Elements of Islay OC4

59.1% alc./vol.
La gamme Elements of Islay a été lancée par la maison de négoce Speciality Drinks, désormais connu sous le nom d’Elixir Distillers, et s’inspire des tableaux périodiques des éléments en empruntant les deux lettres acronymes de chaque distillerie. Ces embouteillages, sans filtration à froid ni d’ajout de colorant et disponibles en quantité limitée, dépeignent à merveille le paysage gustatif des distilleries de cette île écossaise iconique. Le plus tourbé de tous les whiskies d’Islay, présenté sous l’acronyme ‘Oc’ a été distillé en 2010 et embouteillé en 2017, fruit de 3 bourbon barrels.

André 93%
Nez accrocheur, à la fois élégant et brut. Il présente des notes d’agrumes et d’ananas, d’herbe mouillée, de tourbe huileuse et grasse médicinal, de vanille onctueuse et de poivre broyé, des accents maritimes, quelques éléments verdâtres et une touche de viande vieillie près d’un feu de plage. Quelle texture en bouche, hyper huileuse et qui aide à l’approche alcoolisée et très poivrée. Le whisky coule sur la langue dans un premier temps, puis on a droit à un uppercut de poivre assez direct puis l’alcool qui cache bien les saveurs d’agrumes, d’herbe verte mouillée et de tourbe brute et industrielle. La pérennité des notes poivrées est étonnante et propulse la finale sur une longue et langoureuse lancée épicée et tourbée. Une aventure aromatique et gustative qui me remémore des scènes du film Kalifornia, je ne peux expliquer pourquoi… Genre l’aventure inattendue très brute et ‘’in your face’’. On ne passe pas par quatre chemins pour cet embouteillage, attache ta tuque avec d’la broche. Seul hic; le prix exorbitant pour une bouteille de 500ml.

Elements of Islay OC5

59.8% alc./vol.
Ce nouvel Octomore de 7 ans d’âge est un Single Bourbon Cask distillé en 2011 et embouteillé en 2018.

André 91%
Grosse fumée de tourbe sale terreuse, agrumes, ananas, oranges, tarte aux pommes, sel de mer, jus de citron. Dans l’expectative d’un uppercut d’alcool et de tourbe aucunement subtil, je me lance avec une première lapée… Surprise, pas de tsunami d’alcool tourbé mais plutôt des grosses notes d’oranges et de citron, d’ananas et de pommes, la salade de fruits en can, une texture soyeuse arrondie par le fût de bourbon. Les notes tourbées quant à elle proviennent plus des notes de céréales au miel fumées, un peu crasseuses aussi. J’adore le clash de saveurs entre la fraicheur des fruits tropicaux et citronnées en contraste avec l’odeur crasseuse huileuse et souillée et celle de tourbe terreuse et mouillée ce qui met les papilles gustatives à rude épreuve. Malgré l’onctuosité du whisky en bouche, on perçcoit tout de même la jeunesse de celui-ci, plus dans la présentation générale et aussi dans sa fougue ressentie beaucoup plus en finale de bouche qui est un peu imprévisible, poivrée et tourbée. Ce Octomore démontre que complexité et équilibre vont parfois de pair avec jeunesse de maturation dans le monde du whisky.

Patrick 89%
Un très bon whisky, intense, percutant, et bien équilibré. Nez : Fumée de tourbe marquée par la cendre et une bonne dose de bois frais. Bouche : Une tonne de cendres, de la fumée de tourbe, une généreuse dose de bois brûlé et une petite note d’agrumes, le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Elements of Islay PI5

63.1% alc./vol.
Produit par la distillerie Bruichladdich, cette édition est un Port Charlotte provenant d’un mélange d’un fût Refill Hogshead et d’un fût 1st Fill Barrel, distillés en 2009.

André 87%
Oh la la… Ça rappelle la fermette à grand-papa Jean-Louis ça… Grosse tourbe pas subtile, cendreuse et grasse, miel, sel de mer, herbe séchée et céréales, odeurs citronnées et fraiches, sensation huileuse et minérale à la fois. La bouche est edgy, sèche et puissante. La tourbe est encore crasseuse et cendreuse, j’ai encore cette sensation minérale qui rappelle les galets nappés de sel de mer séchés au soleil que l’on lècherait (je n’ai pas essayé btw). On perçoit la jeunesse du whisky avec son intensité un peu malhabile mais qui a beaucoup de charme pareil. Belles notes de zeste de citron et de sel de mer dans un nuage de fumée de tourbe huileuse. La finale est franche, bien tourbée et attendrie par les toanlités de citron et de vanille.

Patrick 90%
Si bien équilibré, et riche et balancé… Wow, incroyable! Nez : Sel de mer, fumée de tourbe, tabac, une touche de sucre et une note fruitée très subtile. Bouche : Comme prendre une gorgée d’eau de mer à marée basse, avec une pincée de cendre et une tonne d’épices. Bon, personne n’est weird à ce point-là, mais quand on parle d’un whisky… Finale : D’une belle longueur, marquée par la cendre et l’eau de mer.

Friends of Bruichladdich 21 ans

60% alc./vol.
Distilled 18-12-2001, Bottled 31-01-2023 from Bourbon Cask Matured #975, 258 bottles.

André 93%
Wow, le nez. Citron iodé, feu de plage et cendre froide, fruits de mer, sirop de poires, crème fouettée à la vanille. À l’aveugle, j’aurais misé sur un vieux Ardbeg… à vue de nez… Méga texture en bouche, le 60% d’alcool passe inaperçu. Hyper huileux. Suie de cheminée et goudron, feu de plage mal éteint, citron et lime, vanille, iode, sucre en poudre, bois sec en finale de bouche avec un apport important de gingembre et d’influences maritimes ainsi que de fumée de tourbe organique prononcée, sèche et épicée. Gros mercis à Richard Gaudreau pour l’échantillon.

Patrick 93%
Du pur bonheur en bouteille! Merci mille fois Richard d’avoir partagé ça avec nous! Nez : Agrumes juteux, cendres, fruits de mer et un peu de vanille. Bouche : Texture en bouche exceptionnellement huileuse qui colle agréablement à la bouche. Légère fumée de tourbe et gros bois carbonisé, épices à steak, sel, beaucoup de sel, subtils fruits tropicaux et une touche d’agrumes. C’est gros, c’est intense, et j’aime ça! Finale : D’une très belle longueur, huileuse, fumée et salée.

Horst A. Friedrichs & Stuart Husband – Scotch – The Stories Behind Scotland’s Iconic Spirit

Prestel – 2024

Patrick 85%
Un très beau livre : Les photos lui auraient mérité une note dans les 90%! Les textes sont aussi généralement intéressants, avec toutefois quelques exceptions agaçantes : Par exemple, dans la section consacrée à la distillerie Strathisla, pas un seul mot n’y est écrit au sujet du whisky produit par la distillerie. Bref, un peu comme Playboy dans le temps, vous ne convaincrez pas personne si vous dites avoir acheté ce livre pour autre chose que les (superbes) photos.

Malts of Scotland Bruichladdich 19 ans

58.1% alc./vol.
Distilled 2002, Bottled 2021, from Cask #MoS 21038, Douro Wine Cask Matured, Bottled #159 of 246

André 90%
Savoureux Bruichladdich, tout en douceur, belle réussite provenant du wine cask. Nez au parfum d’oranges sanguines et de cerises-framboises, raisins secs, chocolat au lait. Le côté fruits rouges n’est pas super puissant, cela rappelle presque le bois de cerisier plutôt que les cerises elles-mêmes. La bouche est douce, remplie de notes de figues et de prunes, framboises et cerises, wine gums, oranges sanguines, le tout sur fond salé et maritime. Très fruité. Finale légèrement sèche et tannique, fruits rouges, chocolat au lait et poivre.

Martin 91%
Nez: Oh les raisins secs et les oranges, un beau portrait qui se dessine. Chocolat en seconde place, presque Cherry Blossom. Bouche: Prunes, fruits des champs, bonne dose de poivre. Bois, vanille et oranges. Belle douceur malgré le degré d’alcool. Finale: Une douce fumée nappe les céréales qui arriveront pour accompagner le reste des saveurs. Superbe composition. Équilibre: Vieux Bruichladdich et wine cask expérimental c’est à peu près toujours une combinaison gagnante. Un dram à savourer tranquillement.

Old Particular Port Charlotte 10 ans

48.4% alc./vol.
Cask 11030. Édition limitée de 445 bouteilles, distillée en octobre 2005, embouteillée en février 2016.

André 81%
Un nez un peu fermé et qui s’ouvre progressivement. Aspect maritime indéniable, très finement salin, tourbe légèrement crasseuse qui rappelle la suie, qui se mélange aux notes de petits fruits sauvages et d’oranges nappés de miel et de crème à la vanille. Ma première impression est de la déception mais on passe à la bouche sans se faire influencer. Wow, superbe texture grasse et veloutée. La tourbe est plus puissante et est dans la lignée que l’on connait de la série Port Charlotte; forte, affirmée et crasseuse. Les fruits oscillent maintenant entre les petits fruits rouges, les fraises et framboises et les bleuets. J’ai malheureusement des notes sulfureuse et chlorées en finale de bouche qui se mélangent avec de fortes saveurs de poivre. Finale de caramel salé, de poivre et d’anis portant une étoffe de chocolat noir fumé. Déception.

Patrick 91%
Un whisky délicieux, avec tout ce que l’amateur de tourbe que je suis peut espérer d’un tel whisky. J’adore! Nez : De la belle fumée de tourbe alléchante, avec une discrète note salée, des agrumes et des fruits tropicaux. Bouche : Du savoureux gros sel, de la fumée de tourbé et une touche d’agrumes. Le tout, porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, avec une saveur me faisant penser à la côte, après le retrait de la marée haute.

Port Charlotte « The Heretic 2001 » Feìs Ìle 2018: The Last Of The First

55.9% alc./vol.
Bruichladdich a mis en bouteille cette distillerie en exclusivité pour sa journée portes ouvertes du Fèis Ìle 2018. Ce whisky est issu d’un assemblage des cinq derniers fûts remplis lors de la première année de production du Port Charlotte de Bruichladdich en janvier 2001, d’où son nom « The Last of the First » (Le Dernier des Premiers). Ces fûts avaient auparavant contenu du whisky américain, du rhum et un grand vin français. Au total, 1 300 bouteilles produites.

André 93%
Ouf… Dans le haut du classement de mes whiskies à vie. Pâte de fruits, raisins secs, feu de plage, terre humide, cendre froide, mélange de poivre et de camphre. L’apport du wine cask est impressionnante. Texture gourmande et très fruitée sur fond sucré. Fruits noirs séchés, tourbe camphrée, médicinale et poivrée persistante mais pas envahissante, vin rouge, sucre caramélisé, prunes et raisins secs, nectarines, chocolat noir amer, feu de foyer mourant au matin dans la cheminée, asphalte chaude dans la benne du camion de pavage. Très longue finale mariant les fruits noirs séchés et la tourbe puissante, sèche sur les notes de poivre et très terreuse dans l’ensemble accompagné d’un twist minéral et maritime intéressant.

Port Charlotte 7 ans Islay Barley 2014

50% alc./vol.
Ce millésime 2014 a été élaboré à partir d’orge concerto et propino d’Islay récoltés dans huit fermes de l’île, tourbés à 40 ppm. La majeure partie du whisky (84 %) a été élevée en fûts de bourbon de premier remplissage, le reste étant réparti équitablement entre des fûts de chêne vierge de deuxième remplissage et des fûts de vin de Bordeaux
de deuxième remplissage provenant de la maison Pessac-Leognan.

André 85%
Bel équilibre au nez qui affiche ses origines maritimes. Céréales fumées au feu de tourbe, iode, raisins verts, crème à la vanille, poires, abricots. Superbe texture. Cendre froide, fumée de tourbe camphrée et médicinale, sel de mer, vanille et fruits à chair; citron, melon au miel, poires, abricots. Impression de foin séché et de fermette, touche agricole. Finale minérale et maritime, salade de fruits en conserve dans son jus, vanille onctueuse se mêlant aux notes de fumée de tourbe organique et médicinales. Belle expression, même si elle manque d’un peu de caractère et de singularité.

Patrick 85%
Tout comme pour l’édition 2013, j’ai été déçu par ce whisky en ouvrant la bouteille, mais elle semble s’être grandement améliorée depuis!  Bref, ce n’est pas un superbe rapport qualité-prix, mais ça demeure tout de même bien plaisant. Nez : De la fumée de tourbe sucrée avec une touche de vanille avec une pointe de vanille.  Bouche : La fumée de tourbe est ici plus intense, sans être trop intense.  J’y retrouve aussi un peu de douce vanille ainsi que du bois brûlé. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la fumée et du bois brûlé. 

Port Charlotte SC:01 2012

55.2%
 alc./vol.
Whisky fortement tourbé de 9 ans d’âge, issu de sa série Cask Exploration. L’orge, à 40 ppm de phénols, est maltée avec de la tourbe de Caithness plutôt que d’Islay. Assemblage de trois lots différents : 16 fûts de sherry ainsi que des fûts de whisky américain de premier et de second remplissage. Tous ces fûts ont ensuite été transposés dans des fûts de Sauternes (chêne français). La récolte 2011 a été produite par sept de leurs partenaires agricoles, tous situés à moins de 16 kilomètres de la distillerie. Pour la première fois dans cette série, cette cuvée est composée à 100 % d’orge cultivée sur l’île d’Islay.

André 89%
Un chariot de pâtisseries sortant du four à côté du kiln sur Islay. Pâtisseries au babeurre, compote de poires, ananas grillés sur le feu de camp, abricots, tourbe organique grasse et terreuse, cendre froide. La bouche est onctueuse, remplie de fruits tropicaux à chair, un peu de zeste de citron et de cendre, fond terreux se mariant à la fumée de tourbe organique, pâtisseries au beurre et confiture d’abricots, sel de mer sur pierres séchées brûlées par le soleil. Finale mêlant le chocolat noir amer et le poivre moulu, retour sur un mélange poire-ananas et abricots.

Patrick 92%
Mes attentes étaient élevées et elles sont satisfaites! Port Charlotte et Sauternes, un mélange gagnant! Nez : De la délicieuse fumée de tourbe agrémentée d’une touche de sucre et de raisin vert. Bouche : Wow, délicieux, de la fumée de tourbe intense, avec du chêne du sucre, des raisins et de belles sources chaleureuses. Le tout est porté par une délicieuse texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et épicée!

Martin 92%
Nez: Tourbe terreuse, cuir brun, agrumes confits et un filet d’huile d’olive. Bouche: Onctueux à souhait, sur la résine, le café torréfié, les épices chaudes et la réglisse. Plus on le déguste, plus chaque gorgée révèle une complexité plus savoureuse. Cendre chaude. Finale: Longue, fumée sèche, légèrement saline, accompagnée d’une amertume chocolatée subtile. Équilibre: Brut, vigoureux et nuancé, ce dram marie la puissance de la tourbe à une élégance profonde – un Port Charlotte exceptionnel.