Bunnahabhain Caorag – Hand filled Warehouse 9

45.8% alc./vol.
Bottled 30/5/2019. Vatting de 50% Bunnahabhain Moine Mhor peated et 50% Oloroso sherry cask.

André 84%
Tourbe puissante qui se présente rapidement au nez, morceaux de pommes verte, agrumes, quelques timides fruits sauvages, citron vert, bois tout juste coupé, crème à la vanille, céréales séchées gorgées de fumées de tourbe. La bouche n’est définitivement pas à la hauteur de ce que la distillerie nous a présenté dernièrement, hyper fluide et diluée, sans structure huileuse ou grasse. Oranges, citron, fruits secs, pommes vertes, céréales maltées, tourbe terreuse mais aucune longueur en bouche et des saveurs qui s’affadissent beaucoup trop rapidement. Finale de céréales maltées et bien fumées, poivre noir, accent frais citronné.

Hepburn’s Choice Caol Ila 9 ans

46% alc./vol.
Sherry cask

André 91%
Une bonne pointe de fumée et de bois brûlé à la première sniff et avant l’avalanche de fruits secs et de pâte de fruits. J’ai des arômes de dattes, de raisins secs, de cerises noires, cendre de feu de foyer et d’oranges sanguines. Une fois le whisky stabilisé après quelques minutes dans le verre et l’alcool un peu évaporé, la fumée est plus ronde mais plus intense. Texture en bouche très ronde et presque huileuse, les saveurs de fumée sont encore tout aussi puissantes, franches et un peu sale dans le style, notes de caramel brûlé et de viande fumée, fruits secs et un fond de fruits tropicaux frais et de sucre aussi. Longue finale, un peu tannique, sur les fruits sechés et de bois de charcoal.

Patrick 90%
Un scotch superbe, riche et intense. La tourbe écossaise à son meilleur. Un whisky surprenant par sa complexité et sa balance. Nez : Fumée de tourbe agréable, d’une intensité moyenne, avec un peu de cendres et une bonne dose de chêne. Bouche : De la délicieuse fumée de tourbe, avec de la suie, du sucre blanc et une tonne d’épices. Finale : D’une belle longueur, avec des notes de vanille qui adoucissent la fumée de tourbe.

Martin 93.5%
Nez: Oh my la belle tourbe pleine de viande fumée et d’épices à steak! Chêne brûlé, sauce BBQ, jerky et raisins secs. Dattes et xérès. Je capote! Bouche: Belle texture ronde mais pas trop, poivre et cannelle, raisins et vanille, touche de vin rouge et de bois. Bel amalgame, même si je trouve que par moments l’alcool veut nous livrer un petit uppercut sournois. Finale: On surfe sur une vague de sherry tourbé, les pieds bien ancrés sur une douelle de chêne bien carbonisée. Équilibre: Un superbe whisky, j’aurais été curieux de le goûter s’il s’était rendu à 10, 12 ou même 15 ans. Comme quoi il ne faut pas lever le nez sur les expressions d’embouteilleurs indépendants.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Bunnahabhain 19 ans

47.8% alc./vol.
Distilled 25/11/1998, Bottled 17/09/2018, Batch 18/099.

André 92%
Un fût de sherry transgenre bourbon. Arômes primaires de bananes et d’ananas, un splash de citron frais, agréable vanille et miel chaud. Le nez est très doux mais ce n’est rien en comparaison à la bouche qui présente une texture hallucinante, grasse et amoureuse qui éclipse pratiquement complètement l’alcool. On revient au nez pour découvrir des tonalités de sirop de poire et d’agrumes. La rondeur de la bouche est divine et envoute les papilles et la langue. Tropical, avec des saveurs d’agrumes, citron, bananes et poires. Pointe de céréales maltées nappées de miel avant la finale poivrée et épices gentiment. Une superbe expression, en dehors du spectre normal de la distillerie et qui laisse la place à une palette aromatique rarement explorée dans les embouteillages officiels.

Martin 89%
Nez: Agrumes, sucre blanc et fruits tropicaux, particulièrement l’ananas. Pastille Halls, miel et vanille. Touche de poivre blanc au loin. Bouche: Belle texture, ni trop aqueuse, ni trop grasse, remplie de miel, d’agrumes, de poivre et de salade de fruits tropicaux. Finale: On s’étire sur les saveurs exprimées précédemment, mais avec une touche de fumée et de bois sec pour boucler le tout. Équilibre: Pas trop mal, c’est tout de même un superbe scotch, j’y cherche seulement la tourbe crasseuse de Bunna, elle semble manquer à l’appel.

Lagavulin 13 ans Sherry Butt

52.1% alc./vol.
Cask sample from the distillery warehouse.

André 92%
Holy cow… Compote de fruits, cerises noir, framboises, fumée médicinale et phénolique en retrait, chocolat noir, caramel salé. De la poigne dans un gant de velours version whisky, c’est ça. Hyper doux en bouche et généreusement fruité. Le sherry est gracieux et s’enmitouffle d’un manteau de fumée de tourbe d’où s’exclaffent des notes de cerises noires et de framboises sauvages. La fumée de tourbe s’entremêle à son tour de terre mouillée et salée. On se rapproche de l’édition 16 ans régulière avec ce fût de sherry qui n’est pas de premier remplissage pour sûr. Vingt minutes dans le verre et on a droit à un changement de cap sur les fruits de mer cuits sur un feu de plage… et toujours les fruits rouges sauvages. La finale est un peu courte sur les fruits rouges, les oranges et la tourbe un peu brute.

Patrick 88%
Un très bon scotch, avec toutes les saveurs que j’aime venant de Lagavulin, mais sans la balance habituelle. Mais, comme j’ai dit, ça demeure très bon. Nez : Fumée de tourbe poivrée et cendreuse, avec une bonne dose de xérès chaleureux et une touche de sel. Bouche : De la grosse fumée de tourbe salée et épicée, avec une discrète note de xérès boisée et de chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, boisée, épicée et subtilement fruitée.

Lagavulin 10 ans Duty Free Exclusive

43% alc./vol.
Rejuvenated et ex-bourbon casks.

André 83%
Nez et bouche, deux expériences complètement différentes. L’expérience s’ouvre sur le miel, le sirop de poires et les abricots, ananas, fumée cendreuses, raisins certs et le poivre broyé. Le nez est très équilibré, agréable. Quant à la bouche, la texture ronde met la table pour ensuite migrer vers quelque chose de moins équilibré et de plus rèche et cendreux. Les notes de bois séché et verdâtre viennent gâcher la rondeur des éléments sucrés et fruités. Pommes poires, ananas, abricots, purée de bananes, poivre, citron, fumée et cendre refroidie, iode, camphre. La finale est courte en bouche sauf pour la tourbe et les notes de bois verdâtres. Un Lagavulin sans prodondeur et peu de raffinement. Personnellement, je n’en achèterais pas même si la note finale est correcte. Bien en dessous de la qualité habituelle de la distillerie.

Patrick 88%
Un très bon whisky, qui aurait gagné à avoir quelques points d’alcool de plus. Mais bon, c’est Lagavulin, alors j’aime quand même! Nez: Un beau mélange de fumée de tourbe typique de la distillerie, avec une bonne dose d’agrumes et d’ananas, ainsi qu’avec une pincée de poivre. Bouche : Une belle dose de fumée de tourbe, de sel et de cendre qui dominent les saveurs. Mais j’y détecte aussi aisément des agrumes et des ananas apportant une belle fraîcheur à l’ensemble. L’ensemble est complété par de belles notes de bois brûlé. Finale : Un peu courte, fumée et fraîche.

Martin 85%
Nez: Melon d’eau, cantaloup, miel, eau de rose et tourbe plutôt discrète. Un peu de cendre, un peu de fruits, c’est d’un équilibre assez apaisant. Bouche: Citron et jeune chêne vert. Tourbe végétale assez présente, mais qui tient difficilement la route à cause d’une texture disons effacée. Chêne sec et agrumes complètent. Finale: Cendres distantes du feu de camp. Tourbe verte, agrumes et salade de fruits frais. Poire. Équilibre: Pas mauvais du tout, mais il est évident ici que la distillerie était en mode expérimental. Parfois on gagne, parfois non, chose certaine c’est que Lagavulin nous a préparés à mieux.

Lagavulin 12 ans – Special Release 2019

56.5% alc./vol.

André 90%
Nez de tourbe très douce et raffinée, feu de plage fait de bouts de bois mort mouillé, tarte aux pommes, sensation citronnée, herbe mouillée et eucalyptus. La bouche développe des accents de cendre froide et de tourbe phénolique et médicinale puissante, crème glacée à la vanille nappée d’un coulis à saveur de limoncello, sirop de poires, abricots, bananes, ananas et terre mouillée. On ne peut pas éviter de comparer avec les éditions régulières annuelles, car il y a similitude. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai aussi l’image d’olives vertes, de sel de mer et d’enbruns maritimes, bonbons casse grippe. Longue finale poivrée, phénolique et maritime, retour sur cette sensation cendreuse et de bonbons à l’eucalyptus et de pansements Band Aid. Une belle édition, un peu brute, dans la lignée du 12 ans annuel. Les amateurs du style et de la distillerie seront servis.

Patrick 90%
Un Lagavulin intense, qui fait penser un peu à son voisin de Laphroaig. Après avoir tenté sans succès de les imiter pendant près de 200 ans, il semblerait qu’ils y soient enfin presque arrivés, hahaha! Bon, joke platte à part, c’est excellent. Nez : Plein de cendre de tourbe sale, avec une touche d’agrumes et une bonne note de sel. Bouche : Oh! Une belle grosse dose de sel, avec de la fumée de tourbe et de la cendre, le tout complété par une note discrète d’agrumes. Finale : D’une superbe longueur, salée et fumée à souhait!

Martin 93%
Nez: Restant de feu de camp sur la plage, bois humide, tourbe cendreuse, citron et terre. Petit sel marin. Retour de la cendre refroidie par les vents de l’aube. Ouch, poétique l’ami… Bouche: Toujours une belle tourbe, accompagnée de sel marin, de xérès fruité et de cuir bien tendu. Une planche de chêne assaisonnée de poivre rose complète le tableau. Finale: Longue et chaude, mais avec une intensité plutôt réservée qui n’est pas désagréable. Fumé, salé, feuille d’eucalyptus, caramel vanillé. Cuir et raisins. Équilibre: Doux et raffiné à souhait. Une intensité suave et réservée à la fois, ce Lagavulin ne devrait pas en effrayer beaucoup, au contraire, malgré en plus son degré cask strength.

Lagavulin 12 ans Cask Strength 2017

56.5% alc./vol.

André 89%
Médicinal et maritime mais aussi bien influencé par le bois de chêne. Poires, pommes, vanille, ananas. Tourbe terreuse et sel de mer, du poivre concassé nargue aussi les narines. Fraicheur citronnée, agrumes, caramel au sel. Approche plutôt brute et franche. Si le nez est plutôt direct, les premières impressions en bouche sont bien différentes. La texture est ronde et huileuse et nappe bien la bouche. Une fois ingéré, l’ensemble est plus costaud et alcoolisé même si adouci par les notes de fruits à chair et de sucre, puis sel de mer, tourbe terreuse et fruits de mers cuits sur un feu de plage, raisins verts. S’en suit une bonne vague poivrée intense. Finale intensément tourbée, sirop de poires, pommes et raisins verts, agrumes, fruits de mer, sel et beaucoup de poivre. Un Lagavulin sur les stéroides.

Patrick 92%
Toujours une valeur sûre que le Lagavulin cask strength. Trèèès intense et savoureux, un classique que je tente d’acheter à chaque année, j’adore. Nez : Délicieuse fumée de tourbe, avec une touche d’ananas sucrés, de sel de mer, voir de fruits de mer. Bouche : Du superbe sel de mer, avec de la fumée de tourbe enveloppante, de l’ananas et quelques agrumes. Ça donne presque l’impression de mordre dans un bon homard avec un peu de beurre salé au citron. Finale : D’une belle longueur, salée, fumée et agréablement épicée.

Martin 87%
Nez: Et c’est parti! Franc et sans hypocrisie, Tourbe herbeuse, ananas, fleurs blanches, crème et fruits tropicaux. Poires et terre humide. Bien particulier. Bouche: Texture huileuse à souhait, sur de beaux accents de tourbe, de foin, de miel et de poivre blanc. Fruits tropicaux, chêne et vanille. Touche de vin blanc minéral et de fleur de sel. Finale: Longue et fumée, touches de citron, de pierre lavée et de bois. Vanille qui perdure. Équilibre: Assez solide, j’aime bien, quoique je ne peux m’empêcher de penser que le traitement Cask Strength ne sied pas à tous les whiskys, surtout Lagavulin.

Ardbeg Blaaack 2020

46% alc./vol.
L’année 2020 souligne le 20eme anniversaire du Comité Ardbeg et la distillerie lance son nouvel embouteillage nommé « Blaaack » avec un mouton comme emblème. Un whisky vieilli, une première pour Ardbeg, en fûts de Pinot noir de Nouvelle-Zélande, pays qui compte 7 moutons pour 1 habitant. Ce whisky a été embouteillé dans du verre noir opaque, une autre innovation pour Ardbeg.

André 91%
Dans la série Ardbeg Day, la version originale et Committee Release de cette année sont certainement une des meilleures versions présentées jusqu’à ce jour… pas au point d’accotter le magistral Dark Cove + CR mais quand même. Le nez est succulent et hyper attirant. Pommes caramel, petits fruits sauvages, notes de tourbe animales mais domestiquées. L’influence du fût est beaucoup plus sentie dans la version régulière, les épices (poivre) plus discrètes (équilibrées?) et les notes de fût brûlé sont plus douces et laissent toute la place aux fruits rouges, cerises noires et aux raisins. On a encore droit aux arômes de viandes fumées sur le feu de tourbe et de chocolat. Le whisky est ferme au niveau des saveurs en bouche mais étonnamment souple au niveau textural, bien gras et huileux. La tourbe, présente mais discrète, bien dosée et nichée dans un nid de petits fruits sauvages et de raisins secs trempés dans le chocolat noir et une touche d’anis poivrée, oranges confites, abricots. Finale sur le charbon de bois, beaucoup moins puissante quand dans la version Committee Release, les fruits rouges, l’anis et le chocolat noir poivré. Je donne la même note pour la version régulière et la version CR, mais pour des raisins bien différentes. La singularité du Committee Release et l’équilibre des saveurs et la trame de fond bien dessinée de l’édition régulière. Définitivement une édition dont on se souviendra.

Patrick 94%
L’un des meilleurs Ardbeg que je n’aie jamais eu, ce qui n’est pas peu dire. En cette année particulière, il pourrait être difficile pour vous d’en trouver une bouteille : si vous êtes chanceux à ce chapitre, n’hésitez pas! Nez : La délicieuse fumée de tourbe d’Ardbeg enrobée de façon succulente par de délicieux arômes vineux. Le tout avec des arômes de BBQ fumé et de cerises noires. Bouche : Superbe BBQ fumé et huileux, du sel de mer, de la fumée de tourbe, un peu de poivre et de charbon de bois. Finale : D’une belle longueur, légèrement fumée et agréablement fruitée.

Martin 92%
Nez: Fudge au caramel et tourbe, belle influence du fût, cacao et crème, herbe verte et feu de camp. Bouche: Tourbe bien huileuse et goudronnée, xérès et planche de chêne. Malt grillé et fumé. Fruits rouges et raisin. Superbe. Finale: Longue et tourbée, surfant sur la planche de bois et les épices généreuses. Équilibre: On ne peut pas être vraiment vraiment déçu d’un embouteillage Ardbeg Day. La déception vient plus du fait de l’avoir 6 mois en retard en SAQ…

Ardbeg Wee Beastie 5 ans

47.4% alc./vol.
Maturation en Ex-Bourbon et Ex-Oloroso Sherry casks.

André 85%
Nez relativement puissant évoquant la viande fumée sur le feu de plage, la fumée de tourbe prononcée, caramel salé, vanille, tarte aux pommes sur feu de tourbe, les petits fruits sauvages, le poivre moulu, l’anis et le menthol. Arrière-plan de poires, de citron et de sac de tondeuse rempli d’herbe verte mouillée tout juste tondue. La bouche est soutenue, bien huileuse au départ, puis devenant plus effilée et bien poivrée et salée par la suite. Le mélange de fruits (poires, pommes rouges, fruits sauvages, ananas) est intéressant mais la texture s’essouffle très rapidement pour aussi devenir effilée et pas mal poivrée et axée sur le bois de chêne sec. J’ai aussi l’image de fruits tropicaux et de drink à saveur de citron ou de limoncello assaisonnée d’éléments verdâtres mentholés ou à l’eucalyptus, de cendre de feu de foyer refroidi et aspect légèrement minéral également. La finale, un peu courte, est sur les notes de bois de chêne carbonisé, tar, le poivre et les fruits rouges et quelques fruits tropicaux trempés dans le chocolat. Ce Ardbeg n’a pas la prestance et la profondeur incroyable du 10 ans mais demeure intéressant pour tout amateur de la cette distillerie. Reste à voir le prix en SAQ car cela demeure un pari risqué de présenter ce produit dans la même palette de prix que son frère ainé.

Patrick 90%
Un Ardbeg, un vrai. Je me serais attendu à quelque chose de plus intense, mais c’est tout de même excellent. En fait, il semble meilleur à chaque gorgée. Bref, le jour qu’il arrivera à la SAQ, si le prix est juste (je suis de nature optimiste), je vais en avoir une bouteille, c’est certain! Nez : Oui, la fumée de tourbe d’Ardbeg que j’aime tant y est! Et du poivre, un peu de sel, du goudron et une touche de chocolat. Bouche : La fumée de tourbe d’Ardbeg est présente, avec du goudron, un peu de chocolat, une touche de pin et du poivre. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée, avec du goudron et une touche de pin.

Martin 88%
Nez: Tourbe puissante et sucrée, directement dans la cour d’Ardbeg. Fumée, orge, xérès, orange et sel goudronné. Pommes et une touche d’anis. Bouche: Fumée de tourbe, chocolat, fruits, poivre et chêne. Salade de fruits tropicaux, cuir et grain. Jujubes à la framboise. Finale: Longue et tourbée, soutenue par le bois, la vanille, la cendre et le poivre. Équilibre: Un superbe Islay, bien qu’Ardbeg nous a déjà offert des embouteillages plus épiques. Si vous le trouvez, la curiosité peut valoir le détour.

Ardbeg Blaaack 2020 Committee Release

50.7% alc./vol.
Maturation en Ex-Pinot Noir Casks provenant de la Nouvelle-Zélande.

André 91%
Tarte aux pommes, fonds de fût calciné bordé de petits fruits rouges, charcoal. La tourbe n’est pas hyper typée comme dans certains Ardbeg mais attendrie de fruits rouges dodus. La bouche est franche et très porté sur le bois brûlé et les saveurs de tourbe très puissantes, à la fois animales et terreuse, notes de bitume chaud et de petits fruits rouges généreusement épicés (clou de girofle, poivre, cannelle, anis), de grosses cerises noires, morceaux de charcoal et gras de bacon. Je trouvais la première gorgée très tranchée mais en aérant quelques minutes et aux gorgées supplémentaires, les fruits prennent beaucoup d’ampleur et les tonalités de bois brûlé sont mises en sourdine. Puis le sel de mer, le varech, la tourbe terreuse poivrée, les raisins mauves et la compote de pommes, réglisse, chocolat noir fumé. Avec toute cette palette de saveurs, la finale est un peu trop rectiligne et s’essouffle un peu trop rapidement à mon goût personnel. Elle laisse la place à un beau mélange de fruits rouges dans un panier de bois calciné. Un Ardbeg singulier et atypique, très influencé par les fruits rouges et le bois calciné, hyper épicé. Je vous dirais que j’aurais bien aimé me taper le Blaaack et le Dark Cove Committee side by side, juste pour le plaisir du pairing, le Blaaack étant bien sûr, le mouton noir de la famille. On sort définitivement du spectre habituel de la distillerie, mais ce n’est pas ce que l’on veut que les distilleries se réinventent?

Patrick 94%
Wow. L’un des meilleurs whiskys « Ardbeg Day » que j’aie vu. Celui-ci va passer à l’histoire! Nez : Fruits rouges, chocolat et fumée de tourbe salée. Appétissant. Bouche : De la fumée de tourbe salée, de beaux fruits mûrs, du bois brûlé et de belles épices. Finale : D’une belle longueur, avec un beau mélange de fumée de tourbe, de charbon de bois et de beaux fruits mûrs sucrés.

Martin 93.5%
Nez: Tourbe salée, poisson fumé et fruits bien rouges. Délectable d’entrée de jeu! Chocolat au lait, terre humide et douce vanille. Bois brûlé et braise de la veille. Charmant! Bouche: Hareng fumé et tourbe crasseuse et herbeuse, huile, cacao, poivre et fruits tropicaux. Un lit d’herbe et de copeaux de chêne pave la route pour la suite. Finale: Bien chaude et agréable, le chêne et la tourbe sont nos guides pour nous faire goûter charbon de bois, fruits de champs, crème, vin fortifié. La terre et l’herbe, les fûts de Nouvelle-Zélande, le village de Bilbon Sachet quoi… La longueur pourtant aurait pu être un peu plus à la hauteur. Équilibre: Mais qui suis-je pour me plaindre devant un Ardbeg de cette trempe? Un peu à côté des profils habituels de la distillerie, mais quand on a affaire à un dram aussi exceptionnel, on se ferme la gueule, on boit et on dit merci.