Courvoisier VS 21 ans

40% alc./vol.

RV 88%
Dès qu’on y plonge le nez, on voit que les années ont été bénéfiques, et du jus de raisin ce spiritueux est passé au raisin rouge que l’on retrouve dans certains whiskies canadiens, particulièrement le Forty Creek Double Barrel. Assez uniforme, il est très facilement apprivoisable, du début à la fin. Bref, on se concentre presqu’uniquement sur le raisin, mais quel raisin! De plus, le tout se termine sur une finale de longueur digne, très digne… mais aussi digne de son prix, peut-être le seul défaut de ce cognac.

Courvoisier VS 12 ans

40% alc./vol.

RV 80%
Autant au nez qu’au goût c’est du jus de raisin loin d’être viril ou sage. En bouche, l’arrivée de caramel est tout de même intéressante, un peu surprenante et hors du commun. En finale, le sucre est lui aussi surprenant mais par sa non-subtilité, tellement fort à la manière de bonbons, du genre ‘enveloppe des smarties. De la jeunesse trop pimpante mais pas assez profonde.

Chateau du Beaulon Single Estate Vintage 1975

40% alc./vol.

RV 90%
Une tigresse qui derrière son look de petite jeune a énormément, énormément d’expérience. Simplement fruitée au nez, elle ne fait pas dans la subtilité mais la franchise. Toute aussi simple en bouche, d’abord elle se repose sur les papilles, pour ensuite leur faire l’amour. L’aftertaste est intensément teintée de réglisse très noire et liquide. Une expérience concertée et concentrée menée de main de maître.

Camus VSOP Élégance

40% alc./vol.

RV 88%
Un coganc à tendance armagnaçaise. Fin mélange de raisin et d’orange, un peu terreux mais suivi d’un beau sucre. Malgré un petit picotement sur la langue, les fruits gagnent au niveau de la longueur tout au long de la bouche et de la gorge, mais la finale est très abrupte avant le retour du raisin en aftertaste. Très franc, pas un très bon représentant des cognacs généralement plus fin, mais un très bon points entre ceux-ci et les armagnacs.

Camus Borderies XO

40% alc./vol.

RV 89.5%
Une superbe expérience plus savantes que d’autres, une belle notion du beau paysage (un peu onéreux) de la région du Cognac. Beau petit raisin inoffensif qui semble jouer avec le nez et les papilles. Moins dans les joues et plus sur la langue et le palais, où le raisin s’incruste lentement. La finale est elle aussi toute de raisin, d’abord fraîchement ceuillis puis en jus, pour se terminer dans un aftertaste très, très distingué. Un whisky exceptionnel qui aurait facilement dépassé la barre des 90% n’eusse été du prix.

Calvados Lecompte 12 ans

40% alc./vol.

RV 86%
Toujours intéressant de voir ou de sentir à quel point il est difficile de cacher la pomme derrière le petit nez de bois. En bouche, la pomme jaune et la confiture de pomme se donnent, sans être trop sucré, voir même en étant un peu secs. La finale est le point fort de l’expérience: toujours en pomme, on gratte le bâton de cannelle gratte fort sur la râpe. L’aftertaste est remarquable par la longueur (spécialement pour un spiritueux de 12 ans), qui conclut mon meilleur calvados jusqu’à maintenant.

Roger Groult Vénérable

41% alc./vol.
Calvados du pays d’Auge.

Patrick 88%
Un très bon Calvados, qui saura satisfaire tous les palais. Nez : Pomme brûlée et sucrée avec une touche de compote, d’épices et de gazon sec. Bouche : Pommes et épices, avec une pointe boisée. L’ensemble présente un sucre subtil et chaleureux. Finale : Longue, marquée par les pommes fraîches.

RV 84%
Un vieux prof sage… mais davantage vieux que sage. Hyper doux avec beaucoup de pelure de pomme que de chair. Peu d’arrivée ou plutôt super lent en bouche, la pomme sort tardivement avant la finale toute en cannelle et bois de pommier. Pour un alcool autant travaillé, il vaut la peine pour la papille mais peut-être pas pour le portefeuille malgré son prix plus que raisonnable.

Boulard XO

40% alc./vol.
Calva du pays d’Auge.

RV 83.5%
Étrange mélange olfactif. L’odeur de pomme acide et sucrée à la fois place ce calva entre le gin et l’armagnac. Par contre, contrairement à de trop puissants whiskies, on peut vraiment plonger le nez dans le verre pour sentir toutes les subtilités du sucre de la pomme. Soyeux et léger en bouche, la pomme ne laisse pas passer le bois, et l’on doit attendre en finale pour trouver une maturité au liquide, avec de la vanille fraiche, une pointe de noix de Grenoble, dans une belle chaleur pour un pourcentage aussi bas. Comme Calva d’introduction, fait très bien le travail.

Vieux Télégraphe Chateauneuf-du-Pape Vieux Marc

42% alc./vol.
Vieux marc vieilli 10 ans en baril de 225 litres et non filtré.

RV 87.5%
Théoriquement du brandy, mais un spiritueux comme je n’ai jamais goûté jusqu’à ce jour. Pour bien vivre l’expérience, sentir dès qu’il est versé, avec des odeurs plus ou moins intéressantes d’épinette et de gros champignons poussant sur le tronc de celle-ci. Quelques minutes plus tard, beaucoup plus calme avec un superbe mélange de raisins secs, de muscade, de vanille et même d’un peu d’érable. En bouche le bois est très fort, mais dans un beau développement il se sucre jusqu’à la finale qui commence un peu trop abruptement mais qui comme la bouche descend très bien en gratte la gorge de son raisin. Mon premier alcool de ce type mais ma curiosité étant piquée, ce n’est sûrement pas mon dernier.

Uitkyk Pot Still Estate Brandy

38% alc./vol.
Brandy de l’Afrique du Sud.

RV 82%
Trop rond et peu défini, il y a bien une petite touche de vanille. L’arrivée est très tranquillement sucrée, avec des pommes chaudes et du caramel. Avant la finale survient un élan de bois davantage du côté armagnac que cognac. Un bon petit brandy qui se prend bien, une bonne introduction qui ne risque pas de choquer.