Arran 12 ans Cask Strength Batch #2

53.6% alc./vol.
Conçu à partir de 17 first-fill sherry butts et de 4 second-fill sherry hogsheads. 13200 bouteilles, embouteillé en septembre 2012.

André 89.5%
Nez plus musclé et définitivement plus maritime. Pommes vertes, un peu de sel et encore cette tornade de fruits tropicaux, les oranges ou nectarines encore une fois de plus. En bouche le whisky évolue sur des notes de grains de café enrobés de chocolat noir sans délaisser ses notes de fruits tropicaux et d’orange. L’alcool est discret et à peine perceptible, tellement adouci par les douces notes de fruits. Seule l’épilogue de la finale est plus pointue et cela sera le seul moment où l’alcool sera un peu plus présent. La finale est épicée même si huileuse et le whisky s’accroche admirablement en bouche… pour notre plus grand plaisir. Savoureux et musclé.

Patrick 89%
Bien balancé, l’alcool n’est pas trop présent malgré sa force. Un très très bon whisky, juste à la limite d’être exceptionnel. Nez : Chêne et sucre blanc et fruits tropicaux. Semble léger au point de plutôt rappeler un single grain. Bouche : Les notes de xérès d’expriment en bouche, accompagnées de notes de bois brûlé, de vanille et de chocolat noir. A la seconde gorgée, on détecte aussi des notes d’orange. Finale : Longue, et marquée par les notes de xérès et d’orange.

Martin 90%
Bel ambre neutre et doré, riche et profond. Nez: Un beau malt grillé se marie au chêne et à la vanille dans un chaudron contenant des pommes caramélisées. Bouche: Gâteau crémeux à la vanille noyé dans les épices du cask strength. Impossible de passer à côté des fraises dans la crème fouettée et du café en grains. Finale: À court terme on reste sur épices et crème, mais les fruits tropicaux continuent à surfer éternellement. Équilibre: Excellent, principalement à cause de la subtilité de son taux d’alcool élevé. À moins que ça je ne suis pas certain qu’on aurait autant flippé.

Arran 17 ans

46% alc./vol.
Édition limitée à 9000 bouteilles.

André 91%
Superbe nez orangé, wow hallucinant !!! rond et mielleux, fruits tropicaux. Incroyable balance en bouche, juste un peu d’épice comment accent et une vague d’orange et de fruits tropicaux nappés de miel chaud. L’alcool est bien dosé, l’ensemble rafraichissant, l’équilibre est parfait. J’aurais juré l’utilisation de fûts de bourbon, parce que les notes de sherry sont presque imperceptibles, les fruits sont là mais pas les fruits rouges ou le sherry comme habituellement. La finale est bien longue, légère astringence en fond de bouche et encore cette vague de fruits tropicaux, d’orange et de cerises rouges chocolatées. Ce 17yo est encore une fois la preuve du savoir faire de la distillerie, de l’évolution de ses parutions et de sa constance au niveau de la haute qualité d’exécution. Bravo!

Patrick 91%
Le nez plutôt léger ne laisse pas présager un tel whisky. Complexe, intense, délicieux, mon plus grand souhait est que la distillerie en fasse rapidement une édition régulière avec un rapport qualité/prix aussi exceptionnel que leur 10 ans. Nez: Chaleureuses épices, touche d’agrumes et un peu de bois brûlé. Bouche : D’abord une vague salée typique de la distillerie, suivie rapidement d’orge légèrement épicé, d’une pointe de xérès, de caramel et de chocolat à l’orange. Finale : Longue et savoureuse, où la fumée se confond avec la chaleur des épices du xérès.

Martin 91%
Rayon de miel foncé, orange profond, presque rouillé. Nez: Un océan de vanille citronnée nous révèle sous ses vagues de l’orange, du miel et une goutte de gingembre, le tout dans une subtilité désarmante. Bouche: Extrêmement doux, mielleux et fruité. Une pointe d’épices ouvre le bal pour une procession de pommes, de vanille et de latte de chêne gorgée de xérès. Finale: Ne traîne pas très longtemps, mais marque des points avec ses notes de raisin, de pomme et de toffee. Équilibre: Un des plus grands Arran, c’est certain. C’est pas juste bon, c’est divin. Une autre édition limitée qu’on risque de ne jamais voir en SAQ.

Gordon & MacPhail Highland Park 1970-1995 Centenary Reserve 25 ans

40% alc./vol.

André 88%
Très fruité – sherry, prunes – et chocolaté, miel caramélisé rehaussé d’une bonne dose de tourbe épicée. La tourbe est volatile et s’évapore par contre rapidement. La bouche est un peu sèche et corsée malgré le maigre 40% d’alcool, les fruits sont toujours aussi présents, l’utilisation des fûts de sherry est évident, avec une pulsion de miel vraiment forte suivie d’un nuage de tourbe à forte intensité mélangée de raisins secs. La texture est légèrement diaphane mais le whisky s’accroche bien en bouche surtout le sherry des fûts. En finale de bouche il y a un passage de bonbons Certs éventé un peu bizarre qui débalance la progression du whisky en bouche. Finale de belle longueur porté sur les fruits et le sherry bien puissant, bonne longueur et satisfaisante sensation de miel un peu fumé au bois de fût de sherry.

Patrick 92%
Un excellent dram, j’aurais définitivement souhaité en avoir plus qu’un simple échantillon dégusté à l’aveugle. Encore, encore, encore!! Nez : plutôt sucré, avec un parfum de caramel torréfié et de fruits mûrs. Bouche : Wow! La texture en bouche donne l’impression d’un whisky assez vieux, avec de belles notes de caramel chaleureux, de fruits mûrs et d’épices à steak savamment dosés. Le tout repose dans un délicieux écrin de chêne. Finale : Longue et suave.

Blackadder Isle of Jura 14 ans Raw Cask 1992

55.6% alc./vol.
Distillé en octobre 1992 et embouteillé en août 2007, fût #5499, bouteille 27 de 285.

André 81%
Les notes soutirées au fût donnent le ton rapidement au nez; vanille, orange, raisins secs passé date, un peu austère et brut comme matériel. J’adore la texture huileuse et soyeuse qui dissimule à merveille le taux d’alcool, les saveurs de la bouche (bien que limitées) sont bien agencées et agréables; melon au miel, fruits tropicaux, vanille et miel. Finale forte et soutenue sans bien d’autres nuances que les précédentes, l’alcool est bien discret et la texture encore une fois bien huileuse. Un Jura bien différent, loin des sherry cask habituellement présentés. Les amateurs de la distillerie seront probablement déroutés!

Patrick 86%
Nez: Fruits de la passion, vanille et chêne.  Semble délicat, ce qui me semble improbable pour un « raw cask ».  Bouche : La bête s’exprime enfin : Une déferlante de chêne, de vanille et de fruits de la passion vient subjugueur nos sens, à notre plus grand plaisir.  La texture en bouche est huileuse et l’ensemble est très chaleureux.  Finale : Longue, très longue.  Non.  Encore plus longue que ça.  La texture en bouche est incroyable, j’adore les « raw casks » de Blackadder, les seuls embouteillages qui offrent la même sensation que lorsqu’on boit un whisky directement tiré du fût.  Pour les saveurs, cette bouteille se mérite un 86%, mais pour les sentiments qu’elle procure, elle mériterait 100%!  Ces bouteilles ne seront probablement jamais disponibles à la SAQ car elles sont trop savoureuses, mais elles valent la peine d’être recherchées!   Un indice : Federal Wine and Spirit à Boston, et demandez à parler à Joe.  Et si vous n’avez pas une demi-journée à lui consacrer (et énormément de patience), oubliez ça!

Martin 80%
Coloration étrange qui passe du jaune-doré au vert-Prestone. Quelques matières en suspension demeurent visibles, dues au raw cask. Nez: On entame le nez avec des notes prévalentes de pruneau et de nectarine avec une pointe frileuse de fenouil. Un second passage nous offre un peu de Key Lime et sa meringue. Décisivement plus herbeux et floral que sucré. Bouche: Le côté le plus haut en couleurs de ce whisky arrive à ce stade. On y décèle le malt grillé et les fruits, avec épices et baie de genévrier. Retour des fleurs à la fin, avec une touche de racine de gingembre. Finale: S’étire sur fumée et cuir parsemés de petits fruits des champs. On reste tout de même sur une impression désagréable. Équilibre: Plus ou moins impressionnant. L’expérience reste amusante certes, mais le cask strength est plus nécessaire au concept qu’au goût.

Talisker Distiller’s Edition 1992-2005

45.8% alc./vol.
Double vieillissement complété avec des fûts de Xérès Amoroso. Embouteillé en 2005.

André 90%
J’aime beaucoup Talisker, et de plus c’est un whisky qui est d’une belle versatilité pour les cask finishes. De plus (pour une fois) on lui donne un taux d’alcool à son image plutôt que de le réduire à un maigre 40 ou 43% comme les Cragganmore ou Glenkinchie. Nez de sherry chocolaté et poivré, embruns maritimes salés et mélange de marmelade d’orange et de poivre noir moulu. L’approche de bouche est fruitée et poivrée, mais l’ensemble de bouche est tout à fait à la saveur Talisker, bold et soutenue, poivre et sel, la confiture d’orange et un gros édredon de sherry fruité. Le sel nous titille le bout de la langue en rétro-olfaction ce qui en étire la finale. Un beau whisky en montagne Russes de saveur, une belle diversité d’arômes et de saveur, un taux d’alcool savamment choisi… On a ici un superbe whisky.

Patrick 93%
Nez : Ok, ça, c’est dans ma palette de saveurs!! Tourbe fumée sèche et fruits juteux et sucrés! Bouche : Les saveurs détectées au nez se confirment, mais avec une belle intensité : Ni trop, ni pas assez, juste parfait! De plus, après quelques gorgées, on y retrouve aussi des notes salées et florales (bruyère). Finale : Longue et savoureuse. Cacao, tourbe, sucre et sel. Balance : Les Distillers Edition sont en général le résultat d’expériences un peu douteuses et overpricées, mais dans ce cas, il s’agit définitivement d’une franche réussite. Etre un peu plus riche, j’en aurais toujours une bouteille à portée de main.

Martin 89.5%
Ambre bruni de feu et de xérès. Nez: Belle tourbe sucrée-salée et sèche, fruits et fumée. Touche de raisin épicé du xérès. Un nez très mature qui demeure toutefois persillé d’une belle fougue. Marmelade. Bouche: Consistance solide, le sherry se fait ici plus marqué, dattes, fruits rouges, muscade, poivre. Pour faire le pont avec la finale, un petit vent de tourbe nous prépare à ce qui s’en vient. Finale: Ici la tourbe revient nous gâter sur des accents de sel et de chocolat noir. Équilibre: Un beau voyage sur l’île de Skye. On n’a pas de difficulté à reconnaître le profil de la distillerie et on nous sert un petit extra. Bon choix d’avoir conservé ce taux d’alcool, malgré que de toute façon faire autrement n’aurait pas cadré avec les autres Talisker.

Old Pulteney 21 ans 1983 Limited Edition

46% alc./vol.

André 88%
Le bois de chêne est à l’honneur dans cette édition et la patience est de rigueur si on veut en dénicher les secrets. Le nez est maritime et offre de grosses notes d’oranges fraiches, de vanille et de poivre noir. Bien fruité en bouche, salade de fruits dans son jus, pommes, poires, agrume. Texture très agréable, à la fois fraiche et maritime et toujours ce plongeon dans la salade de fruits sur une trame légèrement salée. Finale un peu bizarre de cosses d’orange et de sel maritime. Petit côté effervescent intéressant, mais les saveurs et arômes se tarissent un peu trop facilement.

Patrick 89%
Nez: Très corpulent, marqué par les fruits tels que les pommes et les poires, reposant sur un lit d’épices et de copeaux de bois. Bouche : D’abord les épices, puis une surprenante évolution vers le miel, les poires et les pommes. Le tout est admirablement bien marié par quelques notes de vanille et un soupçon de sel. Finale : Longue, salée et boisée. Balance : Un chef d’œuvre de complexité, le tout étant admirablement balancé.

Martin 89.5%
Riche confiture d’abricots et soleil d’automne. Nez: Assaut d’une légère brise de térébenthine assez facile à balayer du revers. On laisse ensuite place à l’orge et aux épices. On passe après par pommes et fruits mûrs pour terminer sur des accents de bois et d’eau de rose. Bouche: Tout en douceur sur des notes de rayon de miel, de céréales épicées et de chêne sec. Les pommes planent en permanence au-dessus de tout le reste. Finale: Le chêne sec et poussiéreux demeure longtemps en bouche, accompagné de petites pommes sûres et salées. Soupçon de vanille? Équilibre: Bel assemblage de belles caractéristiques des Highlands. Rappelle par moments certaines expressions notables de Glen Garioch, à d’autres moments un Glenmo, mais toujours avec ce petit côté maritime que ces deux derniers n’ont pas.

Isle of jura Superstition (nouvel embouteillage)

43% alc./vol.
Les habitants de Jura sont célèbres pour leurs superstitions : « Ne jamais couper la tourbe avant mai », « toujours former les meules de foin dans le sens des aiguilles d’une montre… » Quelle meilleure façon de célébrer cette originalité qu’en lui attribuant le nom d’un malt ? Issu d’une sélection des meilleurs single malts de l’île – certains allant jusqu’à 21 ans – Superstition arbore fièrement la croix de Ankh, datant de l’ère égyptienne et synonyme de chance.

André 81%
Bacon bits baignant dans le sirop d’érable, mélangé de xérès onctueux, de raisins secs et de pépites de chocolat noir et de cannelle. La tourbe est présente mais discrète au nez, à l’opposé de la bouche qui est plus fumée et soulevée de tourbe terreuse poivrée. Notes de miel, de céréales fumées, d’oranges, de cerises et de chocolat noir, poivre broyé et beaucoup d’épices séchées à la fumée de tourbe terreuse. Texture malheureusement un peu flat et diluée. Finale d’agrumes et de xérès, poivrée et fumée.

Patrick 89%
Un beau whisky dont la tourbe pas trop intense permet à toute sa complexité de s’exprimer.  Nez : Touche de tourbe et de bacon fumé.  Notes de sciure de bois.  Pointe subtile de fruits.  Bouche : Comme licher une planche de chêne qui aurait été enduit d’une huile fumée, tourbée et salée.  Aussi une subtile touche fruitée.  Finale : Longue et complexe.

Martin 80%
Nez: Tourbe, un peu de fumée, voire même du bacon. J’ai l’impression de rentrer à l’intérieur après avoir pelleté l’entrée à -20. Le p’tit jambon d’hiver. Bouche: Pas très rond ou syrupeux. Un peu sucré, un peu fumé. Agréable mais sans plus. Finale: Épicée et à peine fumée. Longueur moyenne. Malheureusement la fumée part avant l’épice. Équilibre: Un peu cher pour ce que c’est, malgré que ça reste un excellent scotch pour se réchauffer après avoir passé une journée de Février à glander dehors, genre au Carnaval.

Lost Distillery Serie No3 – Gerston

46% alc./vol.
Batch #1.1X, bouteille 0408.

André 90%
Avalanche de fruits de toute sorte, compote de fruits puis fruits tropicaux … et fumée tourbée. Appétissant et simple, invitant. Superbe texture en bouche, douce et soyeuse, un peu poreuse, à la limite, pierreuse… Les fruits – écorce de raisins, dattes – se mélangent superbement avec la fumée tourbée et salée qui a poursuivi son chemin depuis le nez et les épices donneront le coup d’envoi à la finale soutenue mais généreusement fruitée et fumée. En revenant au nez, on est à même de constater comment le toffee s’est développé et encadre bien le tout, à la limite c’est presque devenu du chocolat au lait chaud… Barre de chocolat Cadbury Raisins et noix ? Finale de bonne longueur, légèrement astringente, épicée et chocolat au lait.

Patrick 93%
Nez : Vous venez de commander une délicieuse assiette de fruits tropicaux et un abruti s’allume une cigarette à la table d’à côté. Quelques secondes après, le sundae extra-caramel de votre conjointe arrive et vous fait rapidement oublier ce désagrément. Bouche : une envie folle vous prends de licher une pierre de savons, puis de vous enfiler derrière la cravate quelques fruits mûrs (dattes, raisins, prunes, etc) et une poignée d’épices à steak, le tout assis sur le bord de la mer avec un petit feu de camp à proximité. Finale : Pierre et fumée. Assez longue. Balance : Exceptionnelle. On démontre ici très bien comment un blend bien balancé peut être supérieur à la plupart des single malts.

Martin 89%
Beau doré dénaturé, presque rosé. Nez: Relativement complexe dès le début. Orge, chêne, vanille et la plus gênée des volutes de tourbe. Belle salade de fruits sur un lit de brins d’herbe verte. Bouche: Sublime texture en bouche. Fumée, raisins, un bon paquet de notes classiques de sherry y sont, mais sans être tout-à-fait assumées. Vanille, caramel et une touche de vin rouge, j’oserais même jusqu’à dire cabernet. Finale: Quand même chaude et longue, sur des accents de xérès et d’épices. L’intensité des fruits n’est pas sans rappeler monsieur Kool-Aid qui défonce un mur de briques. Équilibre: Une avalanche saisissante de fruits allée à un taux d’alcool encore parfait de 46%. De quoi regretter la fermeture de la distillerie.

Lost Distillery Serie No1 – Auchnagie

46% alc./vol.
Batch #1, bouteille 504.

André 83.5%
Nez herbeux et de chlorophylles, drapées de fine fumée salée. Sensation poreuse en bouche, poussière de gypse et saveurs inusuelles de miel poivré. Avec le temps, le nez devient plus sucré et balancé et je dois avouer que je l’aime beaucoup plus que les premières impressions qu’il m’a procurées. La bouche livre aussi quelques saveurs fruitées bien agréables mais la texture dans son ensemble et de loin inférieure à l’embouteillage Gerston. Finale moyennement sèche tout comme sa longueur en bouche et où les épices sont prédominantes.

Patrick 91%
Nez : Ca augure bien! Nez très complexe digne des meilleurs blends! Malt, cassonade, herbes et épices, et une très petite touche de fumée et de sel. Bouche : Une belle fumée-salée, enveloppée dans un écrin de cassonade nous surprends agréablement. Petite sensation poussiéreuse, dissimulée par la complexité des herbes et des épices. Finale : Fumée et épicée, d’une belle longueur. Balance : Définitivement dans ma palette. J’en boirais une bouteille dans le temps de le dire!

Martin 82%
Paille pâle, comme une chair de pomme fraîche et croquante. Nez: Légère mélasse au début, mais qui se dissipe aisément pour faire place à un peu de canne à sucre, gazon, fleurs et menthe verte. Impression minérale de cooler californien pétillant. Pomme et caramel. Les céréales nous parviennent tout de même en fin de nez. Bouche: Texture mielleuse parsemée de fruits des champs et de menthe poivrée. Un brin de fumée ainsi qu’un petit vent salin viennent agréablement nous surprendre. Citron. Finale: À peine épicée, plutôt courte et âpre par endroits. Une sorte de poussière de pierre persiste. Vanille. Équilibre: Pas la fin du monde. Une distillerie disparue c’est toujours triste, mais parfois il y en a dont on ne s’ennuiera pas. Il y avait une mouche dans le fond de la bouteille.

Arran the Devil’s Punch Bowl Chapter 2

53.1% alc./vol.
Édition limitée à 6660 bouteilles. Fabriqué à partir du mélange de 27 fûts; 17 sherry casks, 6 unpeated bourbon casks et 4 peated bourbon casks, datant de 1997 à 2004.

André 89.5%
Nez crémeux et fruité; melon au miel, melon d’eau, bananes, poires, agrumes, vanille. Si le diable se cache dans les détails, ce n’est pas les endroits qui manquent ici… Beaucoup de fruits rouges aussi, apportés par les fûts de sherry. L’arrivée en bouche est soulignée au départ par le pourcentage d’alcool avant que ne s’installe ces mêmes fruits mélangés à ceux du nez. Léger background fumé, de chocolat et d’épices. En respirant; purée de bananes et le côté crémeux devient encore plus prononcé. Finale de bonne longueur, même si la douceur de l’ensemble nous procure une lente et belle descente. Ensemble bien bâti, varié et satisfaisante.

Patrick 95%
J’ai rarement vu un single malt aussi complexe et si bien équilibré. C’est pas des jokes, me semble que je prendrais mon bain dedans. Nez : Sel typique d’Arran rapidement dominé par une belle petite vague de tourbe. Ensuite, on se prend à remarquer la grande complexité de notre dram, avec des notes de xérès, de céréales et d’agrumes. Bouche : Yuuuummy! Tourbe, sel, orge, xérès, agrumes. OMG, tout y est. Finale : Longue, salée et tourbée.

Martin 91.5%
Nez: Air salin qui évoque le large de son île éponyme, fruits tropicaux et vanille, orge et xérès, infime touche de boucane tourbée. Bouche: Fruits rouges, sel, caramel, orge, vanille, chocolat noir, épices, et hop! Le taux d’alcool nous enveloppe tel une tempête de sable. Ultra-complexe. Finale: Épicée et sucrée, salée et fumée, sur une belle longueur. Douce et portée sur les agrumes. Équilibre: Un excellent punch dynamique et endiablé. Seulement 6660 bouteilles? Un autre scandale!

Kim 83%
Nez : Confiture de fraises, pâte d’amande, crème anglaise, jus de citron, gourmand et juteux. Bouche : Herbes de Provence, pour ne pas dire un peu de foin sec, poivre noir, myrique beaumier, poignée de jujubes aux fruits mélangés. Contrairement à la première édition, qui exploitait la gourmandise, celui-ci par son astringence et ses épices relevées, évoque plutôt à mes yeux la colère.