Dalwhinnie 25 ans 1989

48.8% alc./vol.
Embouteillé en 2015. Bouteille #5290 de 5616.

André 92%
Champs d’herbe, poires, fruits tropicaux, céréales maltées, nez frais et textural, touche citronnée. La bouche est grasse et huileuse, la pomme poire, avec une superbe texture et des saveurs de bloc de cire d’abeilles rempli de miel frais, d’oranges ainsi qu’une touche d’épices, de cannelle et de gingembre, de vanille et de crème brûlée. La finale est douce et longue mais hyper contrôlée, saveurs fraiches et fruitées avec un touche d’épices. Étant la situé la plus haute en altitude, ce whisky est frais et naturel, rafraichissant. Il représente tellement bien sa localisation d’origine et les 25 ans passés tranquillement dans les fûts.

Patrick 90%
Un superbe whisky, qui nous fait réaliser à quel point il est dommage qu’il y ait si peu de version des scotchs de cette distillerie… Ou qu’ils soient à un prix ridicule comme le présent flacon. Nez : La complexité incroyable de Dalwhinnie, avec des notes de fumée de charbon, des fruits tropicaux, du malt, du poivre, du miel et quelques herbes. Bouche : Wow, c’est ici que ça se passe! Fumée, bois brûlé, fruits, miel, une tonne d’épices et du poivre, le tout délivré avec une intensité incroyable. Finale : Longue, savoureuse et fumée.

Ledaig 17 ans 1998

56.5% alc./vol.
Sherry Butt Cask #35, 540 bouteilles.

André 78%
Tourbe terreuse enveloppée de sherry hyper fruité et bien épicé. Pâte de fruits, gâteau de Noël, tourbe organique bizarre, caramel, cerises et framboises. La bouche est moelleuse avec une légère sensation de terre mouillée en arrivée de bouche, que la vague de fruits enveloppe comme elle le peut… mais il y a quelque chose qui cloche avec le sherry cask. Beaucoup de poivre noir moulu et de sel de mer, de tourbe, de chocolat noir, oranges. Punch d’épices aussi. C’est débalancé et maladroit comme présentation. La finale est longue, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons ; toutes les saveurs les plus pointues masquent presque complétement le sherry et les fruits tendres. Le whisky est trop franc et tranché, j’ai aussi un doute sur la qualité du fût de sherry, ou du mélange avec la tourbe particulièrement herbeuse de Ledaig que j’ai rarement aimé.

Inchmurrin 21 ans

46% alc./vol.

André 83%
Superbe nez, tout en douceur ; Honey Comb, miel, poires, vanille, oranges, fond d’agrumes, bananes. Soupçon d’épices éventées et ayant perdu de leur force. Ode au bourbon cask. La bouche est douce au départ, sur les fruits tropicaux et le melon au miel, les céréales Honey Comb, la vanille fraiche nappant des poires coupées en cube, tranches d’ananas. Les saveurs sont superbes mais il manque un p’tit hook pour ficeler le tout correctement. La finale est rehaussée de gingembre sans pour autant cacher les autres saveurs beaucoup plus douces.

Deanston 18 ans

46.3% alc./vol.
First fill bourbon cask finish.

André 83%
Nez d’une douceur superbe et agréable, très estival. Le champ de céréales au soleil, le miel bien chaud, le caramel, le toffee que nuance de belles pointes de gingembre un peu effrontées. Peut-être un peu trop conservateur au nez et peut-être plus un travail de nuances de saveurs du même acabit que des différences au niveaux de la palette aromatique. La bouche offre une surprise de taille avec son lot d’épices et de poivre. Je dois avouer que j’aurais plus misé sur le fût de chêne européen qu’un bourbon cask avec toute cette livraison épicée. La bouche confirme les saveurs du nez, mais dévoile aussi quelques notes fruitées de type fruits rouges et raisins secs, ce qui est encore une fois étrange pour ce type de fûts mais qui ne peut aussi renier ses origines avec ses notes de caramel et de miel. La finale livre des notes d’oranges et de céréales au miel, saupoudré de gingembre râpé et de poivre noir concassé. Les notes d’épices permettent au whisky de s’accrocher en bouche mais casse un peu le rythme lent et langoureux du caramel et du miel.

Patrick 82%
Un whisky typique des Highlands, mais pas si typique que ça d’un scotch de 18 ans : Vous êtes en droit de vous attendre à plus que ça! Bref, voici ce qui semble être un bon whisky lorsqu’utilisé comme base d’un blend car en single malt, il est plutôt sans grand intérêt. Nez : Chêne, vanille, miel avec une touche de gingembre. Léger et simple. Bouche : Une vraie planche de chêne liquide, avec une belle dose d’épices à steak, de gingembre et une subtile note poivrée et de discrets agrumes. Finale : Un peu courte, boisée et épicée.

Glengoyne Cask Strength Batch 03

58.2% alc./vol.
Vieilli en fûts de Xérès Oloroso et bien-sûr brut de fût.

André 76%
Muet avec quelques soupirs fruités. Raisins secs nappant des céréales au miel ainsi qu’une copieuse dose de vanille. La bouche est acérée et sulphureuse, problème avec le fût de sherry… caramel bien goulu, avant que n’apparaissent la tornade d’épices et de poivre. On oublie bien rapidement les notes fruitées qui se noient dans le sulphure du sherry qui a tourné et les épices tranchantes, le gingembre particulièrement. Quelques pauvres petits fruits sauvages, de sherry et de raisins secs en finale, très pointue et débalancée. Un Glengoyne dénaturé avec mauvais goût et maladresse.

Patrick 92%
Le meilleur Glengoyne que j’aie bu à ce jour, un sublime whisky pur, savoureux et délicieux. J’en veux encore un verre svp! Nez : Nez beaucoup plus fruité que le souvenir que je garde des scotchs moyens de cette distillerie. Un beau panier de fruits avec des pommes, des poires, des fruits des champs, le tout posé sur une table en chêne qu’on viendrait tout juste de sabler. Et aussi une goutte de vanille. Bouche : Très savoureux, toujours le panier de fruits, mais les épices du chêne brûlé sont plus présentes ici, ainsi que la vanille. On détecte aussi une subtile note de caramel. La texture en bouche est vraiment trippante. Finale : Longue, savoureuse et donne surtout le goût de s’en servir un autre verre.

Aberfeldy 12 ans (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.
Tirage limité #2905

Patrick 80%
Encore un whisky trop dilué. Dommage, car il aurait le potentiel de devenir un excellent whisky de tous les jours s’Il était embouteillé à au moins 46%. Pour ceux qui aiment ça pas trop intense, Genre tranquille. Comme une église en milieu de semaine. Nez : Bruyère, miel, chêne frais et touche de beurre. Fais et léger. Bouche : Épices de chêne frais, vanille, un peu de bruyère. Poussière. Finale : Courte, marquée par de légères épices et le bruyère.

anCnoc Rascan

46% alc./vol.
Version hommage aux malts tourbés produits depuis 1894 par les « hommes de Knock », cette édition limitée à 18000 bouteilles se révèle être un véritable kaléidoscope de nuances fumées, toastées et tourbées ! Rascan tire son nom de l’outil traditionnel utilisé pour enlever le tapis de bruyère qui recouvrait les champs de tourbe et permettait ainsi de préparer le terrain à la récolte.

André 93%
La versatilité de cette distillerie ne cesse de nous étonner. Définitivement en liste pour ma distillerie de l’année pour 2016. Miel et pommes poires, vagues de vanille crémeuse et de tourbe ronde et terreuse, qui laissera la place aux notes d’oranges et d’agrume après un certain temps. Texture liquide en bouche mais des saveurs très prononcées de tourbe sèche, de grains de céréales concassées et de pomme verte. Beau mélange de vanille et de fruits exotiques, alléchant et intriguant avec les notes phénoliques se prolongeant sur des vagues d’épices pétillantes en finale de bouche. La finale est relativement courte, surtout la texture du whisky qui passe en coup de vent mais belle prestation de la tourbe terreuse et des épices poivrées. La rétro-olfaction d’orange apporte une touche plus douce dans cet amalgame de saveurs relevées et masculines. Belle présentation, saveurs agréables, livraison de saveurs variées. Encore un hit pour cette distillerie que l’on découvre sans se lasser.

Patrick 91%
J’adore ce type de scotchs où la tourbe sait se retenir afin de laisser les autres saveurs s’exprimer, ce qui nous permet de découvrir toute la complexité du dram. Très appétissant! Nez : Tourbe beaucoup plus intense que le 11.1ppm pouvait le laisser présager. La tourbe est accompagnée de pommes vertes, d’oranges et de chêne. Bouche : Arrivée épicée et fumée, avec des notes de vanille, de chêne brûlé et de cuir. La tourbe étant ici toute en retenue, on goute un whisky riche et complexe. Finale : Longue et fumée, avec une délicieuse touche florale.

Martin 87.5%
Vin blanc vif. Nez: Tourbe terreuse et délicieuse. Feu de camp qui boucane en masse, aiguilles de pin sèches qui crépitent. Sel et pierre lavée. Bouche: Tourbe, citron et pierre. Sel marin et algues. Miel et pastilles pour la toux. Finale: Épicée et longue, sur des notes de chêne et de fumée. Retour des images du feu de camp. Poivre blanc. Équilibre: Un autre bon coup du côté des tourbés d’AnCnoc. Les whiskies d’Islay se découvrent tranquillement un adversaire de taille, qui vaut le prix demandé en plus.

Glenmorangie Milsean

46% alc./vol.
Édition limitée de 5000 bouteilles, le Glenmorangie Milsean est la septième édition limitée de la gamme « Private Edition » après l’expression Tùsail de 2015. Glenmorangie Milsean (qui signifie « douceur » en gaélique écossais et se prononce « meel-shawn »).Le Master blender Dr Bill Lumsden et son équipe ont exploré une nouvelle fois les subtilités de la maturation du whisky avec une finition particulière pour cette nouvelle édition 2016 qui est une référence aux merveilleuses boutiques de confiserie d’antan avec leurs bocaux garnis de sucreries, caramel, fruits confits et leurs parfums inoubliables. Après une première maturation en fûts de Bourbon, Glenmorangie Milsean a été transféré dans des fûts originaux ayant servi auparavant au vieillissement du vin rouge de la région de Douro au Portugal préalablement toastés-grillés afin d’apporter une complexité différente pour cette expression.

André 89%
OK, avec sa présentation de cirque tiré des années 20 et de boite à popcorn, je ne sais pas trop à quoi m’attendre… C’est définitivement un des emballages les plus laid des dernières années. Nez hyper fruité, shit, vraiment rond et sexy, avec une touche d’épices très discrète. Bordée de fruits sauvages, d’oranges sanguines. La bouche dévoile des saveurs plus soutenues de chêne et de cannelle fraiche râpée, les cerises noires, la pâte de fruits, les prunes et les dattes, puis les abricots et les oranges en finale de bouche. Le whisky est très sucré, collant, presque gommant en bouche. Certains crieront au whisky dénaturé mais personnellement j’adore l’effet du wine cask sans la sensation tannique retrouvée chez certains whiskies du même type. La texture est classy et très moelleuse, on a l’impression de se faire donner un gros calin en mettant notre tête entre les lolos de sa conjointe. En lisant les infos sur la boite, ce whisky goûte effectivement aussi les bonbons… et le chocolat. La finale est bien longue malgré les saveurs si douces, petite morsure d’épices et la texture onctueuse. J’aime beaucoup.

Patrick 87%
Complexe et bien balancé, un peu trop sucré à mon goût, mais bon, c’était l’objectif visé. Il saura plaire à l’amateur de Glenmorangie à la dent sucrée. Nez : Parfum sucré et de fruits frais, avec des notes de cassonade, du caramel, de la canne à sucre et finalement, des fruits mûrs et du sucre d’orge. Bouche : Sucre d’orge brûlant, chêne brûlé, épices, caramel, cerises, orange et prunes. Très complexe. Finale : Longue et complexe.

AnCnoc Peter Arkle 3rd Batch

46% alc./vol.

André 86%
Poires, pommes vertes, pommes poires, vanille, agrumes, miel. Bel ensemble de saveurs qui s’agencent très bien ensemble, mais qui demeurent dans une belle zone de confort. La bouche offre cette même pléiade de saveurs qui s’accompagnent de notes de gingembre râpé. Les poires demeurent la pierre angulaire des saveurs qui se développent lentement. Les agrumes s’entremêlent maintenant dans les saveurs de fût de bourbon, la vanille est crémeuse et très présente couvrant bien les céréales séchées. La finale s’étire sur les notes d’épices et les agrumes. Un bon An Cnoc, qui démontre bien la versatilité que peut avoir cette distillerie.

Patrick 90%
Superbe concept que de demander à un artiste d’illustrer ainsi le cylindre de la bouteille de whisky. Tout amateur de scotch connait le plaisir que procure une tablette remplie de bouteilles aux boites si colorées, alors lorsque l’une de ces bouteilles se démarque à ce point, on serait presque prêt à débourser quelques dollars de plus en pour en faire un véritable bibelot. Mais, rapidement, nous allons penser que le goût du whisky n’est certainement pas à la hauteur ou que le prix sera déraisonnable. Mais non! AnCnoc réussit à nous livrer ici un excellent scotch à un coût tout de même raisonnable. Bravo! Nez : Parfum léger, marqué par le xérès, l’ananas, la vanille et une touche de chocolat au lait. Bouche : Épices enrobées de miel et de chocolat. Le xérès se fait discret, mais sa présence fait tout de même une différence dès plus notables et agréables. Finale : D’une belle longueur, avec d’agréables notes boisées.

Highland Park Ice 17 ans

53.9% alc./vol.
30,000 bouteilles

André 82%
Vous connaissez mon amour pour Highland Park, alors ça n’a pas été facile de reviewer ce whisky après avoir lu les notes de Patrick. Faut croire que l’équipe de marketing travaille plus fort que les master blender chez Highland Park ces temps-ci. Quelle présentation, mais quel prix exorbitant, pour une édition ‘’limitée’’ de 30000 bouteilles. On a la notion du mot limitée pas mal large dans le cas présent. Au nez, l’ananas, la vanille, d’abondantes notes d’agrumes et de morceaux de pommes vertes. C’est intéressant de voir les saveurs de tourbe se mélanger avec les fruits tropicaux plutôt que les habituelles notes de sherry. La texture en bouche est soyeuse en approche puis se mute en vague épicée avec des notes de gingembre et de poivre, la sensation en bouche est franche avec ses saveurs sèches tirées du bois de chêne, un changement de cap qui déboussole un peu l’expérience de dégustation. La finale est poivrée, sèche et astringente malgré les saveurs de vanille crémeuse et de salade de fruits exotiques. À l’image de sa présentation, je trouve ce Highland Park froid et chirurgical, tout le contraire de ce que j’aime des éditions régulières de cette distillerie. J’vais passer mon tour sur l’achat.

Patrick 84%
J’avais peur qu’il ne s’agisse que d’un « trip » marketing, mais c’est réellement un bon whisky. Mais bon, à moins d’utiliser la bouteille vide comme bibelot pour compléter votre décoration aux couleurs de la Floride, le prix est ridiculement trop élevé. A boycotter, par principe. Nez : Parfum appétissant et frais : Ananas et sorbet à la mangue. Le tout est complété par une touche de fumée et de gingembre. Bouche : Fumée de tourbe tempérée par la vanille, des fleurs, des épices et une touche de bois. Finale : Longue et savoureuse. Des épices, de la fumée et du bois brûlé.

Martin 84%
Jaune neutre et classique. Nez: Orge et fleurs. Bruyère à peine présent. Vanille, bois et épices. Le caractère auquel on s’attend est inexistant. Un peu austère et aseptisé. Bouche: Fruits rouges et miel, vanille et épices. On aime bien le cask strength, mais c’est un de ses seuls attraits. Finale: Longue et épicée, sur des touches de menthe et de bois. Équilibre: Highland Park produit un malt qui se prête parfois difficilement à une maturation exclusive en fûts de bourbon. Le prix prohibitif de cette expression n’aide définitivement pas les choses.