Bruichladdich 1989 Bourbon Cask #44

53.5% alc./vol.
Cask #44

Patrick 89%
Le nez discret m’a complètement fourbé! Tout explose une fois en bouche, pour notre plus grand plaisir! Bref, quelques points en moins pour le nez qui a fait son difficile, mais en bouche, si tous les scotchs étaient fait sur la même recette, je ne m’en plaindrait même pas! Nez : Chêne, discrets fruits tropicaux et vanille subtile. Bouche : Oh oh! C’est ici que ça se passe! Fruits tropicaux, tonne d’épices du chêne et surtout, une belle touche de fumée discrète, mais impressionnante! Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne brûlé, l’orge et une touche de fumée.

Canadian Club Chronicles – 41 Year Old Whisky (The Water of Windsor)

45% alc./vol.
Issue no.1

André 91.5%
Après la déception du 40 ans, je me demandais si on nous referait le coup année après année en montant le prix de 50$ à toutes les fois pour si peu de changement. Je ne sais pas si les gens de CC ont senti la soupe chaude et sont retournée à leurs livre mais on a corrigé le tir solide sur cette 2eme édition, avec beaucoup plus de corps et de texture, des saveurs mieux balancées et concentrées. Au nez; cassonnade et planche à cointrer en pin, un soupçon de cannelle, caramel, fruits rouges, prunes. La bouche est soyeuse, on sent que le whisky a de la complexité et les saveurs sont fondues. L’apport du rye est plus ressenti qu’au nez, nappé de draps de cassonnade fraiche, réglisse rouge, tarte aux pommes, oranges. On retrouve aussi un bel amalgame de fruits sauvages, de sherry et de prunes qui calme les ardeurs fougueuses du rye, toffee et sirop d’érable, cannelle. Belle finale onctueuse, toffee et caramel, céréales au miel, bois de chêne brûlé.

Patrick 90%
Un superbe whisky savoureux et alléchant, très bien équilibré, du genre qu’on veut en prendre une autre gorgée, et une autre, et une autre… Nez : Parfum de cassonade, avec des fruits des champs et des pommes. Bouche : De la belle cassonade épicée, des fruits rouges, un peu de pommes et un peu de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, fruitée et surtout épicée.

Martin 91%
Nez: Fruits rouges, sucre doré, pommes et malt grillé. Touche de maïs sucré. Bouche: Sucre, miel et fruits, caramel, épices et bois. Belle douceur qui accompagne bien nos états d’âme. Finale: Longue et mielleuse sur des notes de compote de fruits épicée. Équilibre: Un doux nectar, superbe et à la hauteur des attentes cette rare fois où on peut goûter à un whisky qui a pratiquement notre âge.

Kim 84%
Nez : agrumes et poires, ce whisky sent jaune… oui, oui, pas jeune, jaune. Bois doux et une petite dose de caramel. Finale sur le poivre blanc. Bouche : en attaque, jus de raisin fait de concentré, qui cède la place à un bois corsé et un bon punch de poivre.

Glenfiddich Private Vintage 1976

47.9% alc./vol.
Cask 2443, Bottle #49. Disponible à la distillerie seulement, environ 3800$ la fiole. Distillé en 1976 et vieilli près de 35 ans en fût de chêne Américain.

André 93.5%
Le nez offre pas mal de saveurs de noix de coco et de chocolat au lait comme point de départ. Après quelques minutes à respirer, on tend plus vers les notes de miel et de poires, pommes vertes, vanille, une touche infime d’oranges, céréales au miel, crème brûlée, mangue. Wow…… Ce whisky démontre autant d’équilibre et d’exactitude que Nadia Comaneci aux Olympiques de 76. Bouche pulpeuse, sur le bourbon cask, tranches d’ananas frais, coconut séché, poires au miel, oranges, mangue, feuilles de tabac. C’est simplement hallucinant! Douce finale, douce mais très longue, l’alcool est discret et joue le rôle de maitresse du fût de bourbon dans cette épisode langoureux et passionné de la rencontre entre un whisky et un fût de bourbon. Epic. Merci à Beth Havers et Ian Millar de Glenfiddich.

Patrick 90%
Un beau gros whisky intense et complexe, qui évolue tout au long de la dégustation, ce qui le rend encore plus agréable à savourer. Nez : Oranges trempées dans le chocolat, chêne frais, noix de coco et crème brûlée. Bouche : Oh. Quelle sublime texture en bouche! En termes de saveurs, c’est épicé et sucré, plus spécifiquement du caramel, de la cannelle, des ananas, de la vanille, du miel et du bois brûlé. Plus le temps passe, plus les épices deviennent intenses. Finale : D’une belle longueur, intense au niveau des épices.

Glenrothes Whisky Makers Cut – The Soleo Collection

48.8% alc./vol.
First Fill Sherry Casks.

André 84.5%
Je ne sais pas si on tente le même coup que chez Macallan mais encore une fois l’équipe de marketing se sont vraiment défoncés avec les noms pour les whiskies sans mention d’âge. Après avoir passé tous les noms de danseuses, (Ruby, Sienna, Gold et Amber), on est à passer toutes les tâches de la distillerie. Quel hasard, cette distillerie appartient elle aussi au Groupe Edrington, qui détient aussi Macallan… Cette version …presque cask strength… (pouet, pouet) présente une approche de fruits secs, au nez, d’oranges et de noix, vanille, raisins secs et pâte de fruits, chocolat au lait, du gros xérès entier qui monopolise pas mal la totalité des narines. La bouche est pâteuse et résineuse, bizarre et difficile à expliquer comme rendu, avalanche de fruits secs et de raisins, chocolats fourrés à la pâte d’oranges, vieux cuir, vanille, abricots, cassonnade et cannelle. Finale de bonne longueur, un peu monotone sur les fruits secs omniprésents et une touche de bois de chêne épicée. Une étrange tangente cette décision de revenir sur des age statement plutôt que de garder la notion de vintages qui donnaient une particularité à ce whisky qu’éclipsent bien de ses voisins du Speyside.

Patrick 91%
J’aime. A ce prix-là, je m’en prends une bouteille tout de suite! Nez : Chocolat au lait, un peu de xérès et une touche de vanille. Bouche : Wow! Chocolat noir, xérès bien vieillit, vanille, chêne et un peu de cassonade. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois.

Martin 89%
Nez: Raisins secs, xérès et cuir, avec une vague pointe de fumée de tourbe un peu gênée. Un peu d’orange, de muscade et de chocolat. On vise une impression d’opulence. Bouche: Texture ok, dattes et raisins, épices, fumée et bois. Miel sirupeux et caramel. Astringence du sherry cask qui fait saliver à souhait. Finale: Xérès, chêne, vanille, vieux cuir, fumée de tourbe. Les épices règnent en roi et maître pour chapeauter le tout. Équilibre: Vraiment un bon scotch. Bien que la tendance soit aux NAS et aux whiskys avec des appellations telles que « reserve », « small batch » et « whisky maker », ici je crois qu’on a droit à un maudit beau dram, si bien sûr le prix honnête est au rendez-vous.

Glenrothes 25 ans The Soleo Collection

43% alc./vol.
Les fûts utilisés pour cette version proviennent en grande partie de First Fill Sherry Casks.

André 86%
Ce qui définit Glenrothes, c’est son utilisation habile des fûts de sherry et j’avoues que lorsque j’ai patienté pour enfin mettre la main sur le dram de ce 25 ans d’âge, mes attentes étaient bien hautes. Le nez et la bouche sont encore sur les notes de raisins secs et les fruits séchés mais aussi sur les dattes, figues et les prunes, cerises noires, ces fruits plus intenses et presque pâteux et tannique, notes de cuir mouillé. Malheureusement, la bouche est un peu terne et on ressent rapidement les effets de la dilution à 43% d’alcool; fruits secs, caramel salé, prunes et raisins secs, a bit oaky. Finale courte, presque expéditive, fruitée et offrant quelques notes d’épices bien timides, bonbons pour la grippe à saveur de cerises. Pour environ le même prix, n’hésitez pas à acheter le Douglas Laing XOP Glenrothes Single Cask 25 ans, noté ici 94% par nos deux évaluateurs plutôt que cette version.

Patrick 94%
Aaaaaargh! Dommage qu’il soit si cher, j’en voudrais une bouteille! Vous en avez les moyens? Go!!!! Nez : Caramel salé, xérès, mangue et des amandes. Maudit que ça sent bon! Bouche: Toujours le caramel salé, des abricots, de la vanille, des fruits mûrs et une bonne dose de chêne brûlé. Finale : D’une superbe longueur (surtout pour un whisky à 43% d’alcool), avec du bois brûlé autant qu’on en veut!

Glenrothes 18 ans The Soleo Collection

43% alc./vol.

André 83.5%
On ressent plus l’influence du sherry dans cette édition. Belle rondeur au nez, fruits séchés et poires, oranges, vanille, épices, raisins secs, prunes. Malgré la puissance des arômes, le whisky est presque muet et étrangement discret. La dilution ou les fûts un peu trop réutilisés? La bouche manque de générosité, aspect un peu poussiéreux et vieillot. Oranges nappées de crème fouettée, amandes et cachous, raisins secs, sherry et fruits secs, prunes, vanille, pincée d’épices un peu plus acérées. Finale de belle longueur, poivrée et épicée, fruitée, mais le whisky en général manque d’amour et de personnalité.

Patrick 91%
OK, c’est bon ça, madame. Vraiment trèèès bon! Nez : Poires, gingembre, amandes et de beaux fruits mûrs. Bouche : Du beau chêne brûlé, de la cassonade, de la vanille et beaucoup de xérès. Menoum. Finale : D’une belle longueur, fruitée et sucrée.

Glenrothes 12 ans The Soleo Collection

40% alc./vol.

Patrick 87%
Un très bon whisky, d’un rapport qualité prix honnête. Nez : Parfum de xérès sucré, avec une touche subtile de chêne, de vanille et de cassonade. Bouche : Du bois, du sucre, des fruits, de la vanille, ça y est, tous les ingrédients d’une recette gagnante y sont! Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le xérès et un tout petit peu de bois.

Glenrothes 10 ans The Soleo Collection

40% alc./vol.
Vieilli pendant 10 ans en fût de Jerez et embouteillé avec sa couleur naturelle, ce whisky de la Soleo collection est selon Alasdair Anderson, le maître distillateur de The Glenrothes, « un des plus rafraîchissants de la gamme. Combinaison de fûts de Jerez de chêne européen et américain.

André 78%
Ouch, quel croc en jambes pour les amoureux de cette distillerie chérie, moins connue que bien de ses comparses du Speyside. Un whisky d’introduction où l’on a troqué la qualité pour un whisky jeune et dilué à son maximum. Nez épuré et délavé, vanille fade et agrumes défraichis, fruits rouges séchés, céréales. La bouche est fade et l’apport du fût de xérès est bien discret, notes d’agrumes, fruits secs, vanille, oranges. Finale courte et diluée, fruitée mais presque muette. Pas une déception mais certainement pas une surprise versus les attentes.

Patrick 82%
Un bon whisky, mais qui manque malheureusement de balance. Nez : Parfum de xérès très sucré, avec une touche de chocolat. Bouche : Du chêne, un peu de sucre, pas mal d’épices… Mais j’ai l’impression que c’est garroché un peu n’importe comment. Finale : D’une longueur moyenne, avec un enchevêtrement de saveurs bizarres.

Laphroaig 28 ans

44.4% alc./vol.

André 93%
Malgré le prix légèrement plus élevé que son frère de 27 ans (1750$), ce whisky livre la marchandise. Rapidement au nez, on constate que le whisky a de l’âge et une rondeur sensuelle envoute rapidement les narines de nuages de tourbe phénolique tendres et pulpeux, hôpitalesque, d’herbes verte mouillée, céréales fumées, d’agrumes citronnées, poires passées à la poêle, miel chaud. Bouche onctueuse et sensuelle, phénolique à souhait, beaucoup d’agrumes rafraichissantes et de cosses d’oranges fraiches, jus de citron, poivre noir moulu, une touche de fruits secs, xérès et réglisse rouge, fumée de tourbe diaphane qui fond dans la bouche. Longue finale, persistante mais très douce, la fumée de tourbe phénolique s’éteint lentement en laissant une sensation de plénitude et d’air frais maritime. Du grand Laphroaig, à plus de 1700$ la bouteille, nous en attendions rien de moins.

Patrick 94%
Un Laphroaig apprivoisé par 28 longues années en fût. C’est excellent, le genre de whisky qu’on boit à tous les jours… quand on est milliardaire! Nez : La tourbe typique (c’est-à-dire, crasseuse) de Laphroaig est grandement adoucie par du chocolat et du miel. Bouche : Superbe fumée de tourbe crasseuse et sucrée tout la fois, avec des notes de chocolat, de miel de fruits mûrs et de bruyères. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée de tourbe, un peu de chêne brûlé et une vanille sucrée.

Martin 89.5%
Nez: Tourbe verte et herbeuse, plus végétale que Laphroaigesque. Bois et boucane, poussière et citron. Pierre lavée. Bouche: Tourbe et pneu, cuir et fruits tropicaux. Chêne et épices légèrement astringentes. Finale: Longue, sèche, fumée et boisée, à peine minérale. Équilibre: Fort agréable, on comprend le parcours dans le temps de ce whisky, mais a t-il perdu un peu de son mordant avec le temps?

Box Single Malt Whisky PX

56.7% alc./vol.
Maturation en first-fill bourbon casks et affinage en first-fill PX pour un vieillissement total de 5.34 années. Limited edition of 1507 bottles.

André 86.5%
Avalanche de fruits rouges; cœur de pommes, cerises, cosses d’oranges, raisins, chocolat noir, dattes et figues, mélange de cannelle et de poivre concassé. Très bel agencement de flaveurs, attrayantes et juicy. La bouche offre beaucoup de punch, outre le taux d’alcool, les notes de poivre et d’épices sont intenses, mais n’offre que pratiquement les mêmes saveurs perçues au nez. Les saveurs sont intenses, l’alcool aussi, mais l’ensemble ne réussi pas à cacher la jeunesse du whisky. Belle finale, moyenne en longueur, fruitée élégamment et épicée avec générosité. Un peu ambivalent sur cet embouteillage qu’on a tenté de masquer avec un cask finish puissant. À 150$ le 500ml, y’a pas juste l’alcool qui passe serré…

Patrick 90%
Un superbe whisky, riche, intense et bien construit. Wow, j’adore! Nez : Fruits sucrés, bananes, chocolat au lait. Tellement appétissant, j’en ai l’eau à la bouche! Bouche : Un gros whisky intense, avec une belle texture huileuse, maltée, avec de beaux fruits mûrs, de beaux jujubes sucrés, du bois brûlé et de belles épices. Finale : D’une belle longueur, avec des notes de fudge et de bois brûlé.

Martin 87%
Nez: Riches épices, chêne et fruits rouges, raisins secs. Poivre et cannelle, alléchant, voire même juteux. Pain aux bananes. Bouche: Mêmes saveurs que le nez a annoncées, mais avec un bon punch dû à l’intensité du degré d’alcool. Finale: Longue et épicée, sur des notes de chocolat et de baril carbonisé. Cerise. Équilibre: Un whisky qui ne fait pas dans la dentelle, oh non. Un whisky avec de belles qualités, mais c’est pas parce qu’on crie plus fort qu’on a un discours plus intelligent.