The London N°1 Blue Gin

47% alc./vol.
Gin Distillé, Angleterre.

Patrick 88%
Bon… Un gin bleu! Est-ce un truc marketing, ou a-t-il vraiment quelque chose de différent à offrir? Le nez léger, en particulier pour un gin relativement fort en alcool, nous laisse dubitatif: le genièvre est bien présent, mais il y a aussi des notes de bergamote, rappelant certains thés Earl Grey. En bouche, la première sensation est plutôt agréable et surprenante: on dirait un thé au gin… ou l’inverse? La finale est plutôt épicée, et s’étire moyennement. En conclusion, rien pour justifier la couleur, si ce n’est pour mettre un peu de couleur dans votre bar, mais nous ne pouvons pas affirmer non plus qu’il s’agit uniquement de marketing. Bref, une belle curiosité.

Tanqueray N°Ten

47.3% alc./vol.
London Dry Gin, Écosse.

Patrick 86%
Au nez, semblable au Tanqueray original, mais avec une profondeur et une complexité supplémentaire, provenant d’épices telles l’origan et la sarriette. C’est en bouche qu’il prend toute sa dimension! Cardamone, concombre frais, fleurs, le tout enveloppé d’une belle fraîcheur et baignant dans un léger sucre. La finale apporte aussi une touche poivrée. Un superbe ensemble parfaitement balancé, voici un vrai gin de dégustation pour lequel il n’est nul besoin de masquer le goût avec du tonic ou du citron!

Tanqueray

40% alc./vol.
London Dry Gin, Écosse.

Patrick 83%
Parfum très net de genièvre, rappelant aussi une vodka. En bouche, le genièvre est très présent, ainsi que l’alcool. La texture est plutôt sèche. La finale nous révèle subtilement quelques épices. Simple, efficace et surtout relativement léger au goût, doit être parfait pour un gin tonic lorsque la personne n’aime pas trop le gin!

Schenley London Dry Gin

40% alc./vol.
London Dry Gin, Canada.

Patrick 77%
Parfum de genièvre et alcool. En bouche, alcool, genièvre et une touche d’agrumes qui rend l’ensemble moins rébarbatif. La finale, légèrement aigre, ne s’étire pas trop longtemps… Bon, il n’y a rien ici pour convaincre qui que ce soit de se convertir au gin, à moins que le seul critère ne soit le prix et « l’effet »…

New Amsterdam N°485

40% alc./vol.
Straight Gin, Californie.

Patrick 92%
La première chose qui m’a frappé fut le prix: 12$!! Bon, j’ai trouvé la bouteille en Floride, mais j’imagine que même au Québec, elle se détaillerait certainement sous les 30$… Le nez est extraordinaire par sa délicatesse et sa richesse. Contrairement à la plupart des gins, le genévrier est très peu présent. En fait, le parfum est définitivement dominé par l’orange, et le tout est marié ensemble par une touche de vanille. En bouche, toujours aussi délicat et fruité, avec une touche florale qui cherche à obtenir le second rôle face au genièvre. La texture est extraordinairement douce, au point qu’il faut être prudent pour ne pas trop en boire. La finale s’étire sur une agréable note épicée et de genièvre. Plusieurs puristes ont comparés ce gin à une vodka aromatisée… Et bien, mon statut d’amateur me permet d’affirmer qu’à ce jour, c’est le meilleur gin que j’aie goûté. Et le moins cher.

Maxi Dry Gin

40% alc./vol.
London Dry Gin, Québec.

Patrick 81%
La bouteille en plastique me laissait présager le pire. Toutefois, au nez, le genièvre me surprend par sa pureté! Bon, ce n’est pas une profondeur et une richesse d’aromes incomparable, mais ce n’est pas du tout rebutant. En bouche, l’approche est sucrée, puis le genièvre prends sa place, accompagné par un bagage d’épices assez agréables. La finale, sèche, s’étire moyennement sur une note sucrée/épicée. Une belle surprise, et à moins de 20$, il s’agit définitivement de l’un des meilleurs rapport qualité/prix de notre monopole d’état. Cachez l’horrible bouteille, mais n’hésitez pas à l’offrir sous forme de gin tonic à vos amis!

Hendrick’s Gin

41.4% alc./vol.
London Gin, Écosse.

Patrick 89%
Le gin qui a éveillé ma curiosité envers le genre! Fabriqué par la famille qui produit aussi les scotchs Glenfiddich et Balvenie. Arômes plutôt différents, tels que concombre, cerfeuil, thym, coriandre et évidement le genévrier. En bouche, la sensation est à la fois rafraichissante et chaleureuse: une belle complexité! En plus des arômes que nous y avions détecté au nez, nous y trouvons des traces de sarriette et de roses. La finale est sèche, mais certaines saveurs épicées subsistent tout de même longtemps, à notre grand plaisir. Un très bon gin, qui a la réputation qu’il mérite!

Gordon’s Dry Gin

40% alc./vol.
London Dry Gin, Écosse (version distillée au Canada).

Patrick 78%
Doux genièvre, peut être trop doux car on y perçoit aussi l’alcool. En bouche, approche sucrée, puis le genièvre, accompagné d’une légère touche d’épice subtile qui fait tout son possible pour rester cachée. La finale est sèche, courte, légèrement poivrée et florale. Pas de fautes majeures, mais pas de plaisir non plus, si ce n’est le prix payé.

G’Vine Nouaison

43.9% alc./vol.
France. Distilled gin small batch.

Patrick 84%
Nez vineux et floral très rafraîchissant. En bouche, l’arrivée est un plein bouquet de fleurs, le raisin et une intriguante touche de malt. La finale est toutefois un peu bizzare… Un bon équilibre, très vfivifiant, mais la finale lui fait perdre mon intérêt.

Dry Fly Small Batch Gin

40% alc./vol.
Gin, Spokane, Washington, USA.

RV 87.5%
Dès l’olfactive j’en oublie tout mauvais souvenir de Kuyper ou Beefeater, parce que très poivrée mais avec peu ou pas de traces de genièvre, plûtôt remplacé par le sucre. En bouche, c’est un mélange végétal vinaigré puis sucré (des betteraves au poivre?) avec une finale hyper douce, voire aggrémenté de 7up. Après l’abondance de sucre de la finale, l’aftertaste de feuilles brûlées me rappelle qu’il s’agit tout de même d’un gin. Après une dizaine de gins, il s’agit du premier que j’aimerais tout aussi bien essayer straight qu’en tonic.