Glen Elgin 18 ans 1998 (Edition 2017)

54.8% alc./vol.
5352 bouteilles.

André 87%
Poires, miel, melon au miel, agrumes, citron, fruits tropicaux, vanille, porté sur le bois de chêne et les épices également. La bouche est robuste, mélange de pommes jaunes, de toffee et de vanille, beaucoup d’épices, cassonade en fond de bouche. Longue finale alcoolisée et fruitée, passablement d’épices mélangées et de cassonade et une fine touche de fût carbonisé.

Patrick 94%
Un superbe whisky d’une grande complexité et d’un équilibre étonnant. Dans la catégorie « île déserte », dans le sens que si vous avez les moyens de vous le payer, vous n’avez pas besoin d’autre chose. Nez : Tellement sucré, avec de la vanille, des agrumes et du chêne. Bouche : Attaboy! C’est quoi ça? Une belle fumée savoureuse et subtile m’a enveloppé la bouche à ma grande surprise, puis des fruits et une avalanche d’épices et de la croustade de pommes. Finale : D’une belle longueur, marquée par la croustade de pommes.

Martin 87%
Nez: Herbe, miel et fenouil. Céréales et crème anglaise. Bouche: Miel et pommes, cassonade et bois. Assez franc et acéré. Finale: Bien aiguisée. Sur le poivre, les fruits et le chêne. Équilibre: Bien agréable, une solide colonne avec quelques accents feutrés.

SMWS 10.109 Bunnahabhain 8 ans

60.9% alc./vol.
« Westering home », distilled February 7th 2008 from Refill Ex-Bourbon Barrel, 210 bottles

André 88.5%
Un hommage aux origines de la distillerie. On se croirait définitivement sur le porche d’une maisonnette sur le bord de la mer où fume le foyer chauffé à la tourbe. Contextuel; sel de mer, fumée de tourbe, gros mélange d’épices bien soutenues, agrumes, citron, vanille. Ça rappelle définitivement l’Ile d’Islay… La bouche se donne dans une texture onctueuse et huileuse, très épicée et alcoolisée, les nuages diaphanes de tourbe laissent entrevoir le panier de fruits tropicaux et d’agrumes qui dansent dans des bras de mer salés et camphrés. L’alcool aide à propulser les saveurs et la longévité du spiritueux est étonnante, à la fois de par la douceur de sa texture mais la force des saveurs. La finale est très longue, camphrée, presque industrielle et brute, musclée, rappelant le marin trônant sur le logo de la distillerie.

Patrick 91%
Tout ce qu’on attend d’un whisky d’Islay, avec du sel, de la fumée de tourbe et bien des épices. Intense et savoureux, j’aime! Nez : Huile fumée et légèrement tourbée avec des touches de laine fumée et trempée dans l’eau de mer. Bouche : Fumée très intense et poivrée, avec une bonne dose de bois brûlé, le tout lavé par l’eau de mer. L’ensemble est complété par une tonne d’épices avec une touche d’orge. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et épicée.

SMWS 10.106 Bunnahabhain 10 ans

60.1% alc./vol.
Salted lemon sherbet – Distillé le 6 octobre 2006 – 198 bouteilles

André 90%
Incroyablement doux au nez avec un taux d’alcool si puissant. Vague de citron maritime, sucre à glacer, caramel salé, raisins secs, vanille. Si le nez se laisse autant approcher que les tigres exposés dans les cages au Festivent, en bouche, ça fesse solide avec le taux d’alcool décoiffant… Mais quel équilibre et les saveurs réussissent à s’exprimer librement sans trop d’entraves; beau mélange de miel et de vanille, de raisins secs, prunes, gâteau aux fruits, d’épices et de bois sec, gâteau au citron. Longue finale épicée et alcoolisée, fraiche sur les fruits tropicaux et la boisson au citron.

Patrick 89%
Un des whiskys les plus intense en agrumes que j’aie goûté. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais, mais j’aime bien! Nez : Agrumes, biscuits sablés avec une touche de jus de citron et de pomme verte. Bouche : Agrumes très intenses, zeste de citron, bois frais, caramel salé, miel et une touche de thé noir. Finale : D’une belle longueur, et fumée avec brio, et une belle dose de zeste de citron.

Teaninich 17 ans 1999 (Edition 2017)

55.9% alc./vol.
Un single malt embouteillé au degré naturel et disponible en édition limitée. Issu de Teaninich, une distillerie respectée de la région côtière des Highlands. C’est la première édition dans la collection Special Releases et elle provient du stock original de la distillerie. Vieilli depuis 1999 en hogsheads de chêne blanc américain de second remplissage et en ex-fûts de bourbon (American Standard Barrel).

André 86%
Full agrumes, herbe verte coupée, mandarines ou nectarines, presque des impressions des Lowlands, pommes vertes, vanille, toffee, noix et vanille. Un bel amalgame de saveurs présenté au nez. La bouche livre une texture hyper douce, notes herbe verte, oranges, citron, pommes vertes et bananes, poires, avec un kick d’alcool. Finale chaude due à l’apport d’alcool et aux épices.

Patrick 85%
Un très bon whisky, très léger et qui ne réinvente rien. Un peu surprenant que cette distillerie, après 200 ans sans avoir produit de single malt, décide de présenter un whisky aussi simple, presque platte. Pas mauvais, mais très simple. Nez : Très léger, gazon, agrumes et de subtiles épices. Mais vraiment trèèèès léger. Bouche : Pomme verte juteuse, caramel écossais, une bonne dose de bois et une touche d’orange. Finale: D’une belle longueur, marquée par l’orange et le bois.

Caol Ila 18 ans unpeated (Edition 2017)

59.8% alc./vol.
Distillé à Caol Ila, l’une des huit distilleries en activité sur Islay, ce single malt embouteillé au degré naturel est la douzième édition limitée de Caol Ila non tourbé. Issu d’une cuvée produite une fois par an, à partir de malt non tourbé, destiné aux blends de type “Highland”. Distillée en 1998, c’est le plus ancien compte d’âge de Caol Ila dans cette gamme. Vieilli en hogshead de chêne américain de second remplissage.

André 85%
Nez: Poires, citrus, ananas, vanille, un peu de tourbe, maritime et costaud et très sur le bourbon cask. La bouche est franche, on ressent beaucoup les influences du fût de bourbon; agrumes, citron, poires pêches, grosse vanille, tarte aux pomme vertes cuite, un peu de sel de mer et de poivre noir. Petite touche de fumée, intrigante car c’est une version unpeated. Finale un peu trop edgy, agrumes et oranges, de bonne longueur avec une rétro-olfaction d’épices et de réglisse noire. Intéressant mais pas dans ma palette aromatique.

Patrick 87%
L’un des meilleurs « unpeated » de Caol Ila que j’aie eu. Ceci étant dit, je le recommande pour la curiosité, car dans le style de saveurs, j’y préfère un Glenmorangie Astar. Nez : Parfum très discret et léger, marqué par les céréales, un peu de vanille, des agrumes et un peu de sciure de bois. Bouche : Me donne l’impression de mordre dans une planche de bois franc bien séchée! Puis, la « planche » nous laisse des notes d’agrumes et de discrètes épices. Et de la fumée très très très subtile. Finale : Un peu courte et boisée.

Gordon & Macphail Caol Ila 10 ans – KWM 25th anniversary

58.6% alc./vol.
Distilled May 2007, Bottled July 2017, Ex-Refill Bourbon Cask #310229, 224 bottles

André 85%
Beau nez tourbé, étrangement tranquille et calme pour une édition de 10 ans d’âge version cask strength. Tourbe phénolique et médicinale, oranges, miel et vanille, fumée industrielle, clou de girofle et cannelle, vieux feu de foyer presque éteint, sel de mer. La bouche est franche malgré les saveurs de fruits tropicaux et les oranges. La conjonction tourbe et alcool aiguise un peu la bouche malgré les efforts de la vanille onctueuse. Agréable mélange de sel de mer et de tourbe phénolique un peu crasseuse, en gardant en arrière-plan ce souvenir de cendre refroidie dans la maisonnette sur le bord de la grève et la langue saupoudrée de grains de poivre moulu. Longue finale, poivrée et tourbée, phénolique à souhaits mais qui manque de nuance et de tonalité.

Millstone Barrel Proof Rye – KWM Cask

53.2 %alc./vol.
Distilled 01/2012, Bottled 14/07/2017 Cask #1577, Bottle #119 of 139.

André 79%
Ouf, c’est spécial ça… Au départ j’avais en tête un whisky aromatisé aux écorces d’oranges et aux épices, genre whisky pré-mixé pour les cocktails. On ressent aussi rapidement les accents de rye à saveur de réglisse rouge un peu poussiéreux s’amalgamer aux aromes de cosses d’oranges et d’agrumes. La bouche est moelleuse et dodue, ça a la texture d’une liqueur d’oranges. Rapidement après avoir ingéré, la vague déferlante de saveurs associée au rye arrive rapidement; réglisse noire, pelure de pomme, cannelle, clou de girofle, menthe verte fraiche, sensation pointue et de terre poussiéreuse, puis la texture devient cireuse et vraiment bizarre. Ce n’est pas désagréable mais la ligne directrice est difficile à suivre. La finale est longue, épicée et offre également un bon kick poivré.

Collectivum XXVIII – Edition 2017

57.3% alc./vol.
Blended malt provenant des 28 distilleries actives de Diageo: Auchroisk, Benrinnes, Blair Athol, Caol Ila, Cardhu, Clynelish, Cragganmore, Dailuaine, Dalwhinnie, Dufftown, Glendullan, Glen Elgin, Glenkinchie, Glenlossie, Glen Ord, Glen Spey, Inchgower, Knockando, Lagavulin, Linkwood, Mannochmore, Mortlach, Oban, Roseisle, Royal Lochnagar, Strathmill, Talisker and Teaninich.

André 91%
Une force bien cachée au nez sous un gros édredon de tangerines, puissante vague de gingembre, cannelle et de poivre, de réglisse noire et de toute-épice, le tout niché dans un écrin feutré de fruits rouges et de petits fruits sauvages, raisins secs, poires, prunes, pelures de pommes et cerises. Une fois la ferveur des épices passées, pulpeuses notes d’ananas et de poires, miel et vanille. La bouche est puissante, très épicée et poivrée, une touche discrète de fumée, puis salade de fruits, les saveurs du nez s’expriment avec plus de définition. Longue finale prolongée par la morsure de l’alcool et les notes poivrées et épicées, belle salade de fruits tropicaux. De quoi redorer l’appellation ‘’blended’’.

Patrick 95%
L’un des whiskys les plus complexes que je n’aie jamais goûté. Et pourtant si bien balancé. Un wet dream de dégustateur. Ou un cauchemar, tellement il y a de nombreuses saveurs qui s’enchevêtrent. Nez : Fruits mûrs et complexes, caramel, miel, agrumes, épices, note de fumée de tourbe subtile. Archi-complexe. Bouche : Miel, fumée de tourbe, tonne de sel, prunes, mix d’épices. Un caléidoscope de saveurs. Finale : Longue et extrêmement riche.

Martin 92%
Nez: Ouf! Agrumes, bonbons à l’orange, gingembre et cannelle. Malt chauffé, vanille et pommes. Réglisse et fruits des champs, ici on tombe dans quelque chose de solide. Fond d’ananas. Bouche: Orge, caramel et chêne. Les épices embarquent rapidement ensuite. La réglisse revient ici accompagnée d’une belle tourbe de pneu brûlé. Finale: Longue et franche. La morsure d’alcool est bien moins omniprésente qu’on l’aurait cru. On savoure de belles notes de fruits tropicaux, de miel et de tourbe sèche. Bois et fruits rouges. Équilibre: On aurait pu croire à un autre gimmick de Diageo ici, mais à ma grande surprise, ce blend de 28 distilleries est vachement solide…

Samaroli Islay Blended Malt Scotch Whisky

43% alc./vol.
Cask #1883

Patrick 90%
Selon moi, je dirais une bonne dose d’Ardbeg, avec un soupçon de Laphroaig. À moins que ce ne soit du Octomore avec du Kilchoman? Peut-être du Caol Ila? En tout cas, si vous aimez les scotchs « traditionnels » d’Islay, vous ne serez pas déçus! Couleur : C’est la première fois que j’écris au sujet de la couleur, mais ce whisky est si pâle que malgré l’étiquette, j’ai validé en le sentant si c’était vraiment un whisky. Vous savez à quel point Ardbeg est pâle? C’est deux fois plus pâle ici! Nez : Parlant d’Ardbeg, c’est justement ce à quoi ça me fait penser. Tourbe maritime intense, goudron, agrumes subtiles, chêne sec et beau bouquet d’épices. Bouche : Tonne de fumée et d’épices, sel de mer, agrumes et touche de goudron. Bref, ce qu’on attend d’un « blended malt » d’Islay. Finale: D’une longueur moyenne, fumée et épicée.

Martin 83%
Nez: Tourbe affirmée et camphrée dès le départ. Herbe et citron. Cendre. Bouche: Herbeux et boisé. Orge et tourbe. Assemblage en bouche plutôt maladroit à mon avis. Le nez était plus prometteur. Finale: Moyenne, cendrée, tourbée, boisée et épicée. Équilibre: Un Islay qui n’est malheureusement pas à tout casser, à moins que le prix de la bouteille ne soit honnête.

John Barr Reserve Blend

40% alc./vol.

André 73%
Avalanche de fruits rouges avec une touche de cannelle, cerises et caramel, oranges, pointe d’acétone en fond de nez. En respirant, les saveurs perdent beaucoup leur lustre et des notes de poires et de miel apparaissent en contrepartie. La bouche est vraiment ordinaire, aucune consistance ou texture, c’est très liquide et vraiment porté sur le grain et l’alcool cheap. Pas vraiment de longueur aussi. Pincée de poivre, miel, vanille grain sec, tonne de caramel. Finale; pas de finale, sauf du miel et du caramel. Ouf, dans quel drink on dilue ça?

Patrick 84%
Riche, complexe et bien balancé, qui ne décevra pas si on le boit assez vite. Nez : Parfum très fruité, avec une avalanche de fruits des champs et de fruits tropicaux. Avec aussi du miel et du caramel. Bouche : Du beau xérès, une bonne dose de fumée, du bois brûlé et un beau bouquet d’épices. Finale : D’une belle longueur, épicée et fumée.

Martin 79.5%
Nez: Fruits mielleux, caramel et malt juteux. Chêne et mûres. Beaucoup plus facile d’approche qu’on pourrait le croire. Bouche: Miel, sherry, fruits des champs. Bois, épices et céréales. Un peu rustre, mais quand même agréable. Finale: Continuité des saveurs mentionnées précédemment, mais avec un peu moins de longueur que je ne l’aurais souhaité. Équilibre: Blend très honnête pour son prix. Si Whyte & Mackay voulaient un compétiteur au JW Red Label, on dépasse les attentes ici.