Bruichladdich Port Charlotte 2007 CC:01 Heavily Peated

57.8% alc./vol.

André 91.5%
Wow, superbe, souple et huileux. Très tourbé, crasseux mais clean à la fois, poires flambées, céréales, cosses d’oranges, fruits tropicaux avec presque des saveurs de sherry, caramel Écossais, amandes grillées. En bouche, beaucoup de camphre, poivre, poires, pommes rouges, fruits séchés, fumée phénolique, canne d’agrumes, rehaussé de gingembre frais et encore de poivre. Notes médicinales et salées, mais la texture huileuse hypnotise complètement le fort taux d’alcool. Savoureux, le côté huileux semble bonifier la tourbe qui monte en crescendo sans brusquerie. Les saveurs de caramel tirées du bois aussi prennent beaucoup plus d’importance en finale de bouche. La finale est sur le miel et le caramel-toffee, la fumée crasseuse et un mélange de fruits tropicaux et de fruits séchés, saveurs de bois de chêne séché, fine touche herbeuse. Bel équilibre compte tenu de la variété de saveurs présentées. Toutes les composantes de l’orchestre sont bien synchronisées et cela donne au final une belle symphonie de saveurs au palais.

Patrick 94%
Riche et intense, paqueté à souhait de fumée, d’épices et de charbon. Jim McEwan s’est une fois de plus surpassé ! Nez : Fumée riche, agrumes, touche maritime, goudron, gingembre, vanille. Complexe et savoureux. Bouche : Fumée épicée avec une belle dose de fruits et d’agrumes. Riche et complexe. Finale : Longue et intense, dominée par la fumée.

Martin 89%
Nez: Pommes et oranges, orge et tourbe, mais tourbe plus posée que ses homologues à taux d’alcool régulier. Bouche: Poivré et camphré à l’arrivée, toujours la tourbe, bardée de citron et de pierre lavée. On reconnaît bien Islay ici. Finale: Un feu roulant d’épices et de tourbe qui brûle sur la plage. Équilibre: Un Port Charlotte dans les règles de l’art, avec un p’tit kick d’alcool qui ne lui sied malheureusement pas si bien que ça.

Bruichladdich Port Charlotte 2010 MRC:01

59.2% alc./vol.
Ce Port Charlotte est distillé à partir d’orge 100% écossaise de la région d’Invernesshire. 50% du whisky a été élevé dans des fûts de whisky américain de premier remplissage, tandis que les 50% restants ont été vieillis dans des fûts de vin français de second remplissage. Ces deux whiskies ont été ensuite combinés pour une année de maturation supplémentaire dans des fûts de vin de Bordeaux de la rive gauche.

André 90%
Intense, le moins qu’on puisse dire. Le nez évoque directement le wine cask avec son avalanche de fruits rouges baignant dans des effluves de fumée de tourbe terreuse accompagné d’un coulis de caramel salé chauffé à la poêle. Il y a aussi un p’tit côté de viande à saveur de jambon cuit sur le feu de plage qui apparait après aération ainsi que des odeurs de chocolat noir amer et de cannelle. La bouche est huileuse et salée, sur les cerises noires et les raisins secs, les fruits rouges séchés, la fumée de tourbe huileuse et grasse, le sel de mer, la cannelle et le chocolat noir. Longue finale, épicée généreusement dont la cannelle principalement, la réglisse noire et la fumée terreuse. Rétro-olfaction de fruits rouges qui nous ramène sur le wine cask.

Patrick 93%
La vitesse que la bouteille s’est vidée est la meilleure démonstration que ce whisky est excellent. Une autre réussite de Bruichladdich! Nez : Un délicieux mélange de fumée de tourbe, de fruits sucrés, de chocolat au lait et de vanille. Envoûtant. Bouche : De la belle fumée épicée, poivrée et pimentée pour commencer. Puis, les fruits, le chocolat au lait, la vanille et du sucre délicieux arrivent pour compléter superbement le tout. Finale : D’une superbe longueur, fumée, poivrée, fruitée et sucrée.

Martin 92%
Nez: Tourbe herbeuse et fruitée, poivre, foin et crème. Superbe! Fruits rouges bien intenses. Bouche: Miel, tourbe et herbe. Citron, caramel et épices en puissance. Cacao et nuage de cappuccino. Fumée vanillée et poivrée pour barder le tableau. Finale: Chaude et intense, avec une rétro-olfaction sur l’herbe séchée, presque comme un Booker’s! Fumée de tourbe, vin chaud, bois sec et épices bien juteuses. Équilibre: Un scotch assez complet, sur toutes les belles notes qu’apprécieront les grands fans de tourbe bien grasse. Un solide Sláinte la gang…

Bruichladdich Port Charlotte 9 ans 2010 OLC:01

55.1% alc./vol.
Cask Exploration Series, Oloroso Hogshead Finish, Limited Edition of 30,000 bottles. Fabriqué à partir de 100% d’orge maltée Écossais, provenant de la région d’Invernesshire, fumé à 40ppm. Le résultat final est constitué de 30% 1st Fill American Whisky Casks, 40% 2nd Fill American Whisky Casks, 25% Vin Doux Naturel Casks, 5% 2nd Fill Syrah Casks, mélangés et vieillis pour une période supplémentaire de 18 mois en 1st Fill Oloroso Sherry Hogsheads provenant de la Bodega Fernando de Castilla.

André 90%
Fruits rouges séchés, cerises noires, raisins secs, figues, dattes, dans un océan de tourbe terreuse mouillée, chocolat noir et café bodum. Laisser le whisky s’épanouir dans le verre une demie-heure et la tourbe devient beaucoup plus ronde et réservée au nez. La bouche est pointue et soutenue mais l’amalgame de fruits est alléchant et marié de façon exceptionnelle. La texture est d’aspect huileux, les fruits rouges sont en première garde; dattes, cerises, oranges, figues, raisins avant la vague de tourbe de terre mouillée, poivrée et salée auquel se mêlent des notes de chocolat noir amer et de moue de café fraichement moulu. Ce qui m’a grandement surpris, ce sont les notes de fruits tropicaux et d’agrumes de la finale avant le retour de la fumée de tourbe terreuse. La texture huileuse s’effiloche malheureusement un peu trop rapidement en finale de bouche, ce qui lui fait perdre quelques points.

Patrick 89%
Un très bon whisky, avec plein de superbes saveurs que j’aime – si ce n’était de la finale qui manque d’intensité, ça serait sublime. Mais ça demeure vraiment le fun quand même! Nez : Fumée de tourbe pimentée et fruitée, quelques gouttes de café, du bois brûlé et du chocolat noir amer. Bouche : Porté par une belle texture onctueuse, avec du charbon de bois, du piment, du sel, de la fumée, du poivre et un peu de raisins et de figues. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la fumée, un peu de sucre fruité et quelques grains de chocolat.

Bruichladdich Port Charlotte Islay Barley 2008

50% alc./vol.
Orge d’Islay prélevée de 6 terroirs distincts, Coull, Kynagarry, Island, Rockside, Starchmill et Sunderland. L’eau utilisée provient de la ferme Octomore et le tout frappe à 40 PPM de tourbe.

André 84%
Fumée de tourbe atténuée, terreuse et grasse nageant dans un océan de citron et d’agrumes. Sensation cendreuse et végétale bizarre. Herbe verte, citron, sirop de poires et kiwi, raisins verts et terreau humide. Les céréales prennent place en bouche qui s’assèche et devient légèrement plus pointue. La texture est huileuse sous fond épicé. Celle-ci s’assèchera progressivement sur des notes de terre brûlée au soleil. Des notes crasseuses d’huile souillée se mettent en place à l’aération. La finale est souple, huileuse, fruitée et évoque des notes de garage malpropre et d’un bol de fruits tropicaux.

Patrick 87%
Un whisky qui gagne à respirer. Autant le parfum m’a paru rébarbatif au premier abord, il semble meilleur de gorgée en gorgée. Nez : De la fumée de tourbe intense, des épices à steak et du plastique brûlé. Après quelques minutes, j’y retrouve aussi un peu d’orge sucré. Bouche : Semblable au nez, mais le plastique brûlé est heureusement plus discret, alors que l’orge sucré est plus présente. Et la fumée de tourbe est aussi plus salée (bref, finalement un peu différent du nez!). Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, fumée, épicée et sucrée.

Martin 90%
Nez: La tourbe terreuse classique est définitivement au rendez-vous, avec des notes de citron et de fleur de sel. La plage et ses pierres lavées. Algues et ressac. Herbe verte. Bouche: Crème, citron confit et bien sûr tourbe. Poivre noir et touche de chêne. La texture honnête nous transporte vers une finale bien cendreuse. Finale: Poivrée et boisée, avec un degré d’alcool et une texture qui fait bien coller les saveurs en bouche. La cendre du feu de plage tapisse le palais. Équilibre: Belle expérience de la distillerie qui pave bien le chemin pour les autres Islay Barley qui viendront.

Bruichladdich Port Charlotte Islay Barley 2011

50% alc./vol.
Port Charlotte réinvente sa gamme et son packaging en 2018. Toujours fabriqué à partir de 100% d’orge venant de 3 fermes (Dunlossit, Kilchiaran et Sunderland) et d’eau de source provenant d’Islay, cette édition justement nommée « Islay Barley » est un single malt ultra tourbé (40 ppm). Distillé en 2011 à partir d’orge récolté en 2010, il est ensuite vieilli sur Islay à 75% dans des fûts de whiskey américain de premier remplissage et à 25% en fûts de merlot et de syrah de second remplissage.

André 88%
Le nez est jeune et vif même s’il y a beaucoup de délicatesse sous ce 2×4 clouté de tourbe. Tourbe terreuse puissante remplie d’enbruns salés, herbe verte mouillée, citron et agrumes, fruits tropicaux, grains de céréales au miel, grosse vanille pulpeuse… mais faut passer au travers du filtre de tourbe assez opaque. La bouche est puissante et huileuse, tourbée et fumée, un peu crasseuse, morceaux d’ananas, de fruits tropicaux, agrumes, oranges et citron, une pincée de sel de mer, poignée d’amandes, céréales maltées. Notes médicinales impressionnantes, camphre et feu de bois encore mouillé. Ensemble un peu agricole dans la présentation. Finale sur le charcoal et le poivre broyé, terre mouillée, fumée sale et souvenirs maritimes, chocolat noir amer. Une belle édition, à mi-chemin entre les Octomore et les Laphroaig.

Patrick 93%
Que c’est bon. Menoum, wow, miam miam miam. T’aime la tourbe? Poses-toi pas de questions, tu vas adorer. Genre, les Laphroaig d’il y a 15 ans rencontrent les Bowmore de la même époque! Et en plus, beau bonus, on ne ressent pas du tout la force de l’alcool. Nez : Oh la belle fumée toi! Fumée de tourbe fraîche, gazon jauni, avec une subtile touche maritime. Bouche : De la fumée de tourbe subtilement sucrée, du créosote et un peu de poivre et pas mal de sel. Oh que c’est bon ça! Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et avec du bois très brûlé.

Martin 91%
Nez: La tourbe y est bel et bien, mais est masquée par la délicatesse des fruits présents. Algue et sel de mer viennent accompagner le tout, suivi de chêne mouillé et de miel, sucre en poudre et vanille. Bouche: Superbe texture, la tourbe est terreuse, mais elle sait bien s’éclipser pour montrer le miel, les fruits, le bois et la vanille. Finale: Poivre, cacao, bois et cendre. Tout en douceur comme retombée. Équilibre: Un grand scotch tourbé. Degré d’alcool à point, saveurs bien cernées et équilibrées, un dram qui nous garantit une belle soirée.

Bruichladdich Port Charlotte Islay Barley 2013

50% alc./vol.
8 ans. Vieilli en ex-American whiskey casks don’t 25% sera affine en Pessac-Léognan wine casks.

André 89%
Savoureux whisky alliant force et complexité. Nez d’oranges sanguines et d’abricot, de miel chaud, de fumée de tourbe crasseuse et terreuse. L’effet des wine cask est bien statué en bouche; cerises, framboises et raisins secs, dattes, terreau humide, caramel, sel de mer, oranges, abricots, chocolat noir, fumée crasseuse et industrielle. La texture est divinement moelleuse, légèrement tannique et terreuse. La finale est douce mais longue, très poivrée, minérale, maritime et parsemée de fruits rouges séchés, de forte fumée de tourbe et de chocolat noir.

Patrick 87%
Un whisky qui m’a déçu les premières fois que j’y ai goûté. J’ai ensuite oublié la bouteille quelques mois et aujourd’hui, en écrivant mon évaluation, je retrouve, à ma grande surprise, un très bon scotch! Nez: Fumée de tourbe, orge et une touche de vanille sucrée. Puis, après quelques secondes, s’y ajoute un peu de cendre de feu de camp. Bouche : De la fumée de tourbe adoucie par de la vanille sucrée et du beau bois sec. Finale: D’une belle longueur, fumée, épicée et chaleureuse, avec une subtile note sucrée. 2e tasting: 83% : Un bon scotch d’une belle intensité, mais sans feu d’artifice non plus. Nez : De la grosse fumée de tourbe, ou plutôt de l’orge fumé, de la cendre et… Un peu de carton mouillé. Bouche : De la fumée de tourbe, du poivre et du chêne sec. L’ensemble est assez chaleureux mais la texture n’est pas impressionnante pour un whisky à 50% d’alcool. Finale : D’une longueur moyenne, fumée et boisée.

Martin 88%
Nez: Tourbe bien sûr, mais enrobée de vanille et de fruits sucrés. Un petit côté herbeux et cendré s’ajoute plus on y prend son temps. Bouche: Tourbe verte, vanille, sucre en poudre. Touche de poivre, de cannelle, de citron et de pierre lavée par l’eau de mer. Finale: Bien soutenue, avec des notes de cendre, de tourbe, de vanille et de poivre blanc. La texture s’essouffle un peu en fin de parcours. Équilibre: Un bien bon dram, un peu fumé peut-être pour certains, bien qu‘il faut avouer que Bruichladdich connait bien son public cible.

Bruichladdich Port Charlotte MC:01 Marsala Casks 2009

56.3% alc./vol.
Produit à partir d’un mélange de 48% de whisky de 6 ans d’âge vieillis en French Oak Casks et 52% vieillis en fûts de American Whiskey Cask, ensuite affinés pendant plus de 2 ans en fut de Marsala. Une édition à 40ppm.

André 86%
Grosse tourbe grasse, sale et herbacée, chocolat noir amer, cendre de feu de foyer, caramel, vanille et fruits tropicaux. L’attaque de bouche est herbacée et poivrée, puis se stabilise dans des notes de fruits tropicaux (poires, oranges, bananes et mangue), pommes nappées de chocolat noir amer fondu, saupoudrés de sel marin et d’algues de mer séchées. Quelques accents de viande rouge aussi et de cuir mouillé. C’est puissant et musclé en bouche, le tout avec un taux d’alcool relevé et une sécheresse un peu mordante. Finale poivrée et fumée, sèche et épicée. J’aurais probablement aimé un eproportion moins importante de French Cask que j’aurais troqué pour du bourbon cask, question d’amadouer cette bête de tourbe un peu sauvage. Je ne sais pas si c’est ma mémoire qui me trouble mais cette édition manque de nuance et de raffinement. La tourbe est en coup de poing et la présentation est relativement uniforme. La majorité des fruits et des saveurs secondaires sont écrasées par la tourbe pas subtile en formule coup de poing. J’ai vu mieux comme édition Port Charlotte. Les amateurs hardcore de tourbe aimeront probablement mais l’amateur en quête de subtilité et de détails ne se laissera probablement pas berner de façon si facile. Et ce n’est pas parce que l’on présente de la tourbe puissante que l’on ne peut pas faire dans la complexité, pensez aux Édition Octomore…

Patrick 93%
Wow, ça c’est mon genre de whisky! J’adore, c’est tout ce qu’il faut à la bonne place. Nez : Oh wow. Mon mélange favori de fumée de tourbe et de fruits. Aussi des abricots, du caramel salé, de la vanille et… Du goudron! Bouche : Wow, de la tourbe, du goudron, des fruits mûrs, du caramel salé, de la vanille, du bois brûlé. Miam miam miam. Finale : D’une belle longueur, fruitée et légèrement fumée.

Martin 88%
Nez: Hyper vineux et ultra fruité. La tourbe est très discrète et subtile, mais ô combien agréable. Fruits rouges et tourbe is the name of the game. Céréales voilées. Bouche: Chaud et salé, presque astringent. Texture légère, avec de fortes influences du fût de vin. Fruits des champs, cuir, tourbe verte, citron et sel. Finale: Bois, épices, citron et framboise. Tourbe et feu de camp. Équilibre: Un superbe whisky, mais on dirait que le fût de marsala sied moins à un malt particulier comme le Port Charlotte. -2 points pour Gryffondor…

Bruichladdich Port Charlotte Multi Vintage

46% alc./vol.
Un whisky réduit à 46% issu de l’assemblage de fûts Américains et tourbé à 40ppm…

André 92%
L’ambivalence même. Le mélange des différentes expressions sont bien senties. Chacun apporte l’épaule à la roue et offre à l’ensemble ce qu’il a de mieux à offrir dans son domaine respectif. La jeune tourbe, fraiche et verte, la tourbe plus soutenue avec son caractère sale à l’odeur de charbon (ça ressemble encore une fois au Benriach Birnie Moss, ou au Kilchoman). Une fraicheur agressive (citron-lime), du charbon, de la tourbe terreuse et mouillée, beaucoup de sucre (vanille) et de fruits poussés par un apport de poivre. Dans mes top découvertes de 2011 !

RV 88.5%
Brasser. Mélanger. Remettre en question et y gagner. Tourbe vraiment bizarre, où est-ce que l’on s’en va avec tout ça? Dans un nation de sel de mer et d’algues, la bouche s’axe de son côté vers des groseilles pas encore mûres qui sont corrigées par de la tourbe fruitée. Manque de finale, mais possède un bel aftertaste de tourbe et une pointe de mûres. Enfin un Port Charlotte multidimensionnel, un vrai assemblage, avec un côté fruité surprenant.

Bruichladdich Port Charlotte PC10 Tro Na Linntean

46% alc./vol.

André 86%
Tourbe un peu crasseuse au nez, noisettes au chocolat, vanille. La tourbe est équilibrée et pas trop puissante. Je retrouve toujours ces notes d’agrume et de citron que j’associes souvent aux notes maritimes, un peu de coconut aussi. Étrangement, après un certain temps, quelques notes de fruits font leur apparition. L’arrivée en bouche est relativement douce avant le débarquement de tourbe assaisonnée de poivre à la finale chocolatée. La texture claire du départ cachera bien la force de latente de l’alcool fortement tourbée qui s’installera en bouche. Celle-ci perdurera en finale, nous gratifiant d’une belle pérennité et d’un aftertaste de tourbe maritime mentholée.

RV 80.5%
Malgré que ça relève la saveur des aliments, ça ne veut pas dire qu’un bloc de sel pour chevreuil est appréciable pour le palais. Tourbe juteuse aux abords de la pourriture (à partir de crottin de cheval en décomposition?). Aucune subtilité, aucune variété olfactive, aucune finesse. Et en bouche, trop fort à l’aspect d’un single malt du Speyside qui ne compterais que sur l’alcool pour se rendre intéressant. Finale d’abord légèrement fumée, puis tourbe, tourbe pourrie, tourbe forte mais tourbe fortement anodine. Peu importe les PPMs, trop de tourbe et pas assez de la moindre autre chose.

Bruichladdich Port Charlotte PC12 Oileanach Furachail

58.7% alc./vol.
La gamme PC range met à l’honneur le changement, sa toute première expression, lancée il y a déjà 8 ans portait le nom de « Evolution ». Toutes bonnes choses ont une fin et quand une belle expression s’en va, on la remplace. Cette version de Port Charlotte PC 12 « furachail Oilenach » fait référence au jeune étudiant observant attentivement comment le maître distillateur travaille, à la recherche de l’apprentissage, de la préparation, pour le jour où le précieux spiritueux reposera sur ses épaules. En référence à Adam Harnett apprenti de Jim McEwan depuis 2016.

André 91%
Fumé et huileux, genre vieille huile à chauffage, bacon fumé, sel de mer, oranges, toffee, médicinal à souhait, poivre noir et piments. Le whisky est très huileux en bouche, incroyable texture, fumée de feu de plage, oranges confites, toffee légèrement brûlé, cassonade, eucalyptus, vieille huile usée, chocolat noir fourré à la confiture d’orange, tourbe un peu sale très prononcée, dattes, gâteau aux fruits. Le whisky est très évolutif et l’amalgame de saveurs offrira de belle nuances et changements au dégustateur patient et attentif. Les notes de sel de mer et de cendre froides sont plus volubiles en finale de bouche qui est aussi très poivrée. La tourbe est soutenue, puissante mais qui n’obnubile pas les autres saveurs plus fines. J’adore la présentation de ce whisky, la texture voluptueuse, l’agencement des saveurs varies et osées.

Patrick 88%
Un gros whisky crasseux comme j’en ai rarement vu venant de Bruichladdich… Mais je tiens à mentionner que ça reste tout de même très bon! Nez : Fumée de tourbe plutôt crasseuse, avec une note sucrée et vaguement fruitée assez agréable. Bouche : Fumée de tourbe très crasseuse, avec des épices, du bois brûlé et de subtiles notes fruitées et sucrées. Finale : Longue, intense et marquée par la fumée et les épices.