Talisker Distiller’s Edition 2000-2011

45.8% alc./vol.

Patrick 90%
Le Talisker Distillers Edition est une valeur sûre. Quoi dire de plus? Nez : Comme si on buvait un jus de fruit sur le bord des braises d’un feu. Bouche : Toujours les braises et le jus de fruit, avec de belles épices. Vraiment intense sur le bois brûlé. Finale : Boisée, fumée, épicée et subtilement fruitée.

Martin 87%
Belle teinte franche, entre orange électrique et punch aux fruits. Nez: Tourbe à l’orange, caramel et fruits séchés. Infime fumée suivie d’une poignée de caractéristiques propres au fût de xérès: épices, raisins, dattes et feuilles séchées. Le sherry étouffe presque la boucane. Trail mix. Bouche: Très fruité, un peu astringent. Le caramel revient vite, avec de belles épices, une influence très marquée du bois, peut-être même trop car encore ici on a tendance à perdre la tourbe au profit du xérès. Finale: Étonnamment sûrette. Notes d’épices et de caramel brûlé un peu poivré. Un brin d’amertume pas du tout désagréable. Équilibre: Un très bon dram, mais c’est plus que tragique que le caractère classique de Talisker soit relégué au second plan derrière un sherry qui cherche trop le spotlight.

Balblair 1983 1st Release • 30 ans

46% alc./vol.

André 95%
Comment ne pas se laisser charmer par ce nez à l’exactitude désarmante. Ce charmant mélange de tonalités de caramel et de vanille mélangée à la salade de fruits tropicaux et aux agrumes fraiches, les raisins de Corinthe et de la banane en purée, saupoudrée de chocolat blanc râpé. La douceur de l’arrivée en bouche est de circonstance et servira de tremplin afin d’installer le 46% d’alcool. Les épices ont la délicatesse de ne pas s’imposer tout en sachant prendre leur place dans le couffin d’alcool et les draps de saveurs – présentées précédemment au nez – enrobent le tout comme l’étreinte que vous ferait votre amoureuse. Le nuage vaporeux de caramel et de vanille tendre vient donner le coup de grâce à cette dégustation extatique apporté par le travail du bourbon cask durant les 3 décennies de vieillissement. Ne persiste qu’en finale les épices plus soutenues et un filet d’alcool. Rare de trouver si parfait whisky, où les nombreuses années passées dans le fût n’auront aucunement altéré de si douces saveurs. Un tour de force aromatique, l’équilibriste sur le fil de fer n’aurait pu faire mieux.

Patrick 89%
Un très bon dram, avec tout ce qu’il faut à la bonne place. Ceci étant dit, mes attentes étaient peut être trop élevées avant de le boire, car plusieurs m’avaient décrit ce whisky comme étant la 8ème merveille du monde. Pour un Balblair, oui, il est extraordinaire. Pour un scotch en général, il est simplement au dessus de la moyenne. Rien en tout cas pour justifier le prix demandé. Nez : Parfum complexe où s’entremêle des effluves de raisin, de sucre d’orge, de chêne et de chocolat. Bouche : Chêne, raisin enflammé, chocolat chaleureux et sucre d’orge brûlant. Tout est ferveur dans ce dram. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur les notes de sucre d’orge et de chêne.

Haig Club Single Grain Whisky

40% alc./vol.

André 87%
Tarte aux pommes avec crème glacée à la vanille, miel, céréales Honey Comb nappées de miel, puis oranges et purée de banane. Bel agencement de saveurs, qui se complètent bien mutuellement. Superbe texture en bouche, visqueuse et collante, fluide à souhait mais les saveurs sont très linéaires; miel, toffee, vanille. Plus en palette de nuances qu’en pléiades de saveurs. L’alcool filtre même au travers les saveurs et pique un peu la langue. Belle montée des épices en finale de bouche, le gingembre particulièrement, balancées par le miel et la vanille, le toffee. Un whisky de belle confection, sans réelle fausse note mais aussi sans réelle typicité ou singularité. Pour le prix déboursé, y’a moyen de trouver fort mieux sur le marché.

Patrick 90%
J’ai beau être amateur de micro-brasseries, parfois c’est d’une bonne Budweiser-en-canette-bien-froide dont j’ai le goût. Toute une belle surprise que ce single grain. Mes attentes étaient au plus bas… D’ailleurs, la première fois que j’en ai bu, mon sentiment fut plutôt « bof »… Mais, à ma grande surprise, ce whisky allait devenir très « addictif » pour moi : La bouteille se vidait sans que je m’en rende compte! Nez : Le léger parfum sucré du grain est accompagné d’une petite note fruitée, de vanille et d’un soupçon de caramel. Frais et appétissant. Bouche : D’abord les céréales sucrées, puis les fruits et ensuite la vanille. Une petite note boisée bien subtile vient compléter le tout admirablement. L’ensemble est tout en fraicheur et en légèreté. Finale : D’une longueur surprenante compte tenu de la légèreté du dram.

Martin 80%
Aussi pâle qu’un albinos. Nez: Caoutchouc chauffé, vanille, cumin et chêne. Grain légèrement sucré. Sent beaucoup l’alcool pour un whisky dilué à 40%, ce qui a pour effet de bien cacher ses aspects plus complexes. Bouche: Très crémeux et sucré. poires et melon, vanille et chêne. Bien mieux exécuté qu’au nez. Finale: Quelques épices gorgées d’alcool nous restent longtemps en bouche avec une touche de chêne. Gingembre et vanille. Équilibre: J’ai bien de la misère à justifier le prix d’une bouteille comme celle-ci. David Beckham ne boit clairement pas de whisky. Comme le diraient certains, je n’hésite pas à l’appeler le « Beats by Dre » du monde du whisky.

Catto’s Gold Label

43% alc./vol.
Bouteille datant des années ’70. Merci Pierre-Luc Lachance!

André 77%
Nez pas nécessairement attirant au départ mais une bouche généreuse et varié niveau goûts. Nez de blend axé sur les céréales diverses, le maïs sucré se présente en premier suivi de notes d’oranges et de miel vanillé, saupoudré d’épices. Après environ 15 mins, le verre respire le toffee chauffé à plein nez, cela me rappelle les blocs de toffee emballés sous vides. En bouche, forte présence des grains de céréales et une dose de toffee et de miel épicé, d’agrumes en boite. Finale ronde, mielleuse et texturée, avec une montée tout en épice et de grains de céréales sur une mer de toffee chauffée. Pas le whisky qui marquera votre expérience au niveau découverte mais un blend honnête sans grand raffinement.

Patrick 69%
Peut être est-ce à cause des 30-40 ans qu’ils a passé en bouteille, mais ce whisky ne présente aucune balance. Berk. Nez : Genièvre, épices, caramel et une touche de tourbe. Intéressant, mais ne déplace pas les montagnes. Bouche : Chêne, épices, genièvre, caramel et une pointe de fumée sale. Finale : D’une longueur moyenne et marquée par le bois brûlé.

Martin 75.5%
Nez: Notes de caramel et de miel, de sucre en poudre et de vanille. Très porté sur les sucres divers à l’avant-plan, suivi de quelques pointes de céréales épicées. Bouche: C’est ici que ça se corse un peu. Sucre à glacer, épices à steak, bois et touche d’acétone. Finale: Grains plus ou mins contrôlés, chêne sec et arrière-goût métallique. Le poivre est un peu plus violent ici. Équilibre: Vraiment un blend de bas-étage. Quelques bonnes notes s’y retrouvent tout de même, et vous ne virerez pas aveugles, quoique vous ne récupèrerez jamais les précieuses minutes que vous aurez passées avec ce dram.

Ballantine’s Finest (1970)

40% alc./vol.
Bouteille datant des années ’70. Merci Pierre-Luc Lachance!

André 85%
Nez somme tout générique mais de belle conception. Miel crémeux, oranges, chocolat au lait, fruits confits. Bel équilibre en bouche, très sucré avec ses accents prononcés de céréales au miel, de vanille fraiche, d’oranges pressées avec un filin de fumée discrète comme toile de fond. On ressent bien les céréales utilisées dans le mélange, elles laissent une petite touche épicée effilée en fond de bouche, genre céréales séchées au sol sur la terre brûlée. À l’aération, les notes de toffee émergent avec furie et enrobent le nez et la bouche avec passion sans se départir de sa rasade de fruits secs nappés de miel. Une belle surprise et un whisky qui pourrait facilement devenir un dram de tous les jours.

Patrick 85%
Une belle surprise venant d’une bouteille si poussiéreuse. Les notes de bruyère intense nous rappellent Highland Park, les légers fruits, Glenmorangie et le chocolat, Glenfiddich. Tout un mélange! Nez : Léger et agréable. Malt, miel, vanille et melon-miel. Bouche : Léger et épicé. Melon-miel, chocolat au lait, bruyère et surtout un whisky de grain assez présent. Pour compléter le tout, quelques touches de vanille et de pèches. Finale : longue et savoureuse, marquée par les épices, les pèches et le bruyère.

Martin 85%
Nez: Quelques indices comme quoi il y a un peu de sherry cask dans le lot. Orange, cacao, raisins et dattes, le tout assez discret, accompagné par une procession de petits fruits, de vanille et de fumée de tourbe florale. Bouche: Miel sirupeux et sucre en poudre. Un peu de melon et une infime touche de cannelle. Le grain nous rattrape ici avec sa lame tranchante. Finale: Bois sec et fumée de bruyère. Quelques épices, un peu de toffee et une pointe de vanille. Équilibre: On reste ici peut-être dans le bas de la pyramide des blends, mais parallèlement on a affaire à un produit de qualité vachement bien construit pour le prix.

Bunnahabhain Ceòbanach – Batch 01

46.3% alc./vol.
En Gaélique Céobanach (qui se prononce Chio ba nac) veut dire « brume fumée ». Il s’agit d’une référence au XIXème siècle, lorsque la communauté insulaire était dépendante de la tourbe afin de se chauffer ou pour commercer. A cette époque les volutes de fumée provenant des feux extérieurs se mêlaient à l’air marin et créait ce « brouillard enfumé » que l’on pouvait sentir et presque goûter.

André 89%
J’ai l’impression de découvrir une nouvelle distillerie. La tourbe est prononcée et maritime. Cela me rappelle les petits biscuits au beurre et la tarte à la meringue dégustée sur le port de mer. La vanille est omniprésente et tranche avec le sel de mer en arrière-plan. Texture moelleuse en bouche, la fumée de tourbe est tout de même très approchable. La vanille attendrit beaucoup les notes de poivre moulu et de sel de mer, la fumée affirmée. La texture est huileuse et très agréable et même à une finale tourbée et poivrée à souhait, maritime, ou le sel de mer se mélange à la perfection à la tourbe poivrée et à la vanille. Tout en étant un whisky tourbé d’Islay, cette présentation n’effraiera pas les non amateurs du style et ravira les habitués et amateur de tourbe distinctive. Définitivement un must !

Patrick 90%
On a ici un excellent contrôle de la tourbe, avec un beau contraste de saveurs bien maîtrisé. Nez : Fumée de tourbe envoutante avec une belle note de suie et un petit quelque chose de frais ou plutôt rafraichissant. Bouche : Texture huileuse et belle arrivée en bouche, rapidement subjuguée par une vague de fumée de tourbe intense et de suie. Une touche de fraicheur portée par des agrumes rend l’ensemble complexe et très agréable. Finale : Longue et savoureuse.

Martin 87.5%
Jaune assez pâle merci. Nez: Fumée de tourbe bien dosée et pas trop assumée comme les autres Islay. Vanille et crème fraîche. Herbe et sel de mer. Bouche: Doux et moelleux. Vanille, tourbe et poivre. Citron et gros sel. Un petit délice. Finale: Longue et fumée. On reste sur un lot de belles épices qui nous ont manquées aux étapes précédentes. Équilibre: Un bel embouteillage qui emprunte de bons trucs à gauche et à droite. Parfait pour une terrasse ensoleillée. Un point de plus pour les NAS de qualité.

Highland Park Einar

40% alc./vol.

André 86.5%
Ok… Soit les dieux de la Valhalla avaient eu une soirée trop bien arrosée la veille ou une nuit torride avec une coupelle de Déesses Freya, mais la gang de la Valhalla Collection sont plutôt calmes au nez de ce whisky… Au nez, on reconnait immédiatement les flaveurs de Highland Park, ce miel de bruyère, ce mélange d’épices douces et dosées, principalement la cannelle, le chocolat fourré à la vanille saupoudré d’une douce essence de fumée poivrée des Orcades. En bouche, le whisky surprend un peu, je dois avouer que je ne m’attendais pas à une bouche si musclée. La tourbe est plus présente et le sel de mer frappe pas mal en fond de bouche. L’évolution du miel et de la vanille est intéressante et apporte une dimension plus feutrée au whisky, cela ressemble presque à du beurre ou du jus d’amandes pressés, du lait aux amandes peut-être. La bouche pourrait rappeler certains embouteillages de Balvenie, ce côté céréales de miel et noix, assaisonnée de vanille en poudre. Finale plus fruitée, se rapprochant des saveurs découlant des fût de sherry, le gâteau aux fruits, le chocolat, le miel et les noix et toujours cette vanille omniprésente. Sans être le whisky qui réinvente Highland Park, il ne déroge pas à la ligne directrice de la distillerie. Sa force réside au niveau de son qualité-prix car pour environ 60$ pour un litre, il sera difficile de trouver mieux. Par contre, on ne pourra le qualifier de whisky original et on regrettera amèrement la dilution trop généreuse à 40%… Embouteillé à 46 ou 48%, ce whisky aurait définitivement pu être une bombe.

Kilchoman Original Cask Strength

59.2% alc./vol.
Vatting de 35 ex-bourbon barrels distillés en 2009 et embouteillés en 2014. Édition limitée de 9200 bouteilles.

André 91.5%
Complètement diffèrent du Machir Bay tant au nez qu’en bouche. Le whisky est plus discret et posé mais on suppose sa force endormie, tapie et prête à bondir, l’alcool étant pratiquement absent au nez. Plus livré au travers les nuances du fût de bourbon que sur la tourbe et les saveurs maritimes. Encore une fois, la tourbe un peu crasseuse, le sel de mer, les notes citriques et de fruits tropicaux et la vanille attendrissante. Je détecte encore l’ananas et les poires. En bouche, la texture est hallucinante, feutrée et les huiles du whisky transportent discrètement le taux d’alcool. Définitivement, un des Kilchoman les plus singulier que j’ai goûté à ce jour. La tourbe crasseuse est elle aussi de la partie mais toute nuancée et étrangement sournoise. Chaque gorgée apporte une couche d’épice et de poivre supplémentaire, qui s’accumulent en crescendo et qui gagnent en importance. La finale, est interminable et c’est l’endroit où le taux d’alcool jouera le plus grand rôle et est portée sur des vagues de tourbe typique de l’Ile et des poignées d’épices et de poivre. Sans réinventer le style et élargir de façon notoire le portfolio de la distillerie, ce whisky offre une expérience intéressante au niveau textural en démontrant sans ambiguïté les effets du unchillfiltering. Son côté huile permet d’amadouer le taux d’alcool et la tourbe sauvage qui se cache aussi très bien au travers des notes de fruits tropicaux tendres. L’expérience de dégustation est aussi singulière et pleine d’inattendu et d’être déstabilisé après plus de 1500 whiskies, mérite en soi d’être souligné.

Patrick 93%
Extraordinaire que cette distillerie aille ainsi de succès en succès. Kilchoman, c’est excellent, tout simplement. Une inspiration pour l’ensemble de l’industrie. Nez : Belle fumée de tourbe, agrumes, fruits exotiques et vanille. Bouche : Fumée épicée, chêne brûlé, agrumes et surtout une belle tourbe crasseuse et maritime comme je l’aime! Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Martin 91.5%
Belle teinte Kilchoman, mais une coche plus foncé dû à son pouvoir spécial cas strength. Nez: Fumée de tourbe sur les stéroïdes. Vague d’agrumes et surtout de citron. Sel de mer et pierre lavée. À cheval entre un Bowmore et un Laphroaig, SMWS-style. Bouche: Tourbe salée et vanille. Citron sucré. Quelques épices, quand même timides. C’est plutôt long avant de se faire rattraper par le feu roulant de la force du fût. Finale: Belle chaleur, belle fumée, jolis fruits secs. Belle influence du xérès? Équilibre: Bravo Kilchoman d’avoir eu enfin les « coull » de sortir un cask strength dans le core range…

Kim 91%
Ouf, ce whisky dégage des arômes puissantes d’alcool, de rayon des pneus chez Canadian Tire et de bois propre, avec un peu de kiwi (le fruit, pas l’oiseau) et de sucre brûlé. Miam! En bouche l’alcool prend un peu le dessus, mais se calme par la suite et on découvre de belles notes d’agrumes, avec une étrange petite finale d’aneth. En le buvant j’ai un sourire accroché au visage et les lèvres bien engourdies.

Kilchoman Coull Point

46% alc./vol.

André 87.5%
Tourbe très affirmée mais avec beaucoup de raffinement, un petit sourire sucré, un affront maritime. Les notes d’agrumes citronnées sont affriolantes et se marient superbement bien avec les notes de tourbe maritime. Encore une fois, la texture unique de Kilchoman, huileuse et amoureuse à souhait, la tourbe est un peu crasseuse mais adoucie par les notes de sherry maintenant plus évidentes. J’aime bien les vagues successives de vanille et de miel qui s’accommodent de la marée de jus de fruits en canne mixée de tourbe médicinale et maritime, avec un solide background salé. Je trouve que le whisky est par contre un peu volatile dans le verre et après un 10-15 minutes il a perdu quelque peu de sa vivacité, tant au nez qu’en bouche. Quelques notes de poivre et d’herbe verte en finale de bouche s’additionnent à la tourbe et aux fruits exotiques. Un kilchoman dans la ligne de la distillerie; de la tourbe puissante, une texture huileuse enviée de plusieurs distilleries, conception artisanale qui ne tombe pas dans l’excès et surtout qui ne coupe pas dans la qualité d’exécution. Les notes perdues au final sont en bonne partie pour sa volatilité un peu décevante pour l’amateur qui aime prendre le temps de savourer son dram.

Patrick 90%
Kilchoman comme on l’aime, la tourbe come on l’aime, le scotch comme on l’aime. Nez : Tourbe sale, chêne brûlé, touche de fruits mûrs et pointe de sel. Bouche : Une belle tourbe sale et salée sur un lit de charbon avec un petit arrière-goût fruité. Finale : Longue et savoureuse, s’étire sur des notes de tourbe, de sel et de fruits subtils.

Martin 90.5%
Encore jeune et pâlotte comme la plupart des Kilchoman, ou devrais-je plutôt dire Kilchomen, hehehe… Nez: Tourbe fruitée et raffinée. Fumée salée avec une poignée de petits fruits rouges. une belle aventure qui commence. Bouche: Beaux gros fruits juteux et épicés sur une trame de fond fumée et citronnée. Miel, vanille et chocolat blanc main dans la main avec une classique tourbe terreuse. Finale: Sèche et poussiéreuse, sur de longues notes d’épices, de tourbe sale et de raisins. Équilibre: Une belle surprise de Kilchoman, mais malheureusement un secret bien gardé des boutiques hors-taxes…

Kilchoman Machir Bay 2014

46% alc./vol.

André 88.5%
Tourbe, vous avez dit tourbe ? Nez sans ambiguïté, maritime à souhait et tourbé avec folie, lime et citron, sel de mer, vanille et ananas frais, poires. Beaucoup de fruits tropicaux et d’agrume mélangées et de la tourbe Islayesque et quelques éclisses de chêne sec. En bouche, texture huile et la tourbe médicinale est plus sèche. Les fruits tropicaux et les agrumes prédominent, les cœurs de pommes rouges peut-être en finale de bouche. Avec les gorgées, le sel de mer et un brin d’épice prennent forme en bouche mais demeurent comme en sous-entendu sous les vagues de tourbe médicinale et les saveurs maritimes. La finale est moyenne courte si l’on fait abstraction de la tourbe c’est un des seuls reproche que l’on pourra lui trouver. Je crois que l’effet du chêne sec du fût est un peu trop perceptible en finale de bouche. Encore une fois, Kilchoman prouve que le savoir-faire ne se mesure pas en décennies d’expérience et que la qualité ne se mesure pas en années de vieillissement en barrique.

Patrick 87%
Du bon Kilchoman malpropre comme on l’aime. Nez : Belle tourbe fumée, agrumes et fruits des champs. Bouche : Fumée de tourbe bien sale comme on l’aime, chêne épicé, vanille et fruits des champs, le tout baignant dans un beau sucre brûlant. Finale : Longue et savoureuse, comme il se doit.

Martin 89%
Imperceptible teinte plus foncée que ses prédécesseurs. Nez: Tourbe terreuse, crasseuse et citronnée. On croirait encore à un Laphroaig. Quelques notes fruitées émergent avec le temps. Herbe et sel. Bouche: Beau sucre d’orge nappé de sel, de tourbe et de citron. Un petit côté minéral vient agréablement souligner le tout. Finale: La minéralité de la pierre lavée et les épices nous gardent au chaud, mais sans plus. Équilibre: Une déception par rapport aux éditions précédentes. Espérons que ça va s’améliorer l’an prochain.

Kim 80%
Au nez, une fumée douce, du solvant sucré et de la réglisse rouge. En bouche il se révèle doux et sucré, avec une légère fumée. Pas trop vilent, mais pas excitant non plus.