Bruichladdich Octomore Event Horizon 12 ans Fèis Ìle 2019

55.7% alc./vol.
Bottle 1149 of 2000. Octomore est la ligne de single malt très fortement tourbée de Bruichladdich, celle-ci livre un taux phénolique de 162,6 ppm. Le single malt a mûri pendant 12 ans dans des fûts ex-oloroso et ex-Pedro Ximenez provenant de la Bodega Fernando de Castilla à Jerez. Il s’agit de l’édition la plus âgée d’Octomore à être lancée à ce jour. Seulement 2000 bouteilles produites.

André 92%
Notes de tourbe terreuse très prononcée mais qui n’envahit pas les narines, moue de café et chocolat noir, notes de xérès un peu tricky, cuir mouillé, baies sauvages trempées dans le caramel, oranges, poivre moulu. Le nez me rappelle l’édition Brucihladdich 1992 PX Sherry, la tourbe en moins. La texture est divine en bouche, on ne ressent pas du tout la morsure de l’alcool ou de la tourbe, superbe équilibre. Bacon assaisonné de jus de cerises et de caramel, cendre froide et terre humide, chocolat et café, oranges, cerises, raisins mauves, anis, fruits sauvages, poivre, accents de vin rouge aussi pas tannique et austère mais plus du côté festif de la force. La finale est ponctuée de bonnes salves de tourbe un peu sale, terreuse et crasseuse, un assemblage de fruits rouges, réglisse, pincée de sel de mer et de poivre. Fine touche sulfureuse qui n’enlève rien à l’équilibre général. Pas mal dans mes top de la série Octomore.

Bruichladdich Octomore OBA Concept C_0.1

59.7% alc./vol.
Limited edition of 3000 bottles. Un vatting de 10 casks (3 datant de 2007, 4 de 2006, 2 de 2008 et 1 de 2002) provenant de 6 differents types de fûts.

André 90.5%
Incroyablement fruitée en approche; abricots séchés, bois de chêne, cerises noires, fraises, fruits séchés divers, grosse tourbe un peu sale, une pincée de sel et beaucoup d’épices. Étonnamment, même avec cette livraison d’épices et d’alcool, le nez demeure relativement rond et approchable. La bouche est très puissante, épices des Caraibes, chili, tourbe intense, menthol, feu mourant le matin dans le foyer, fraises, oranges ou nectarines, cannelle, eucalyptus, poivre. Notes qui rappellent aussi le cask finish, genre wine finish. Finale hyper tourbée, le bitume chaud, abricot séchés, phénolique, fruits rouges et vin rouge et chocolat noir amer. Une édition intriguante et singulière qui respecte tout de même le style de la série Octomore.

Bruichladdich Octomore Ochdamh-Mòr 10 ans

50% alc./vol.
80.5 PPM.

RV 88%
Même si l’on a cru bon de spécifie le taux de phénol jusqu’à son dixième près, l’importance du chiffre n’est que relative. Beau nez de tourbe équilibrée avec la profondeur d’un chêne sucré et d’un petit souffle de prune. Très doux puis chocolaté au goût, il s’impose sans fanfare ni trompette mais avec une belle saveur de cacao légèrement fumée. Finale à la hauteur du 10 ans avec quelque chose du Ardbog en version plus gêné, et une petite touche de cendre. Un très beau whisky qui s’impose par lui-même, malgré qu’il est difficile d’ignorer le prix frauduleux.

Bruichladdich Octomore X4+10 Concept_0.2 Quadruple Distilled

70% alc./vol.
Quadruple distillation à 89% d’alcool, fruit d’une combinaison d’Ex-Bourbon, Sweet Wine et Sherry casks vieilli pendant 10 ans, orgé maltée tourbée à 162ppm. Édition limitée de 3000 bouteilles de 500ml. Vu leur haut taux d’alcool, les bouteilles ont dû être, par sécurité, expédiées hors de l’Ile d’Islay par ferry… Le whisky avec le plus haut taux d’alcool embouteillé par la distillerie.

André 88%
La patience est de rigueur ici… Puis un bon 20 minutes après avoir versé, l’alcool s’est dissipé un peu et les notes d’oranges, de bananes et de fruits tropicaux émergent. L’onctuosité de la vanille adoucit la tourbe crasseuse qui sert de canevas. Encore 10 minutes et les fruits rouges séchés se joignent à la valse. La texture étonne avec sensation grasse et très huileuse. L’alcool est puissant certes, mais tolérable. En bouche, oranges sanguines, fruits rouges, miel, vanille et sirop de poires, grosses bananes bien mûres, framboises. La conjonction des épices et de l’alcool est foudroyant en bouche. J’ai l’impression que l’on m’a planté des clous chauffés à blanc dans la langue. La fumée de tourbe crasseuse et terreuse enrobe le tout. La finale est hyper longue, très épicée et fumée, oscillant entre les fruits tropicaux et les fruits rouges séchés. J’ai les oreilles rouge en maudit…lol

Bruichladdich Organic 5 ans 2003

46% alc./vol.
Premier whisky Single malt d’Islay bio ! 100% certifié par l’association Biodynamic, l’orge employé d’une qualité suprême combinée avec une distillation lente pour lui rendre justice, dans de fûts de chêne neuf et de second remplissage. Sur la bouteille et l’étui apparaît la mention « Anns an t-seann doigh », signifiant littéralement en gaélique « de façon traditionnelle », dont la vente est strictement contingentée. Édition limitée à 15000 bouteilles.

André 86%
Papier de cellophane, poires vertes enduite d’une pellicule de cire. La bouche est huileuse et crémeuse, mais aussi céréalée (grains de céréales séchés) Finale rafraichissante sur des notes de cocottes de pin (un peu comme les anciens Longrow) et présente un beau rappel maritime, un brin salé.

RV 79%
Tourbe et foin, légèrement fleuri (lavande et bruyère) ainsi que des petits fruits des champs qui s’expriment avec un peu de retenue, à l’image du Links de la même distillerie. Même chose en bouche mais avec l’ajout de la tôle pas vraiment agréable. Son point fort réside en début de finale avec de la tourbe qui détonne de manière au moins un peu plus franche, et l’aftertaste est convenablement plus sucré. Bien mais absolument rien d’excitant ou de challengeant, plus je le bois moins il me plait. Si la mention Organic et à l’image de celle bio qui nécessite de tout laver pour éviter tout contamination croisée, peut-être que dans le monde superstitieux du whisky ceci va au détriment de liquide qui devient plus monotone.

Patrick 86%
Légère tourbe qui semble âgée, touche fruitée, poires. Au goût, les fruits et les poires se confirment, avec une touche de saumure, mais on dirait que le tout est enveloppé dans du papier ciré. Finale légèrement alguée et salée qui pourrait s’allonger un peu plus. Un bon whisky qui m’inspire comme commentaire final, « almost ».

Bruichladdich Organic Multi-Vintage

46% alc./vol.
Avec ce whisky à base d’orge bio, fabriqué en étroite association avec les fermiers d’Islay, Bruichladdich renoue et redécouvre l’âme de l’île, et une fois encore la terre et le whisky sont réunis. Doté d’une très grande qualité d’orge, Bruichladdich Organic Multi Vintage bénéficie d’une distillation spécifique et de quelques fûts de chêne neufs associés aux traditionnels anciens fûts de bourbons. On retrouve ainsi dans son verre un whisky se rapprochant le plus de ce qu’il était avant l’industrialisation et la distillation assistée par ordinateur. L’image sur l’étui est « Brigdhe », prononcer “brig-heed-her”, le mot gaélique pour désigner la déesse de la fertilité, des récoltes et du foyer, un esprit puissant sur Islay et « mère » de l’ile.

André 82%
On ne convertira personne au whisky avec le nez de cet embouteillage, pour être poli, je dirai que cela ne sent pas très bon. Une ligne directrice sur les céréales mouillées et macérées, une bouillie (mal)odorante, de vanille et de fruits en sous-entendu. Une fois que le nez a respiré, l’aspect déplaisant des céréales disparait, laissant libre court aux fruits afin de s’émanciper avec passablement de force d’ailleurs. La bouche n’offre que très peu de surprises, le citron (présent dans beaucoup d’embouteillages de Bruichladdich) est confortablement assis, les céréales ressemblent maintenant plus à une boite de Honey Comb, mais les traits d’un jeune whisky ne tardent pas à s’afficher en bouche car on a l’impression que celui-ci prend de la vitesse en finale, de façon fort débridée, ce qui surprend un peu. J’ai comme image les cowboys s’accrochant aux chevaux sauvages lorsque la porte de l’enclos s’ouvre dans les rodéos. Il reste bien en toute fin de bouche des saveurs d’amande et de miel, de fruits tropicaux dominé par le citron et quelques saveurs du large. Un whisky ou certaines parties sont meilleures que la finalité de l’ensemble.

RV 79%
Peut-être le beauceron rustre et pas compliqué en moi, mais la mode organique, c’est bon pour les gauchistes de la ville. Encore une fois avec les tendances du Links de la même distillerie, la violette gênée dans un fond de beurre fleuri. L’arrivée est puissante mais rempli de cuivre, comme si on avait laissé reposer le liquide dans l’alambic longuement avant de le chauffer. La finale est par contre hyper tranquille, spécialement après le goût. Légèrement aigre, l’aftertaste est bon mais trop transparent. Je serais curieux de savoir ce que les anciens tourneurs de tourbe penseraient de ce whisky beaucoup trop propre.

Patrick 85%
De façon très appropriée, le parfum se révèle être marqué par les céréales… En fait, une orge légèrement brûlée. Quoique marqué par l’alcool, le tout me donne une impression de pureté. En bouche, toujours cette pureté des céréales chauffées et de l’alcool. La finale s’étire sur une note épicée. Globalement, on sent que le « new make » n’est pas loin. Toujours est-il qu’il n’y a pas de fausses notes. Un whisky intéressant. 2e tasting 81% : Nez: Léger, malt pointe fruitée. Bouche: Malt frais et agréable, suivi d’une très subtile note fruitée. Finale: Note métallique bizarre. Balance: Presque. Mais pas tout à fait.

Martin 78%
Nez: Un mur de cuir tourbé pendant exactement une seconde. Le mur s’écroule tout de suite pour faire place à des céréales douteuses, comme un gruau pas propre. Fumée, fruits secs, lichen. Une touche d’acidité, mais demeure terreux à tous les niveaux. Bouche: Citron, pointe de biscuits à la vanille. Céréales au miel. S’épuise un peu trop précipitamment. Finale: Poivré mais sans intérêt. Reste un après-goût de cuivre pas super. Une sorte d’aigreur caustique persiste. Équilibre: Pas trop mauvais, mais pas brillant non plus. Correct, si on veut se donner bonne conscience, autant manger des graines tant qu’à y être. Bonyenne, trop de sous-entendus, je saigne des yeux.

Bruichladdich Peat

46% alc./vol.
En remplacement de l’ancienne version 3D3, le Bruichladdich Peat a un rôle tout particulier à jouer puisqu’il incarne un style fortement tourbé (plus de 35ppm) ce qui est, bien-sûr, relativement nouveau pour Bruichladdich qui ne pratiquait pas la tourbe avant 2001.

André 89.5%
Nez iodé et légèrement tourbé, plantes vertes mouillées, hareng séché. Un nez que l’on qualifierait même d’inoffensif, ce qui ouvre à la surprise en bouche. La tourbe est beaucoup plus intense que le nez, (ce qui est effectivement l’inverse du Bourbon cask comme le dit RV ou le nez est superbe et où la bouche déçoit un peu), mais quand même pas de la trempe du niveau de tourbe des 3D2 et 3D3. Se dégage aussi une fumée sucrée (apporté par le fût de bourbon ?) jumelé à un fruité intéressant et inattendu. La finale tapisse la bouche et est très satisfaisante. Un bel embouteillage, à mi-chemin entre les Bruichladdich traditionnels à bas niveaux phénolique et les costauds Port Charlotte et Octomore, très approchable et invitant pour s’initier à la tourbe.

RV 87.5%
Tourbe profondément ancrée et encrée dans le chêne caramélisé. Vaut mieux le prendre rapidement car il s’évapore rapidement. En bouche, violette africaine au caramel et tannins de bois avec un peu de vernis et de sel d’algue. Finale un peu plus sur la tourbe en multicouche de saveurs, avec des essences de bois franc qui ont fait chauffer la scie à ruban. Un bel exemple que ni l’âge ni les casks finishes sont nécessaires pour faire du bon whisky. Très satisfaisant, un peu plus loin de la mer, à quelque part en plein milieu d’Islay, le paysage est moins breathtaking mais tout aussi poétique.

Patrick 87%
Fumée et tourbe détrempée après un orage qui a saturé l’air d’ozone, le tout à quelques pieds de la mer. Arrivée sucrée, puis tourbée, puis épicée, puis fumée et qui finit sur une note de petits bonbons rouges. Tous les ingrédients sont présents pour un grand whisky, mais il semble manquer un je-ne-sais-quoi au niveau de l’ensemble. Quand même un très bon résultat, je suis peut être trop sévère.

Bruichladdich Port Charlotte 10 ans 2nd Edition

50% alc./vol.
Cette seconde édition de Port Charlotte 10 ans est tourbée à 40ppm. Distillée en 2006, elle est élaborée exclusivement à partir d’orge écossais (100 % écossaise et eau de source de l’ile d’Islay) puis maturé dans une combinaison de futs de bourbon de premier remplissage, de sherry et de Tempranillo. Edition limitée à 18 000 bouteilles.

André 88%
Amalgame intéressant ce Port Charlotte qui oscille entre les tropiques, Islay et l’Espagne. Premières odeurs frappant le nez, la tourbe et cette sensation maritime, embruns salés, puis un mélange de fruits tropicaux et de sherry, petites framboises sauvages et une onctuosité impressionnante de vanille. Tout comme au nez, la tourbe ouvre la parade en bouche, tourbe terreuse parsemée de sel de mer et d’une touche terreuse, avant que ne prennent place les fruits rouges et les fruits tropicaux. Un peu de patience et l’évaporation des salves tourbée permettent l’expansion des saveurs de fruits (cerises, framboises, fruits secs, ananas, poires et pêches). La tourbe avec le temps devient un peu bizarre, genre de cendre froide dans l’âtre au matin, un peu de tourbe herbeuse même, avec une montée de la salade de fruits et d’agrumes. Finale avec des accents épicés et tourbés. Un très bon whisky qui a tous les ingrédients mais qui manque un peu de consistance et de hook. J’ai bien aimé mais n’irais pas jusqu’à en acheter une bouteille.

Patrick 93%
Un grandiose whisky, riche et intense, qui ne décevra pas les attentes de personne. J’adore. Nez : Parfum de tourbe légèrement sucrée, avec de discrètes notes d’orge, de chêne et de vanille. Appétissant. Bouche : Mmmmm, c’est bon ça!! Superbe fumée sucrée-salée-poivrée, avec une touche d’herbe, de l’orge, un peu d’épices et du bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et épicée.

Bruichladdich Port Charlotte 10 ans Heavily Peated

50% alc./vol.

André 90.5%
Pour amateur de tourbe avertis, ce whisky est un must! Tourbe agricole, ananas frais, purée de bananes, grosse gousse de vanille, jus de citron, minéral aussi genre galets avec du sel de mer séchés dessus au soleil, varech, sel de mer. J’aime beaucoup le fait que même si ce whisky est tourbé, celle-ci n’efface pas les odeurs plus discrètes et fines. Du beau travail au niveau équilibre général. Texture grasse en bouche, mouth coating, sur les saveurs de salade de fruits, d’ananas et de poires, jus de citron, oranges ou mandarines, fumée de tourbe maritime, algues et sel de mer. Finale camphrée, herbeuse et poivrée.

Patrick 90%
Tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un whisky d’Islay. De la tourbe, de la fumée et un ensemble de saveurs assemblées de manière magistrale. Nez : Belle grosse tourbe pas subtile pantoute, avec une touche herbeuse et crasseuse comme j’aime mes whiskys tourbés. Bouche : Belle tourbe fraîche, chêne brûlé deux fois plutôt qu’une, présentant globalement une saveur de feu de camp et de tourbe. Et une discrète note sucrée qui rends l’ensemble hyper agréable à boire. Pas subtil, mais très efficace. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe, le bois brûlé et une touche herbeuse.

Martin 91.5%
Nez: Superbe tourbe, végétale, agricole et feutrée à la fois. Herbe, citron et sucre en poudre. Vanille, agrumes, chêne et crème. Bouche: Miel et vanille, tourbe et fleur de sel. Caramel, fruits mijotés et malt grillé. Douces épices, fruits tropicaux accompagnés d’une juste minéralité. Finale: Longue et posée, sucre en poudre, chêne et poivre rose. Douce tourbe omniprésente. Équilibre: Exquis, avec Port Charlotte difficile de rater la cible.

Bruichladdich Port Charlotte 13 ans 2004 Single Cask

58.6% alc./vol.
Bourbon cask #30, MRC wine finish, cask sample

André 79%
Nez onctueux et puissant, un peu musqué, céréales avec une touche agricole, léger fumé et souffre, bois mouillé, fruits rouges et influences définies du wine cask. La bouche est franche sur l’alcool mais douce sur les saveurs… qui sont inusuelles; confit d’oignons rouges au vin rouge, viande fumée encore un peu saignante, petits fruits sauvages, vineux et résineux, encore cette légère touche de souffre, tout de même discrète, bois mouillé, terreux humide. Finale vineuse, poignée de fruits rouges et fine astringence saline et maritime et une tourbe bien dosée avec rétro-olfaction sur les fruits rouges (raisins). J’ai l’impression qu’en voulant ajouter un cask finish singulier qu’on a plutôt gâché la recette avec un fût qui a mal tourné alors que les saveurs de souffre réussissent toujours à remonter à la surface. Dommage…

Patrick 95.5%
Port Charlotte et vin rouge, les attentes peuvent difficilement être plus élevées. Et elles sont rencontrées. Les saveurs que j’aime le plus dans un whisky s’y retrouvent toutes assemblées avec brio. Parmi les meilleurs whiskys que je n’aie jamais goûtés, dommage qu’il ne s’agisse que d’un échantillon! Nez : Parfum de très vieux vin, portant des arômes de fruits extrêmement mûrs et de la pierre de savon. Le tout est superbement envoûtant. Bouche : Oh wow. Un incroyable mélange de pierre de savon, de fumée de tourbe, de sel et de notes de vieux vin rouge remplit de fruits mûrs. Finale : D’une superbe longueur, marquée par toutes les saveurs précédemment mentionnées.