Jura 12 ans Edition 2023

40% alc./vol.
Édition est vieillie pendant dix ans en fûts de chêne blanc américain ex-bourbon avant d’être affinée en fûts de sherry Oloroso. Cette édition est la même que la 10 ans d’âge avec 2 années de plus de vieilissement supplémentaire.

André 77%
Pas bien bien différent de l’édition 10 ans d’âge… Nez de céréales maltées et mielleuses, fond de vieilles cerises noires, oranges sanguines hyper mûres, agrumes. La fuméeest plus discrète que dans l’édition cadette. Bouche remplie de fruits tropicaux, de cerises, oranges et chocolat avec une touche de fumée et un fond de sucre de fruits. La texture est moche, aucun support gras ou huileux, c’est presque flat. Finale timidement épicée et boisée, cassonade, même les fruits quittent le train tranquillement. Oh my…

Patrick 82%
Un bon dram, qui semble toutefois plus jeune que son âge et dont la texture est un peu trop aqueuse. MAIS, ça demeure un bon mix de saveurs que j’ai eu bien du plaisir à le boire. Nez : Un mélange relativement complexe de miel, de fruits tropicaux, de chocolat et de fumée vraiment, mais vraiment discrète. Bouche : La fumée de tourbe est ici plus présente, ainsi que de beaux fruits caramélisés nappés de chocolat. Finale : Un peu courte, marquée par le chocolat et de la fumée subtile.

Martin 82%
Nez: Miel et biscuits graham, quelques fruits tropicaux, timide tourbe et touche de chocolat noir. Bouche: Eau d’érable, miel, bois et épices. La texture est décevante, un taux d’alcool un peu supérieur aurait pu sauver la mise. Finale: Longue et un peu fade, accents de bois, de poivre éventé, raisons et miel dilué. Équilibre: Pas mauvais comme dram, mais j’ai l’impression que ça passe en coup de vent avec une texture sabotée par une dilution excessive.

Jura Journey

40% alc./vol.

Patrick 75%
Je suis en maudit après le champion qui a décidé d’embouteiller ça. Genre, 7-8 ans de plus, et ça aurait pu être bon. A éviter à tout prix. Nez : Trèèèès jeune malt, avec des fruits tropicaux et des agrumes. Bouche : Oh fuck que c’est jeune ça. New make, malt et fruits tropicaux. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le new make.

Tamnavulin Double Cask Batch #0308

40% alc./vol.
Maturation initiale en Ex-Bourbon cask et affinage en Ex-Sherry Cask. Tamnavulin Double Cask est la première sortie de la distillerie depuis les années 1990! Au cours des 20 dernières années, la distillerie a changé de mains d’Invergordon Distillers à Whyte & MacKay, a fermé quelques années plus tard et a rouvert en 2007. Une grande partie de sa production de single malt est utilisée dans des assemblages, mais quelques fûts de single malt se faufilaient sous forme d’embouteillages indépendants.

André 79%
Nez gêné de petits fruits, lointaines oranges, sirop de poires en conserve, abricots et sucres naturels de fruits. La bouche est délicate mais dénuée de singularité ou de complexité. Cerises et pommes rouges, poires, abricots, cassonade et caramel, puis en s’aérant, plus du type vanille et miel. La texture est pauvre mais l’aspect sucré est vraiment agréable, tel des bonbons de confiserie. Si le nez est plus sur le sherry cask, la bouche elle est menée par le bourbon cask. La finale développe des notes de gingembre et de bois verdâtre et un mélange d’épices éventées et de sucre en poudre.

Patrick 79%
Un whisky d’entrée de gamme… Qui ne donne pas le goût d’explorer le reste de la gamme. Nez : Parfum de jeune whisky, avec des pommes et du miel et une goutte de marmelade à l’orange. Bouche: La marmelade à l’orange prend ici le premier plan, avec une bonne dose de chêne chaleureux et un peu de sucre. Finale: Un peu courte et boisée.

Martin 81.5%
Nez: Malt assez jeune, sucre en poudre, miel et confitures. Touche d’orange, assez alléchant. Bouche: Miel chaud et sucré, fleurs, céréales et marmelade. J’aime bien, petite pointe de cuir. Finale: Chène, cassonade, cuir, malt et un retour du miel pour capper l’expérience. Équilibre: Le manque de texture fait un peu mal, mais les saveurs de ce dram le rendent quand même bien apprécié.

Kim 79%
Nez : bananes vertes, Swedish berries et autres jujubes. S’ouvre et donne un feeling d’irlandais, avec la banane plus mûre. En bouche commence avec des épices et des fruits juteux, mais ca ne dure que quelques secondes avant que vienne l’impression de lécher une planche de deux par quatre et c’est pas suuuuper plaisant. Finale un peu courte et sèche après la planche de bois. 79, mais à ce prix-là…

Creag Dhu

40.2% alc./vol.
Whisky du Speyside vieilli en Sherry Cask.

André 80%
Belle présentation au nez, très simple et approchable. Fruits secs saupoudrés de cannelle, cosses d’oranges, miel, vanille, puis pointe de chocolat au lait en trame de fond. Malheureusement la bouche est flat et ennuyeuse. Raisins secs, purée de pommes, fruits séchés, dattes, le tout sur une texture donnant un fond diluée. Courte finale caramélisée, influencée par le sherry générant des notes de fruits secs sur un lit de fumée diaphane. Bon, pour 40$ il ne faut pas demander la lune. C’est agréable même si sans pratiquement aucune complexité.

Patrick 77%
Triste à dire, mais je trouve toujours surprenant de voir arriver sur le marché aujourd’hui des whiskys si bas de gamme, mais présentés comme s’ils étaient des superstars. Nez : Le parfum d’un jeune whisky de grain, ce qui est plutôt surprenant pour un single malt. Bouche: Le jeune whisky de grain de mélange ici avec des notes de fruits mûrs, du chêne chaleureux et une discrète touche fumée. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par le jeune whisky de grain.

Tomintoul Seiridh

40% alc./vol.
Oloroso Sherry Cask – Bottle #9487 of 12960. Le terme « Seiridh » (prononcé « sheh-ree ») vient du gaélique écossais qui signifie sherry. Il a donc été affiné dans des fûts de sherry Oloroso de premier remplissage après un premier vieillissement dans des fûts de chêne américain contenant du Bourbon. Le maître distillateur Robert Fleming a sélectionné à la main les fûts de sherry d’une bodega familiale en Andalousie.

André 82%
Un peu mince comme livraison, mais agréable à savourer sans complication. Fruits secs et gâteau aux fruits, chocolat au lait, cerises, noix dans le caramel. La bouche est un peu diluée. Bois de chêne toasted, cassonade, gâteau au fruit et café au lait, oranges, cerises, fruits secs, réglisse rouge. Courte finale, fruitée et chocolatée.

Patrick 85%
Un superbe rapport qualité-prix, offrant une belle complexité et du délicieux xérès à un prix raisonnable. Nez : Un beau parfum de xérès sucré avec une grosse dose de cassonade. Bouche : Le xérès est toujours très présent, mais la cassonade est ici un peu camouflée par le chêne, des épices et un peu d’herbes. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par du xérès chaleureux.

Laphroaig Càirdeas 2022 – Warehouse 1

52.2% alc./vol.
First Fill Ex-Maker’s Mark Bourbon cask.

André 88%
Centre citronnée et feu de tourbe lointain, iode, esprit maritime mais dans le sens calme du terme. Très feutré et raffiné comme approche, jusque là, j’adore. Les notes médicinales sont plutôt fines et douces comme dans les éditions beaucoup plus âgées. La bouche est plus ferme qu’attendue, mariage de vanille et de zeste de citron. Les tannins du bois sont très présents, puis mélange d’herbe et de pommes vertes, cendre froide et accents terreux et de varech. Plus on avance dans la dégustation, plus le côté médicinal se solidifie. La finale, un peu courte, est sèche, le bois de chêne est hyper présent et s’accompagne de fumée de tourbe malpropre et industrielle, de fruits tropicaux et de sel de mer.

Patrick 92%
Wow, du gros Laphroaig classique avec son petit côté bum, mais avec aussi une complexité aristocratique ! Nez : Du goudron, de la fumée de tourbe, du sel et des algues. Bouche : Une tonne d’algues salées, du goudron, du sel encore et de la fumée de tourbe. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 89%
Nez: Vague de tourbe mi-crasseuse, mi-médicinale. Sel marin et goudron, avec un pourtour de citron et de sucre à glacer. Bouche: Citron sucré, vanille, tourbe sale bien sûr, et chêne sec sec sec. Sel de mel et poivre blanc. Finale: Longue, chaude, épicée et cendrée. Le bois sec et le poivre blanc nous déposent sur une plage où l’on tombe face première dans les cendres froides d’un vieux feu de plage. Équilibre: Solide solide solide dram. Un drame aussi que les fans se l’arrachent à ce point. Faut partager guys…

Bowmore 22 ans Aston Martin

51.5% alc./vol.

Patrick 90%
Un beau gros Bowmore, surprenant par l’intensité démontrée pour son âge. Wow. Nez : Le beau parfum maritime de Bowmore, avec une pointe de fumée et un peu de chêne. Bouche : Oh wow, du gros sel, de la grosse fumée, du gros chêne et plain de bonheur! Finale: D’une belle longueur, et dominée par le sel.

Talisker Surge

45.8% alc./vol.
Travel retail exclusive. Élevé en First Fill Ex-Bourbon Casks.

André 84%
Nez attirant et sucré, sugar tooth love here. Compote de poires et bananes, sucre en poudre, évoquant le bord de mer. Sucre, poivre et sel marin, fruits à chair, subtile fumée au large. Dommage que la texture en bouche soit si évasive; oranges, poires, bananes, pommes vertes, citron, poivre moulu et fumée sucrée. La finale est douce et amorphe, beaucoup d’oranges et de sucre, de poivre aussi avec une touche de bois brûlé. L’épine dorsale aromatique de la distillerie est bien présente mais pas le caractère en bouche à lequel on nous a habitué.

Patrick 84%
Un assez bon scotch, mais qui semble plus dilué que les Talisker auxquels je suis habitué. Nez : Fumée de tourbe qui semble diluée dans des biscuits sablés. Bouche : La fumée est ici plus ferme, avec de belles épices, du bois brûlé et une discrète note sucrée. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, poivrée, mais porté par une texture un peu aqueuse.

Martin 83%
Nez: La fumée de tourbe habituelle de Talisker semble plus lointaine ou muette qu’à l’habitude. Le vieux loup de mer donne une impression de dilué. La compote de pommes et les fruits à chair blanche veulent ici dominer, avec le sucre et la vanille. Weird. Bouche: La texture semble elle aussi diluée, et donne sur des notes de raisins verts, de sucre blanc et de poivre rose. La fumée est loin loin loin derrière. Finale: Épicée quoiqu’un peu aqueuse. Fruits verts et blancs. Poivre blanc et touche de bois, mais peu ou pas de fumée. Équilibre: Ce n’est pas un mauvais scotch, mais la quasi absence de fumée maritime caractéristique de la distillerie prend toute la place sur la une du journal. Un dram que j’ai peine à reconnaître.

Benromach Contrasts Peat Smoke Sherry 2010-2022

46% alc./vol.

André 87%
Superbe whisky, sans trop de complexité mais hyper agréable à déguster. Le nez s’ouvre sur des notes de compote de bananes, zeste de citron et de poires, pommes vertes. La tourbe est en retrait. Les notes de vanille sont attendrissantes. Les notes de fumée de tourbe sont plus ressenties en bouche. Même si l’on n’est pas dans les saveurs maritimes, le whisky me rappelle les éditions Bowmore Tempest. Iode, zeste de citron, compote de bananes, gousse de vanille, guimauves sur le feu de camps, meringue. Finale où des notes d’ananas apparaissent et se joignent aux autres fruits. Fumée de tourbe, poires, citron.

Patrick 92%
Définitivement, Benromach, tourbe et xérès, c’est un mélange gagnant! Ça faisait longtemps que je n’avais pas croisé un whisky que j’apporterais sur une île déserte comme lui. Nez : De la belle fumée de tourbe délicieusement fruitée, sucrée avec un peu de caramel. Wow, ça part bien! Bouche : Toujours la fumée de tourbe fruitée, avec de la vanille, du caramel et et belle petite dose de sucre bien mesurée. Yummy! Finale: D’une belle longueur, fumée et fruitée.

Martin 92%
Nez: Fumée dense, chocolat noir, prune mûre et une lointaine effluve de vieux cuir. Bouche: L’entrée en bouche est charbonneuse, rapidement suivie de notes de cerises, d’amandes grillées et d’oranges sanguines. Caramel et vanille bardent le tout. Finale: Longue, épicée et légèrement goudronnée, avec une touche persistante de cacao amer. Équilibre: Un dram sombre et affirmé, où la tourbe et le xérès cohabitent avec intensité sans jamais se faire d’ombre.

Mac-Talla Strata 15 ans

46% alc./vol.
Issue d’une combinaison de Ex-Bourbon et Ex-Sherry Cask, provenant d’une distillerie non-dévoilée. Produit par l’une des plus anciennes familles de whisky d’Écosse – la famille Morrison – qui étaient les anciens propriétaires de Bowmore, Auchentoshan et Glen Garioch. Mac-Talla signifie « écho » en gaélique écossais et reflète le lien de la famille Morrison avec l’île d’Islay. Du latin stratum, Strata fait référence aux nombreuses formations rocheuses ignées visibles le long des rives accidentées d’Islay.

André 83%
Beau mélange de fruits tropicaux, d’ananas, citron, de céréales doucements séchées au feu de tourbe accompagné d’un bon accent terreux et d’une pincée de sel de mer, vanille. Si utilisation de sherry cask il y a, son influence est minime. On vogue beaucoup sur la palette aromatique du Bourbon cask et non du Sherry cask. La bouche est cendreuse et terreuse, bien maritime, salée parfois, sur les fruits tropicaux et les enbruns et le sel de mer. Finale minérale et fumée, terreuse et cendreuse, relativement longue. Bien qu’intéressant, le whisky manque de structure et de profondeur.

Patrick 91%
Wow, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu autant de plaisir avec un whisky qui n’est pas une licorne. Nez : Une discrète fumée de tourbe avec une pointe de sel. Bouche : Du sel, du bois brûlé et de la fumée de tourbe porte par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, salée et fumée.

Martin 88%
Nez: Une légère tourbe maritime enveloppe cet assemblage d’ananas, de sel, de vanille et de cacao. Bouche: Miel et citron, vent du large et xérès. Très épicé, mais la tourbe garde bien toutes ces pointes agressives sous contrôle. Finale: Tourbe, chêne, fruits et sel. On garde longtemps en bouche cet amalgame, tout en douceur. Équilibre: Je ne sais trop quoi en penser. La tourbe est délicate et c’est elle qui adoucit le reste des saveurs qui elles-mêmes devaient être douces au départ. Je ne peux que saluer cette complexité qui nous égare un peu.