Douglas Laing Scallywag 10 ans

46% alc./vol.
Certains disent que ce Scallywag 10 ans est en fait âgé de 70 ans, et si vous comptez en âge canin c’est le cas. Cet embouteillage sort à l’occasion des 70 ans de la Maison Douglas Laing fondée par Fred Douglas Laing en 1948. Ce blended malt est le fruit d’une combinaison parfaite entre plusieurs Single Malt du Speyside vieillis en fut d’Olorosso et de Pedro Ximénez. Ce whisky rend hommage à la longue lignée de Fox-Terriers qui accompagne la famille Douglas Laing depuis tant d’années. Production limitée de 4.500 bouteilles.

André 87%
Fruits rouges divers, pommes, cerises, prunes, gâteau forêt noire avec coulis de cerises, chocolat noir et grains de café moulus. À l’aération, le sherry devient de plus en plus important. En bouche, la texture est ronde et sucrée, appétissante à souhait, poivrée et gorgée de sucre de fruits. Prunes séchées, cerises, bleuts, raisins mauves, une touche de cannelle et de poivre, mélange de cappucino glacé et de chocolat noir amer, vanille et cassonade. Le sherry a un léger aspect austère et sérieux. Finale de fruits rouges poivrés, de cassonade et de chocolat noir. Une belle simplicité avec de la complexité bien cachée.

Patrick 93%
Oh que c’est bon! Un superbe blend qui a profité d’une maturation exceptionnelle en fûts de xérès. Un rapport qualité prix excellent, je recommande sans hésiter. Nez : Un superbe xérès riche et onctueux, avec des oranges, du chocolat noir sucré, des fruits mûrs et quelques épices. Bouche : Wow, du xérès rempli de fruits mûrs, d’orange, de chocolat noir, de bois, d’épices et de sucre. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Martin 90.5%
Nez: La chaleur du xérès vient nous chercher ici. On sait tout de suite qu’on a affaire à un gros joueur. Chocolat noir, zeste d’orange, fruits des champs et chêne gorgé de xérès épicé. Irrésistible et accablant à la fois. Bouche: Raisins rouges, raisins secs, marmelade à l’orange, cannelle et muscade, bois et fruits rouges. Touche de tabac aromatisé. Caramel. Finale: On demeure dans une longue finale qui étire les notes du reste de l’expérience sur une belle ligne droite. Équilibre: On se retourne et on reflète sur la dégustation et, bien que c’est un blend délectable, j’ai l’impression qu’on se la joue safe au niveau de la diversité des saveurs. En venant jouer dans la céréale, le cuir ou la fumée, je crois qu’on aurait pu scorer mieux. Mais il ne faut pas trop lever le nez, ça reste un superbe produit.

Glenlivet Nàdurra Oloroso • Batch OL0117

60.3% alc./vol.

André 84%
Habitué aux embouteillages de cette série, je m’attendais à un nez beaucoup plus rond même si boosté d’alcool. Celui-ci est plutôt relativement franc et dégage des flaveurs de cannelle et de gingembre assez pointues. L’Influence du fût de sherry est tout de même évidente; cerises, framboises, prunes, chocolat noir et oranges. Avec un peu d’aération, notes de bois calciné. Il y a quelque chose qui m’accroche dans le nez que je n’arrive pas à identifier. Belle rondeur en bouche, on tombe rapidement sur les saveurs de raisins secs et de prunes, la pâte de fruits puis des oranges, des cerises et du gâteau aux fruits nappé d’un coulis de chocolat noir amer. Sensation terreuse et de chais humide, bois brûlé. La bouche confirme la cannelle et le gingembre. Aux gorgées subséquentes, le bois sec est très ressenti, je trouve l’accord avec les saveurs de fruits très discutable. Finale sèche et très épicée, très (trop) influencée par le bois de chêne aussi.

Martin 86%
Nez: Sherry astringent, cuir et sirop pour la toux. Cerises confites, chêne et gingembre. Chocolat noir, oranges et terre humide après une nuit pluvieuse. Tout qu’un cocktail! Bouche: Orge et touche de tourbe mielleuse et de cuir. Les tannins du fût de xérès sont au rendez-vous, et étonnamment le taux d’alcool ne nous éjecte pas par la fenêtre. Bois brûlé, terre mouillée et compote de framboises. Finale: Longue et chaude, avec un paquet de notes agréables tirées de son fût. Équilibre: J’adore l’audace de Glenlivet pour cette série d’embouteillages. Même si ce n’est pas dans le mille à tous les coups, ca change du quotidien.

Single Malts of Scotland Ben Nevis 22 ans

53.4% alc./vol.
Distilled 21/10/1996, Bottled 05/05/2019, Ex-Sherry Butt #1659, 440 bottles

André 91%
Un sherry cask puissant qui oscille entre les Glendronach Single Cask et certains Abelrour Abunadh. Sherry pompeux et austère, gâteau aux fruits baignant dans son jus, bois de chêne sec, un brin de cannelle, aspect vieillot, moue de café, raisins secs, caramel légèrement brûlé. En bouche c’est juste WOW. Texture grasse et intense, le sherry directement injecté dans les veines. Grosses notes de raisins secs et de xérès vieillot, tarte aux pommes et raisins, café expresso et chocolat noir, cerises noires, cannelle, prunes et figues. Très intense, condensé et compact. Malgré l’aspect vieillot, le sherry n’est pas envahi par des notes tanniques et terreuse mais a réussi à demeurer frais et authentique. Finale ou les oranges se dévoilent avec des notes aguicheuses de sherry épicées, un nuage de cannelle et de poivre et de gros fruits séchés (cerises, pommes, prunes, dates). Un beau tour de force d’avoir réussi à nuacer un whisky si intense. Une envolée de xérès épique mais hyper bien contrôlée. Bondage sherry.

Patrick 91%
Un whisky délicieux, intense, chaleureux et riche. Yep. Si vous n’aimez pas ça, vous n’aimez pas le scotch. Nez : Parfum de xérès intense et sucré, avec une pincée de café et du caramel. Bouche : Du beau xérès riche et chaleureux, du bois brûlé, un peu de caramel salé et toujours la pincée de café. Finale : D’une belle longueur, avec une touche de fumée de tourbe, du caramel salé et surtout du beau xérès.

Martin 90%
Nez: Une belle intensité qui nous ouvre les bras dès le départ. Fruits rouges, raisins secs, caramel et épices. Cerises noires et cacao. J’ai presque l’impression d’avoir affaire à un A’bunadh… Bouche: Caramel, miel, cuir et raisins. Épices endiablées du taux d’alcool. Très puissant sur les notes de sherry cask habituelles. Chose plutôt rare pour un malt de Ben Nevis. Fruits, bois brûlé et dattes. La texture est certainement au rendez-vous. Finale: Bien poivrée, longue et chaude. Accents de vin chaud, de raisins, de cuirette et de poussière. Équilibre: Un excellent scotch, avec des saveurs et un degré d’alcool si intenses qu’on peine à croire son âge.

Glen Scotia Victoriana Cask Strength

54.2% alc./vol.
Cette version ‘’brut de fût’’ est affinée dans des fûts de chêne fortement carbonisés, inspiré de l’époque victorienne. Glen Scotia est l’une des trois distilleries de whisky encore actives dans la ville de Campbeltown. À une époque, plus de 30 distilleries partageaient la petite ville. C’est aussi la région qui a été la plus touchée par les hauts et les bas du marché du whisky au cours du siècle dernier. Glen Scotia est une distillerie relativement petite qui produit 750 000 litres par an.

André 88%
Bizarre ça… Mélange d’odeurs citronnées et de virgin oak, puis oranges, fruits tropicaux, bois de chêne et crème à la vanille. Relativement simple au départ, la bouche nous amène à vitesse grand V sur une belle palette aromatique; caramel et fruits tropicaux, oranges, agrumes, xérès et fruits secs, chêne velouté, limonade au citron, le tout est couronné d’une bonne dose de tourbe terreuse légèrement crasseuse mais très persistante, de cannelle et de poivre. La texture est hallucinante, tellement ronde et huileuse et cache bien l’alcool. Douce finale de confiture de fruits sauvages et d’un murmure de tourbe terreuse. Je ne suis pas fan de cette distillerie mais cette édition mérite vraiment le détour.

Patrick 85%
Un whisky simple et efficace, mais dont je ne garderai aucun souvenir dans quelques jours. Nez : Des agrumes, de la vanille, du chêne et une belle touche sucrée. Bouche : Du bois sec, des fruits tropicaux, des agrumes et une touche de caramel. Finale : D’une belle longueur, boisée, avec des agrumes.

Martin 89%
Nez: Épices, sherry et oranges. La puissance du taux d’alcool ne semble pas si discrète que ça ici. Cuir, chêne, confiture d’agrumes et infime fumée. Bouche: Vanille, miel, épices bien chaudes. Fruits secs, xérès et mijoté de fruits des champs. Cask strength assez rapide sur la gâchette, faut faire vite. Finale: Longue et fort agréable, sur de belles notes de sherry goulu, de chêne et de cannelle. Chocolat noir et raisins secs. Équilibre: Avec ce brillant contrôle des saveurs et de leur intensité, je dis bravo et j’en demande un autre verre. Un Glen Scotia qui dépasse les attentes.

Glenlivet 21 ans Archive • Batch 1012-L

43% alc./vol.

André 87%
Poires, ananas, sherry, sucre à glacer, fruits tropicaux, melon au miel, pommes vertes, céréales nappées de miel, gâteau aux fruits. Ensemble très invitant. La bouche est plus épicée et affiche de belles saveurs d’oranges et de cacao, gâteau aux fruits et fruits tropicaux, fruits séchés, ananas, xérès, melon, caramel, fruits secs, cannelle. Texture soyeuse sans être grasse ou licoreuse de laquelle émerge des épices relativement prononcées. Avec le temps, le nez migre vers le sherry qui pourrait aussi rappeler les notes de vieux porto. Finale de gingembre et de cannelle bardant le xérès et les fruits divers. Le whisky gagne en complexité si on lui laisse le temps de s’équilibrer. Une belle découverte, décevante au niveau textural mais qui livre la marchandise au niveau de la palette aromatique.

Patrick 88%
Un whisky présentant une belle complexité et une belle balance. Très agréable et facile à boire. Nez : Le parfum est surtout marqué par des céréales trempées dans le miel, puis on y détecte aussi des fruits tropicaux, des poires, des ananas et une touche de xérès. Bouche : Le xérès est ici plus intense, avec du miel, puis ici encore, on finit par y retrouver des pommes vertes et des poires pas tout à fait mures. Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, avec du bois sec et quelques épices.

Cadenhead Royal Brackla 38 ans

52.9% alc./vol.
Distilled 1976, Bottled 2015 from Ex-Bourbon Hogshead, 150 bottles

André 85%
Très intéressant comme nez. Mélange de fruits rouges discrets et de fruits tropicaux, grosses tranches de melon d’eau bien fraiches, sirop de poires, pêches, miel, raisins verts. J’ai l’impression aussi d’une touche de sherry en background et de petit fruits sauvages éventés. Surprise en bouche, une pointe de fumée se révèle, melon au miel, poires, pêches, melon, miel, vanille, fruits sauvages et fruits tropicaux, agrumes, citron. Les premières gorgées en bouche me laissent sur une texture froide, mais à force de respirer une demi-heure, le whisky gagne beaucoup en équilibre et on dirait que ça texture se stabilise un peu et les notes de fumée gagnent en importance. Personnellement, je trouve le mélange de saveur peut-être singulier mais pas nécessairement réussi. Finale un peu franche, noix de coco cuite au four, fumée lointaine, fruits tropicaux.

Patrick 90%
Wow, ça c’est mon genre de whisky! Complexe, avec un style de saveurs que j’adore, avec une dose d’alcool bien mesurée – Le genre de whisky qui fait sourire! Nez : Un délicieux parfum de fruits tropicaux sucrés, des pêches et du miel. Et aussi une discrète note de xérès. Bouche : Oh! Ce n’est pas du tout la même chose! La première chose est de la fumée de tourbe évanescente, un peu de bois brûlé, du miel, du cuir, des raisins, un peu de vanille et une touche d’agrumes. Finale : D’une belle longueur, fumée et boisée, avec une touche d’agrumes.

Martin 85.5%
Nez: Pommes, poires et fruits tropicaux. Vin rouge et cuir, vanille et raisins. Planche de chêne pas toujours très très poussiéreuse. Bouche: Raisins, agrumes, caramel et épices. Touche de purée de fruits rouges. Le cask strength nous rattrape sans trop tarde. Un peu de fumée et de cuir nous mènent vers la finale. Finale: Cuir, pneu neuf et poivre blanc. Chêne, fruits et caramel. Assez direct comme prise de position. Équilibre: J’aime bien. L’alcool n’est pas trop violent, les saveurs sont au rendez-vous, la fumée est bien plaisante. Mais pour un 38 ans, le prix doit aussi être à la hauteur.

Rosemont Whisky de Montréal

42% alc./vol.
Composé de maïs, de blé et d’orge de Saint-Constant le whisky a subit une double distillation à l’alambic charentais et est vieillit dans différentes barriques de chêne blanc québécois de différents degrés de « toast », puis vieilli pendant 3 ans.

André 78%
Agréable surpris par cette mouture québécoise. On s’entend, ce n’est pas un whisky qui a la complexité d’un whisky de 18 ans, on est dans le style du whisky canadien du début à la fin, mais on a droit à quelque chose qui est définitivement sur la bonne voie. J’adore l’idée d’utiliser de chêne québécois, un rappel du terroir très intéressante au lieu de faire appel au ex-bourbon barrel, le préféré et le plus facile de l’industrie. Nez très doux, les céréales de maïs et de blé en avant plan, onctuosité intéressante. Notes de cassonade et de sirop d’érable, caramel chaud, céréales Corn Flakes, vanille. Nez aux arômes limitées mais combinaison intéressante bien fusionnées. Si on laisse le whisky respirer plus longtemps, je ne crois pas que ce soit une bonne chose. Les notes d’alcool brutes prennent de plus en plus d’expansion. Belle texture en bouche, les céréales sont plus acérées mais l’ensemble relativement rond. Niveau saveurs, on retrouve les mêmes qu’au nez avec un apport plus important de cassonade et de caramel chauffé. Même si le rye ne semble pas faire partie de la recette on a tout de même droit à une touche de cannelle et de fruits rouges. Finale sur les céréales épicées et séchées et de bonnes vagues de sucre caramélisées.

Patrick 84%
Une belle surprise : au début, le nez m’a presque rebuté, mais à chaque gorgée, ce whisky semble meilleur! Point bonus, ça faisait longtemps que je rêvais de goûter un whisky vieilli dans un fût de chêne québécois! J’ai hâte de voir ce que ça va donner avec quelques années de plus, mais c’est déjà vraiment bien! Nez: Parfum plutôt léger me rappelant du carton mouillé saupoudré de sciure de bois avec une bonne goutte de sirop d’érable. Bouche: Du bois sucré et brûlé, avec du sirop d’érable, du Corn Flakes discret et une touche discrète de petits fruits rouges et de cannelle. Finale: D’une longueur moyenne, plutôt sucrée et marquée par les céréales.

Martin 79%
Nez: Assez particulier, notes de cassonade, de vernis, d’épices, de maïs et de caramel chauffé. Touche mentholée qui flirte avec le Vicks Vaporub. Bouche: Caramel chaud, cassonade, eau d’érable, chêne et toujours cette impression de Vicks. C’est pas ça qu’on entend par «médicinal». Finale: Cannelle, bois et fruits, retour du caramel, épinette et céréales. Pas méchant, mais peu mémorable. Équilibre: Je ne peux pas dire que je suis déçu, je dois dire qu’on aspire à plus grand, laissons le temps faire son oeuvre.

Isle of Jura 19 ans The Paps

45.6% alc./vol.
Vieilli en fûts de chêne blanc américain avant d’être affiné en fûts ayant contenu du sherry Pedro Ximenez durant 40 ans, The Paps fait partie d’une série lancée par la distillerie Jura à l’origine pour le marché des boutiques hors-taxes. The Paps font référence à deux montagnes (Mountain of the Sound, Mountain of the Gold) qui sont situées sur le côté ouest de l’Ile.

André 81%
Le nez dévoile rapidement cette même tourbe terreuse bizarre retrouvée dans l’édition The Loch. Agrumes, nectarines, poires, fruits séchés, caramel et vanille, raisins verts, oranges sanguines. Un quart d’heure dans le verre aide à beaucoup équilibrer les arômes et ce qui laisse aussi la chance à d’importantes de gingembre à s’extirper du verre. La bouche est très étrange, liquide et sans trop de structure, fortes notes boisées, de gingembre et de poivre. Les saveurs sont presque muettes et effacées. Couverture de caramel coiffant des oranges sanguines, des cerises séchées et des raisins verts, fruits séchés, gummy bears. Mélange de tourbe herbeuse et terreuse, très organique comme résultante. En désespoir de cause j’ajoute un peu d’eau (ce que je fais TRÈS rarement) et c’est beaucoup mieux. Les saveurs sont plus intégrées, les épices plus frivoles aussi. Finale poivrée et épicée, quelques notes de chocolat et de café au lait. Très déçu, j’espérais beaucoup plus de complexité et de raffinement d’un whisky de cet âge.

Patrick 84%
Un bon scotch très marqué par les notes maritimes. Un peu décevant au niveau de la balance, surtout considérant que c’est un whisky de 19 ans. Nez : Xérès présentant des fruits bien mûrs, presque trop même! Le tout est accompagné d’arômes rappelant la mer à marée basse. Bouche : Un mélange de xérès chaleureux plein de fruits mûrs, avec du sel et des algues à sushi. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le sel de mer.

Martin 82%
Nez: Tourbe herbeuse, raisins et oranges. On tourne autour des mêmes centres d’intérêt des récents embouteillages NAS de la distillerie. Vanille, caramel et fruits rouges en compote. Bouche: Marmelade, cerises, réglisse, sucre brun et épices. La texture n’est pas trop ample, mais pas trop fade non plus. Finale: Chêne et xérès, poussière et tourbe grasse et bizarre. Équilibre: La complexité et la personnalité laissent un peu à désirer, surtout pour un whisky avec ce pedigree.

Isle of Jura The Loch

44.5% alc./vol.
L’importance de Market Loch, situé 300 mètres au-dessus du niveau de la mer, est difficile à appréhender. Un lieu paisible, presque spirituel, dont les eaux pures donnent vie au whisky Jura. Vieilli en fûts de chêne américain avant d’être affiné en fûts ayant contenu du sherry Pedro Ximenez durant 30 ans, l’assemblage du Jura The Loch comprend également une petite proportion de whiskies tourbés.

André 83%
Nez racoleur, belle rondeur agréable. Raisins séchés, cerises, oranges confites, caramel chauffé à la poêle, chocolat au lait, compote de pommes. Avec le temps, encore plus de notes de caramel qui nappe des cosses d’oranges trempées dans le chocolat au lait. La bouche est douce mais offre malheureusement très peu de texture. Cerises et pommes en avant plan, oranges, caramel et fruits tropicaux qui s’appuient sur une bonne dose de fumée de tourbe et d’épices en toile de fond. Courte finale sur les fruits rouges nappés de caramel fondu et une fine morsure d’épices pataugeant dans un nuage de fumée terreuse.

Patrick 78%
Un whisky un peu trop jeune… Tant qu’à me payer un single malt comme ça, j’aime autant un blend cheap qui coûte la moitié du prix pour la même qualité. Nez : Un peu de xérès fruité et sucré, une touche boisée et un soupçon de fumée de tourbe. Bouche : Du new make, du bois brûlé, un peu de fumée de tourbe et des fruits trop discrets. Finale : D’une longueur moyenne, avec une bonne dose de jeune whisky.

Martin 84.5%
Nez: Raisins secs, caramel, vanille et orange. Poires, pruneaux et xérès complètent la légende. Bouche: Belle texture, sans toutefois casser la baraque. Miel, oranges et caramel, chocolat au lait. Bois, épices et tourbe nous mènent vers la finale. Finale: Fumée, fruits, cannelle, poivre, bois et xérès. Belle chaleur. Équilibre: Vraiment pas mauvais, digne des embouteillages réguliers de la distillerie.

Isle of Jura 18 ans

44% alc./vol.
Le temps et la marée n’épargnent personne, dit le proverbe. Mais dans l’île de Jura, le temps s’étire sous l’influence des saisons successives que tempère un microclimat exceptionnel. Après un séjour en ex-fûts de bourbon, il bénéficie d’un affinage d’au moins deux ans en barriques de premier grand cru classé bordelais.

André 76%
Oranges, légère fumée de tourbe terreuse et organique vraiment weirdo, vieilles cerises éventées, chocolat noir amer, petits fruits sauvages, une touche de cannelle. Quelques notes tirées du red wine cask bien discrètes. La texture est intéressante, léger aspect gras qui disparait rapidement. Le côté épicé est plus fervent. Aspect vineux qui se mélanges aux oranges et aux fruits sauvages. Cerises, terre mouillée, cannelle, chocolat et coffee beans, caramel, réglisse, cire d’abeille. Finale liquide, fruitée et épicée, poivrée, un peu tannique et terreuse ainsi que de caramel brûlé.

Patrick 75%
Il y a quelques années, cette distillerie a fait un grand ménage dans ses fûts pour se débarrasser de ceux qui avaient un problème. Il semble qu’ils en aient oublié un. La moitié de mon verre a d’ailleurs fini dans l’évier. Nez : Ouf, ça sent mauvais ça. Il y a du beau malt et du beau xérès, mais aussi des notes de feuilles moisies… Après quelques minutes, le caramel finit par remplacer les feuilles moisies. Bouche : Du bois brûlé, du xérès, des feuilles un peu moisies et… Ah, bof, ça ne vaut même pas la peine. Finale : D’une longueur moyenne, mais trop longue en fait. J’ai pris un verre d’eau pour la rincer.

Martin 72%
Nez: Tourbe vineuse, orange terreuse, vanille et racine de gingembre un peu défraîchie. Il y a sous tout cela une impression de purin pelleté sous la paille entre les rangées d’un champ de fraises. Ouin. Bouche: Texture un peu aqueuse. Vanille et miel, xérès stagnant, vin fortifié, fruits rouges, terre humide. Finale: Cire d’abeille et tourbe sur une touche de cuir. Équilibre: Un fût défectueux? Je ne peux pas croire qu’on nous refile un 18 ans de ce niveau. Il y a sûrement une erreur à quelque part.