Old Malt Cask Allt-A-Bhainne 1993-2011 18 ans

50% alc./vol.

RV 88.5%
Cafe Depot, StarBucks, Allt-a-bhaine. Très fruite de raisin pas mur, il est intriguant comme son petit frère ne en 95, encore plus car pour 18 ans, l’âge ne se fait pas sentir. Plus marque en bouche, le bois est rempli de sève puis de café et enfin de raisin sucre, une bouche très bien construite. La finale pousse un peu fort sur le café noir, ne fait pas de compromis et s’élance pendant longtemps.

Patrick 80%
OMG! Je n’ai jamais détecté d’abricots si peu subtils dans un whisky! Est-ce plutôt un brandy? En bouche ,l’impression que nous avons affaire à un brandy d’abricots se dissipe à peine. On dirait plutôt que le brandy a été versé dans un verre mal rinsé qui avait auparavant contenu du whisky! La finale s’étire longuement sur l’alcool, ce qui est plutôt une surprise compte de l’âge du whisky. La texture demeure agréable, mais je ne suis pas certain d’apprécier « l’originalité » de ce whisky à sa juste valeur.

Tomintoul with a Peaty Tang

40% alc./vol.

André 74%
Tourbe florale (le même floral de Glenlivet) mélangé avec de l’herbe tout juste coupée… Toutes les odeurs que je déteste chez un whisky en même temps… Wrong start. La bouche n’est guère mieux; chique d’herbe et de menthol, de la tourbe bizarre et on découvre une épice pas plus agréable que le reste. Le grain est plus perceptible en finale, mêlé avec la tourbe et c’est la partie qui est un minimum agréable dans ce whisky. J’ai lu un commentaire des Ballantruan qui sont des éditions tourbées de la même distillerie que j’ai moi aussi goûté et il faut avouer que le Ballantruan botte le cul solide à cette édition de merde.

Patrick 89%
Nez: Fumée grasse de tourbe et suie. Bouche: Fruité et agressivement tourbé et bois brûlé. Finale: La suie d’un feu de camp, le lendemain de la veille. Balance: Une pointe de subtilité, tout ce qu’il faut pour dire que j’aime.

Martin 79%
Nez: Tourbe timide, herbe et crème, léger caoutchouc. Un peu de citron et de fleurs. Pas mauvais. Pas décidé non plus. Bouche: Sucre en poudre, tourbe, citron, touche de crème anglaise. Bois et épices sur la fin. Ça tire relativement dans tous les sens, ça cherche encore son identité, un peu comme les gens qui portent des lunettes sans prescription. Finale: Courte et timide. La tourbe est fraîche, presque mentholée. Accents de chêne et d’épices. La fraîcheur perdure un peu comme de la gomme à mâcher. Équilibre: Un whisky qui semble se chercher encore. Quelques belles notes, mais je ne suis pas certain de pouvoir pleinement recommander un achat comme celui-ci.

RV 80%
Au nez, très très très prometteur, avec le peaty tang d’Islay qui surpasse toute chose, néanmoins on peut tout de moins détecter une légère pointe de céréale et de lait. En bouche, l’expectative d’un superbe mélange sucré et sûr (sweet and sour) s’effondre trop rapidement, avec une finale pas très longue. Comme quoi la sauce Islay ne se mélange pas à tous les plats.

Macallan 10 ans Sherry Oak

40% alc./vol.
Tradition devenue signature emblématique d’un style, l’utilisation de fûts de xérès (sherry en anglais) a donné à Macallan qualité pour revendiquer l’Andalousie comme un terroir ou presque. Les contrats signés avec une tonnellerie de Jerez assurent un approvisionnement régulier en fûts de chêne espagnol, imprégnés («seasoned») pendant une durée maximum de deux ans avec un xérès oloroso sec.

André 89%
Beef jerky, sirop d’érable de fond de tub, caramel brûlé, noisettes et pacanes. Très doux à l’arrivée mais s’intensifiant progressivement avec un côté asséché en finale de bouche. Épices avec un côté poussiéreux de vieux fûts rustiques et un sherry plus noble que fruité. La bouche est dans la ligne directrice de Macallan; les fruits et notes de sherry, côté caramélisé de la crème brûlée, les épices également. Finale épicée, goût de cuir et petite astringence. Dans le style, c’est vraiment bien réussi. Le genre de Macallan qui va me manquer avec l’arrivée de la nouvelle série 1824.

Knockando 18 ans Slow Matured

43% alc./vol.

Martin 82%
Beaucoup plus orangé et profond que le 12 ans. Nez: Plutôt faible, chêne avec une touche de sherry. Notes d’amande et de vanille. Bouche: Miel, vanille et épices. Extrêmement doux. Il faut croire que le temps adoucit les moeurs. Quelques touches de noisette et de fruits secs. Finale: Veloutée. Aucune brûlure d’alcool. Le bois reste un peu mais il est bien le dernier à rester à la fête. Équilibre: Très doux. Son six ans supplémentaire lui a enlevé un brin de mordant. Bien que ce serait un bon choix pour initier un débutant au scotch, ce serait aussi un peu dispendieux et laborieux à obtenir…

Knockando 12 ans Season

43% alc./vol.

Martin 83%
Couleur miel doré un peu pâle. Nez: Très fragrant, il s’y passe beaucoup de trucs. Fruité. Miel bien annoncé par la couleur. Herbe fraîchement coupée. Soupçon de tourbe enterré sous une montagne de céréales maltées. Notes d’amande. Bouche: Les saveurs tardent un peu à se faire goûter. On commence par le miel, rattrapé rapidement par un tsunami de citron. Nous laisse ensuite avec des céréales bardées de noisettes et d’amandes. Finale: Timide. L’orge et les agrumes persistent, noyés dans le miel sucré. Très frais. Équilibre: Beaucoup de variété au nez, moins en bouche, et peu en finale. J’aime bien, quand même très « terrain de camping »…

Old Malt Cask Macallan 14 ans

50% alc./vol.
Distillé en octobre 1997 et embouteillé en octobre 2011 du fût #7738, 365 bouteilles.

André 83%
Nez de citron et d’agrumes, passablement de vanille et aucun sherry. Cela fait d’ailleurs un peu bizarre de goûter à un Macallan sans sherry. En bouche, les céréales s’expriment fortement. Le citron, la vanille et le léger caramel brûlé coiffe le tout. Finale alcoolisée, un peu trop diffuse et avec des notes de bois sec.

RV 83.5%
Belles prémisses et bon dénouement, dommage que l’intrigue est racontée dans un aussi pauvre vocabulaire. Beau petit gâteau à la vanille et gelée de bleuets, pour un Macallan, il y a de la personnalité dès l’introduction. En bouche, c’est malheureusement du malt aigre, supporté à peu près seulement par l’alcool. En finale, le grain reprend les apparats du nez et s’éteint dans une finale particulièrement longue pour l’âge relativement jeune. Douglas Laing réussit toutefois à démontrer plus de personnalité que dans beaucoup d’éditions de la distillerie.

Patrick 84%
Nez: agrumes et malt. Bouche: Fruité, oranges et malt. Finale: s’étire sur les notes d’orange et une pointe de chêne brûlé. Balance: Bien, original pour un Macallan, sans plus. Pour les fans finis de la distillerie.

Macallan 10 ans Cask Strength

59.6% alc./vol.
Version hors normes par sa puissance et qui révèle l’influence du vieillissement en fût de sherry si cher à Macallan.

André 89%
Merci Macallan pour ce nectar des Dieux, une place sur le podium assurée, le Michael Phelps de Macallan. Dangereusement bon, et impardonnable en grande quantité… Tout y est. Fruits, chocolat, brève arômes de noix le tout accompagné d’un puissant taux d’alcool. Wow wow wow… un autre verre !

RV 84%
Sherry, floral, vanille, complexe au nez. Se développe petit en petit sur un floral sucré de trèfle. Finale un peu morne mis à part la puissance de l’alcool, il passe néanmoins très bien. Là pour faire mal? Les dames peut être. Si Macallan l’ont juste sorti pour copier les autres distilleries, ils auraient aussi bien pu se retenir.

Patrick 85%
Un cask strength très intéressant. Typiquement Macallan. Très bien, surtout si on est amateur de Speyside. Très riche, sherry, chêne, très légère vanille. Quand même un peu sweet. 2e dégustation: sherry, nutty, winey.

Martin 93.5%
Nez: Raisin sucré, bois, dattes, épices. Explosion de xérès. Subtiles notes de réglisse et de cannelle. Bouche: Montagne russe de sherry. Huileux, riche et chaud. Pruneaux, porto et cinq-poivres. Finale: Épices pour toujours. Ce n’est pas le moment d’avoir un ulcère dans la bouche. Riche et fruitée. Longue avec notes de menthe et de lavande. La plus infime impression de crème sûre. Équilibre: Bon vieux Macallan avec un peu de mordant. Délicieux et dangereux. Décadence pure.

Macallan Fine Oak 25 ans

43% alc./vol.

André 89%
Très délicat. Crémeux. Crème brûlée et encore une fois le vanillé de la série Fine Oak. Rétro-olfaction à saveur de sherry et de fruits secs, d’oranges et de nectarines. Superbe, mais cachez votre portefeuille. A long slow slide.

Patrick 85%
Nez : Pêches, oranges, vanille et touche de bois séché. Bouche : Superbe texture. Fumé, bois carbonisé. Légère noix de coco, vanille, citron. Finale : Épices et orange. Balance : Très bien balancé, un bon whisky facile à boire. Mais définitivement trop cher.

Macallan 1955

45.9% alc./vol.
Distillé en 1955 et embouteillé en 2002, 46 ans d’âge. Seulement 175 bouteilles ont été produites.

Patrick 95%
Nez : Est-ce un whisky? On jurerait du xérès pur, tout simplement! Figues, un peu de chocolat noir et de vanille. Me fait aussi penser à un vieux rhum. Un très vieux rhum. Bouche : Chocolat, xérès, pointe de fumée, vanille… Vraiment de l’essence de vanille! Est-ce un vieux rhum ou un cognac centenaire? Je n’ai jamais rien goûté qui s’approchait de cette saveur. Finale : Interminable. Chocolat 100% cacao et cognac. Balance : Vieux rhum à l’entrée et cognac à la finale. Incroyable, fabuleux. Le plus unique des whiskys qui se disent uniques! C’est la première fois que je bois un whisky « de luxe » qui mérite réellement cette appellation. Avis à tous, je cherche un ami millionnaire qui voudrait en faire l’acquisition et la partager!

Macallan 18 ans 1994

43% alc./vol.

Patrick 93%
Nez : Fruits mûrs, gingembre, agrumes et touche de brûlé. Si riche! Bouche : Fruits mûrs, chêne brûlé, orange et touche de gingembre. Finale : Longue et délicieuse. Orange et épices. Balance : Quel équilibre, quelle texture! Simplement ce qu’il y a de meilleur qui ne soit jamais sorti d’un fût de xérès.