veux te sauter dans le cou. Un peu collante, dans un slow long et doux, ton petit kick de tourbe est un peu moins animal, mais toujours on tangue dans ta suie maritimement tourbée. Et en seconde reprise des activités, ta vanille et ton chocolat démontre ta subtilité tourbée tout féminine. Ô Lagavulin, ma belle Lagavulin…

Lagavulin Distillers Edition 1995

43% alc./vol.
Distillé en 1995 et embouteillé en 2011. Affiné dans des fûts de sherry de Pedro Ximerez.

Patrick 91%
Parfum présentant un peu de fumée et un zeste d’orange. En bouche, du sel, du sirop, des fruits… En fait, un gâteau aux fruits. Avec évidemment de la fumée, mais dans un écrin de velours! La finale est très salée. C’est un Lagavulin, que dire de plus?