Balvenie 12 ans Triple Cask

40% alc./vol.

André 82%
Jamais je ne me lasse de ces arômes que Balvenie sait si bien présenter. Mélange de miel, de raisins et d’orange, de vanille, de céréales miel et noix nappé de pêches… À la différence du 16 ans de la même série, celui-ci est plus posé et plat en bouche, ce 12 ans démontre au nez plus d’influences provenant des fût de sherry et en bouche, la texture soyeuse et crémeuse est plus le résultat de l’utilisation des fûts de bourbon. Les arômes d’oranges et de pêches se développeront avec intensité en bouche, sans toutefois balayer le miel et la vanille. La finale est plus épicée et pointue mais la texture s’est affaissée et déçoit. Oui pour les arômes et saveur, non pour la texture et le canevas de fond.

Patrick 79%
Nez : Raisin, miel, vanille, pêche et orange. L’ensemble est plutôt sucré. Une complexité comme je les aime! Bouche : L’orange, le miel et la vaille. Touche de xérès. La sensation en bouche est plutôt aqueuse, ou plutôt marquée par l’alcool (malgré le 40%). Finale : Chêne et marquée par l’alcool. Balance : Après un départ très prometteur, l’ensemble tombe plutôt à plat.

Martin 84%
Ambre profond avec des jambes qui se matérialisent instantanément. Nez: Bois sec, vanille et orge subtile. Raisins, orange et rayon de miel. Une belle bulle du Speyside. Bouche: Crémeux et mielleux en bouche. Vanille et miel sont à l’avant-plan, supportés par une vague d’orange. Agréable équilibre entre les fûts de bourbon et de xérès. Finale: Longueur moyenne sur de solides notes de bois sec. Équilibre: Beau départ typique de Balvenie qui se poursuit plutôt bien en bouche mais qui se dégonfle honteusement en finale. Décousu. Il ne fait aucun doute que quelques degrés supplémentaires d’alcool ne lui auraient pas nui.

Macallan Fine Oak Masters Edition

40% alc./vol.

André 87.5%
Nez de sève et de bois, canne à sucre et toffee, sirop d’érable, beaucoup de sucre de fruits (pêche), vanille, coconut. Texture claire super fluide, mais tout de même crémeuse même si démontrant quelques pointes de bois sec et de gomme Dentyne. Sensation mentholé et de pommes roulées dans le toffee. Finale sèche où l’absence des influences fruitées que devrait apporter l’utilisation des fûts de xérès est étrangement absente. Pour les fans de la série Fine Oak, cet opus est dans ligne directe de la série. Alors que je m’attendais à quelque chose entre le sherry cask 12 ans habituel et la série Fine Oak, cette édition est une ovation au fût de bourbon, au sucre et au coconut. J’aime l’audace de nous présenter la sherry beast qu’est habituellement Macallan, de façon « naked », bourbon cask style. Mais encore faut-il trouver la bouteille, qui est maintenant une édition épuisée.

BenRiach 1996 édition Whisky Live Spa Belgium

50% alc./vol.
Fût #2787, bouteille 313 de 333, embouteillé en janvier 2013.

André 83%
Très soft, l’effet du fût de premier remplissage est bien ressenti; pommes vanillées, franc et quand même soyeux. Au départ, très puissant mais s’arrondissant passablement rapidement pour devenir très crémeux, principalement la vanille et un feeling de yaourt. Ce qui déçoit, c’est les arômes rectilignes et le manque de variété. Un exercice sur le bois et ses dérivés. La finale est bien soutenue, relativement sucrée avec une ambivalence sèche. Un whisky rempli de paradoxe et jouant sur une certaine ambiguïté. Au final, je reste sur ma faim pour ne pas dire sur une certaine déception.

Provenance Inchgower 14 ans 1990

46% alc./vol.
Distillé en janvier 1990 et embouteillé en août 2004, vieilli en fûts de xérès.

André 88%
Quel beau nez; du caramel et du sherry, de la pomme bien recouverte de cire accentuant son côté bizarre en bouche. Un mélange de raisins mauves en poudre et de sherry cireux, effectivement à certains égards se rapprochant des Aberlour Abunadh’. La cire est un peu trop présente en bouche, créant une barrière entre les papilles et le whisky, celle-ci s’estompe en respirant et laissera libre court au sherry. En toute fin de bouche; cigare aromatisé au sherry. Finale où quelques notes éparses de chocolat émergeront de l’ensemble et un fort retour sur le sherry et la pâte de fruits.

Patrick 92%
Wow!  Savoureux et exceptionnellement bien balancé.  Comparable à Macallan, A’bunadh ou encore votre whisky au xérès favori.  Nez : Superbe nez dominé par le xérès.  Aussi raisin, caramel et une note de pommes.  Bouche : Très chaleureux.  Xérès, chocolat, raisins et sucre très agréable.  Le tout est complété par une belle note de pomme-caramel.  Finale : Longue et dominée par le xérès.

RV 90%
Après le comfort food, voici le comfort whisky. Sur un fond de patates et de pommes trempées dans le caramel, le bois est puissant. Et bizarre. Assez effronté, le style est très aromatisé, chaleureux et expansif en bouche. La pomme appuie ensuite à fond de manière savante pour découvrir du blé assez vert en finale avant que le miel viennent conclure l’expérience. C’est assez à mon goût, avec des notes d’Abunad’h en version non cask strength.

Glenfiddich Cask of Dreams 2012

48.8% alc./vol.
Au Québec, Barrique des Rêves.

André 88.5%
Nez bien rond et fruité, petits fruits rouges, de compote de rhubarbe. La bouche se développe sur des notes de confiserie (cannes de Noël), les fruits demeurent toujours aussi présents (ça me rappelle le xérès et les petits fruits rouges) avec une finale de bouche cendreuse, de sherry cask et de bonbons Certs avec l’effet du menthol …mais pas les saveurs. Le taux d’alcool est vraiment bien dosé en accord avec les arômes et saveurs. Finale en purée de fruits et d’épices. Un beau voyage fruité.

RV 82%
Je ne bois pas du whisky pour ce genre de goût comme je n’écoute pas du metalcore pour l’entendre à 20 décibels. Léger que ce rêve avec un peu de résine de conifère et du trop doux malt. Arrivée en bouche presque nulle sauf sous le petit picotement sous la langue qui provient du taux d’alcool. Enfin, la finale qui commence de manière très distinguée avec du savant bois puis du fruit, le tout qui se termine avec un retour vers le bois. N’eusse été de la finale, il n’aurait jamais passé la note de 80, mais la belle longueur – qui justifie aussi un peu le prix – rend ce trop subtil whisky convenable mais non remarquable.

Patrick 89%
Nez: Compote de rhubarbe, fond de xérès et notes de chêne. Bouche : Toujours la rhubarbe, avec de belles notes fruitées, épicées et chaleureuses. Finale : Longue et épicée, marquée par le bois brûlé. Balance : Un très bon dram, chaleureux, intense et bien balancé. J’aime bien aussi l’initiative marketing de Glenfiddich qui consistait à apporter leurs fûts en tournée pour que le public y inscrive leurs rêves! Une belle façon de démocratiser le whisky et d’y attirer un nouveau public. De plus, le cylindre en fait presque un bibelot! Enfin, j’aimerais féliciter Glenfiddich d’avoir embouteillé ce whisky à un taux d’alcool respectueux de leurs fans!

Glenfiddich 30 ans

40% alc./vol.
Ce Speyside d’exception résulte de l’assemblage de fûts ayant contenu du sherry (environ 45%) et de fûts ayant contenu du bourbon.

André 87%
Nez élégant et équilibré. Fruité à souhait, chêne en harmonie avec le sherry, une touche de pommes peut-être. Finale soyeuse, classy et légèrement fumée. Seul hic, à 246$, je ne peut m’empêcher de penser que je pourrais avoir 4 bouteilles de Solera pour le même prix. Ça remets les choses en perspective. Dégusté avec le chocolat « langue du diable », chocolat aux piments, une expérience vraiment unique.

RV 87%
Fumée/cendre au loin, et fruit complexe. Le parfait scotch pour impressionner ceux qui attache de l’importance à l’âge ou au prix. Même si le prix rend le rapport qualité/prix déficient on ne peut pas dire que la qualité n’y est pas.

Patrick 88%
Nez: Parfum de fruits riches et intenses. En fait, chêne, xérès, et quelques notes de pommes. Vieux bois. Bouche : Xérès très mûr, épices et vieux bois. Notes de chocolat noir. Finale : S’étire sur une note brûlée et de chocolat noir. Balance : Le cadeau que je m’étais fait pour mes 30 ans! Je ne l’ai jamais regretté. Un whisky très bien équilibré qui offre une belle profondeur et une belle richesse de saveur. Comme c’est souvent le cas avec cette distillerie, mon seul reproche est de l’avoir embouteillé à 40%.

Glenfiddich 12 ans

40% alc./vol.
Glenfiddich fut construite en 1886 par William Grant qui décida de voler de ses propres ailes après avoir travaillé et appris à Mortlach. Ayant racheté du matériel d’occasion, à Cardhu notamment, il réussit à faire couler son premier new spirit dès Noël 1887.La distillerie qui puise l’eau du Robbie Dubh à la fois pour la fabrication et la réduction de l’alcool, a su conserver malgré sa taille quelques techniques anciennes de fabrication : elle possède ses propres aires de maltage, cultive son orge (enfin une partie seulement !), utilise des washbacks traditionnels en douglas, chauffe ses alambics directement au charbon et surtout possède sa propre chaîne d’embouteillage (caractéristique qu’elle partage uniquement avec Springbank). Glenfiddich est maintenant le single malt le plus vendu au monde. Il est vendu dans plus de 180 pays, et représente environ 20% des ventes de single malt.

André 79%
Faut bien en être à sa 1316e évaluation pour se rendre compte que je n’avais pas encore évalué ce produit… Je dois avouer que j’adore le nez, la délicatesse des éléments, la petite touche florale, le mélange de salade de fruits et de miel. Ça en fait définitivement un whisky des plus approchables pour n’importe lequel des amateurs. Après un bon 30 minutes, un fin brûlé émerge au travers la salade de fruits, beaucoup de poires, de cantaloup, pomme verte, la vanille et le miel. La texture est agréable mais sans punch, un peu huileuse et très fluide. Finale moyennement longue, un brin fumée et très fruitée.

Patrick 83%
Nez : Frais, sucré, marqué par les agrumes et un peu de chêne. Bouche : Tellement frais! Sucre, poires et agrumes, le tout enrobé par une note de planche de chêne. Finale : Courte et fraiche. Balance : Un grand classique, facile à boire, sans faute, qu’on imagine aisément déguster une journée chaude d’été sur le patio, avec une glace dans son verre. Et pourquoi pas?

Martin 81%
J’hésite entre l’ambre et l’or profond au moment de décrire sa couleur. Nez: Chêne marqué avant même d’approcher le nez du verre. Poires et pommes. On sent plus le fût de sherry que celui de bourbon. Touche de noix mélangés. Bouche: Texture voilée et huileuse. Miel, jus de pomme, jus de poire, épices et fleurs. Finale: Chaude et sèche. Vanille, épices et caramel. Doux et dangereusement facile à boire. Un scotch de choix pour débuter une exploration de l’univers du whisky. Équilibre: Excellent passe-partout. Pour les expressions d’entrée de gamme, un vaillant représentant de la région du Speyside. Une coche au-dessus du Glenlivet 12.

Glenlivet 16 ans Nàdurra • Batch 0712U

55.5% alc./vol.
Embouteillé en juillet 2012.

André 89%
Glenlivet n’est pas ma distillerie préférée, j’ai eu bien de la difficulté à trouver des embouteillages de cette distillerie qui me rejoignaient… mais là… wow ! Marmelade de fruits, poires, léger floral pas trop dérangeant, miel et vanille. La bouche est d’une douceur extrême en arrivée, mais la morsure de l’alcool transpercera le nuage de miel et de vanille qui lui servait de tapisserie. Pommes vertes et épices. Avec le temps, le miel deviendra encore plus prédominent au nez, ce qui contrastera avec la force de l’alcool en bouche. Longue finale en envolée de noix au miel et de vanille. J’aime !

SMWS 66.36 Ardmore 10 ans

58.2% alc./vol.
« Milano salami and a tropical fruit kebab » – Distillé le 17 juillet 2002 et vieilli en ex-fûts de xérès, 702 bouteilles.

André 83.5%
Mélange de sherry épicé et tourbé, l’accent sucré est plus discret mais fait bien parti de l’équation au final. J’aurais aimé voir le sherry plus insistant et je crois que la qualité du sherry laisse un peu à négliger. C’est un peu fade et monotone comme bouche et même les saveurs de tourbe assaisonnées au sherry et au raisin n’égayeront pas la fête. Finale molle ou le sherry est encore plus tordu mais qui cache bien son taux d’alcool.

Patrick 90%
Nez: Salami italien, ribs fumés au BBQ hickory et quelques fruits. Bouche : Le BBQ au hickory, les ribs accompagnés d’une bonne saucisse grasse un peu trop cuite et les fruits très mûrs. Aussi un peu de bruyère et de poivre. Finale : Longue et huileuse, comme on les aime! Balance : Un bon dram gras et un peu sale comme de l’huile à moteur usagée. Plus viril que ça, t’as tellement de poils, tu peux sortir dehors tout nu l’hiver.

Martin 86%
Brun-roux assez saisissant pour son jeune âge. Nez: Franc et sans compromis, avec de peu subtiles notes de sherry épicé et fruité baignant dans un beaume de charcuteries salées et fumées. Fond de céréale. Bouche: Vanille, caramel salé et sauce barbecue goûteuse. Xérès et épices restent en arrière-plan. On se croirait dans les cuisines de Henry’s Hi-Life. Finale: Belle chaleur, longue et bien ancrée. Tous les arômes précédents reviennent en force. Équilibre: Trop effronté peut-être? Ce ne sont pas des flaveurs souvent rencontrées chez Ardmore. On aime bien la nouveauté, mais personne n’aime être trop secoué.

SMWS 66.35 Ardmore 9 ans

58.2% alc./vol.
« Savoury smoke and spicy sweetness » – Distillé le 17 juillet 2002 et vieilli en ex-fûts de xérès, 696 bouteilles.

André 89%
Nez bien épicé (gingembre, clou de girofle), herbe, et tourbe médicinale terreuse. Le sherry cask, étant prédominent apporte une dimension fruitée et sucrée, plus ronde et veloutée au nez et aidera le toffee à éclore de l’ensemble… Côtes levées avec sauce sucrée. Léger manque de structure en arrivée de bouche, mais le mélange de sherry sucré et de tourbe est vraiment superbe, les épices s’émoustilleront coquinement en finale de bouche ou la texture générale se sera stabilisée. Finale d’un mélange sucré et épicé ceinturé d’un bon corset de tourbe et rétro olfaction à saveur de liqueur aux fraises pétillante.

Patrick 90%
Nez : Intenses fruits et fumée, quelques noix et une touche d’épices pour couronner le tout.  Plutôt impressionnant comme parfum.  Bouche : Toujours la fumée et les fruits, un peu de goudron et des notes médicamenteuses.  Finale : S’étire longuement et délicieusement sur les notes de fumée et de goudron.  Balance : Superbement équilibré et complexe, un dram dans la catégorie « à apporter sur une île déserte » ou encore dans le « camp » dans le bois pour le boire en taquinant la truite ou au coin du feu.

Martin 88.5%
Orangé séduisant, ambre qui tire sur henné. Nez: Très fruité dès qu’on lève le verre au nez. On tire les couvertures très brusquement vers le raisin. Une fumée plutôt boisée accompagne le tout, évoquant un baril carbonisé comme on s’en fait tant parler. Bouche: Les fruits continuent de plus belle, avec un accompagnement de fumée et de chêne beaucoup plus marqué qu’au nez. Les raisins sèchent et deviennent pruneaux, saupoudrés des épices du fût de xérès. Finale: Relativement longue, s’étirant sur des notes médicamenteuses de raisin caramélisé. Amertume bien dosée, comme le meilleur des espressos. Équilibre: Un vrai dram qui réchauffe. Videz le caribou dans l’évier parce que quand vous revenez de pelleter la plus récente bordée de février, c’est un SMWS 66.35 que ça prend.