Islay Mist 17 ans

43% alc./vol.

André 86.5%
Crémeux au nez, melon au miel, lime amandes grillées mais sans renier ses origines de l’ile d’Islay avec ses notes de tourbe et de terre mouillées et son léger salé maritime en sourdine. Un blend estival et hautement dangereux. Effectivement le genre de bouteille à partager en gang le soir autour d’un feu à l’extérieur et qui saura à la fois satisfaire les connaisseurs mais aussi faire une belle introduction aux whiskies pour les débutants.

RV 86%
Cendrier rempli de botches et de lait sur lequel on ajoute du persil séché. Plus malté sur les papilles, cependant toujours avec un fond de fumée et un beau mélange de grains non sucrés, juste assez fort en finale. Mon genre de bouteille passe-partout. Pas nécessairement typique d’Islay, peut-être à ne pas gouter en pensant que c’est un Islay, mais à un prix respectable, très belle réserve spéciale.

Patrick 88%
Épices dans un cendrier remplit d’eau après un orage (épices, tabac brûlé et ozone). Au goût, une surprenante évolution… wow! Le goût évolue de façon impressionnante en trois dimensions. Arrivée fruitée, suivi d’épices fumées, qui laissent la place à un malt intense mais fugace. La finale est marquée par le fruit. Une superbe surprise, mais qui décevra celui qui s’attend à un whisky typique d’Islay. Toutefois, après avoir respiré, la fumée et la tourbe se démarquent de façon singulière.

Grant’s Sherry Cask

40% alc./vol.

André 83%
Nez fruité très effacé, le sherry est bien là mais c’est ennuyeusement plat au nez. L’arrivée en bouche est agréable, bien relevée par les fruits. La bouche est feutrée et bien soyeuse. L’ensemble aurait assez de typicité pour passer pour un single malt d’affinage n’eut été de son manque de présence en bouche et une texture pas assez raffinée. Il ne fuit pas le bout de la langue et laisse le palais sec. La finale n’est que la suite du nez et de la bouche, n’offrant que peu de surprise. Un bon blend, très agréable et avec une pointe d’audace.

Martin 83.5%
Nez: Alcool plutôt effacé pour un blend de cette catégorie. Jolis arômes de céréales, de fruits rouges et de bois. Quelques notes de xérès mais pas plus. Bouche: Sucre doré et raisins verts dès l’arrivée en bouche, suivi par de légères notes de chêne et de sherry. Une poignée d’épices complètent le tout. Finale: Assez linéaire, manque un peu de longueur, tout en restant plutôt agréable. Équilibre: Un bon blend de semaine, meilleur de loin que l’édition ordinaire. Excellent choix pour un sherry cask de semaine mais pas bien plus.

RV 77.5%
Sans être sucré, sans être feuillu, doux mais tout de même varié. Le popcorn rose et le bonbon précède les épices en finale. Celle-ci est moins bonne que le Ale Cask, pour laquelle elle est tout le contraire, alors qu’à force de respirer un vert amer devient un peu trop puissant et rend l’expérience moins agréable.

Grant’s Ale Cask

40% alc./vol.

André 79%
Une montée en crescendo – vitement écourtée – suivant un nez hyper simple. En le gardant en bouche plus longtemps, des notes de cannelle trop fortement jumelées aux accents de grains qui n’arrivent pas à se soulever assez longtemps pour nous montrer ce qu’il cache. Même une fois la bouffée d’alcool évaporée et les oranges apparues, l’étreinte du corset procuré par la poussière de grains ne lâche pas prise. Dommage car le nez semblait vouloir nous amener dans des chemins intéressants.

RV 79%
À l’ouverture, le houblon et le blé vert se goûtent, à peine fumés et caramélisés qui deviennent cassonade à force de respirer. Pas de mouthfeel, avec une migration du goût vers un grain plus palpable. Une bonne longueur pour un blend, mais principalement avec un nez qui mérite qu’on le laisse respirer et un goût changeant qui s’améliore avec les secondes.

Patrick 79%
Nez de whisky de grain, fruité. Au goût, crème brûlée, très sucré au goût, très fruité, très léger. Pas vraiment de finish.

Garneath Grain Whisky 42 ans

43.8% alc./vol.
Distillé en juin 1967 et embouteillé en mai 2010, 159 bouteilles.

André 89%
Céréales Puff, miel et vanille, accompagné de la présence des grains de céréales. L’effet du fût est bien sentie en bouche, les goûts et arômes de bois de chêne sont très présents, les épices, la vanille et un bon fruité également. Une belle vague d’oranges et de citron apparait en finale afin de mettre la table à la rétro-olfaction à saveur de céréales. Une fois le verre vide; bois de cèdre, caramel et chocolat noir. Une belle trouvaille, très abordable de surcroit.

RV 86%
Bien mais`pas à l’instar de son âge vénérable. Avoine et miel, assez loin du single malt typique. L’arrivée est par contre assez vineuse, avec un petit goût de nouvelle pousse de branche encore remplie de sève. Docile, la finale débute de manière très fumée, pour se terminer sur le grain. Côté longueur, c’est convenable mais je m’attendais à encore plus long, il s’agit tout de même d’un 42YO.

Famous Grouse 37 ans Robert Burns 250th Anniversary Limited Edition

47.6% alc./vol.
250 bouteilles émises en édition très limitée par Famous Grouse en l’honneur du 250eme anniversaire de naissance du célèbre poète anglais Robert Burns. Ce blended scotch de 37 ans d’âge (Robert Burns est mort à l’âge de 37 ans) est remis à divers organismes afin d’amasser des fonds pour une œuvre caritative de leur choix. Certaines de ces bouteilles, mise à l’enchère, ont récolté jusqu’à 5000$ pour une seule de ces bouteille de 500ml.

André 90%
Canneberges, cerises noires, adouci par le miel. Bouche ample et sirupeuse, fine fumée, miel et confiture de cerises. Finale très équilibrée, chêne et une belle poigne d’alcool. Richesse et complexité. Une belle réussite de John Ramsay.

RV 82.5%
Un whisky à mi-chemin entre la typicité cinglante des single malt et la variété tranquille des blended. Malt légèrement épicé au style Speyside anonyme, assez vert et un peu miel de bruyère qui faire paraître olfactivement le mélange à court de ses 37 ans. L’arrivée est beaucoup plus boisée, mais le développement reste tout de même assez limité, passant timidement du bois aux épices chaudes mais un peu disparates et floues. En début de finale, un peu de bois tourbé, puis le bruyère puis les épices. L’aftertaste est quant à lui plutôt ordinaire (voire son point faible), avec un retour agaçant sur le végétal qu’on trouvait au nez. Comme blend, c’est assez bien, mais me confirme encore une fois que je préfères de loin les single malt, et à 37 ans, je trouve qu’ils ont peut-être attendu un peu longtemps pour pas grand-chose.

Glenmorangie 15 ans Sauternes Wood Finish

46% alc./vol.
Ancienne édition. 12 ans en fûts de bourbon, puis 2 ans en fûts de sauternes.

Patrick & Pierre-Luc 89%
Au nez, sent le sucre qui a chauffé dans une casserole et le cantaloup. En bouche, un sucre doux et chaleureux avec une petite pointe de raisins blancs et de miel de pomme. En finale, la chaleur du sucre s’étire longuement. Moins doux que le 12 ans que nous connaissons aujourd’hui… Ou du moins, plus intense.

Ben Nevis Traditional

46% alc./vol.

Patrick 85%
Volutes de fumée, d’orange et de tourbe. Toute une surprise! En bouche, la tourbe et la fumée sont toujours présentes, ainsi que les pelures d’orange. La finale est marquée par le sel (malgré ce que le responsable du marketing de la distillerie, devant moi, en dit!). Une belle balance, un goût plutôt jeune.

Ben Nevis 10 ans (ancien embouteillage)

46% alc./vol.
(Long) John MacDonald créa la distillerie Ben Nevis en 1825. Elle doit son nom à la plus haute montagne du Royaume-Uni (1334m). En 1981, la distillerie fut vendue au groupe Long John qui faisait partie du groupe Whitebread. La distillerie fut agrandie, mais ferma ses portes au bout de 2 ans en 1984. Au cours de ces transformations, l’alambic de type Coffey fut supprimé. Nouvelle fermeture en 1986, jusqu’au rachat de la distillerie par le groupe japonais The Nikka Whisky Distilling Company Ltd en 1989 qui rouvrit la distillerie le 28 septembre 1990. Une grande partie de la production est utilisée pour l’assemblage, notamment pour Glencoe et Dew of Ben Nevis.

André 79%
Nez désagréable me rappelant ce que l’on retrouve dans l’édition Bowmore 1992 Bordeaux Cask, puis vanille et raisins. Maintenant plus paisible que lorsque le verre a été versé. On dirait qu’il a été affiné en fût particulier. Arrivée en bouche ordinaire, sans texture d’où le côté de raisins mauves s’extirpe avec difficulté de l’ensemble. Le côté sulfureux et de coton à fromage disparait quelque peu en bouche pour réapparaitre en finale. Celle-ci étant de bonne longueur, ne réussit qu’à laisser encore plus de place à ce désagréable sulfureux afin qu’il s’étende encore plus et n’en éclipse le reste des autre arômes. Décevant sur toute la ligne.

Patrick 81%
Nez marqué par l’orge, un chêne sucré et une touche de vanille. Nous y retrouvons aussi malheureusement une touche de soufre. En bouche, fruit intense avec une pointe d’épice. La finale s’étire sur une belle note épicée. Semble beaucoup plus vieux qu’il ne l’est en réalité. L’ensemble est agréable, mais ne fait pas bouger les montagnes.

RV 75%
Les mauvais côtés gustatifs d’un cask finish pour une édition régulière. Soufre et grain de houblon passé date, ou bien wine cask qui a trop mal tourné. L’arrivée de porto aigre est somme toute correct et la finale est potable mais je l’associe beaucoup trop au porto (que je n’apprécie pas) pour me rendre l’expérience souhaitable.

Famous Grouse 30 ans

43% alc./vol.

André 86.5%
Barre de chocolat fruits et noix, gâteau aux fruits. Le miel n’arrête pas de musarder et est d’une irrépressible douceur. En bouche, clair et épuré tout en ayant une belle et attachante présence. Je ne sais pas pourquoi mais à l’opposé du dicton « l’union fait la force », on dirait que marier des single malts donne tout à fait l’opposé. Celui-ci est à la fois superbe sans avoir une singularité et sa personnalité propre, tout comme le sont les single malts.

Patrick 89%
Au nez, léger malt et vanille rappelant le Macallan. Au goût, wow, de nombreuses dimensions s’ajoutent : à la vanille et au malt s’ajoute les fruits, les fleurs et surtout une fumée très marquée! Un scotch extrêmement riche, délicieux, qui nous réserve des surprises à chaque gorgée. Toutes nos papilles gustatives sont comblées!!! La finale disparaît tranquillement en laissant la vanille venir tout enrober.