Aberlour A’bunadh – Batch 078

60.7% alc./vol.
Chaque lot de ce single malt est vieilli exclusivement en fûts de sherry oloroso espagnol et est ensuite embouteillé à son degré naturel, sans filtration à froid. « A’bunadh », du gaélique, signifie « Origines ».

André 83%
Comme dans une famille avec plusieurs enfants, même si les racines sont les mêmes, chacun à sa propre personnalité ! Nez définitivement plus posé que la batch 75, ensemble moins bien équilibré également, plus sur un mélange de prunes et de raisins que de cerises. Le sherry est moins direct, les notes boisées plus évidentes. En bouche, c’est complètement autre chose. C’est plus sec et astringent, débalancé par les trop fortes épices. On ne parle plus de nuances mais de contrastes. Prunes, raisins mauves séchés, gâteau aux fruits, une tonne de poivre et de gingembre, bois sec et tannins, vieux cuir et caramel. À l’entrée en bouche, le whisky est bold et rond mais à l’ingestion, c’est pointu et très épicé. Finale sèche et tannique, sur les fruits rouges très épicés. Le whisky s’améliore à l’aération mais finalement l’équilibre général n’est pas top.

Stauning Floor Malted Rye

48% alc./vol.
Élaboré à partir de seigle et d’orge danois 100 % locaux, distillé dans des alambics à repasse à très haute température (650 °C, soit un peu plus de 1 200 °F). La chaleur directe provoque la réaction de Maillard dans le moût, caramélisant les grains et ajoutant des arômes et saveurs torréfiés qui autrement ne seraient pas présents.

André 83%
Nez de cannelle distante et d’anis, de bois calciné, d’oranges aussi. La bouche mélange des saveurs de terreau d’empotage humide et de bois brûlé, d’épices soutenues, de pomme cannelle pétillante mais plutôt effacées. Petits fruits séchés nappés de poivre, chocolat. La texture est plutôt diffuse et sans support gras ou huileux malgré des saveurs chaleureuses. Finale de bonne longueur mélangeant notes de cannelle et de bois brûlé sur un canevas teinté de notes herbacées et poivrées.

Patrick 90%
En tant que Nord-Américain, j’étais un peu sceptique face à un rye européen. Et bien, le sceptique est confondu, c’est un superbe whisky dont je prendrais bien une pleine bouteille. J’espère que ce whisky sera disponible au Québec un jour. Nez : Étant amateur de whiskys de seigle, j’adore ce parfum. J’y trouve du pain de seigle sortant du four, avec une goutte de caramel, quelques fruits des champs, de la vanille et une touche d’agrumes. Bouche : Oh boy, la tonne d’épices lors de la première gorgée, j’adore. Un beau mélange des épices du chêne et du seigle ainsi qu’une pincée de poivre. Après quelques instants, j’y retrouve de subtils petits fruits secs et un zeste d’agrumes. Meilleur de gorgée en gorgée. Finale : D’une belle longueur, épicée et très légèrement fruitée.

Martin 86%
Nez: Pain d’épices, caramel chaud, fruits secs, farine de seigle et une pointe de vanille. Bouche: Salée et gourmande, sur le seigle poivré, le cacao, le miel brut et un soupçon de mélasse. Finale: Longue et chaleureuse, marquée par le bois toasté et les épices et la fleur de sel. Équilibre: Un dram dense et structuré, qui allie plutôt bien la puissance du grain au travail artisanal de la distillerie.

Stauning HØST – Double Malt Whisky

40.5% alc./vol.
Stauning HØST (prononcé «hurst », qui signifie « récolte » en danois) est élaboré à partir d’un assemblage de whisky single malt et de whisky de seigle malté, vieilli en fûts de chêne américain avec une touche de bois de Porto.

André 79%
Nez de cerises et d’oranges, de céréales séchées, de belles pommes rouges à l’automne. Le rye, discret, est plutôt remplacé par des notes de céréales séchées. La bouche est marquée par les notes de miel et de vanille tendre, figues trempées dans le caramel, l’apport du seigle est plus apparent en bouche également avec ses notes de cannelle poivrée. J’ai aussi des notes de biscuits au chocolat. Le Porto donne une légère impression poussiéreuse en bouche mais la texture est mince et sans trop de support. La finale est un peu courte en bouche et les saveurs plus délavées.

Patrick 82%
Présenté par la distillerie comme un petit whisky doux fait pour débutants, ça demeure tout de même agréable pour un amateur aguerri qui sait mesurer ses attentes. Mais bon, ce que j’adore de Stauning, ce sont leurs Ryes et leurs Smokes, alors vous m’excuserez d’offrir à ce whisky autrement bien fait, une note dans la moyenne. Nez : Parfum de céréales sucrées, avec de la vanille et une petite touche fruitée. Bouche : Ici aussi les céréales sucrées sont à l’avant-plan, mais j’y retrouve aussi un peu de chêne carbonisé. Ensuite, vanille et discrets petits fruits. Finale: D’une longueur moyenne, boisée et fruitée.

Martin 82%
Nez: Miel doré, orge fraîche, fruits à chair jaune et une pointe d’épices douces. Bouche: Soyeuse mais un peu fade, sur le caramel, la poire pochée, le seigle poivré et une touche de vanille. Finale: Moyenne, délicate, légèrement maltée avec un retour d’amande et de chêne doux. Équilibre: Un double malt harmonieux et accessible, marqué par la douceur du climat nordique. Hormis cela, il manque beaucoup de caractère.

Kim 68%
Nez : Chien mouillé, mélange de céréales me rappelant un granola mais sans fruits, sans sucre, sans saveur, pomme déshydratée, épinards bouillis. Sérieusement je n’ai pas de plaisir en ce moment. Bouche : Petit gâteau Vachon trop sucré et un peu chimique, genre le Passion Flakie, avec la pâte feuilletée qui goute le saindoux. Pain brun, pomme granny smith. Pas ma tasse de thé.

Stauning KAOS – Triple Malt Whisky

46% alc./vol.
Stauning KAOS est un whisky triple malt élaboré à partir d’un assemblage du seigle signature de la distillerie, d’un single malt et d’un single malt fumé à la bruyère et à la tourbe. Vieilli dans des fûts de chêne blanc américain vierges et des fûts de vin fortifié et de spiritueux de premier remplissage. Le nom KAOS s’inspire de l’histoire danoise. Thorvald Stauning (1873-1943) fut le premier Premier ministre social-démocrate du Danemark et est considéré comme le fondateur de l’État-providence moderne. Pour sa campagne de réélection en 1935, il a utilisé le slogan désormais célèbre « Stauning ou le chaos » (« Stauning eller Kaos » en danois). Il a remporté les élections. L’idée derrière ce nom est d’enfin offrir Stauning ET le chaos (Kaos)!

André 81%
Baies sauvages, seigle à la cannelle, pelures de pommes, fumée effacée, miel. La bouche est relevée par les épices, poivrée, la fumée de bois calciné, la suie et la poussière. Céréales séchées et fumées, rye timide, miel, charcoal, chocolat amer. Le whisky s’adoucit en s’aérant mais ça demeure… chaotique… effectivement. Le whisky est très volatile et toutes les flaveurs se ternissent rapidement. La finale est un mélange de fumée crasseuse, de charcoal et de terre humide bizarre, le tout bien épicé.

Patrick 90%
Un délicieux whisky brillant par sa complexité et son succulant mélange de fumée et d’épices. Nez : Légère fumée de feu de camp, céréales sucrées, chocolat noir amer, chêne et cannelle. Bouche : Délicieuse fumée de feu de camp, portée par de délicieuse céréales sucrées et enveloppées d’un écrin d’épices chaleureuses. J’y retrouve aussi du chocolat noir, du nougat, des pommes vertes et du chêne craquant. Finale : D’une belle longueur, épicée et fumée.

Martin 84%
Nez: Fumée douce, caramel, fruits mûrs et une goutte de malt grillé. Vent lointain de racinette. Bouche: Ample et veloutée, sur le miel, la vanille, les épices et un soupçon de cendre froide. Finale: Longue, chaleureuse, légèrement salée et maltée. Équilibre: Un triple malt harmonieux et expressif, où la tourbe, la douceur et l’épice s’entrelacent avec ma foi une belle maîtrise. Joli tir.

Kim 75%
Nez : Cire à chandelle, tortillas au blé entier, charbon de bois, pelure de kiwi, vernis à meubles. Pas super inspirant, mais parfois un whisky peu ragoutant à l’odeur peu se révéler délicieux. Bouche : Ah ben non, dans ce cas ça sentait étrange et ça goute étrange aussi. Encore sur le kiwi, les vieilles céréales qui ont un peu pris l’humidité et un caramel dilué. J’ai goûté pire, j’ai goûté mieux.

SMWS 162.2 Isle Of Raasay 4 ans

61.1% alc./vol.
« An Island Sweetie Shop » – Distillé le 15 octobre 2020 – New chinkapin oak barrel – 265 bouteilles.

Patrick 91%
J’adore trouver des whiskys tourbés présentant une belle complexité. J’en veux une bouteille! Dégusté à l’aveugle, je n’ai jamais deviné qu’il s’Agissait d’un scotch aussi jeune. Nez : Le classique feu de tourbe au bord de la mer, où l’on fait cuire du bacon nappé de miel. Bouche : Oh wow, un mélange assez fou de gras de bacon, de fumée de tourbe, de sel, de poivre et de miel. Le tout, servi par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, huileuse, fumée et salée. 

Isle of Raasay R-02.3.1

46.4% alc./vol.
Élaboré à partir d’alcools de Raasay tourbés et non tourbés, vieillis séparément en fûts de premier remplissage de whisky de seigle, de chêne Chinkapin et de vin rouge de Bordeaux.

André 84%
Fruits tropicaux nappés de miel, petits fruits rouges sauvages séchés, notes de bois caramélisé. Fond de tourbe discrète et organique, terre mouillée et pétrichor. Texture intéressante même si les saveurs sont un peu edgy. Bois sec, mélange de fruits, fumée de tourbe, petits fruits sauvages, miel, vanille. Pointe verdâtre herbacée (pas fan). Finale alliant les forêts humides de la côté ouest d’Amérique du Nord et les plages de l’Atlantique Nord Européennes, à la croisée d’un peu tout. Challengeant mais aussi à la croisée de beaucoup de lignes directrices ce qui peut donner une ligne directrice parfois difficile à suivre.

Raasay Batch R01.1

46.4%
 alc./vol.
Embouteillé en mai 2022, tourbe dans le grain à 48-52ppm, tourbe résiduelle dans la bouteille de 7.8 ppm, First fill ex-Rye Whiskey (65%), virgin Chinkapin oak (25.5%), et first fill Bordeaux red wine (9.5%), distillé: 15/05/2018 – 04/02/2019.

Patrick 84%
Un bon scotch avec toutes les saveurs que j’aime. Quoiqu’il semble plus vieux que son âge, ça demeure un jeune malt, et ça parait un peu. Nez: Parfum de jeune whisky moyennement tourbé avec de subtils fruits de champs, du sucre brun, de la vanille et du chêne. Bouche : L’arrivée en bouche est fumée et épicée, puis la fumée gagne en intensité pour finalement se laisser adoucir par les fruits des champs, la vanille et le sucre brun. Le tout est porté par une texture moyenne. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, épicée et boisée.

Arbikie 1794 The Peated

48% alc./vol.
Le Peated Highland Rye d’Arbikie s’inspire de leur rye Original 1794 en l’affinant dans des fûts ayant contenu du whisky tourbé d’Islay. Sa composition, de la plantation à la bouteille, comprend du seigle d’hiver, de l’orge maltée de printemps et du blé d’hiver. Plus précisément 60% seigle, 15% blé, 25% orge maltée.

André 73%
Avec la mauvaise expérience des 2 autres opus de la série, aucune chance et je laisse s’aérer une bonne heure avant de faire l’évaluation… et ce n’est guère mieux. On est encore du coté bizarre de la palette aromatique. Encore les notes d’oranges sanguines industrielles, un amalgame de fruits à chair et d’agrumes qui se marient boîteusement à des notes rouges de rye à la cannelle et herbacées sous un ciel gris de fumée de tourbe organique industrielle. J’avoue que le duo rye et fruits à chair est déboussolant de confusion. La bouche est à la fois sucrée et fumée à la tourbe, avant de passer à des notes chimiques et de grains de céréales séchés au feu de tourbe puis d’une montée prononcée poivrée et tourbée. Finale pointue sur les céréales séchées, la cannelle et le poivre sous une couverture de fumée de tourbe. Grosse pm d’évaluation ces trois Arbikie, j’ai les papilles sans dessus-dessous…

Patrick 84%
J’avais tellement hâte de découvrir ce rye tourbé! L’expérience est à la fois plaisante et un peu décevante. Plaisante car le whisky parvient assez bien à dissimuler sa jeunesse pour nous offrir une agréable expérience de dégustation. Décevante car il ne s’agit pas vraiment d’un whisky tourbé (où les grains sont fumés par un feu de tourbe), mais d’un whisky normal qu’on a fait vieillir dans un ancien tonneau de scotch d’Islay. Bref, il semble que je devrai encore attendre avant de goûter un « vrai » rye tourbé écossais. D’ici là, je ne devrais pas trop avoir de misère à patienter en buvant cette bouteille! Nez : Intéressants arômes où se mélangent une volatile fumée de tourbe maritime, de la vanille, du caramel, du thé noir, du bois humide et l’unique parfum d’une bibliothèque emplie de très vieux livres. Bouche : L’arrivée en bouche donne l’impression d’un scotch encore (trop) jeune, mais cette impression est rapidement emportée par la fumée de tourbe, du sel marin et des épices à steak. Le tout est complété par un mélange de bois humide et de bois grillé, du thé noir et du caramel salé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois grillé, le sel et le thé noir.

Martin 84%
Nez: Fumée sèche, le familier pain de seigle chaud de cette série, miel, citron confit, bois toasté, vent lointain de cendre froide. Bouche: Texture nerveuse mais ronde, caramel brun, poivre noir, zeste d’orange, céréales grillées, tourbe terreuse qui s’étend progressivement. Finale: Longue, braise persistante, chêne épicé, menthe fraîche et cacao amer. Équilibre: Rencontre originale entre les épices du rye et la fumée écossaise, un dram certes à l’ensemble robuste et distinctif. Un refill please!

Kim 61%
Nez : La tourbe à ascendant bacon fumée parvient mal à masquer le whisky trop jeune, qui s’exprime dans un tourbillon déplaisant de vernis à meuble, de décapant à l’acétone et de bois résineux traité. Malheureusement c’est trop jeune et ça parait. Bouche : L’épicé du seigle et la fumée de tourbe semble une idée originale, mais dans ce cas le mélange n’est pas tout à fait convaincant. C’est intéressant, mais maladroit et beaucoup trop jeune.

Arbikie 1794 The PX

48% alc./vol.
Arbikie pousse encore plus loin son programme novateur de seigle écossais avec The PX, un whisky élaboré à partir de grains cultivés sur les terres d’Arbikie. La recette est un assemblage de seigle d’hiver, d’orge maltée de printemps et de blé d’hiver, puis vieilli d’abord en fûts de chêne américain neufs et carbonisés avant une finition en fûts de sherry Pedro Ximénez. 60% seigle, 15% blé, 25% orge maltée.

André 75%
Quand té lette comme un cul pis que tu penses que des beaux vêtements pis une belle coupe de cheveux font de toi un king… Bin c’est ça. Un mauvais whisky avec un gros manteau de sherry PX bien sucré, ça reste un mauvais whisky pareil. Au nez, mélange d’oranges sanguines et de bonbons à la cerise artificielle sur fond de rye vert parfumé de cannelle, caramel lourdaud, sucre de canne. La bouche s’ouvre sur des notes de céréales toastées à la Balvenie, puis devient plus pointue sur le poivre et la cannelle sur fond de produits chimiques, d’oranges sanguines, raisins secs, de fruits rouges séchés et de sucre naturel que l’on retrouve sur les dattes. Ça peut paraitre attrayant écrit comme ça mais ça ne l’est pas tant… La jeunesse du whisky se dévoile très rapidement en bouche, le nez lui s’équilibre un peu plus avec le temps. La texture est ronde jusqu’à l’ingestion, beaucoup plus épicée et aux notes de bois brûlé très intenses. Finale de réglisse noire, de poivre et cannelle, charbon de bois et mélange de fruits rouges séchés nappés de caramel surchauffé. Moins pire que le rye original mais faut quand même voir l’esprit aventurier pour vouloir essayer.

Patrick 81%
Le PX réussit ici à masquer les manquements de l’Original, en particulier le feeling d’être trop jeune. Si cet artifice parvient à redonner de nombreux points au nez et à la bouche du whisky, la finale en souffre cruellement. Bref, une belle curiosité comme j’aime tant, mais c’est ce que ça va rester pour moi. Et avant de m’en racheter une bouteille, faudra que le produit évolue un peu. La supériorité des Canadiens dans la fabrication de rye de qualité n’est pas encore menacée. Nez : Oranges sanguines, baies sauvages, thé noir, rack à épices et un peu de caramel. Bouche : L’arrivée en bouche est sucrée et fruitée, portée par l’influence du fût de PX. Cette influence sait toutefois restée suffisamment en retrait pour laisser les épices s’exprimer. Le tout est complété par un étrange mélange de clous de girofle, de jus d’orange et de sirop d’érable. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois grillé et les clous de girofle. Après quelques minutes, ce sont toutefois des prunes trop mûres, presque pourries, qui me restent en bouche.

Martin 82%
Nez: Raisin sec, datte, miel sombre, encore pain de seigle chaud, cacao, bois sucré. Je ne sais pas trop à quel point le grain d’origine sied bien au traitement sherry cask. Bouche: Texture généreuse dès l’arrivée, caramel épais, figue, pruneau, chocolat noir, cannelle, épices du seigle qui émergent comme un couteau sous la richesse du xérès. Finale: Longue, fruits noirs, chêne épicé, café doux, sucre brun. Équilibre: Je ne déteste pas. Alliance convaincante entre douceur vineuse et caractère épicé du grain, un dram au profil ample et gourmand malgré sa singularité au niveau du grain.

Kim 60%
Nez : Tout comme le Arbikie Original, il est clairement trop jeune et ça s’exprime en un mélange de vernis à meuble, de décapant à l’acétone, de bois résineux traité. Tout ça masque l’apport beaucoup trop subtil du xérès, que j’hallucine plus que je ne le discerne au nez. Bouche : Le PX a heureusement fait son œuvre ici, ce qui adoucit un peu l’épreuve en lui apportant une touche de café mocha et de toffee. Ne nous méprenons cependant pas, c’est encore trop jeune et franchement pas plaisant.

Arbikie 1794 Rye Single Grain Original

48% alc./vol.
Pour cette édition, l’alcool de base a été élaboré à partir d’un mélange de 60 % de seigle d’hiver, 25 % d’orge maltée de printemps et 15 % de blé d’hiver. Cet alcool tourbé a ensuite vieilli dans des fûts neufs de chêne américain carbonisés.

André 63%
Le nez est très spécial mais pas dans le bon sens du terme ici. Rye herbacé teinté d’accents de pastilles à l’eucalyptus, de Pinesol, les cerises et le bois calciné. Notes qui rappellent aussi une vieille brouette rouge sous la pluie dont le fer est rouillé. Très Canadian rye whisky artisanal dans le style. En bouche, l’ensemble est marqué par une sensation artificielle presque chimique, les pastille casse-grippe à l’eucalyptus, grosses notes de cannelle cireuse, la sève de arbres de pin tout juste coupés, la cerise chimique et une pincée de poivre. Le rye est très évident et très organique aussi. Aux gorgées suivantes, ça goûte l’alcool bon marché vieilli mais loin d’être à point. Finale chimique de cannelle, cerises et d’eucalyptus. C’est pas bon, pas loin d’être dégueulasse. Note de 60% pour avoir eu l’audace d’embouteiller et 3% pour l’effort.

Patrick 80%
Voici un whisky auquel je suis revenu plusieurs fois avant de me décider à écrire cette évaluation. Ma première impression en ouvrant ma bouteille en a été une de déception : Le seigle était dilué dans le blé et l’orge, et le whisky ne semblait pas avoir passé suffisamment de temps en fût… Comparativement à la compétition (Ryelaw d’Inchdairnie et Teaninich), il désappointe… un peu. Car je dois admettre d’en prendre afin de le « comprendre », j’ai fini par l’apprécier un peu. Mais sans plus. Nez: Le parfum me fait penser un peu plus à du gin que du rye… Énormément d’herbes aromatiques, du zeste d’orange, un peu d’épices, de subtiles baies sauvages et des biscuits de malt. Le tout présente aussi un feeling de jeune spiritueux, ce qui accentue mon impression d’avoir affaire à un gin. Bouche : Les épices et les herbes se battent ici pour la première place, et sont finalement mariées ensemble par un trait de caramel et des baies sauvages. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et surtout marquée par le bois cramé.

Martin 80%
Nez: Pain de seigle chaud, poivre doux, miel, pomme rouge, bois toasté, nuance prononcée d’aneth. Bouche: Texture adéquate et souple, caramel brun, gingembre, orange confite, céréales grillées, clou de girofle, épices franches qui s’étendent sur le palais. Finale: Assez longue, sur menthe fraîche, chêne sec, noix grillée, avec une légère chaleur poivrée. Un bon restant de sandwich au smoked meat et à l’aneth. Équilibre: Un dram au profil épicé affirmé, avec un grain bien mis en valeur et une structure quand même nette et cohérente. Pas top, mais je ne peux lui en vouloir.

Kim 58%
Nez : Un « newmake » qui sort de l’alambic a habituellement une bien sympathique odeur; un whisky affiné suffisamment longtemps en fût développe une belle complexité aromatique. Entre ces deux phases, on a souvent affaire à un solide « yark » au nez. Et c’est le cas ici. Mélange de vernis à meuble, de décapant à l’acétone, de bois résineux traité. Bouche : Malgré tout, le newmake est intéressant, le seigle apporte une belle touche épicée et une rondeur en bouche, mais ce n’est pas prêt à boire. Je suppose que si je mettais suffisamment de sucre dans une bouteille de Pine Sol, ça ressemblerait. À regoûter dans quelques années.